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Améliorer la psychiatrie en France, une urgence|
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nad



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MessagePosté le: Mar 4 Fév 2014 - 23:13    Sujet du message: Améliorer la psychiatrie en France, une urgence| Répondre en citant

Revue du message précédent :

Bonsoir,

Dans beaucoup d'HP, c'est pire que la prison, et pourtant les prisons en France, dur dur.

Je ne vois pas ce que la modération viendrait faire, des malades qui témoignent de leur expérience, où est le problème ? Cela dérange, tu en es la preuve, ¨Pascal.

Il existe des soignants qui se décarcassent comme tu dis, et il en existe des pourris, que ce soit en psychiatrie ou ailleurs. Et se taire c'est cautionner.

Tu n'es pas représentatif de la population, alors, laisser les malades témoigner serait la moindre des choses.

Si toi, tu as été bien traité, tant mieux, ce n'est pas le cas de tout le monde, et ceux là ont droit à la parole, ne t'en déplaise, pour le coup, je ne sais pas ce qui est le plus ridicule.....
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MessagePosté le: Mar 4 Fév 2014 - 23:13    Sujet du message: Publicité

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mabulle
Bipote Turquoise

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Inscrit le: 17 Juin 2009
Messages: 279

MessagePosté le: Mar 4 Fév 2014 - 23:45    Sujet du message: Améliorer la psychiatrie en France, une urgence| Répondre en citant

Bonsoir,


Je n'invente rien, voici par exemple un article sur L'hôpital d'Esquirol.  
http://lci.tf1.fr/france/2005-02/maltraitance-hopital-esquirol-4859614.html 


Tu peux aussi chercher sur YouTube l'émission des infiltrés sur l'hôpital psychiatrique. 


Des témoignages sur des situations de maltraitance en psy, tu en trouveras des tonnes. 
Pour ma part je ne fais que relater mon expérience, et celle d'un ami très proche, mort depuis. J'ai aussi repris le témoignage de quelqu'un que j'ai rencontré en clinique. 


Ce qui est sur, c'est que la psychiatrie manque de fonds, manque de lits, manque de médecins. Et que c'est sûrement la raison principale de ces situations. 


Je parlais dans une autre discussion de mon voisin qui et interne en psychiatrie. Il assure entre autre, des consultations au CMP. il a suivi des consultations avec un infirmier pendant une semaine, puis seul. Il n'avait jamais fait de stage en psy, ne s'y était jamais intéressé, connaissait à peine les médicaments, et le voilà à assurer des consultations au CMP. Et il était tout content parce qu'il avait "plusieurs schizo et quelques bipolaires". Vous pensez pas qu'il y a comme un problème là? 


Moi je crois qu'on mérite mieux que ça. Nous sommes atteints de maladies qui vont nous conduire à passer beaucoup de temps à l'hôpital au cours de notre vie. Est ce qu'on ne mérite pas mieux?


Je ne dis pas que tous les services sont comme ça, mais je pense que c'est la majorité. Je ne nie pas qu'il y a du personnel soignant motivé, que ce soit des médecins ou des infirmiers. Mais ils sont rares. Et c'est bien dommage. 


Quand au système de récompenses, de devoir obtenir l'autorisation du médecin pour lire, fumer, téléphoner, il me semble qu'on doit ça à la psychanalyse. En tout cas, je refuse d'être traitée comme ça. Les médecins s'assurent ainsi que les patients acceptent n'importe quel traitement. Je trouve que ça n'est pas très déontologique. 


Non vraiment, on ne peut pas dire que les choses ont bien dans la psychiatrie fançaise!
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Bipote
Admin_Bipote

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Messages: 10 982

MessagePosté le: Jeu 6 Fév 2014 - 08:32    Sujet du message: Améliorer la psychiatrie en France, une urgence| Répondre en citant

Bonjour jour,

Mabulle, il existe également sur le forum:

" Nos fragilités ordinaires diffusé le 14/05/2013 dans Infrarouge.
Citation:
L'émission : Si le service d'urgences psychiatriques de Nanterre et la clinique privée de Garches ont la même mission, un monde les sépare. Taille des effectifs, type de clientèle, rythme des consultations : la liste des différences est longue. D'un côté, un quotidien confortable dans un cadre reposant et verdoyant. De l'autre, la frénésie des rendez-vous dans des locaux anonymes. A Nanterre comme à Garches, les psychiatres reçoivent des patients aux pathologies douloureuses et socialement handicapantes. Comment les malades mentaux, riches ou pauvres, y sont-ils soignés ?


"Sainte-Anne, hôpital psychiatrique"
Pour la première fois, une immersion en cinéma direct dans les services fermés de l'hôpital Sainte-Anne à Paris.

des articles pour en savoir plus sur La chambre d'isolement, aspect thérapeutique?

"Un mort sur ordonnances à l'Hôpital Henri Ey de Paris"
Nous avons eu malheureusement l'occasion d'en débattre sur ce forum à l'occasion de la tragique disparition de PHILIPPE VESCO.

