Forum d'information, de psychoéducation et d'entraide pour les personnes avec un trouble bipolaire (maniaco-dépression).
Le forum des bipotes  Index du Forum FAQ Rechercher S’enregistrer Connexion

Sortir du "tout médicament"
Aller à la page: 1, 2  >
 
Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Le forum des bipotes Index du Forum ->
Informations
-> Psycho-Education, Actualités médicales et thérapeutiques.
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Bipote
Admin_Bipote

Hors ligne

Inscrit le: 07 Juil 2007
Messages: 10 982

MessagePosté le: Jeu 9 Juin 2011 - 08:10    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

      


7 juin 2011 | Communiqué de Presse
Changer le regard sur les thérapeutiques non médicamenteuses
Changer de mode de vie, d’alimentation, pratiquer une activité physique et sportive, engager un travail avec un psychologue… Pourquoi ces initiatives trouvent-elles difficilement leur place dans la prise en charge médicale alors qu’elles sont complémentaires aux traitements médicamenteux? Comment un déséquilibre aussi important peut-il exister dans le recours à ces thérapeutiques, comparé aux traitements médicamenteux qui sont davantage mis en exergue dans l’opinion du public et des professionnels de santé ? La Haute Autorité de Santé, dans un rapport d’orientation, fait le point sur les divers freins au développement de ce type de prescription - organisationnels et économiques, psychologiques et sociétaux … - et identifie les solutions qui peuvent être apportées.

Sortir d’une prise en charge essentiellement centrée sur le médicament et de l’influence symbolique qu’il exerce constitue un enjeu de santé publique. C’est le cas en particulier pour les patients souffrant de maladies chroniques pour lesquelles les thérapeutiques non médicamenteuses sont souvent recommandées comme traitement de fond, par exemple dans la prise en charge des risques cardio-vasculaires et de l’insomnie. La HAS a mené, dans le cadre de ce rapport, une des premières réflexions approfondies sur ces thématiques à la demande du Ministère de la Santé.
De nombreux freins identifiés

Le rôle symbolique de la prescription médicamenteuse
Les prescriptions médicamenteuses disposent, particulièrement en France, d’une dimension symbolique qui prend racine à la fois dans l’objet « médicament » et dans le geste du médecin rédigeant une ordonnance à l’attention de son patient. Prescrire un médicament peut signifier implicitement :
  • une reconnaissance du bien-fondé de la plainte du patient ;
  • une transmission de connaissances entre le médecin et son patient ;
  • un chemin vers la guérison jugé plus facile par le patient. En effet, le traitement médicamenteux demande moins d’investissement personnel et financier que ces thérapeutiques qui nécessitent une participation active du patient.

Des professionnels de santé mal informés et peu incités
Au-delà des dimensions symboliques, les caractéristiques du système de santé français n’incitent pas les professionnels à prescrire ce type de thérapeutiques par :
  • manque de temps pour convaincre leur patient de l’intérêt de ces thérapeutiques ;
  • manque d’information sur les compétences et la disponibilité de professionnels spécialisés dans le suivi de ces thérapeutiques (psychologue, ergothérapeute…) ;
  • un niveau de preuve d’efficacité de ces thérapeutiques souvent faible qui s’explique à la fois par des difficultés méthodologiques et par la structure actuelle du financement de la recherche clinique.

Des inégalités d’accès à l’offre de thérapeutiques non médicamenteuses
Des inégalités sociales, économiques (reste à charge pour les patients) et géographiques (manque de professionnels spécialisés dans certains territoires) peuvent également être à l’origine des difficultés que rencontrent certains usagers pour accéder aux professionnels compétents (ex. diététiciens, éducateurs spécialisés dans la réadaptation physique des personnes âgées…).
La HAS a identifié des clés pour favoriser le développement de la prescription de ces thérapeutiques

Pour les pouvoirs publics
Poursuivre les expérimentations visant à tester l’impact de nouvelles formes de rémunération. L’objectif serait d’identifier les modalités permettant d’inciter les médecins à consacrer le temps nécessaire à ce type de prescription.
Favoriser le développement d’études sur l’efficacité comparative et l’efficience de ces thérapeutiques non médicamenteuses dans des contextes spécifiques de prise en charge.
Pour les professionnels de santé
« Officialiser » la prescription de thérapeutiques non médicamenteuses en rendant systématique leur inscription sur l’ordonnance au même titre que les médicaments.
Prendre le temps de donner des consignes précises et/ou orienter le patient vers des professionnels spécialisés (coordonnées, lettres de recommandation, …).
Pour les patients
Changer de regard sur la notion de « traitement » au profit d’une conception plus large, où les prises en charge médicamenteuses et non médicamenteuses sont perçues comme complémentaires, dans un objectif à la fois curatif et préventif.


Service de presse HAS
Florence Gaudin - Chef de service
Claire Syndique - Attachée de presse
Audrey Salfati - Attachée de presse
Tél : 01 55 93 73 18 / 73 17
contact.presse@has-sante.fr


 



source: http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1060771/changer-le-regard-sur-les-th…


Sport et yoga sur prescription médicale ?

édité le 8/6/2011, mis à jour le 8/6/2011
par Emma Strack


Au lieu de vous rendre à la pharmacie en sortant de chez le médecin, direction : la piscine ! Dans un rapport d’orientation, la Haute Autorité de Santé (HAS) préconise de développer un nouveau type de prescriptions et ainsi, de limiter la prise automatique de médicaments.



Aujourd’hui, la France reste en effet championne d’Europe en dépense de médicaments et dans nos esprits, une visite chez le médecin se termine quand il nous a délivré son ordonnance. Pourtant, le sport, l’alimentation ou les différentes techniques de psychothérapie et de relaxation pourraient bien, dans certains cas, représenter une alternative thérapeutique.


Pour en savoir plus :



source: http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-sport-et-yoga-sur-prescription-m…

Sur le forum:
Dossier Psychoéducation des troubles bipolaires
La diététique anti-dépresssion
Les traitements alternatifs et complémentaires
Les bienfaits du sport sur l'humeur
L’exercice physique, un remède miracle inégalé
La nature repose l'esprit
Traitements psychologiques des troubles bipolaires
Les TCC
Thérapie des schémas
Personnalité limite (borderline): la thérapie
Thérapie d’Acceptation et d’Engagement, ACT (Acceptance and Commitment Therapy)
La philosophie orientale à l’origine de nouvelles approches en psychothérapie
Qi Gong, médecine chinoise
TAI CHI efficace contre la dépression
Mindfulness based cognitive therapy (MBCT) dans la prévention des rechutes thymiques
La relaxation bénéfique pour apaiser l’anxiété et le stress.
La méthode Vittoz
Pour une psychologie positive
Dérives sectaires - Gare aux thérapeutes malveillants
La Rigologie
Je cherche un psy moins con !
La bibliothérapie

Dernière édition par Bipote le Lun 22 Avr 2013 - 21:08; édité 2 fois
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Jeu 9 Juin 2011 - 08:10    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Bipote
Admin_Bipote

Hors ligne

Inscrit le: 07 Juil 2007
Messages: 10 982

MessagePosté le: Ven 10 Juin 2011 - 12:29    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

Santé : Aller mieux sans médicaments

Les Français sont les plus gros consommateurs européens de médicaments. Pourtant, beaucoup de pathologies peuvent être soignées autrement.


Près de neuf Français sur dix sortent d’une consultation médicale avec une ordonnance
Près de neuf Français sur dix sortent d’une consultation médicale avec une ordonnance SIPA

Près de neuf Français sur dix sortent d’une consultation médicale avec une ordonnance. La prescription compte en moyenne 4 médicaments remboursés, ce qui a coûté 21 milliards d’euros à l’assurance maladie en 2009. Face à ce constat alarmant, la Haute Autorité de santé (HAS) vient de publier un rapport qui vante les mérites des thérapies non médicamenteuses, à la demande de la Sécurité sociale. Objectif : inciter les médecins, et les patients, à sortir du « tout médicament ». Vaste défi ! Pourtant, reprendre une activité physique, modifier son régime alimentaire, consulter un ergothérapeute, un kinésithérapeute ou encore un psychologue peut se révéler aussi efficace que d’avaler des comprimés.


« Dans 70% des cas, une bonne hygiène de vie peut, déjà, suffire à ne pas tomber malade : alimentation, sport, tabac… Dans le milieu médical, on parle d’éducation thérapeutique», indique le Dr Claude Leicher, président du syndicat des médecins généralistes (MG France). Ces solutions alternatives efficaces peuvent être prescrites comme traitement de fond pour des maladies chroniques, des maladies cardio-vasculaires ou l’insomnie, mais, elles peuvent aussi réduire les souffrances d’une personne atteinte de cancer, d’Alzheimer, Parkinson…

Un enjeu de santé publique

La HAS insiste : réduire le recours aux médicaments représente « un enjeu de santé publique ». Elle ne méconnaît pas les nombreux obstacles, à commencer par l’énorme valeur symbolique du médicament auprès des patients qui les considèrent souvent comme la seule façon de se soigner. « La prescription médicamenteuse légitime en quelque sorte l’état pathologique du patient. Elle confirme son statut de malade et témoigne du bien-fondé de sa plainte », souligne Clémence Thébaut, chef du service « évaluation économique et santé publique » de la HAS. Autre frein puissant: les thérapies non médicamenteuses ne sont remboursées par la Sécurité sociale que dans certains cas particuliers. Et les patients n’ont pas forcément les moyens de mettre la main à la poche. A ces inégalités économiques s’ajoutent des problèmes géographiques : les professionnels formés sont peu nombreux dans certaines régions. Et du côté des médecins, on s’inquiète surtout du manque de temps… Le leur, d’abord : « Les consultations seront nécessairement plus longues car il faudra faire un travail de pédagogie auprès du patient pour le convaincre », souligne Claude Leicher. Et celui du patient, aussi, car c’est plus expéditif d’avaler des cachets pour soulager des maux de dos que d’aller trois fois par semaine à la piscine. Se soigner mieux sans médicament, une révolution !

Cancer

Près de 60% des patients cancéreux font appel aux thérapies douces. Ils pratiquent l’auriculothérapie (correspondance entre l’oreille externe et les différents organes du corps) à l’Institut Gustave-Roussy à Villejuif, l’hypnose et la sophrologie à l’Institut Curie à Paris, le karaté et le yoga à l’hôpital Avicenne de Bobigny, ou encore l’homéopathie au CHU de Strasbourg… « Ces médecines complémentaires permettent de minimiser les effets secondaires des traitements, d’améliorer le système immunitaire et, plus globalement, d’apporter un bien-être aux patients », affirme le Dr Jean-Loup Mouysset, oncologue à Aix-en-Provence. Autres méthodes qui ont fait leurs preuves : la phytothérapie (traitement par les plantes) et l’acupuncture. Elles permettent de mieux supporter la chimiothérapie.