Je ne souhaite pas paraître de trop cynique, ni m'en prendre à Nad qui m'a donné cette info sur fbk ;) mais nous vivons une époque où par exemple, il va y avoir tout un tas de gens qui vont se mobiliser au sujet d'un con qui balance des chats contre un mur mais qu'il existe des jeunes enfants handicapés maltraités, cela ne suscite pas ou très peu d'intérêt (y compris ici). Enfants handicapés : révélations sur les centres qui les maltraitent

Alors bien sur, nous ne pouvons pas nous occuper de tout le malheur du monde mais pour moi, il y a des priorités dans les urgences, d'abord celles qui sont urgentes et ensuite les importantes . Après c'est chacun qui voit midi à sa porte et avec les médias, les politiques il y a des sujets plus ou moins "vendeur"et pour simplifier, les intérêts l'individuels passent avant tout le reste.

Oui mabulle, la question des conditions d'hospitalisation est pour moi une urgence et je t'avoue que je suis fort embarrassé quelque fois quand un personne pose la question de la légitimité d'une éventuelle hospitalisation. C'est juste une réflexion de ma part, idéalement nous pourrions sur le forum faire une sorte de palmarès des lieux de soins avec les différents témoignages vécus. Qu'est ce que tu penses de cela? au lieu que nos différents témoignages soient un peu perdus sur le forum, ils deviendraient utiles tous regroupés? est-ce que tu as envie de t'occuper de cela?

Ma chère Bongrainivraie émeraude, je suis très heureux de lire tes messages, de pouvoir te compter parmi nous et je te suis reconnaissant pour le vent frais et vivifiant que tu insuffles sur le forum (voir ailleurs ;)). Tu as planté une graine ici, j'espère de tout cœur que ce MOOC grandira dans les esprits. Ton cursus, ton savoir, tes expériences, ton enthousiasme et ta sensibilité font de toi, la plus apte à conduire un tel projet et surtout y apporter de la crédibilité. J'adhère à ta méthodologie et je pense également depuis un moment, de pouvoir analyser l'existant du forum.

Pour l'aspect financier, je tiens à la gratuité de l'accès à l'information et par expérience, je sais que les bonnes volontés ne suffisent pas toujours mais le risque c'est de voir ses questions financières passer en priorité devant l'éthique. Pour ce qui est des subventions de l'état, il ne faut pas être naïf et par exemple dans le «plan santé mentale 2005-2011» , ils peuvent encourager des actions que seulement et seulement si elles ont fait leurs preuves. C'est la raison qui a été invoquée pour le projet médiateur pair santé quand il n'a pas été foudroyé par les personnes des hôpitaux et leurs syndicats. Comme je l'ai écrit plus haut, il y a une demande pour que la santé mentale soit une grande cause nationale cette année et nous pouvons déjà voir, les différents intervenants qui peuvent aussi voir par là, une bonne raison de se faire remarquer et un intérêt financier non négligeable. Attention donc, aux différentes récupérations de personnes "bien pensantes" qui savent bien sur mieux que nous, ce dont nous pourrions avoir besoin.

Pour son évolution et afin de lever certains freins que je peux constater, j'ai envie de connaître ton avis au sujet de l'accès au "savoir". En 2001, Pilgrim et Rogers ont retenu quatre positions d'usagers directs de la psychiatrie que je trouve intéressantes non pas pour nous coller dans des cases mais simplement qu'on peut s'y retrouver à un moment ou à un autre: le patient, le client, le pair-aidant et le militant.

L'usager-patient est en général, la relation initiale avec les soins psychiatriques. Il confie sa santé à plusieurs professionnels de façon à recevoir de l'aide. Elle favorise une relation de pouvoir que l'on peut qualifier de paternaliste, elle est favorisée par les soignants dans la phase initiale avec des notions telles que l'observance du traitement. Sur le plus long terme, les soignants "devraient" sortir de l'illusion que le "bon" patient est obéissant et également compliant pour éviter de rester figé sur un mode passif ou peu participatif. Les associations d'usagers doivent donc lutter pour lutter activement contre la position du patient. Elles doivent donc constituer un contre-pouvoir aux côtés de l'usager, afin de l'aider à sortir de sa condition de patient et sur le long terme, deviennent des alliées essentielles pour le regain d'autonomie des personnes.

L'usager-client n'est plus l'objet des soins, mais consommateur des services dont il a le choix. Cette position met l'accent sur l'échange commercial entre un prestataire de soins et de son client. Les associations d'usagers peuvent jouer le rôle d'associations de consommateurs et agir sur le choix, la qualité et le prix. Les aspects éthiques sont mis de côté au profit de la "loi du marché", le pouvoir se déplace...

L'usager pair-aidant se place dans une relation d'entraide avec les autres usagers, augmentant leur choix dans les services et favorise l'"empowerment", l'autonomie, le pouvoir sur nos vies. Cette notion introduit des valeurs éthiques d'entraide et de réciprocité. l'usager pair-aidant favorise son éxpérience personnelle pour contribuer au rétablissement d'autre d'autres personnes. Les associations doivent promouvoir largement ce rôle et en pratique en France, cela commence très timidement à venir...

L'usager militant est le porte drapeau du contre pouvoir, il dénonce la stigmatisation des troubles mentaux et la perte des droits sociaux. Il utilise l'association d'usagers pour constituer un mouvement collectif visant à changer la société. La dimension militante des associations d'usagers devraient devenir, de la sorte, la forme la plus aboutie de contre-pouvoir, tant face aux soins et à la société, que face aux troubles mentaux eux mêmes. Grâce à cette dimension militante, des associations d'usagers ont aujourd'hui un poids politique considérable, même s'il reste des progrès à faire...

Les associations d'usagers les plus efficaces ont donc une large assise pour représenter ces différentes positions, lien avec le réseau de soins psy, défense des droits individuels, capables de donner des alternatives d'entraide et fortement militantes pour obtenir des changements au niveau politique ou institutionnel.

J''ai trouvé cette information dans cet excellent livre "Traitements psychologiques des troubles bipolaires - Coordonné par : François Ferrero, Jean-Michel Aubry". Je te le recommande vivement si tu ne le connais pas.

Le forum dans sa grande majorité est composé de bipotes/proches "patient" et de ce fait, le forum de par ses missions sensibilise à devenir plus acteur dans la prise en charge de ses troubles. Le premier pas du rétablissement passe par l'information comme tu le soulignes également. Cependant, je constate encore (Bipote watching you) qu'ils sont une minorité à lire les différents supports et ils s'interrogent sur leur problèmes (effet du médicament, prise poids, relation à soi et avec les autres, médico-social,..) du moment sans comprendre l'utilité d'avoir une (in)formation globale, le B.A. BA. Les symptômes du trouble ne permettent pas toujours de regarder au dessus de l'horizon et inhibent en dépression. Nous pouvons avoir un forum super +++ mais comment sortir de ce constat afin de favoriser l'empowerment?

D'autre part, je sollicite souvent les membres pour faire évoluer le forum ou simplement nous aider/participer à le maintenir en vie en devenant bénévole mais nous n'avons pas de retours spontanés ou pas. Je ne sais pas trop quoi penser, j'ai mes limites également... est ce que tu as une piste ou des gens de ton réseau intéressés pour nous aider?

Merci pour tout!

Pascal 87 a écrit:
Ps: Que fait la modération ?

Nos suggestions de règles de conduite et de respect entre les membres du forum a écrit:

Une bonne communication est celle qui permet à tout le monde de dire ce qu'il pense et ressent tout en respectant ce que l'autre pense et ressent.


Mabulle n'a pas fait d'insinuation contrairement à ce que tu écris, elle a témoigné sur son vécu en HP et à la clinique du Château. C'est donc une preuve d'irrespect de ta part que vouloir remettre en question la maltraitance dont elle a été victime. Souffrance dont tu n'évoques aucun mot.

Règles du forum a écrit:

Il est possible qu'un message non conforme à la Charte échappe à notre vigilance. Aussi, n'hésitez pas à nous le signaler en envoyant un mail directement à l’équipe de modération. Le problème sera pris en compte plus rapidement que si vous manifestez votre mécontentement sur le forum.


Mais que fait la modération est une insinuation de ta part sur la nécessité de faire intervenir la "police" de ce forum qui n'a rien fait apparemment. C'est une réflexion pas particulièrement agréable à lire pour ce qui nous concerne, un mail aurait été plus opportun qu'une interpellation sur le forum.

La modération attend que tu comprennes le caractère antipathique (contre l'émotion) de ton message et que tu présentes au moins des excuses pour ne pas avoir au minimum reconnu la maltraitance dont elle a été victime.

Bonne compréhension!

P.S. les gens accordent plus d'attention au P.S. qu'au contenu du message à ce qu'il paraît. Je n'aime pas trop les rumeurs sans vérifier leurs sources mais essayez vous constaterez par vous-mêmes. N'hésitez pas à intervenir pour faire avancer le schmilblick ;) !!!!!

P.S. 2: j'adore les chats!
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nad
Bipote Diamant

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Inscrit le: 29 Jan 2010
Messages: 3 734

MessagePosté le: Jeu 6 Fév 2014 - 11:32    Sujet du message: Améliorer la psychiatrie en France, une urgence| Répondre en citant

Bonjour Bipote,

Moi aussi, me suis fait la réflexion quant à l'histoire du chaton, en me disant que les défenseurs des animaux étaient bien plus puissants que ceux qui pourraient défendre des enfants, femmes, malades.

Hier j'ai regardé une partie du débat sur les maltraitances faites aux femmes. Il y a encore des aberrations quant à la prise en charge des femmes..... et pour les enfants témoins de cela et bien RIEN.

On sait pourtant que les enfants qui vivent dans un tel climat pourront développer des pathologies mentales.....

Enfin, tout le monde s'en fout.

Il y avait sur le plateau un avocat général, il avait requis lors d'un procès où la femme était jugé pour avoir tué son mari et bien, il a dit à cette femme : Madame, vous n'avez rien à faire ici, je suis à vos côté, je représente la société, et aujourd'hui la société est avec vous.....et en se tournant vers les jurés : Acquittez la, acquittez la.

Il existe ce que j'appelle des héros ordinaires, des personnes humaines, comme cet avocat général outré des non réponses qu'a eu cette femme quand elle demandait de l'aide, qui a demandé à ce qu'elle n'ait pas double peine.