Cholestérol

Adoptez le régime portfolio, testé en milieu hospitalier par des chercheurs canadiens. Son efficacité est sidérante : il obtient quasiment les mêmes résultats qu’un traitement médicamenteux. Le régime consiste à associer une série d’aliments réputés pour contenir beaucoup de fibres (amandes, chou, céréales, haricot, pamplemousse), capables d’emprisonner les sucres dans l’estomac et donc d’empêcher leur assimilation. Il faut également favoriser les protéines d’origine végétale issues du soja (tofu, steak de soja…) et éviter les protéines animales. « Le régime portfolio réduit le cholestérol au-delà des espérances », assure Anne Dufour, auteur de Ma bible de la santé nature (éd. Leducs).

Diabète

La Haute Autorité de santé demande aux médecins d’inciter les diabétiques à adopter un régime alimentaire adapté et à pratiquer une activité sportive, en complément des traitements médicamenteux. Il s’agit avant tout d’éviter les repas trop copieux le soir, la caféine, l’alcool, le sucre, les matières grasses et la nicotine. Un exercice physique doit également être pratiqué au moins une fois dans la journée : marche à pied, vélo, natation…

Une cure spéciale diabétique vient d’être créée à Saint-Jean-de-Monts (Vendée), une station où les professionnels de santé pratiquent aussi l’acuponcture et l’homéopathie. L’alimentation y tient une place de choix, avec des ateliers nutrition.

Hypertension

Faites le plein d’oméga 3 : ces acides gras agissent sur la tension artérielle et réduisent nettement les risques d’infarctus. « Des médecins ont essayé de comprendre pourquoi les Esquimaux n’avaient jamais d’infarctus. Ils ont découvert que c’était lié à leur consommation massive de poissons gras riches en oméga 3», indique Anne Dufour. La cure sera efficace si vous en consommez trois fois par semaine. On trouve les précieux acides gras dans le maquereau, le saumon, l’huile de colza et les noix. La Haute Autorité de santé conseille aussi aux personnes hypertendues de limiter leur consommation de sel.

Les études prouvent désormais qu’une pratique régulière de la méditation pouvait aider à combattre l’hypertension artérielle. Plusieurs hôpitaux ont commencé à intégrer cette pratique dans le traitement.

Insomnie

Le recours aux somnifères n’est pas une fatalité. Une cure de Thalasso de six jours peut nettement améliorer les troubles du sommeil, en libérant les toxines de l’organisme. La HAS recommande également de modifier son mode de vie. En cas de difficultés d’endormissement, il faut marquer nettement le moment du réveil (exercice physique, forte lumière) et adopter un horaire régulier de lever et de coucher. En cas de réveil matinal trop précoce, il faut éviter de traîner au lit après le réveil et supprimer les siestes longues (plus d’une heure) ou trop tardives (après 16 heures). Un soutien psychologique peut enfin s’avérer plus utile que les cachets pour les patients souffrant d’insomnie chronique.

Douleurs articulaires

L’ergothérapie peut soulager vos douleurs articulaires en limitant la prise d’anti-inflammatoires et d’antidouleurs. Cette méthode, qui peut venir en complément d’une kinésithérapie, propose des exercices de rééducation et de réadaptation à travers des mises en situation très concrètes de la vie quotidienne. Elle n’est pas remboursée par l’assurance maladie, mais elle doit être obligatoirement prescrite par un médecin. «Notre rôle est d’évaluer les habitudes de vie du patient, son environnement matériel et humain afin de lui apprendre à éviter certains mouvements et à adopter de nouveaux gestes dans sa vie de tous les jours, comme pour faire le ménage ou porter ses courses », explique Adeline Weller, ergothérapeute à Phalsbourg.

Tabac

Au lieu de passer par un traitement médicamenteux, le sevrage tabagique peut prendre la forme d’une thérapie comportementale. Les fumeurs doivent consulter avant, pendant et après l’arrêt de la cigarette, afin d’éviter une rechute. La consultation d’un psychologue s’impose en cas de troubles anxio-dépressifs ou de dépendances multiples (alcool, cannabis…). La HAS encourage aussi à réduire les apports en lipides et l’alcool, tout en augmentant la consommation de fruits et légumes et de produits céréaliers. Les fumeurs en surpoids pourront se rendre chez un nutritionniste afin de limiter les risques d’obésité.

Stress

Quelques hôpitaux français utilisent déjà la méditation et le yoga en soin complémentaire pour prendre en charge l’anxiété et le stress. Les centres hospitaliers de Lyon et de Lille, l’hôpital Saint-Anne à Paris, ainsi que de nombreuses cliniques privées font office de pionniers en la matière. « C’est une pratique simple et accessible au plus grand nombre. Elle est utile pour traiter plusieurs problèmes de santé où les médecins sont parfois démunis, comme l’anxiété », souligne le Dr Dominique Servant, psychiatre au CHU de Lille.

Une étude financée par le Conseil national des exploitants thermaux sur les troubles de l’anxiété a également démontré qu’une cure thermale peut guérir les névroses d’angoisse et arrêter la prise d’antidépresseurs dans certains cas.

Douleurs intestinales

En cas de brûlures d’estomac ou d’acidité gastrique, buvez de l’eau de Vichy-Saint-Yorre, c’est aussi efficace qu’un médicament ! « Cette eau contient beaucoup de bicarbonate de soude, ce qui réduit l’acidité instantanément », explique Anne Dufour. Autre solution si vous êtes sujet à la colopathie fonctionnelle, une affection fréquente qui se manifeste par des symptômes chroniques (ballonnements, diarrhée ou constipation) sans explication médicale : faites régulièrement des cures de probiotiques. Ces « bonnes » bactéries tapissent la muqueuse gastro-intestinale et absorbent les toxines présentes dans le tube digestif. Ils aident également à la digestion.

Dépression

Limitez les antidépresseurs ! La méditation permet de limiter les rechutes. « Vingt minutes de pratique journalière pendant quelques semaines réduisent significativement le stress et l’anxiété», constate le Dr Jon Kabat-Zinn, grand pionnier de la méditation à usage médical, dans son livre L’Eveil des sens (éd. Les Arènes). L’ergothérapie produit également des effets. « Nous pouvons traiter les conséquences de la dépression, comme la perte de confiance en soi ou les difficultés relationnelles », estime Yann Person, ergothérapeute à l’hôpital de Rennes. L’ergothérapie s’applique aussi aux personnes atteintes de troubles neurologiques, comme Parkinson, souvent dépressives.


C'est sur France Soir !
Revenir en haut
éclaircie
Bipote Saphir

Hors ligne

Inscrit le: 14 Juin 2009
Messages: 614

MessagePosté le: Dim 12 Juin 2011 - 15:04    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

Je ris, car tu as posté là un article que j'applaudis des mains et des pieds (ainsi je fais de la gym et peut-être cette nuit dormirai-je)

Merci Bipote.
Revenir en haut
Sunflower77
Bipote Emeraude

Hors ligne

Inscrit le: 31 Jan 2011
Messages: 47

MessagePosté le: Jeu 23 Juin 2011 - 14:47    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

Merci pour toutes ces infos, et en particulier la liste des liens qui renvoient vers le forum (il est fort dense, et quand on arrive longtemps après sa création, on ne sait pas forcément où donner de la tête!)
Avec la reprise du travail, j'ai commencé à réduire les médicaments ET à perdre du poids. Il ne s'agit pas d'aller trop vite, mais je trouve que toutes les techniques exposées ici vont dans le bon sens pour un accompagnement vers le "mieux" :-)
Revenir en haut
constance
Bipote Saphir

Hors ligne

Inscrit le: 29 Jan 2011
Messages: 1 064

MessagePosté le: Jeu 23 Juin 2011 - 15:25    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

merci bipote qui fait remonter les posts pour les novices et les paresseux
Revenir en haut
Ghalloun
Bipote Emeraude

Hors ligne

Inscrit le: 15 Sep 2011
Messages: 9

MessagePosté le: Sam 17 Sep 2011 - 16:58    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

Je suis cent fois d'accord avec cette démarche. Certains cas nécessitent sans doute une prise en charge médicamenteuse (j'ai lu un peu le livre d'Anne Heberlein), mais je pense vraiment qu'il y a une vraie dignité à entreprendre par soi-même à gérer sa maladie, en étant acteur, et non pas simplement un malade passif qui prend ses médicaments tous les jours. 
Sans doute certains qui me liront pourront témoigner que sans médicaments, leur vie est insupportable. J'en suis profondément désolé, et je me réjouis que dans ces cas, une aide médicamenteuse leur permette de mieux vivre.
Mais pour ce qui me concerne, je ne peux pas me réjouir que mon âme soit altérée (même en bien, même pour un mieux être) par des molécules chimiques. Elle est trop précieuse pour cela.
Finalement, c'est un peu le même problème qu'un boîteux qui se demande s'il va prendre une canne pour marcher plus facilement et plus vite.
Revenir en haut
cogito
Bipote Emeraude

Hors ligne

Inscrit le: 07 Nov 2011
Messages: 23

MessagePosté le: Sam 12 Nov 2011 - 14:15    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

je suis cent pour cent d'accord avec ce que tu a écris ghalloun 
Revenir en haut
Dalloway
Bipote Emeraude

Hors ligne

Inscrit le: 28 Mar 2009
Messages: 53

MessagePosté le: Sam 12 Nov 2011 - 18:37    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

Ghalloun a écrit:
 
Mais pour ce qui me concerne, je ne peux pas me réjouir que mon âme soit altérée (même en bien, même pour un mieux être) par des molécules chimiques. Elle est trop précieuse pour cela.





C'est un peu ce que j'ai dans la tête depuis ces 3 dernières années... je vote comme cogito. Même si ce n'est pas toujours simple au quotidien. 
Je veux être conscient à 100% de ce qui je vis, traverse, endure. Les moments de félicité ou j'arrive à apprécier la saveur de l'existence tout en me regardant ces moments-là comme du lait sur le feu. Et pour les moments down... pas encore trouvé la solution. 
Comme toi Ghalloun, j'ai un mélange de panique/culpabilité/doute quand je lis certains témoignages où la vie sans médicaments (avec parfois hospitalisation, voire même HTD) semble impossible. Je ne sais pas (encore) si être bipo II permet -à terme- de stopper toute médication. Vigilance, vigilance...
Revenir en haut
nad
Bipote Diamant

Hors ligne

Inscrit le: 29 Jan 2010
Messages: 3 734

MessagePosté le: Sam 12 Nov 2011 - 19:16    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

Bizarrement,depuis que je suis sous lithium,rien est altéré au contraire.

A présent,je peux enfin ètre moi,sans ètre dérangée par la maladie.Ce n'est plus elle qui me domine,mais bien moi qui peux gérer.

Avant,la souffrance m'empècher d'etre moi,je n'étais pas souvent en mesure de relativiser trop imbriquée dans un brouillard.

Aujourd'hui,je reste malade,je le sais mais je ne souffre plus.Alors,les phases hypomaniaques ou down,ne peuvent plus m'empècher d'etre moi.

Le thymorégulateur est la base du traitement,après pour le reste,je suis tout à fait d'accord pour l'importance de l'environnement,les projets,les choix de vie.

Quand je vais nager,j'en tire un tel bonheur que l'anxiolitique n'a pas raison d'ètre.