Soyons tous des héros ordinaires.

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Bongrainivraie
Bipote Turquoise

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Inscrit le: 12 Sep 2011
Messages: 340

MessagePosté le: Ven 7 Fév 2014 - 13:05    Sujet du message: Améliorer la psychiatrie en France, une urgence| Répondre en citant

La tempête n'empêche pas la douceur d'un bon jour ! Donc bonjour à chacun, Bipote et Bipotes,

Bon mois de Février à tous quelqu'en soient les tempêtes.
C'est un particulièrement bon début de mois quand je lis, Bipote,
les chaudoudoux de ton post ci-dessus. Pour le fun ref ci-dessous :
http://www.diversite.eu/pages/Lanalyse_transactionnelle_et_le_conte_chaud_e…

Bipote pourrais-tu m'indiquer où je pourrais : quelle rubrique ou mail, te répondre aux différents points évoqués.

Pour faire écho à ce que j'ai lu dans les posts juste avant :

La "bipolarité est professionnalisante" ai-je écris.... il me semble que cela est différent de positif; une relecture pourrait peut-être permettre de nous mettre d'accord et d'avancer sur ce thème de la psychiatrie en France et l'urgence à faire différemment de façon efficiente.

Quand à l'expérience de Codek64 c'est la sienne que je me suis permise de citer dans le texte; incontestablement c'est expérientiel pour elle; et donc bien entendu différent pour d'autres.

Ce qui est certain quand je vous lis Nad et Mabulle c'est que nous partageons une réalité à multiprismes et que rien n'est ni faux ni vrai, mais que tout est singulier, subjectif et non généralisable et souvent au combien douloureux. Par contre parler d'une hypothétique vie sans la maladie est de l'ordre du fantasme. Le réel est le seul objectivable; seul compte l'expérience sans jugement de valeur, les hypothèses sur "ce qu'auraient pu être" des vies abipolaires sont des pensées irréelles. Le témoignage est une des forces et des beautés de ce site et comme l'éthique du forum des bipotes le propose c'est important de la respecter comme tel.

Au delà des tempêtes qui nous assaillent, ce qui est bon ce sont ces temps de paix où tout est possible même l'aventure vers le rétablissement. Bonne journée.
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mabulle
Bipote Turquoise

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Inscrit le: 17 Juin 2009
Messages: 279

MessagePosté le: Ven 7 Fév 2014 - 14:00    Sujet du message: Améliorer la psychiatrie en France, une urgence| Répondre en citant

Bonjour, 


Zut alors, j'avais posté une longue réponse hier depuis mon téléphone, mais elle a du se perdre dans les méandres du grand internet!
Je n'ai pas le temps là tout de suite, mais je m'y remettrais plus tard. 
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zabou13
Bipote Turquoise

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Inscrit le: 17 Déc 2013
Messages: 155

MessagePosté le: Sam 8 Fév 2014 - 03:15    Sujet du message: Améliorer la psychiatrie en France, une urgence| Répondre en citant

Bonsoir ,
Je suis une proche (une des seule sur ce sujet?), mon mari a été dignostiqué bipolaire il y a 4 mois lors d'un séjour en milieu psychiatrique privé
Malheureusement peu de temps après sa sortie il a rechuterez sur le mode depressif.
Depuis je crie dans le vide ma colère et ma propre souffrance envers certaines pratiques psychiatriques, donc sur ce forum je me sens tout a fait a ma place
Avant d'être hospitalisé, mon époux très en souffrance avec addiction a l'alcool, était allé demandé de l'aide auprès d'un psychiatre installé en liberal .le psychiatre lui a répondu qu'il ne pouvait rien pour lui tant qu'il buvait. !!!!!sans même le diriger vers un centre d'addictologie.j'ai trouvé que c'était limite non assistance en personne en danger
Puis devant les difficultés croissantes, mon époux a trouve un centre d'addictolo vie dans notre région , qui l'a mis en relation avec la clinique psychiatrique ou il a été hospitalisé en urgence.
Dans cette clinique , les patients pouvaientrr profiter du parc, nombreuses activités la journee(sculpture- activité sportives, théâtre....) bien loin de ce que je vois décrit de l'univers psychiatrique dans certains établissements .

Mais pas de sorties autorisees , je pense aussi selon l'évolution du patient, visite autorisees le mercredi après midi jusqu'à 18 h dans la semaine , je pense pour permettre aux enfants de venir voir leur parent hospitalisé.

Mon époux n'a pas eu droit a de sorties a domicile le WE , donc pour moi 1 heure de route le samedi et idem le dimanche .je me suis vite retrouvée épuisée , surtout après ma semaine de travail( je suis médecin dans une clinique.... Pas psychiatrique ).c'est la que j'ai vu la différence : en psychiatrie, les patients semblaient effectivement plus infantilisé, a DC système effectivement récompensé/punition

La distribution des médicaments m'a rappelée celle de la scène de "un nid de coucou"

J'avais demandé a plusieurs reprises a gré reçu par le psychiatre pour connaître l'évolution et la façon dont cela allait se passer lors du retour a domicile.j'ai eu droits a une visite du psychiatre 5 mn un dimanche après midi, pour m'entendre dire que je pouvais lire des bouquins et aller sur internet...je suis repartie donc sans réponse, san discussion possible; par contre je n'ai pass lâché le morceau , j'ai lu et parcouru internet en long en large et en travers
Je vois bien toutes les difficultés rencontrées par mon époux , je suis en quelque sorte sa parole quand il ne peut plus l'exprimer, je vois les effets des medicaments( depakote et tercian), mais a chaque consultation le psychiatre ne trouve pas nécessaire que je sois la, que j'accompagne mon époux qui n'arrive plus a être clair dans sa tête, alors que mon époux était d'accord pour que je sois a ses cotes vu son état
Pas même de médecin traitant pour prendre le relai , mon époux est son propre médecin traitant !