Je sais ce qui me dérange le plus dans la vie,alors autant que possible j'essaie de remédier à cela,quitte à passer pour quelqu'un de mal élevé.

Je suis devenue égoiste et j'en suis fière!Car cela a été un travail aussi d'apprendre à dire non,à ne prendre que le bon,et laisser le reste.

Toutes ces petites choses que j'ai appris à faire m'evitent d'avoir à avaler des anxiolitiques.

Ma fille qui est bipo,elle a 23 ans,a un traitement très léger et au quotidien,je lui apprends à dire NON,à ètre épicurienne et SURTOUT à ne pas ètre trop empathique.

CARPE DIEM
Revenir en haut
Clémentine
Bipote Turquoise

Hors ligne

Inscrit le: 18 Nov 2007
Messages: 132

MessagePosté le: Sam 12 Nov 2011 - 19:33    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

Bonsoir à tous,

Tout comme je trouvais dangereux de faire croire aux gens que le fait de simplement ingurgiter des gélules d'oméga 3 chaque jour pouvait guérir les troubles bipolaires, il me semble dangereux d'opposer médication et thérapies, hygiène de vie...

Je crois qu'il y a une certaine complémentarité.

Dans mon expérience, le lithium a joué un rôle majeur. Cela ne m'empêche pas d'être à l'écoute des autres leviers de ma qualité de vie.

Je pratique du sport, bénéficie d'un entourage aimant, d'un travail très engageant, d'un toit, d'un petit coin de jardin, etc.

Je n'ai plus de psychiatre depuis des mois et des mois (le psychiatre ne savait plus quoi me raconter . En revanche, je surveille l'action du thymorégulateur (que j'ai en monothérapie) tous les 3 à 6 mois (prises de sang).

C'est certain que la logique médicamenteuse entraine inévitablement des questions de bénéfices/risques. La perte d'un bébé à 6 mois de grossesse en 2005 en témoigne (malformation induite par le lithium).

Je n'exclue pas, bien entendu, de revoir dans le futur mes choix si nécessaire et c'est pourquoi je reste attentive, malgré un quotidien très satisfaisant.

Bon week-end,

Clémentine
Revenir en haut
Bipote
Admin_Bipote

Hors ligne

Inscrit le: 07 Juil 2007
Messages: 10 982

MessagePosté le: Jeu 2 Aoû 2012 - 07:59    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

Le yoga réduit notre niveau de stress, la preuve par le sang
rédigé le 25 juillet 2012 par La rédaction d'Allodocteurs.fr, mis à jour le 26 juillet 2012 /  


Des chercheurs de l'université de Los Angeles ont montré que la méditation par le yoga aurait une action biologique sur la santé des personnes soumises à un stress chronique. Ces résultats ont été publiés dans la revue Psychoneuroendocrinology, le 14 juillet 2012.

Une précédente recherche menée à Pittsburg en avril 2012, avait déjà démontré que le stress chronique provoquait un affaiblissement du système immunitaire et pouvait augmenter la survenue de problèmes de santé récurrents.

Ici, les chercheurs de l'université de Los Angeles ont voulu savoir si la méditation avait un effet biologique sur les perturbations immunitaires des individus stressés.

Ils ont donc sélectionné 45 personnes ayant à leur charge un proche atteint de la maladie d'Alzheimer. Ces personnes, chez qui on observe un stress permanent, développent régulièrement des symptômes dépressifs, une détresse émotionnelle, ainsi qu'une diminution de l'énergie.

Chaque jour, durant huit semaines, les participants répartis en deux groupes, ont dû faire une séance de méditation de 12 minutes, soit en pratiquant le yoga, soit en s'isolant pour écouter une musique relaxante.

Au début de l'expérience, une prise de sang avait révélé qu'ils présentaient tous un fort taux de marqueurs d'inflammation dans le sang. Ces substances sont libérées dans l'organisme lorsqu'il est soumis à une agression menaçant son intégrité.

Après huit semaines de méditation quotidienne, leur taux avait diminué dans les prélèvements du groupe pratiquant le yoga.

En fait, les scientifiques pensent que cette méthode de relaxation aurait une influence sur l'expression de certains gènes, eux-mêmes responsables la perturbation du système immunitaire par le stress.

Ils apportent ainsi la preuve sanguine que la méditation par le yoga permet de réduire et de maîtriser son anxiété, ce que les inconditionnels de la pratique prônent déjà depuis longtemps !

Source : "Yogic meditation reverses NF-κB and IRF-related transcriptome dynamics in leukocytes of family dementia caregivers in a randomized controlled trial", Psychoneuroendocrinology, le 14 juillet 2012. Doi : 10.1016/j.psyneuen.2012.06.011
En savoir plus
Sur Allodocteurs.fr
-
Les bienfaits de la méditation
- La méditation : une arme anti-stress
- Stress : t'es malade ou quoi ?
- Comment gérer son stress ?
- Stress, fatigue, accident… Malades du travail
- Le yoga qu'il vous faut
-
Du yoga pour bien vivre la ménopause
Revenir en haut
Robbain
Bipote Saphir

Hors ligne

Inscrit le: 18 Mai 2012
Messages: 736

MessagePosté le: Ven 3 Aoû 2012 - 02:06    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

Personnellement, je ne reviendrais pas en arrière. Avec un peu de recul, je m'aperçois ce que c'est d'être stable et j'apprécie vraiment. Ça n'altère en rien mes sentiments et ma vie addective, pas plus que ma pensée.

Pour les approches alternatives et complémentaires, j'y crois aussi fermement. Actuellement, je prends des oméga 3 à base de Krills pour aider à ma concentration et ça fonctionne plutôt bien. Je fais du sport, j'ai une alimentation équilibrée et je pratique une forme de relaxation de temps à autre.

Pour moi, il n'y a pas qu'un chemin vers le rétablissement et la stabilité. À chacun de trouver sa voie.

Robbain
Revenir en haut
cogito
Bipote Emeraude

Hors ligne

Inscrit le: 07 Nov 2011
Messages: 23

MessagePosté le: Ven 10 Aoû 2012 - 11:57    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

comme tu le dis Robbain à chacun de trouver sa voie !!

pour moi sous traitement depuis 7 ans maintenant il me semble évident que sans cette médication je n'aurais peut être pas réussi à sortir la tête de l'eau.
mais pour moi aujourd'hui le constat est amer,je suis prisonnier, je pense que c'est le terme pour expliquer cette addiction.je n'arrive plus à m'en passer
mais le pire ce sont les effets pervers qui ce sont installés aux fils des années,prise de poids,pertes de mémoire,apnée du sommeil,et dernièrement extrasystoles.
ceci étant je suis seul responsable puisque je me suis contenté d'être passif,de prendre ce traitement et d'accepter les "inconvénients" en me disant que c'etait le prix à payer pour vivre.
mais aujourd'hui je suis au bout du bout!! je veux m'en sortir.
je cherche une solution sachant qu'un autre combat s'annonce et qu'il va être difficile !!

merci à tous de m'avoir lu et courage à vous tous
Revenir en haut
kounga
Bipote Saphir

Hors ligne

Inscrit le: 08 Fév 2008
Messages: 1 256

MessagePosté le: Ven 10 Aoû 2012 - 18:41    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

Bonjour,

Peut-être que je pourrais amener des séances de yoga aux patients Alzheimer que je soigne. L'ennuyeux c'est que je n'ai pas de local...
Enfin ce style d'info va m'encourager à les aider comme je peux en les faisant respirer et garder le courage.

Il est rassurant d'autre part de lire des infos fiables dans ces actualités sur des activités que certains pratiquent.
Surtout avec la rentrée qui approche...
Revenir en haut
cogito
Bipote Emeraude

Hors ligne

Inscrit le: 07 Nov 2011
Messages: 23

MessagePosté le: Sam 11 Aoû 2012 - 08:29    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

pour moi dans l'immédiat je prends du dépamide,de l'effexor,et du xanax

mon but à court termes et de réduire puis arrêter les deux derniers qui sont malheureusement les plus addictifs.
je souhaiterais trouver un substitut naturel à c'est deux médicaments.

si vous avez des pistes je suis preneur
merci d'avance
Revenir en haut
beautefatale
Bipote Saphir

Hors ligne

Inscrit le: 20 Juin 2009
Messages: 1 124

MessagePosté le: Sam 11 Aoû 2012 - 11:03    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

Bonjour cogito

Mon experience n'est pas science et je suis preneuse aussi de substitut moins addictifs de l'antidepresseur et l'anxiolytique mais a ce jour je n'ai rien trouvè d'aussi efficace
J'ai essaye acupuncture mais l'effet due seulement quelques heures ,plantes ,homeopathie sans retrouver le confort de l'anxiolytique nottament

Je fais regulierement des que je suis au calme des sevrages ,que l'on sent passer certes mais qui me permetent e me rassurer quant a mon addiction
C'est actuellement le cas .ou j'ai arretè le lexo avec succes depuis une bonne semaine
Revenir en haut
kounga
Bipote Saphir

Hors ligne

Inscrit le: 08 Fév 2008
Messages: 1 256

MessagePosté le: Sam 11 Aoû 2012 - 18:37    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

Cogito,

T'es dans le bon sujet, lis depuis le début
cordialement
kounga
Revenir en haut
bv
Bipote Turquoise

Hors ligne

Inscrit le: 29 Déc 2010
Messages: 450

MessagePosté le: Sam 25 Aoû 2012 - 15:30    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

Bonjour à tous,

Je ne suis pas bipote (du moins je le crois) mais ma fille avec pb psy. j'ai beaucoup lu.

A priori l'AD n'est pas conseillé pour les bipotes (risque de manie, ce qui est arrivé à ma fille après un an d' AD, une vraie cata...) et doit être surveillé de très près par le malade, l'entourage, le psychiatre.

Il y a un chapitre AD sur ce site.

Ne changez rien à votre traitement sans l'avis de votre psy et son ordonnance...

Bonne continuation à tous, bonne santé à tous.

.
Revenir en haut
Bipote
Admin_Bipote

Hors ligne

Inscrit le: 07 Juil 2007
Messages: 10 982

MessagePosté le: Mer 26 Sep 2012 - 20:58    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

Psychologies : "La méthode AutoTIPI"
le 20 septembre 2012
Inhibition en public, colères incontrôlables, phobies… L’AutoTipi, une nouvelle technique de développement personnel, nous invite à replonger dans notre mémoire pour « désactiver » nos émotions négatives. Notre journaliste a tenté l’expérience.

En finir avec nos émotions incontrôlées qui, souvent, nous gâchent la vie. C’est la promesse de la méthode AutoTipi (pour technique d’identification sensorielle des peurs inconscientes), qu’un matin, en conférence de rédaction, on me propose de tester.

Site Psychologies

En savoir plus sur les phobies
En savoir plus sur les psychothérapies
Revenir en haut
Bipote
Admin_Bipote

Hors ligne

Inscrit le: 07 Juil 2007
Messages: 10 982

MessagePosté le: Lun 7 Jan 2013 - 22:06    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

5 signes secrets révélateurs de stress
Nuits blanches, crises de panique, irritabilité. La plupart des gens reconnaissent les signes typiques du stress, mais pourrions-nous déceler les symptômes plus discrets également synonymes d’anxiété? Prenez garde à ces signes subtils, indicateurs de stress.


Crédit photos: iStock/Stockbyte

Démangeaisons cutanées

Un sondage effectué en 2012 par l’association britannique des dermatologues indique que, selon les médecins, l’augmentation des patients souffrant de démangeaisons cutanées est à mettre sur le compte des récents problèmes économiques. En situation stressante, notre organisme produit de l’histamine et notre peau réagit par de l’urticaire. L’eczéma, le psoriasis et d’autres maladies de la peau peuvent également survenir lors d'un grand stress.
 
La solution: Jonathan Kerr, médecin de famille, à Belleville en Ontario, décourage les patients souffrant de démangeaisons cutanées de tenter de traiter le problème eux-mêmes. Les produits en vente libre peuvent être insuffisants pour soigner adéquatement les problèmes de peau graves, tels que l’eczéma ou le psoriasis. «Ces affections ne se soignent pas de la même manière et il est donc important de consulter votre médecin afin de déterminer quelle crème vous convient», explique-t-il. La combinaison d’un médicament antihistaminique et d’une crème est souvent en mesure de traiter les irritations moins sévères, telles que l’urticaire. Votre médecin pourra vous prescrire les médicaments les plus appropriés.


Crédit photos: iStock/Stockbyte

Douleur à la mâchoire

Le grincement de dents peut être la cause d’une sensibilité à la mâchoire. Les individus stressés crispent souvent la mâchoire ou grincent des dents durant leur sommeil. Vous ne vous en rendrez pas compte avant de vous réveiller un matin, souffrant d’une douleur à la mâchoire, de dents ébréchées ou d’un mal de tête tenace au niveau des tempes.
 
La solution: Le docteur Kerr recommande de consulter un dentiste. «Votre dentiste verra si vous grincez les molaires postérieures, ce qui cause de l'usure», explique-t-il. Si vous souffrez de grincements nocturnes, il vous fournira un appareil «antigrincement» à porter la nuit. Le mal de tête et les douleurs à la mâchoire peuvent être facilement éliminés. Cet appareil est un outil fantastique qui empêche de fermer totalement la bouche et élimine le grincement de dents. «Si vous êtes très angoissé et grincez des dents, il s’agit d’un traitement simple et efficace», précise le docteur Kerr.


Crédit photos: iStock/Stockbyte

Orteils recroquevillés

Les gens recroquevillent souvent les orteils lorsqu’ils sont stressés. Tout comme lorsque l’on serre les épaules ou le cou, recroqueviller les orteils est un signe flagrant révélateur de stress ou d’anxiété.
 
La solution: le docteur Kerr précise que ces postures tendues peuvent constituer le mécanisme d’adaptation de votre corps au stress. Si vos orteils ont tendance à se courber, levez-vous de votre chaise pour soulager cette tension stressante. «Faites quelque chose pour vous relaxer, comme marcher dans le bureau, vous étirer ou sortir.»



Crédit photos: iStock/Stockbyte

Douleur menstruelle accrue

Lorsque le stress augmente, les hormones peuvent subir un déséquilibre
, qui cause un accroissement de la durée et de l’intensité des crampes menstruelles.
 
La solution: «Les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent être une bonne solution pour régler ce problème de douleur accrue», explique le docteur Kerr. «De nombreuses études ont démontré que l'exercice permettait également de réduire le stress et l'intensité des crampes menstruelles». Allez courir, prenez votre vélo ou inscrivez-vous à un cours de yoga. Il est également important de pratiquer des passe-temps ou des activités que vous appréciez. «Faire des choses que l’on aime contribue à stimuler la production d’hormones de bonheur et à diminuer les hormones de stress, ce qui réduit l’intensité des douleurs menstruelles», explique le docteur Kerr.



Crédit photos: iStock/Stockbyte

Se frotter le front

Le stress occupe vos pensées, embrouillant votre esprit et nuisant à votre concentration. Les experts en langage corporel expliquent qu’une personne stressée sera plus encline qu’une personne calme à toucher et à frotter le milieu de son front. On croit que par ce mouvement, la personne tente de se débarrasser du stress et de retrouver une clarté d’esprit cérébrale.
 
La solution: Le docteur Kerr précise que le fait de se frotter le front peut être le signe précoce d’une migraine à venir. Prenez de grandes respirations pour stimuler votre circulation et éliminer tout obscurcissement cérébral. Faites une petite promenade, d'un pas rapide, afin d’activer votre circulation sanguine. Vous vous sentirez plus énergique et moins anxieux.


Crédit photos: iStock/Stockbyte

Pour tuer le stress dans l’œuf

Vous souffrez de ces signes secrets d’anxiété? Suivez les 5 conseils simples du docteur Kerr pour vaincre le stress avant que les symptômes subtils susmentionnés ne vous assaillent.

1. Apprenez à dire non. En faire trop peut déclencher de l’anxiété interne. N’acceptez que les activités que vous voulez faire et qui méritent votre attention.
 
2. Réservez une période d’entraînement dans votre journée. La marche, même quelques minutes par jour, aide à diminuer le stress et contribue à la santé cardiaque.
 
3. Dormez suffisamment. Lorsque vous dormez moins de 7 heures par nuit, votre organisme devient plus vulnérable au stress. Si vous ne trouvez pas le sommeil, réveillez-vous une heure plus tôt chaque matin où faites une sieste de 15 minutes, dès que possible.
 
4. Prenez du recul par rapport à la technologie. Une étude effectuée en 2012 par l’Université de Californie, à Irvine, a permis d’établir que le fait d’être constamment connecté à son courriel nourrissait le stress. Pour vous relaxer totalement, éteignez l’ordinateur et le téléphone intelligent en dehors des heures de travail.
 
5. Prenez vos vacances et n’accumulez pas plusieurs semaines de congé. Prenez vos congés prévus pour laisser votre corps et votre esprit se régénérer.
 
Sur le même sujet:
5 aliments anti-stress pour maigrir
3 postures de yoga anti-stress
Être en couple pour mieux vaincre le stress

http://www.plaisirssante.ca/ma-vie/sante-mentale/5-signes-secrets-revelateu…















Revenir en haut
Bipote
Admin_Bipote

Hors ligne

Inscrit le: 07 Juil 2007
Messages: 10 982

MessagePosté le: Mer 9 Jan 2013 - 10:14    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

Le yoga et la méditation perçus comme des atouts médicaux



Selon une enquête réalisée auprès de 600 citoyens de la grande région de Montréal, 85 % des répondants estiment que la méditation peut jouer un rôle positif dans la diminution du stress, et près de 80 % pensent que le yoga peut réduire l'insomnie.


Claudette Samson
Le Soleil

(Québec) Un esprit sain dans un corps sain. Pour bon nombre de Québécois, cet adage s'avère bien fondé, au point de croire que des approches longtemps associées aux traditions spirituelles comme la méditation et le yoga peuvent aussi jouer un rôle positif dans un contexte médical.

http://www.lapresse.ca/le-soleil/vivre-ici/sante/201301/07/01-4609131-le-yo…
Revenir en haut
fabricchio
Bipote Emeraude

Hors ligne

Inscrit le: 10 Jan 2013
Messages: 13

MessagePosté le: Lun 28 Jan 2013 - 18:18    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

bonous
Comme vous je suis d'accord que nous avons besoin des deux, médicaments et équilibre de vie

Pour les medicaments c'est lihium et TERCIAN le Xeropuel a du etre stopper a cause d'une hépatite médiamentause
Pour la qualité de vie je fais du sport de la meditation et beaucoup de soin sur ma vie au quotidien

Par contre une molecule vient d'être remis au goût du jour pour ces effets sur les synases en favorisant sa plasticité et ses connectibilité

Si quelqu'un a des infos je suis preneur

A bientôt
Fabricchio
Revenir en haut
Bipote
Admin_Bipote

Hors ligne

Inscrit le: 07 Juil 2007
Messages: 10 982

MessagePosté le: Dim 24 Fév 2013 - 09:27    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

Des changements de mode de vie comme traitement de la dépression, de l'anxiété et du stress
Soumis par Gestion le 19 février 2011

Des changements dans le mode de vie peuvent être aussi efficaces que les médicaments ou le counseling pour de nombreux problèmes de santé mentale, incluant la dépression et l'anxiété, selon une étude publiée dans l'American Psychologist, la revue phare de l'American Psychological Association (APA).
Roger Walsh de l'Université de Californie à Irvine a analysé les études sur les effets de ce qu'il appelle «les changements thérapeutiques du mode de vie», qui incluent l'exercice, l'alimentation, les relations, les loisirs, la relaxation, la gestion du stress, le temps passé dans la nature et l'aide apportée aux autres.

Il a analysé les études sur l'efficacité et les avantages des "changements de vie thérapeutiques" ainsi que les coûts psychologiques associés aux faits de passer trop de temps devant la télévision ou l'écran d'ordinateur, de ne pas sortir assez à l'extérieur et de devenir isolé socialement.

"Les changements au mode de vie peuvent apporter d'importants avantages thérapeutiques, mais ne sont pas suffisamment appréciés, enseignés et utilisés", note-t-il. "Au 21e siècle, les modes de vie thérapeutiques pourraient devenir centraux en santé mentale, en médecine et en santé publique", dit-il.
Selon les études passées en revue:
  • L'exercice non seulement aide à se sentir mieux en réduisant l'anxiété et la dépression mais aide aussi les enfants à réussir mieux à l'école, améliore les performances cognitives chez l'adulte, réduit les pertes de mémoire liées à l'âge chez les personnes âgées et augmente la formation de nouveaux neurones (cellules nerveuses) dans le cerveau.
  • Une alimentation riche en légumes, fruits et poissons peut aider à améliorer les performances scolaires chez les enfants, à maintenir les fonctions cognitives chez les adultes et réduire les symptômes de troubles affectifs et schizophréniques.
  • Passer du temps dans la nature peut favoriser les fonctions cognitives et le bien-être.
  • De bonnes relations peuvent réduire les risques pour la santé, allant du simple rhume aux accidents vasculaires cérébraux ainsi que plusieurs maladies mentales, et peuvent améliorer le bien-être psychologique de façon spectaculaire.
  • Les loisirs et divertissements peuvent réduire l'attitude défensive et favoriser les compétences sociales.
  • La relaxation et la gestion du stress peuvent traiter une variété de troubles anxieux tels que la panique ainsi que l'insomnie.
  • La méditation peut améliorer l'empathie, la sensibilité et la stabilité émotionnelle, réduire le stress et l'épuisement professionnel, et améliorer les fonctions cognitives.
  • Les services aux autres et l'altruisme peuvent améliorer la joie et la générosité en produisant le "high" de l'aidant. L'altruisme est bénéfique également pour la santé physique et mentale, et allonge peut-être même la durée de vie. Une exception majeure, note l'auteur, est "l'épuisement vécu par les membres d'une famille qui s'occupent d'un conjoint ou d'un parent souffrant de démence."
  • Les changements de mode de vie sont toutefois parfois difficiles à réaliser, demandant des efforts soutenus. «Une attente passive que la guérison vienne d'une autorité externe ou d'une pilule» peut souvent être une embûche.