Nous nous sommes de routes encore seule pour trouver un suivi psychologique, la clinique ne proposant pas de relai

Effectivement il y a THÉORIE et RÉALITÉ
Nous sommes en train de sombrer , mon époux ressemblant a un mort vivant, et moi épuisée
Je trouve nécessaire que les médecins généralistes soient formés a la psychiatrie
J'aimerai pouvoir partager votre projet de mise en commun d'expérience /connaissance

Voilà pour ce soir, un petit coup d'insomnie
Zabou, femme de mon tendre bipolaire, et en grande compréhension avec vos souffrances
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mabulle
Bipote Turquoise

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Inscrit le: 17 Juin 2009
Messages: 279

MessagePosté le: Sam 8 Fév 2014 - 16:58    Sujet du message: Améliorer la psychiatrie en France, une urgence| Répondre en citant

Bonjour Zabou,


Oui la psychiatrie est un douloureux chemin....
Si tu savais comme j'ai galéré avant de trouver un psy qui m'entende, du haut de mes 19 ans, je suis passée de l'un à l'autre avant que le 6ème me prenne au sérieux. Entre celle qui voulait me faire enfermer dans un service de troubles alimentaires (j'étais tellement shootée que je ne mangeais plus rien), ou l'hôpital sainte Anne où un chef de clinique m'a dit que j'avais "des petits problèmes de petites jeunes fille" (j'avais déjà deux TS à mon actif) et m'a virée en larmes avec une ordonnance d'anxiolytiques, vraiment le chemin est long. 


Heureusement, aujourd'hui tu as le choix que je n'avais pas il y à plus de 20 ans, où il n'y avait que la psychanalyse en France. Mais les thérapies comportementales restent chères, et il y en a peu. Tu as regardé sur le site des thérapeutes comportementalistes? Il y a aussi des psychiatres, tu en auras peut être un dans ta région. 


Par contre c'est très moyen que ton mari se soigne tout seul. C'est sur qu'il a besoin d'aide. Par contre tu ne peux rien faire à sa place, et surtout je ne te le conseille vraiment pas pour toi, et pour lui. 
Non, tu n'as pas à être présente à chaque consultation, c'est le psy de ton mari, pas le tien. Et tu ne peux pas avoir accès à tout ce qui se passe pour lui, en lui. Et qu'il soit seul avec le psy lui permet d'exprimer des choses qu'il ne dira pas en ta présence. 


Je comprends ta situation, j'admire ton implication, l'amour que tu portes à cet homme, qui te pousse à ou loir le porter. J'aurais aimé que me famille montre une telle implication. Mais tu ne peux pas le soigner malgré lui, tu ne peux pas faire les choses à sa place. Tu ne peux pas être sa parole, sa volonté. Ça doit venir de lui. C'est le premier pas, qu'il semble avoir franchi, prendre conscience de sa maladie et pouvoir se soigner. Mais je crois que c'est valable pour tous les malades, il y a des choses qu'on doit faire seuls. 


Et puis c'est important que tu restes dans ton rôle d'épouse, et pas une béquille, ou un soignant. Et n'hésite pas à faire appel à un psychothérapeute, comportementaliste de préférence, qui puisse t'aider, toi, à vivre ça, et t'apprendre aussi à réagir face à la maladie de ton mari. Dans certains cycles de psychoéducation, la présence des familles est acceptée, et même souhaitée. Ce qui est sûre c'est que l'implication de la famille aide beaucoup à la stabilisation, et ton attitude l'aide déjà beaucoup. Surtout ne le prends pas mal! Mes parents quand je leur avais suggéré de voir un psy seuls ou avec moi, m'avaient dit ne pas avoir besoin de ÇA! Mais je pense au contraire que ce suivi devrait être proposé automatiquement aux proches. 


Tu disais qu'il avait des problèmes d'alcool. C'est toujours le cas? Parce que Dépakote et alcool.... En même temps je pense que l'alcool ne fait bon ménage avec aucun de nos médocs, mais j'avais une copine sous dépakote. Et quand elle buvait, elle disjonctait complètement. 