Les gens doivent aussi composer avec un déluge de publicités psychologiquement sophistiquées qui font la promotion d'habitudes de vie malsaines telles que fumer, boire de l'alcool et manger du fast-food, commente le chercheur.

Encourager l'adoption généralisée de modes de vie thérapeutiques dans la population est susceptible d'exiger des mesures à grande échelle englobant les systèmes d'éducation, de santé mentale et publique ainsi qu'un leadership politique, ajoute-t-il.

Voyez également:
L'écothérapie contre la dépression, le stress et l'anxiété
La psychothérapie cognitive de pleine conscience pour le traitement de la dépression
Les activités dans la nature bénéfiques pour la santé mentale
DOSSIER Psychomédia : La dépression

Psychomédia avec source: PsychCentral
Tous droits réservés
Revenir en haut
Aime-Ti
Bipote Diamant

Hors ligne

Inscrit le: 25 Nov 2008
Messages: 3 558

MessagePosté le: Dim 31 Mar 2013 - 18:10    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

.


« Que ton aliment soit ta seule médecine. »

Hippocrate – 460 – 370 avant J.C.

L’influence de l’alimentation sur l’humeur
Revenir en haut
Bipote
Admin_Bipote

Hors ligne

Inscrit le: 07 Juil 2007
Messages: 10 982

MessagePosté le: Mar 9 Avr 2013 - 08:52    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

 
QUAND L’ESPRIT GUÉRIT LE CORPS
Comment pouvons-nous prendre une part active à notre guérison ? Tour d’horizon des méthodes susceptibles de renforcer notre "médecin intérieur".
À chaque blessure légère, une petite coupure par exemple, nous constatons la capacité d’auto-guérison de notre corps. Mais cette aptitude se manifeste-t-elle dans des cas plus sérieux ? La médecine occidentale actuelle, axée sur la haute technologie et les traitements chimiques, semble faire peu de cas des solutions aussi simples et naturelles qu'un dialogue avec le patient. Certains praticiens, persuadés de l’importance et de l’efficacité de la collaboration avec le "médecin intérieur" présent en chacun de nous, développent des méthodes d’accompagnement originales. Quelles que soient leurs différences théoriques ou pratiques, ces approches encouragent le patient à explorer sa propre voie de guérison. Au-delà du profit personnel que chacun peut en tirer, l’ensemble de la société a tout à y gagner, en maîtrisant mieux le coût du système d’assurance maladie.

=========================
Documentaire de Sabine Goette (Allemagne, 2010, 52mn)

http://www.arte.tv/fr/comment-etre-acteur-de-son-bien-etre/4256104,CmC=4259…
Revenir en haut
Bipote
Admin_Bipote

Hors ligne

Inscrit le: 07 Juil 2007
Messages: 10 982

MessagePosté le: Jeu 6 Juin 2013 - 17:20    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

Qi gong : la gymnastique à la chinoise
Par La rédaction d'Allodocteurs.fr
rédigé le 14 janvier 2011, mis à jour le 31 mai 2013

Dans les parcs, dans la rue et même sur leurs lieux de travail, les Chinois sont des millions à pratiquer quotidiennement le qi gong. En quoi consistent ces pratiques ? Quels en sont les bienfaits pour la santé ?

Sommaire

 
Le qi gong en pratique


Cours de Qi-gong dans un centre de culture chinoise

Ce terme, qui associe deux idéogrammes chinois - qi, qui signifie le souffle, l’énergie vitale, et gong, le travail, l’entraînement - propose de mobiliser et de faire circuler le flux énergétique dans le corps et dans l’esprit.
Pour savoir vraiment de quoi il s’agit, rien ne vaut la pratique…
Revenir en haut
Bipote
Admin_Bipote

Hors ligne

Inscrit le: 07 Juil 2007
Messages: 10 982

MessagePosté le: Jeu 1 Aoû 2013 - 07:07    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

Le Yoga plus fort que les antidépresseurs ?

SANTÉ - Voila une nouvelle bonne raison pour dérouler son tapis et adopter la posture du yogi. Déjà connu pour ses nombreux bienfaits pour le corps, le yoga pourrait également donner un sérieux coup de fouet à la santé mentale.

Citation:


"Plusieurs millions d'américains font du yoga et des millions souffrent de maladies mentales qui les forcent à ingurgiter des pilules au quotidien. Et malgré ça, la quasi totalité des études sur les bienfaits du yoga ont un échos confidentiel. Il est temps de mener une vaste étude nationale", a ainsi déploré Murali Doraiswamy.

» En attendant cette hypothétique étude, découvrez les bienfaits avérés, pour le moment, du yoga sur la santé mentale.


http://www.huffingtonpost.fr/2013/01/29/le-yoga-pourrait-lutter-contre-depr…
Revenir en haut
Aime-Ti
Bipote Diamant

Hors ligne

Inscrit le: 25 Nov 2008
Messages: 3 558

MessagePosté le: Mer 9 Oct 2013 - 13:27    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

Bonjour,

J'ai trouvé ce livre très intéressant.
Les bipolaires peuvent y trouver de bons conseils, notamment au chapitre 8. Eliminer le stress et la déprime.



Citation:

À rebours d’une médicalisation excessive et systématique,
notre corps est en effet sans que nous le sachions notre plus grande ressource.


Le corps détient des capacités inouïes, infiniment plus efficaces que nombre de médicaments.
Ces pouvoirs, il suffit de les activer.

Ce livre donne les clés pour prendre sa santé en main et consolider tous les domaines qui la composent
(alimentation, poids, allergies, sommeil, sexualité, vieillissement…)
afin de mieux se protéger avec des moyens à notre portée, passer au travers des maladies et profiter pleinement de la vie.



Le Docteur Frédéric Saldmann est né le 5 mai 1953 à Paris
Il est attaché des Hôpitaux de Paris, docteur en cardiologie, en nutrition, spécialiste en hygiène alimentaire,
Il est directeur de la revue Nutrition Pratique
Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur la santé et l'hygiène alimentaire.
Revenir en haut
épona
Bipote Turquoise

Hors ligne

Inscrit le: 19 Sep 2013
Messages: 231

MessagePosté le: Mer 9 Oct 2013 - 15:45    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

Merci beaucoup pour cette référence de livre, le sujet m'intéresse vivement !

Je crois que la surmédicalisation en France va de pair avec le fond de son système, personnellement : normatif à l'extrême. De l'école à l'organisation du monde du travail en France, il n'y a que rigidité et culpabilisation. Tout ce qui sort des sentiers battus et se présente sous forme alternative à un consensus général ou à un modus operandi institutionnalisé, généralisé est déconsidéré ou jaugé avec méfiance comme de l'imposture, voire décrédibilisé. Il faut encourager tous les enfants à suivre une filière générale jusqu'à 16 ou 18 ans, il n'y a quasi aucune relation à la créativité et à l'expression personnelle en milieu scolaire, on ne supporte pas de rattacher l'école à la relativité du monde du travail ( le dogme, toujours le dogme, la prévalence des hautes connaissances au mépris du manuel et d'autres formes d'expression sociale de soi ). La mobilité du travail est quasiment inexistante dans une société où l'on aime figer des acquis et préserver des statu quo obsolètes. Moi, je ressens comme une tentative d'hyper contrôle permanent où toute initiative personnelle alternative ou tentation d'affirmation de soi en dehors des lignes déjà tracées par le système et la bienpensance seraient décrédibilisés systématiquement.
Par exemple, par rapport aux États-Unis ( où rien n'est parfait non plus, attention ), on ne s'occupe pas suffisamment des diagnostics des maladies psychiatriques ou des troubles du comportement dès l'enfance. J'ai visionné le reportage réalisé par le formidable bipolaire qu'est Stephen Fry sur le trouble maniaco-dépressif ( http://www.youtube.com/watch?v=JqB7Fd1gyMQ ). Il y a un passage où une famille américaine témoigne de la réalité du trouble bipolaire au travers de deux frères ( deux jeunes garçons ). Ils sont en effet très jeunes mis sous traitement médicamenteux mais ils sont parfaitement bien accepté en tant qu'enfants bipolaires et s'intègrent et se projettent à leur façon en toute conscience de leur maladie.
En France, c'est tellement plus compliqué. On ressent cette obsession de ne pas devoir sortir des clous, d'être normal. Vouloir entrer en apprentissage à 14 est vécu comme un échec. D'ailleurs toutes les thérapies alternatives nous viennent de l'étranger, nous en sommes rarement à l'origine, les créateurs ou les instigateurs. Comme nous sommes très à la bourre sur la psycho-éducation ou le travail de pleine conscience, fatalement accrochés à la psychanalyse et à des idéologies toujours très culpabilisatrices et définissantes ( l'Oedipe et j'en passe ) et qui nous laissent une faible marge de manœuvre finalement. A contrario, la méditation, le comportementaliste, soulignent moins les aspects purement fatalistes et déterministes de nous-mêmes et nous invitent à inventer ou à trouver sa juste place dans un monde relatif en prenant une part active et personnelle au monde. Ce qui est plus constructif et qui encourage à prendre le contrôle de sa vie en dépit de ses différences, de ses troubles, de ses faiblesses. On ne se situe plus dans un complexe de normalisation mais dans une volonté d'appartenir au monde en étant soi, par l'adhésion volontaire, des exercices de reconnaissance de soi dans le monde.

La France a encore besoin de changer et le système de sortir de ses vieux circuits-fermés qui transpirent la culpabilité et le culte d'une norme finalement improbable voire imaginaire.

Epo
Revenir en haut
Aime-Ti
Bipote Diamant

Hors ligne

Inscrit le: 25 Nov 2008
Messages: 3 558

MessagePosté le: Lun 1 Déc 2014 - 12:12    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

Revenir en haut
Team bipote
Bipote Saphir

Hors ligne

Inscrit le: 13 Avr 2014
Messages: 863

MessagePosté le: Jeu 12 Mar 2015 - 01:37    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant


LUNDI, 09 MARS 2015 14:18


Image : Istock 


Que ce soit au moyen d'un crayon ou d'un clavier d'ordinateur, les adolescents atteints d'une maladie chronique qui expriment leurs états d'âme en ressentent des bienfaits sur les plans physique et psychologique.Utilisée dans bon nombre de pays, cette forme d'art-thérapie s'avère particulièrement efficace quand l'état affectif exprimé est négatif.
C'est ce que met en lumière l'analyse d'une cinquantaine d'études effectuée par Michèle Salesse, chercheuse en psychiatrie au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine qui termine un doctorat interdisciplinaire à l'Université de Montréal sous la codirection des professeurs Jean-François Saucier, du Département de psychiatrie, et Catherine Mavrikakis, du Département des littératures de langue française.
En Occident, jusqu'à un enfant sur cinq est atteint d'une maladie chronique plus ou moins grave, allant de l'asthme à la leucémie, en passant par le diabète, la sclérose en plaques ou la maladie de Crohn par exemple.
«Et, chez les jeunes souffrant d'une maladie chronique, 20 % ont davantage de symptômes émotionnels – principalement des symptômes d'anxiété et de dépression – que la population moyenne d'adolescents, où ce taux est de 8 %», explique Mme Salesse.

L'écriture expressive chez les adolescents

Encore peu employée dans les interventions auprès des adolescents aux prises avec une maladie chronique, l'écriture dite expressive est celle par laquelle une personne écrit au «je» pour exprimer un vécu intense et les émotions ressenties à un moment donné.
Les études sur l'efficacité de cette méthode chez les jeunes sont peu nombreuses, mais font ressortir des effets positifs sur leur état de santé psychologique.


Michèle Salesse 


C'est le cas d'une recherche comportant un groupe témoin et menée auprès de 39 adolescents américains atteints de fibrose kystique qui ont pris part à trois séances d'écriture d'une durée de 20 minutes – deux en laboratoire et une à la maison. Trois mois plus tard, on a observé une diminution des hospitalisations et des plaintes somatiques de même qu'une amélioration de la qualité de vie chez ces patients.Une autre étude a été entreprise dans des conditions similaires auprès de 106 adolescents souffrant de symptômes physiques et psychologiques depuis au moins deux semaines. S'ils n'ont pas ressenti d'amélioration de leur état de santé physique, les participants ont dit être plus optimistes et vivre moins d'émotions négatives et de détresse psychologique.

Résultats chez les adultes

Chez les adultes atteints d'une maladie chronique, de nombreuses recherches comptant des groupes témoins et mesurant l'efficacité de l'écriture expressive –et de différents types d'écriture – ont été faites dans plusieurs pays et en plusieurs langues, dont le français, l'anglais et l'espagnol. Globalement, les résultats s'avèrent positifs quant à la réduction du stress, des troubles de l'humeur, des symptômes fonctionnels et du nombre de visites médicales.
«C'est notamment le cas d'une méta-analyse regroupant 146 études et dont les conclusions indiquent que l'expression écrite d'émotions positives amène peu d'avantages, tandis que plus il y a confrontation avec les évènements bouleversants et leurs affects négatifs, plus l'amélioration à l'échelle psychoaffective est grande», mentionne Michèle Salesse. Ainsi, le fait de parler de ses douleurs persistantes ou des difficultés vécues au quotidien en raison de la maladie permet d'améliorer son état.
Par ailleurs, Mme Salesse relève qu'une étude s'est intéressée aux effets de l'écriture chez des parents ou tuteurs d'enfants et d'adolescents atteints d'une maladie chronique, dont le cancer. Les auteurs ont eux aussi constaté que plus ces adultes exprimaient leurs émotions négatives, plus ils ressentaient une diminution du stress et même du traumatisme associé à la maladie de l'enfant à charge.
«Pour eux, écrire réduit les pensées envahissantes en plus d'accroître leur capacité à résoudre les problèmes et à faire appel à leurs ressources cognitives comme stratégie adaptative, signale-t-elle. Écrire donne un sens à leur histoire!»

Conditions de succès

Comment expliquer que l'écriture expressive favorise un meilleur état psychologique, et parfois physique, des personnes aux prises avec une maladie chronique?
Selon Michèle Salesse, la reconstitution par les mots d'un fait bouleversant permettrait d'exprimer et de contextualiser des émotions négatives, et donc de «mettre à jour des schèmes de pensée répétitifs qui, en régularisant les émotions, contribueraient à l'extinction des pensées et émotions négatives», propose-t-elle.
Mais, pour qu'elle procure des bienfaits, l'écriture expressive doit comporter certaines caractéristiques.
«La présence d'un vocabulaire expressif, la capacité d'exprimer des relations de cause à effet et l'emploi de mots liés à l'introspection, bref la capacité d'organiser son propos contribue à donner un sens à l'évènement traumatique et à le relativiser», précise-t-elle.
Le déroulement de la séance d'écriture joue aussi un rôle. «Les chercheurs ont remarqué l'importance des consignes données aux patients pour les guides de façon qu'ils en retirent un plus grand avantage», conclut la doctorante, dont l'étude a été publiée dans la revue Neuropsychiatrie de l'enfance et de l'adolescence.

Martin LaSalle

http://www.nouvelles.umontreal.ca/recherche/sciences-de-la-sante/20150309-e…
Revenir en haut
Team bipote
Bipote Saphir

Hors ligne

Inscrit le: 13 Avr 2014
Messages: 863

MessagePosté le: Mer 19 Aoû 2015 - 01:27    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

http://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Epanouissemen…

Essayez les listes !
Connaissez-vous le list making ? Ecrire des listes est aujourd’hui considéré comme un outil d’épanouissement personnel à part entière. Dominique Loreau, auteure de L’Art de la simplicité, nous invite à nous en servir pour alléger nos esprits.

Dominique Loreau




A lire


L’Art de la simplicité de Dominique Loreau. 
Réédités en poche, les conseils éclairés d’une coach et écrivaine pour alléger sa vie et atteindre l'harmonie intérieure (Marabout, 2007). 

Lorsque je demande aux personnes de mon entourage si elles font des listes, les unes prennent un air détaché, les autres s’illuminent et racontent : « Je les oublie toujours sur un coin de table. Mais le seul fait de les avoir écrites me permet de savoir ce que je dois mettre dans mon Caddy ! » 
 
 
 
   
Les listes font partie de notre vie de tous les jours et nous apportent un support indispensable. Que ce soit pour faire table rase avant de mieux repartir dans la course du quotidien ou pour entreprendre un travail de fond sur le sens de sa vie, j’ai découvert qu’elles constituent l’un des moyens les plus efficaces et les plus accessibles de se libérer intérieurement. Une fois qu’on les a écrites, les activités à accomplir semblent moins pesantes, notre esprit moins surchargé. Il suffit de se constituer un carnet de listes et de rédiger des inventaires. Je vous en propose quatre types, qui vous aideront à vous dégager du superflu dans un premier temps, mais aussi à poursuivre vos rêves. 
 
 
 
 
Des listes « corbeilles »Ce sont toutes celles sur lesquelles vous inscrivez ce dont vous souhaitez vous débarrasser. Pourquoi nos agendas sont-ils plein de rendez-vous, nos boîtes aux lettres de publicités, nos répondeurs de messages ? Un environnement matériel étouffant est l’une des causes fréquentes de fatigue et de stress. Vivre avec peu aide à se concentrer sur les choses de l’esprit et à mieux être dans le moment présent.  

 
 
 
 
   
Faites deux listes :
- Ce que vous aimeriez éliminer matériellement (de votre maison, de vos placards, de votre agenda, de votre carnet d’adresses…). Ecrire des listes aide aussi à « se vider » intérieurement, comme certains peuvent le faire en séance avec leur psy, à mettre les choses à distance, à les extraire de soi. 
 
 
 
- Ce qui vous pèse moralement (rancunes, situations qui sapent votre énergie, relations stériles). 
 
 
 
 
Dans ce type de liste, il est important de « tout » noter. Même si vous n’avez pas l’intention (ou les moyens !) de « tout » résoudre pour le moment, vos « fardeaux » seront alors focalisés, plus concrets et limités, donc plus contrôlables et moins envahissants. 
 
 
 
 
Des listes « rappels »

Ce sont celles qui aident à trouver ses repères personnels et à définir ses priorités mais aussi ses limites, physiques, mentales, émotionnelles. Pris dans le rythme infernal du quotidien, nous devons sans cesse faire face, être responsables, prendre des décisions… Et nous nous chargeons de contraintes qui ne nous incombent pas forcément. Nous faisons des choses parce que nous les avons toujours faites ou que nous avons vu nos parents les faire. Mais est-ce toujours à la même personne, dans un foyer, de faire les courses, de préparer le repas ou de faire le ménage ? Parce que l’on a du mal à déléguer, ne se charge-t-on pas d’activités que des ados pourraient assumer, par exemple ? 
 
 
 
 
Faites une liste à deux colonnes, avec au choix : 
-Tout ce qui dépend de vous face à ce qui n’en dépend pas.
-Les choses que vous pouvez obtenir par vous-même face à celles pour lesquelles vous avez besoin d’aide. Vous allez par exemple choisir une nouvelle bibliothèque, mais vous pouvez faire appel à un tiers pour l’installer. 
 
 
 
 
Même si vous ne faites pas immédiatement ce qui vous revient vraiment de faire, vous vous sentirez plus en contrôle après avoir dressé ces listes de « rappels » justes et efficaces 
 
 
 
 
Des listes « baumes à l’âme »

Elles invitent à se composer un florilège personnel à partir de notes de lecture, de poèmes et citations préférés, des endroits les plus beaux que l’on a visités… Elles recensent toutes les ressources dont nous disposons pour nous faire du bien et nous permettent ainsi de définir notre propre esthétique de l’existence, notre idée du bonheur. Ces listes doivent être sans cesse complétées grâce aux découvertes agréables qui se présentent dans nos vies. 


 
 
 
Faites deux listes :
-Vos petits plaisirs quotidiens (les parfums que vous aimez, les plats qui vous régalent, vos films et disques préférés…). 
-Les escapades qui vous tentent (petits hôtels tranquilles dans des villes qui vous font rêver, auberges de campagne, spas…), avec les informations pratiques, budget, itinéraires… 
 
 
 
 
La solitude, ce « rocher de cristal » dont parlait Baudelaire, est périodiquement indispensable. Nous avons tous besoin de nous extraire du regard des autres afin d’oublier les images sociales et les rôles que nous tenons d’ordinaire. Pour cela, rien de mieux qu’une petite liste d’échappées belles. Ce sera votre bouée de sauvetage les jours où vous serez trop épuisé pour mettre en œuvre quelque projet que ce soit.


 
 
 
Des listes « essentiels »

Ce sont celles qui aident à élever son esprit et à approfondir ses questionnements existentiels. Pour rejeter les idées reçues et apprendre à être soi, il faut sortir de la léthargie spirituelle dans laquelle la suractivité nous plonge. 
 
 
 
 
Faites deux listes :
-Comment vous vous imaginez dans cinq, dix, vingt ans (où, avec qui, dans quels projets… ?).
-Ce à quoi vous aspirez dans votre vie. Cette liste, complétée de citations et pensées spirituelles, est nécessaire pour se connecter avec le plus profond de son être et inscrire en soi ses « justes milieux », sans lesquels nul ne peut se libérer du désordre et de la confusion. 




 
 
En nous aidant à nous poser sans cesse des questions, les listes augmentent ainsi notre capacité à vivre avec une conscience plus éveillée. 
 
 
Revenir en haut
Aime-Ti
Bipote Diamant

Hors ligne

Inscrit le: 25 Nov 2008
Messages: 3 558

MessagePosté le: Jeu 17 Sep 2015 - 22:26    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant



Pourquoi le traitement seul ne suffit pas
Revenir en haut
Team bipote
Bipote Saphir

Hors ligne

Inscrit le: 13 Avr 2014
Messages: 863

MessagePosté le: Mar 29 Sep 2015 - 23:02    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

Actualisé le:14 juillet 2015, 14:59

EUGÉNIE BAYLAC

L’ART ET LA SANTE FONT-ILS BON MENAGE ?