En tout cas bon courage à toi, à vous deux. Surtout ne t'oublie pas trop, pense à vivre pour toi, et tiens nous au courant de la suite. 
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luciel
Bipote Turquoise

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Inscrit le: 27 Nov 2013
Messages: 344

MessagePosté le: Sam 8 Fév 2014 - 21:01    Sujet du message: Améliorer la psychiatrie en France, une urgence| Répondre en citant

Bonsoir "potes bipotes",
Un moment que je n'étais pas venue ici et diable, ce sujet me titille !!!
Mabulle, le peintre Garrouste a écrit un beau livre sur sa bipolarité, "L'Intranquille", où il dit que Van Gogh aurait encore davantage créé s'il avait été soigné. Je pense aussi que j'aurais mieux vécu sans cette maladie, de façon plus stable en tout cas. Mais... Mais aurais-je eu ma personnalité excentrique, chaleureuse et joyeuse quand JE VAIS BIEN, cette aura qui fait que, comme bien des bipolaires, j'ai une belle vie amicale ? Bon, c'est vrai, mes amis sont aussi restés quand j'allais mal et plusieurs se documentent sur ma maladie, voire me conseillent des livres ! J'ai de la chance. Ce que je veux dire, c'est qu'on ne peut pas savoir ce qu'on aurait été. Je suis écrivain et poète : mes écrits auraient-ils été si sensibles ? Je l'ignore et, au fond, ça ne sert à rien d'imaginer, je ne le saurai jamais.
Pour le reste du sujet, je trouve que ce serait super, une liste des mauvais mais aussi des bons endroits. J'ai eu la chance de n'avoir été hospitalisée qu'une fois, 9 semaines à la clinique Bellevue de Meudon en 2013 et j'étais très bien traitée même quand je débloquais en phase maniaque, que je m'évadais, que je fuguais la nuit, etc. Bien sûr, dans mon entourage, on a trouvé qu'on m'avait gavée de médicaments mais j'avais 48 ans, je niais ma bipolarité depuis très très longtemps, j'avais du Dépakote que je prenais mal et qui ne m'allait pas, on a tenté à la clinique trois autres thymo avant de trouver le bon. Et, pendant mes 15 jours de délire, j'ai commencé à étrangler un patient pas cool avec moi en voulant absolument le tuer !!! On m'a ceinturée, j'étais très violente parait-il, on m'a donné des calmants, mais je n'ai jamais été enfermée, le psychiatre et la psychologue étaient toujours très présents, tout comme ma psy de ville. Ils étaient aussi très à l'écoute de ma compagne. C'a été plus difficile pour mes parents, qui vivent loin et à qui on ne voulait rien dire par téléphone. Mais enfin, franchement, j'ai été bien soignée.
Quant au diagnostic, on a tâtonné, outre ma psychiatre, je vois une psychologue TCC et on tâtonne encore, on trouve toujours des trucs nouveaux. C'est si complexe, notre maladie. De plus, on la refuse souvent longtemps, alors....
Je me serais passée de cette expérience mais mabulle, même si c'est dur, on n'a pas le choix, on doit trouver en nous les clés pour vivre. Quand c'est trop dur, je viens ici, je lis les bipotes et ça me réconforte, je trouve que beaucoup ici sont d'une immense dignité et d'un grand courage.
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luciel
Bipote Turquoise

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MessagePosté le: Dim 9 Fév 2014 - 12:34    Sujet du message: Améliorer la psychiatrie en France, une urgence| Répondre en citant

Précision : la clinique Bellevue de Meudon est conventionnée, avec des chambres doubles prises en charge et des chambres individuelles sympas avec terrasse si... vous avez une bonne mutuelle (en moyenne, 200 € la nuit minimum).
Elle fait partie du même groupe que la clinique de Garches, qui semble vraiment à la pointe pour la bipolarité, mais dans laquelle je n'avais absolument pas les moyens d'aller. Voici ce qui est indiqué sur leur site : "Avant toute admission, le patient ou son entourage doit s'assurer qu'il y a adéquation entre ses possibilités financières, sa couverture sociale et les frais d'hospitalisation." Il parait qu'il y a encore une décennie, elle était conventionnée. On en parlait à MSB (surnom de la clinique de Meudon) avec d'autres patients et nous étions tous choqués par cette sorte de discrimination. Pour être super bien soigné, il faut donc être riche ?
C'est injuste, parce que notre maladie nous appauvrit en nous rendant souvent incapables d'avoir une activité professionnelle à temps complet.
Pour le public, AP-HP, dans le 10e à Paris, il parait que l'hôpital Fernand-Widal est bien, avec un centre expert pour les bipolaires (dixit ma psy). Mais je ne connais pas les conditions, l'attitude du personnel, etc.
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Bipote
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MessagePosté le: Mar 11 Fév 2014 - 10:03    Sujet du message: Améliorer la psychiatrie en France, une urgence| Répondre en citant

Tribune : "Psychiatrie : les droits de l'homme rappelés au législateur"
le 6 février 2014

Ce texte est celui d'une intervention du Cercle de réflexion et de proposition d’actions sur la psychiatrie (CRPA), à une journée de formation du Syndicat des avocats de France (SAF), le samedi 1er février 2014, au palais de justice de Créteil (Val-de-Marne), sur la défense des personnes hospitalisées sans leur consentement.

Au plan législatif, nous sommes passés de l'internement psychiatrique (loi du 30 juin 1838), à l'hospitalisation sans consentement (loi du 27 juin 1990), aux soins sous contrainte (lois du 5 juillet 2011 et du 27 septembre 2013), et donc d'une législation sur l'enfermement des malades mentaux, à une législation sur la contrainte aux soins en psychiatrie.