Entretien exclusif avec le Dr Granier, responsable depuis plus de 30 ans du service d’art-thérapie de Purpan à Toulouse.


Photomontage illustrant l'interview du Dr Granier.

Quand l'art rencontre le domaine de la santé, peut-il vraiment aider les patients à aller mieux ? Quelle différence y a-t-il entre un artiste et un patient en art-thérapie ? Pour nous aider à y voir un peu plus clair, le Dr Granier, responsable depuis plus de 30 ans du service d'art thérapie de l'hôpital Purpan à Toulouse, a accepté de répondre à nos questions.

BN : Dr Granier, pourquoi cet engagement dans l'art thérapie ?

Dr Granier : Parce que c'est un moyen thérapeutique complémentaire à tout le reste, que ce soient les médicaments, la psychothérapie, et toutes les mesures psychosociales d'accompagnement. Il y a un certain nombre de patients qui, à l'occasion d 'une hospitalisation, découvrent tout d'un coup le monde de l'atelier, et donc un certain nombre, se mettent à investir l'objet culturel, quel qu'il soit, la peinture, le conte, l'écriture.

A ce moment-là, ça sert de base pour rebondir et pour alimenter l'alliance thérapeutique, le fait qu'il y ait des ateliers modifie l'image de soi, et puis ça modifie aussi l'image du malade. C'est-à-dire que ça la rend positive, ça permet d'avoir une reconnaissance, ça permet d'être déstigmatisé, ça permet de mettre en confiance, et puis quand on arrive, à des projets lourds comme une exposition qui est un travail qui s'étale sur plusieurs mois, ça amène à s'engager, à être dans la continuité pour des patients qui sinon passeraient leur vie soit dans leur bulle, soit à tourner en rond surtout, avec beaucoup de difficultés sur le monde du travail. Tout d'un coup ils trouvent là quelque chose qui enfin peut servir d'ouverture.

Ce n'est pas valable pour tous les patients. Parce que c'est exactement comme dans le public général, il y a des gens qui peuvent être intéressés par l'art et il y en a d'autres qui sont insensibles, donc le but n'est pas du tout de convertir les gens à l'art, mais l'idée est d'offrir l'occasion pour ceux qui potentiellement peuvent en faire quelque chose, enfin de s'y mettre. D'où la nécessité d'avoir des ateliers, et ce qu'il faut c'est permettre à ces gens pour la première fois de franchir le pas. Et alors là, on voit ce qui peut s'enclencher.

BN : Est-ce que ça a été difficile à mettre en place ?

Dr Granier : Non parce que tout ça c'est du travail institutionnel. C'est-à-dire qu'il n'y a pas un atelier qui est tout seul dans son coin, parce que sinon il est coupé du reste de la vie institutionnelle, du reste des initiatives, du reste des responsabilités, et à ce moment-là, ça ne vit pas. Il n'est pas présent dans l'esprit des gens. Il faut que l'atelier soit intégré à l'ensemble de la vie institutionnelle et à l'ensemble du projet thérapeutique, c'est un maillon parmi d'autres.

BN : Qui sont les patients à qui s'adresse cet atelier ?

Dr Granier : Tous les patients. Il n'y a pas de discrimination. Comme on est à l'hôpital, ce sont les pathologies les plus lourdes, les psychoses, la bipolarité, les anorexiques, certains borderlines, etc. parce qu'il y a un biais de recrutement, ce sont les cas les plus difficiles qui arrivent à l'hôpital, et en réalité, ça peut concerner aussi les personnalités un peu fragiles mais qui n'ont pas besoin d'être hospitalisées. Et puis maintenant d'ailleurs ça concerne aussi les personnes âgées, les jeunes, les publics en difficultés, dans la précarité etc.

BN : Comment se déroule un atelier ? Y a-t-il une thématique imposée ?

Dr Granier : Ha non, non, pas du tout. On n'est pas un atelier didactique, on n'est pas là pour apprendre une technique. Pour cela, il y a des ateliers très bien en ville. Nous ne sommes pas profs de dessin ou profs de littérature, et surtout ça ne nous intéresse pas, parce qu'en pratique, ça ne nous apporte rien. Ce qu'il faut c'est que chacun arrive à exprimer sa dimension personnelle. Donc on ne va pas d'emblée les mettre dans un carcan, reproduisant un acquis. Si vous voulez, la technique redevient intéressante, souvent plus tard, dans un deuxième temps, pour ceux qui aiment beaucoup ça, qui s'y sont engagés, et qui, à ce moment-là se posent davantage les questions d'esthétique. Là le bricolage technique peut devenir intéressant. Mais au départ, ce n'est pas le but.


BN : Les résultats qui sont exposés annuellement (lien vers l'article connexe) sont quand même très vivants, expressifs.

Dr Granier : Vous trichez ! Parce que si vous prenez les grands artistes de référence comme Matisse, ce qu'il a fait en peinture ou ses papiers découpés, il ne l'a appris nulle part ça. Ça vient de lui. Le grand Picasso, avec le cubisme etc, il n'a pas appris ça quand il a été premier prix, à l'Ecole des beaux-arts de Barcelone.

Donc si vous voulez il y a un moment où il faut que l'individu se forge son signe propre, une sorte d'identité artistique, une sorte de signature, et ça permet l'affirmation de soi parce que ça c'est très important, parce que les patients ont souvent du mal, dans la vie, à l'extérieur, à s'affirmer, à prendre position, ils sont souvent complexés, ils ont tendance à se rétracter etc. Et nous là, on leur donne les moyens de dire, je vois ce que tu fais, ça me plaît plus ou moins, tu peux le travailler plus ou moins etc, mais je le respecte. Et donc à travers ça, ça leur donne le sentiment d'exister. " j'ai fait quelque chose, je ne suis plus dans le vide de la maladie, dans le vide social ". Très souvent, il n'y a pas de travail, il n'y a pas d'aide, il n'y a pas de vie familiale. Et là " je me raccroche enfin à quelque chose que je vais pouvoir investir ".

BN : L'art est du coup un support de progression pour le patient ?

Dr Granier : oui, voilà, c'est un moyen qu'il ne faut surtout pas idéaliser. De la même façon, nous ne sommes pas dans le commerce, nous ne sommes pas des professionnels qui alimentons des galeries, ce n'est pas du tout notre propos. Si un jour les patients veulent se confronter à ce monde, ils le font, libre à eux, mais là je ne m'en occupe pas. Ce serait très malhonnête de faire croire à ces patients qu'ils vont devenir artistes comme ça, car on sait très bien que dans la réalité, la vie d'artiste est très difficile. Pour 10% de temps en atelier, il faut faire 90% de "public relation", de tractation, etc. autrement dit, il faut gérer une carrière d'artiste. Ça, ça devient compliqué. Vous avez le travail de création lui-même et après vous avez la gestion d'une carrière, ce n'est quand même pas du tout pareil. Nous en tant que soignants, nous ne sommes pas des galeristes.


BN : Je voudrais vous poser la question du langage. Dans une vidéo présentée lors de l'exposition qui s'est tenue à l'Hôtel-Dieu de Toulouse, vous avez abordé l'art comme étant une façon de quitter le langage articulé, qui est la parole, pour aller vers un autre type de parole...

Dr Granier : Il y a des personnes qui n'arrivent pas à parler, à s'exprimer, les mots manquent, ils ne viennent pas bien, etc. Donc on utilise d'autres canaux d'expression. Ça peut être la musique, ça peut être l'écriture, ça peut être la peinture, peu importe, ça peut être le langage corporel aussi ou le théâtre. Au départ comme il y a cette difficulté de la mise en paroles, on contourne cette difficulté, par d'autres techniques d'expression, et plus tard, une fois que le sujet a appris à s'exprimer avec les autres techniques, on peut revenir plus facilement à la parole.


BN : Est-ce qu'il n'y a pas un problème dans la façon dont on communique et dont on s'exprime dans notre société ? Est-ce qu'il ne manque pas justement ces autres moyens d'échange et de communication ?

Dr Granier : Le monde actuel est difficile à vivre, on peut être empêtré là-dedans et avoir du mal à y voir clair et donc à exprimer ses difficultés, mais ça ce sont des difficultés d'ordre social, or nous quand même, nous traitons surtout des difficultés d'ordre psychologique. Il faut se méfier de ne pas toujours attribuer au monde extérieur à la société, aux événements autour de nous, la cause unique de tout ce qui nous arrive. Pour un événement donné, vous prenez dix personnes, elles vont réagir de façon différente. L'événement extérieur souvent sert de révélateur, il est la circonstance qui révèle que l'on a des difficultés à réagir, à s'adapter, à mettre en mots etc. Il ne faut pas mélanger les facteurs extérieurs et les facteurs intérieurs, même si après coup ils se combinent.

BN : Avez-vous des patients qui continuent de revenir à l'atelier même après avoir quitté les services de l'hôpital ?

Dr Granier : Après des années, oui, bien sûr, parce que au long terme, l'objet culturel devient un objet d'investissement existentiel. A ce moment-là, ceux qui ont cette fibre artistique vont avoir tendance à s'adonner essentiellement à la pratique artistique.[...] Mais il ne faut pas non plus l'idéaliser de façon à encourager un risque, un danger, qui est que certains s'enferment dans une bulle, la bulle de la création.

Il y a un moment où les artistes normaux, dans leur atelier, ont besoin d'avoir la tranquillité pour créer avec leur imagination, mais ils savent aussi sortir de cette bulle, pour ensuite gérer une carrière pour se mettre en valeur. Or il y a certains patients qui eux, ont tendance à s'enfermer là dedans et n'ont pas du tout le souci de la reconversion et de la traduction sociale.

BN : Cette bulle est une protection...?

Dr Granier : Voilà, parce que très souvent l'un des principaux symptômes de la maladie, c'est la difficulté, la perte des compétences sociales (c'est-à-dire des relations sociales), d'où beaucoup de formes d'auto-exclusion... de renfermement. Quand Dubuffet disait à l'époque, à propos de l'art Brut que c'étaient les méchants médecins qui avaient enfermé les malades dans les asiles et puis que cette oppression les aurait amenés à créer, c'est un mythe, c'est complètement faux. Aujourd'hui, les patients sont pour la plupart dehors, il n'y a donc pas cette idée d'enfermement, il y a plein d'autres moyens thérapeutiques qui n'existaient pas à l'époque, il y a les médicaments, ce qui permet de sortir beaucoup plus vite d'une hospitalisation, mais il n'empêche que les patients eux, ils ne sont pas dupes, et ils savent très bien que la prison est intérieure. La prison c'est la maladie.

BN : En conclusion, y a-t-il quelque chose d'essentiel que vous voudriez dire à propos de cette pratique ?