Site Médiapart 
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MessagePosté le: Sam 15 Fév 2014 - 07:36    Sujet du message: Améliorer la psychiatrie en France, une urgence| Répondre en citant

LA REPRÉSENTATION DES USAGERS DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ : BILAN ET PROPOSITIONS



Lancée par le Premier ministre à Grenoble le 8 février 2013, la Stratégie nationale de santé a pour ambition de refonder en profondeur notre système de santé. Pour y parvenir, cette nouvelle stratégie de santé doit entre autres s’appuyer sur une meilleure coordination de "l’action collective et faire encore progresser les droits des Les usagers dans les patients". Le bilan dressé dans ce rapport sur la représentation des usagers en établissement de santé met en exergue un système de représentation des usagers construit essentiellement autour de la défense des droits des personnes malades qui peine à opérer les changements culturels nécessaires pour faire évoluer les organisations et les pratiques vers un exercice réel de ces droits. 
 
Au niveau médico-social, l’inverse s’est produit : la législation ne consacre pas la reconnaissance de nouveaux droits de la personne, mais cherche à garantir l’existence de droits préexistants mis à mal par une situation de vulnérabilité. Aujourd’hui, la question de la défense des droits dans ce secteur est insuffisamment traitée et prise en compte, ce qui est d’autant plus problématique qu’il s’agit de populations particulièrement vulnérables. 
 
Alors même que l’ensemble des acteurs s’accordent à considérer le territoire comme l’échelon déterminant pour mettre en œuvre les parcours de soins, le mouvement de démocratie sanitaire au niveau local peine à trouver ses marques et tend à s’essouffler après un premier élan impulsé par les plans régionaux de santé publique. La réflexion à l’œuvre tout au long de cette mission et qui guide aujourd’hui ces recommandations, a pour horizon une participation qui aille au-delà de l’information des usagers ou de la simple concertation, qui vise l’ensemble des territoires pour une politique de santé qui prenne en compte à la fois les enjeux de pouvoir, les inégalités et la conflictualité dans le débat démocratique, dans une perspective de transformation sociale. 
 
Les recommandations qui suivent devraient permettre de faire de la démocratie sanitaire une réalité : 
 
- Recommandation n° 1 • Mettre en place un mécanisme de concertation obligatoire au cœur des décisions en santé 
 
- Recommandation n° 2 • Positionner les représentants des usagers dans les lieux de décisions 
 
- Recommandation n° 3 • Mettre en œuvre une commission des usagers au sein des établissements de santé à la hauteur des enjeux de qualité, de sécurité des soins et de respect des droits 
 
- Recommandation n° 4 • Favoriser le travail en commun entre usagers et soignants au plus près du malade 
 
- Recommandation n° 5 • Développer une politique de formation et de recherche en faveur de la participation des usagers à destination des professionnels et des représentants des usagers 
 
-  Recommandation n° 6 • Inscrire la représentation des usagers au niveau d’un territoire et garantir l’effectivité de leurs droits 
 
-  Recommandation n° 7 • Permettre aux plus vulnérables de s’impliquer dans les mécanismes de participation au système de santé et garantir ainsi l’effectivité de leurs droits 
 
-  Recommandation n° 8 • Démocratie participative et dialogue avec les acteurs de la société civile : se doter des outils d'une citoyenneté active 
 
- Recommandation n° 9 • Donner les moyens de la participation aux usagers et aux citoyens : vers un statut pour le représantant des usagers et création d'un mouvement des usagers et des associations en santé. 
 
  
 



Plan Psychiatrie et Santé Mentale 2011-2015

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Bipote
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MessagePosté le: Mar 8 Avr 2014 - 05:41    Sujet du message: Améliorer la psychiatrie en France, une urgence| Répondre en citant

http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/marisol-touraine-devalue-la-profession-de-medecin-psychiatre,55460?fb_action_ids=10200913428756838&fb_action_types=og.comments

Citation:
Ce n’est pas Freud et ses théories sur le phallus du père qui « guériront » des psychopathes ou des schizophrènes parfois potentiellement dangereux.


Bonne mère!, je crois au miracle!
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mathys
Bipote Emeraude

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MessagePosté le: Dim 8 Juin 2014 - 19:00    Sujet du message: Améliorer la psychiatrie en France, une urgence| Répondre en citant

En France, la prise en charge de la bipolarité est catastrophique! On devrait dès le diagnostic établi, être suivi par une équipe pluridisciplinaire à l'image de ce qui se fait au Canada. Expliquer notre maladie, nous conseiller à tous les niveaux et nous soutenir, c'est pas si difficile que ça et ça permettrait à beaucoup d'éviter les ts, l'alcoolisme ou la toxicomanie. Moi, j'ai eu la chance d'avoir une psychiatre belge, et je la remercie encore, qui a tout expliqué à ma famille et à mon compagnon (que faire, que dire, comment réagir?) et qui m'a appris à repérer mes premiers symptômes. Elle a fait un boulot admirable, elle m'a même fourni des articles de recherche ou de vulgarisation sur ma maladie.
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mathys
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MessagePosté le: Dim 8 Juin 2014 - 19:32    Sujet du message: Améliorer la psychiatrie en France, une urgence| Répondre en citant

La plupart des médecins des urgences devrait être aussi formés à la prise en charge des personnes en crise. J'ai connu deux expériences désastreuses. En pleine crise, au lieu d'essayer de me calmer, on a poussé mes parents à l'hospitalisation à la demande d'un tiers, bon j'ai accepté l'hospitalisation de mon plein gré (bon j'étais dans un état agité, j'avais décidé de partir sur Paris et autres délires). J'avais beau dire que j'étais allergique au Tercian, j'ai reçu une de ces doses! J'arrivais même plus à marcher et je me suis retrouvé en HP dont je suis ressorti au bout de 15 jours.
La seconde expérience était encore plus humiliante. Je quittais mon appart pour un départ en Afrique et j'avais décidé de le nettoyer à fond. Avec mon eau de Javel, je me suis vautré dans mon salon, un soir. Hospitalisé plusieurs jours, suite à une absorption d'eau de javel anodine et accidentelle, j'ai été suspecté de ts, parce que j'étais bipolaire. On a failli me faire hospitaliser...
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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Dim 15 Juin 2014 - 16:31    Sujet du message: Améliorer la psychiatrie en France, une urgence| Répondre en citant

LE CGLPL DÉNONCE DES ATTEINTES AUX DROITS DES PATIENTS EN PSYCHIATRIE


Ce rapport 2013 du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) est le dernier présenté par Jean-Marie Delarue, qui achève son mandat cette année. L’occasion de rappeler vingt mesures phares toujours attendues dont la mise en œuvre est suspendue « bien inutilement » puisqu’elles sont inéluctables en vertu des situations et des normes juridiques applicables. Si ce rapport reste globalement centré sur la détention, deux chapitres sont néanmoins consacrés aux soins psychiatriques.

– Concernant l’intervention du juge des libertés et de la détention (JDL), le CGLPL note que le juge renvoie souvent une image « répressive » et que sa dimension protectrice des droits de la personne reste méconnue, que la tenue des audiences au tribunal pose des difficultés et qu’il faut privilégier l’hôpital et que la défense des personnes admises en soins sous contraintes reste embryonnaire.

– Les droits des patients admis « en soins libres » dans des unités de soins fermés devraient être mieux protégés.

– Constatant la grande hétérogénéité des notifications de leurs droits aux patients placés sous contrainte, le Contrôleur recommande que le ministère de la Santé établisse un document-type décrivant les types d’hospitalisation sous contrainte et les voies de recours, à charge pour chaque établissement hospitalier de l’adapter aux spécificités locales en y ajoutant, notamment, les adresses des autorités compétentes.

– Il faut aussi s’interroger sur la question du consentement aux soins des personnes atteintes de troubles mentaux hospitalisées sans leur consentement et donc mieux définir la notion de « personne de confiance » : modalités de sa désignation, conditions de son intervention, rôle dans la procédure de comparution du malade devant le juge des libertés et de la détention (JLD).

– Le contrôleur relève également l’insuffisance d’activités, constante dans la plupart des hôpitaux où les patients déambulent, désœuvrés.

– S’agissant du recours à l’isolement et à la contention, le CGLPL remarque que les chambres d’isolement ne sont pas toujours équipées d’un bouton d’appel, ni d’horloge permettant au patient de se repérer dans le temps. Les malades peuvent y être entravés, sanglés à leur lit ; le moindre geste de la vie quotidienne (se nourrir, uriner) place alors la personne dans des conditions humiliantes. Il arrive que de tels placements soient décidés par des infirmiers sur le seul blanc-seing du psychiatre, matérialisé par l’indication : « placement à l’isolement si besoin ». Des personnes admises en soins libres peuvent être placées en chambre d’isolement sans que leur accord ait été préalablement recueilli dans le cadre du contrat de soins, ni que leur statut ait été ultérieurement modifié. Le CGLPL suggère que « la traçabilité des mises à l’isolement dans les soins psychiatriques soit assurée par un registre ad hoc ». Sur ce point et sur l’usage de contention, cette traçabilité doit figurer également dans le dossier médical du patient et comprendre l'heure de début et de fin de la mesure, les circonstances d'espèce, les raisons ayant motivé le recours à la mesure, le nom du médecin l'ayant prescrite ou approuvée dans un délai raisonnable.

Enfin ce rapport pose la question du droit des patients en psychiatrie au regard des principes généraux reconnus à tout patient (droit à l’information, liberté d’aller et venir, consentement aux soins, accès au dossier…), que des arguments sécuritaires ou d’organisation ne doivent pas faire perdre de vue.

Le contrôleur général des lieux de privation de liberté. Rapport 2013. Éd. Dalloz, mars 2014, 396 p. 19 euros. Une version gratuite sera disponible en PDF sur le site du CGLPL :http://www.cglpl.fr/

Article paru sur le site Santé mentale:

http://www.santementale.fr/actualites/le-cglpl-denonce-des-atteintes-aux-dr…
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:14    Sujet du message: Améliorer la psychiatrie en France, une urgence|

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