Dr Granier : De fait, elle se développe de plus en plus, surtout depuis les années 1980, et ça concerne de plus en plus de monde, que ce soit dans les hôpitaux ou même à l'extérieur des hôpitaux, et ça va concerner toutes les tranches d'âge. Il y a même des gens qui ont des maladies physiques, somatiques, pas psychiatriques, mais qui, face à la maladie physique, ont eux aussi besoin d'utiliser d'autres moyens d'expression. Même ceux-là peuvent avoir recours à l'art thérapie. Il n'y a pas que les cas psychiatriques purs et durs.

http://fr.blastingnews.com/societe/2015/07/l-art-et-la-sante-font-ils-bon-m…
Revenir en haut
Sassandra
Bipote Turquoise

Hors ligne

Inscrit le: 04 Oct 2014
Messages: 488

MessagePosté le: Mer 30 Sep 2015 - 07:54    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

Bonjour,

je vais à un cmp ou il y a cette forme d'atelier , et à "un cours" financé par un GEM groupe entraide médicale

Personnellement sans oublier les différents soignants croisés dans ma vie et les groupes de paroles et mon traitement
ce sont les différents ateliers écriture, peinture, bois croisés au fur et à mesure
de mes pérégrinations médicales qui font le reste du boulot et un gros reste

Je crois que c'est grâce à ce genre de structures mis en place
que je me considère non pas comme une bipolaire guérie
mais comme une bipolaire heureuse même si je me demande souvent ce
que signifie heureux

Pas malheureuse en tout cas...
Revenir en haut
emma16
Bipote Saphir

Hors ligne

Inscrit le: 17 Jan 2012
Messages: 517

MessagePosté le: Mer 30 Sep 2015 - 08:15    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

bonjour,
je pratique également l'art thérapie en hôpital de jour une fois par semaine.
Si je vois que certain patients y trouvent un véritable havre de paix, un moment de laisser aller ou voir de reprise en main de leurs capacités ; ces séances sont pour moi très douloureuses, me mettent face à mes angoisse, à la perte totale de confiance en moi. J'y suis allée hier et en suis ressortie en larmes, du coup entretien infirmier. Je n'ai pas remis en cause ma participation à cet atelier, mais me pause la question. Peut-être ne sommes nous pas tous capable de nous exprimer par ce médium, certainement même.
Mais je remercie également la bienveillance et le professionnalisme des soignants.

Bonne journée.

emma
Revenir en haut
Sassandra
Bipote Turquoise

Hors ligne

Inscrit le: 04 Oct 2014
Messages: 488

MessagePosté le: Mer 30 Sep 2015 - 09:33    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

Revenir en haut
Team bipote
Bipote Saphir

Hors ligne

Inscrit le: 13 Avr 2014
Messages: 863

MessagePosté le: Mer 21 Oct 2015 - 17:00    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

DÉPRESSION: Rien ne vaut les visites des proches pour la conjurer


Actualité publiée il y a 10 jours
Journal of the American Geriatrics Society



Tout contact social peut remonter le moral, tout isolement peut accentuer le risque de dépression. Un constat vérifié chez les personnes âgées, mais pas seulement. Cette étude menée auprès de participants de 50 ans et plus montre clairement que ceux qui voient leur famille et amis au moins 3 fois par semaine ont 2 fois moins de risque de développer une dépression. Des conclusions, présentées dans le Journal of the American Geriatrics Society, qui appellent à rester en contact mais plus, à prendre le temps de rendre régulièrement visite à ceux qui nous sont proches.

Car un coup de téléphone ou un e-mail ne suffira pas à apporter cet effet protecteur sur le risque de dépression, concluent ces chercheurs de l’Université du Michigan et de la Portland State University. Ils ont suivi 11.065 participants, âgés de 50 ans et plus sur 2 ans, participant à la Health and Retirement Survey (HRS). Les chercheurs ont pris en compte 3 types de contacts sociaux, en face-à-face, par téléphone et par écrit, dont par mail. Les niveaux de dépression des participants ont été évalués via la Epidemiologic Studies Depression Scale.

L’analyse constate que
· les participants qui restent en contact physique régulier avec leur famille et leurs amis « courent » un risque de dépression de 6,5% vs 11,5% pour les participants qui n’ont ce vrai contact qu’une fois tous les quelques mois,
· l’association est inversement dose-dépendante : le risque de dépression augmente lorsque la fréquence des visites diminue,
· si le contact téléphonique est la forme la plus fréquente de contact social, il semble ne pas fait aucune différence dans le risque de dépression, l’email non plus,
· de différence à la probabilité de développer des symptômes dépressifs.
· Enfin, les contacts sociaux avec des amis apparaissent les plus bénéfiques pour les personnes âgées de 50 à 60 ans, puis ce sont les contacts avec les enfants et la famille qui apportent le plus aux personnes de 70 ans et plus.

Certes ces contacts fréquents avec les amis et la famille ne sont bénéfiques que lorsqu’ils sont positifs, remarquent les auteurs. Car leur étude montre aussi que ces visites, lorsqu’elles sont pavées de conflits sont associées à un risque de dépression plus élevé que l’absence de contact.
L'étude rappelle ainsi une évidence, bonne à rappeler cependant à l’heure de l’Internet, soit l'importance du contact face-à-face dans la prévention de la dépression.
Rappelons que la dépression a aussi ses comorbidités. Soutenir et accompagner, par quelques visites régulières, peut faire la différence, pour la santé, notamment des personnes âgées.

Source: Journal of the American Geriatrics Society October 6 2015 DOI: 10.1111/jgs.13667 Does Mode of Contact with Different Types of Social Relationships Predict Depression in Older Adults?
Lire aussi: SOCIO: Les relations petit-enfant-grands-parents préservent de la dépression –
PARENTALITÉ: La solidité du couple atténue les effets de la dépression -

Réagissez à cette actu sur Santé Blog

Cette actualité a été publiée le 11/10/2015 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.

http://www.santelog.com/news/neurologie-psychologie/depression-rien-ne-vaut…
Revenir en haut
Team bipote
Bipote Saphir

Hors ligne

Inscrit le: 13 Avr 2014
Messages: 863

MessagePosté le: Mar 3 Nov 2015 - 17:02    Sujet du message: Sortir du "tout médicament" Répondre en citant

Trouble bipolaire : efficacité de psychothérapies spécifiques


Psychomédia - Publié le 26 octobre 2015




Plusieurs psychothérapies spécifiques pour le trouble bipolaire, de pair avec la médication, permettent une meilleure réduction des symptômes du trouble bipolaire et une meilleure adaptation que la médication seule, selon une étude publiée dans la revue Focus (American Psychiatric Publishing).

La médication n'offre qu'un soulagement partiel des symptômes, soulignent les auteurs. Le traitement avec les médicaments seulement est associé à des taux « désespérément » faibles de rémission, des taux élevés de récurrence, des symptômes résiduels, et un dysfonctionnement psychosocial et interpersonnel.

La psychothérapie spécifique pour le trouble bipolaire est de plus en plus recommandée comme une composante essentielle de la gestion de la maladie, indiquent les chercheurs.

Holly A. Swartz et Joshua Swanson de l'Université de Pittsburgh ont analysé 28 études randomisées portant sur l'efficacité de la psychoéducation individuelle et de groupe, la thérapie cognitivo-comportementale individuelle et de groupe, la thérapie familiale, la thérapie interpersonnelle et du rythme social ainsi que la gestion des soins intégrés.

Ces psychothérapies, lorsqu’ajoutées aux médicaments, étaient plus efficaces que les médicaments seuls pour améliorer le fonctionnement et la qualité de vie, réduire les symptômes, accélérer le rétablissement d'un épisode dépressif et réduire le risque de rechute.

Les psychothérapies contemporaines spécifiques « utilisent des stratégies directives et axées sur les symptômes telles que l'encouragement de l'observance du traitement pharmacologique, la psychoéducation (information sur la maladie), la participation des membres de la famille, le développement de stratégies pour la prévention des rechutes, l'exploration de la relation réciproque entre l'humeur et les cognitions ou les relations interpersonnelles, et l'établissement de cycles réguliers de veille-sommeil », explique la chercheuse.

Psychomédia avec source : Focus.
Tous droits réservés



http://www.psychomedia.qc.ca/trouble-bipolaire/2015-10-26/psychotherapie-ef…
Revenir en haut
Team bipote
Bipote Saphir

Hors ligne

Inscrit le: 13 Avr 2014
Messages: 863

MessagePosté le: Ven 4 Déc 2015 - 18:44    Sujet du message: Faire le ménage, c'est bon pour le moral ! Répondre en citant

Faire le ménage, c'est bon pour le moral !


Valérie A.G. Ventureyra - Mis à jour le 23/11/2015


À une époque où la consommation excessive d’antidépresseurs est régulièrement dénoncée dans les médias, la tendance est à la recherche d’alternatives plus naturelles et moins chères pour lutter contre les effets délétères de la dépression. Selon certaines études récentes, l’exercice physique (la pratique d’un sport ou simplement la marche), le jardinage, et plus étonnamment, le ménage, auraient des effets sur le bien-être psychique. Il suffirait de vingt minutes par semaine d’une de ces activités pour améliorer sa santé mentale (davantage, c’est encore mieux).

Les tâches ménagères favorisent donc le bien-être psychique. Pourquoi? Kelly Lambert, une neurobiologiste américaine, pense avoir la réponse. Elle s’appuie sur le fait que la dépression chez nos ancêtres était beaucoup moins fréquente qu’elle ne l’est aujourd’hui, alors que, paradoxalement, la vie quotidienne était plus difficile. Historiquement, l’être humain devait faire des efforts importants pour survivre. Le cerveau humain serait ainsi programmé pour fournir une “récompense liée à l’effort”, en développant des circuits reliant les “pensées orientées vers un but” à l’effort physique, et au plaisir. Aujourd’hui, avec la facilité matérielle de nos vies (machines à laver, lave-vaisselle, plats préparés), ces circuits ne seraient plus suffisamment stimulés par l’effort, conduisant à moins d’auto-satisfaction, et par conséquent à une augmentation de la vulnérabilité à la dépression.
Depuis quelque temps, thérapeutes et médecins recommandent l’exercice physique pour combattre la déprime. On peut dès lors se demander si les tâches ménagères vont bientôt se faire “sur ordonnance”, puisque s’occuper des tâches ménagères est non seulement bon pour notre maison, mais aussi pour le moral!


Références:
M. Hamer, E. Stamatakis & A. Steptoe, "Dose response relationship between physical activity and mental health: The Scottish Health Survey", British Journal of Sports Medicine, April 2008.
K. G. Lambert, “Rising rates of depression in today’s society: Consideration for the roles of effort-based rewards and enhanced resilience in day-to day”, Neuroscience and Behavioural Reviews, vol. 30, 2006.
G. Mead, W. Morley, P. Campbell, et coll., “Exercise for depression”, Cochrane Database Syst Rev., October 2008.


http://www.scienceshumaines.com/faire-le-menage-c-est-bon-pour-le-moral_fr_…
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:31    Sujet du message: Sortir du "tout médicament"

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Le forum des bipotes Index du Forum ->
Informations
-> Psycho-Education, Actualités médicales et thérapeutiques.
Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Aller à la page: 1, 2  >
Page 1 sur 2

 
Sauter vers:  

Index | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Wikipedia | Psychomedia | Troubles-bipolaires.com | camh.ca - Le trouble bipolaire : Guide d'information | Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group Traduction par : phpBB-fr.com