Forum d'information, de psychoéducation et d'entraide pour les personnes avec un trouble bipolaire (maniaco-dépression).
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wenn
Bipote Turquoise

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Messages: 119

MessagePosté le: Jeu 13 Mar 2014 - 11:01    Sujet du message: Help ! Répondre en citant

Bonjour,
je vous écris car je sens que je ne fais plus face là, je suis en train de sombrer et j'ai des idées noires... Mon état est à nouveau très bizarre, parce que très “mixte” : je suis en sévère dépression (au creux de la vague comme on dit, et cette fois je n’arrive pas à reprendre pied, j’ai l’impression de vouloir escalader une pente savonneuse...) et en même temps je suis dans un état d’excitation intense, mais au sens négatif du terme, l’avenir m’angoisse au plus haut point et tout me fait peur. Mon mari me trouve très agitée et il semble que mon débit s'accélère et que je passe du coq à l'âne. Je pleure quasiment tout le temps, un rien me met les larmes aux yeux. Sans parler des insomnies : je suis dans un tel état de nerfs que j’ai du mal à dormir. Je me sens de plus en plus épuisée... Comment en sortir ? J’avoue que là, je suis perplexe. Jusque-là, je me suis toujours relevée, mais jamais je ne me suis sentie aussi mal. D’autant plus que les gens se croient toujours bien inspirés lorsqu’ils te disent que tu as l’air en forme (?????!!!!!!) Moi personnellement j’ai l’impression de ressembler à un cadavre. En plus des “bouge-toi”, des “ça va?” et autres questions débiles dont la réponse est forcément “non” mais que tu n’oses pas proférer, des “On ne dirait pas que tu es en dépression !” (forcément, depuis le temps, nous avons appris à donner le change...), moi j’entends aussi : “Tu es vraiment sûre que tu es bipolaire ?”, comme si cette question pouvait m’aider ou m’apporter une solution quelconque. J’ESPERE QUE JE LE SUIS (et plus ça va plus j’en suis persuadée, mon mari aussi, et le psy n’a apparemment aucun doute là-dessus) car sinon ça voudrait dire que je prends un traitement très lourd qui peut entraîner des problèmes de santé pour rien (après des années d’antidépresseurs inefficients !) et que je sortirai de là encore plus mal qu’avant, autant physiquement que moralement, et sans plus de réponses... Il ne me restera alors plus qu’à me tourner vers des pathologies encore plus lourdes, comme les troubles de la personnalité ou autres dérives psychotiques, alors franchement très peu pour moi... Ma mère a tendance à me dire que je ne suis pas une vraie bipolaire (je pense qu’elle est un peu dans le déni, pour fuir ses propres angoisses et sa culpabilité sans doute), là encore ça n’a rien de constructif (comme s’il y avait des vrais et des faux... il y a surtout des degrés très différents dans la maladie et des manifestations très variables selon les individus) puisque mon travail actuel est d’apprendre à encaisser la maladie et à vivre avec : c’est la seule condition pour arriver à prendre sereinement le traitement et en accepter les effets secondaires et les contraintes sans se poser trop de questions.

J'ai dû me replonger dans le boulot hier soir pour transmettre des documents à ma remplaçante et cela m'a totalement désarçonnée. A la fois l’idée de reprendre le boulot me terrifie (je pèse mes mots) et me fait pleurer à chaque fois que je l’évoque, et en même temps j’ai peur de perdre pied si je reste arrêtée trop longtemps. Je me demande si ce ne serait pas plus facile psychologiquement d'avoir un arrêt plus long d'un coup, parce que là, reporter la reprise toutes les trois semaines et se poser des questions à ce sujet entre deux visites chez le médecin, je trouve cela très pénible et anxiogène. J’ai l’impression d’avoir une épée de Damoclès au dessus de la tête en permanence. Reprendra ? Reprendra pas ? Tout ça me mine, d'autant plus que je ne me sens pas prête. J'ai des copies à corriger mais rien que d'y penser me donne envie de vomir et je suis devenue maîtresse dans l'art de la procrastination.

Il y aussi quelque chose qui m’embête, je ne sais pas si c’est pour tout le monde pareil. Faire du jardinage ou bricoler dans la maison me détendent en général, ça me vide la tête. Le problème c’est que je n’ose pas trop parce que je me dis que si je suis en état de bricoler, je serais peut-être en état d’aller au boulot et donc je ne m'y autorise pas... Et pourtant être en arrêt de travail ne signifie pas arrêter de vivre... Mais je me sens toujours un peu illégitime, il n’y rien à faire. En gros se tuer au boulot me semble normal alors que prendre le temps de s’occuper de mon jardin et de ma maison me semble inadmissible. Quant à passer du temps avec mes enfants, j’ai vraiment du mal en ce moment. Ils sont partis une semaine chez leurs grands-parents pendant les vacances, ma grande est partie en classe de neige cette semaine, et je n’en éprouve aucune peine, bien au contraire... je n’ai aucun patience pour eux, je suis irascible et je me sens bien mieux quand ils ne sont pas là : leurs sollicitations, leurs cris et leurs disputes m’insupportent. Et là encore je culpabilise à mort... et j’ai l’impression d’être une mère indigne (je le suis sans doute d’ailleurs en ce moment). Depuis quelque temps c'est mon mari qui dépose les enfants le matin à la garderie. Ce matin j'avais fait exprès de mettre mon réveil pour pouvoir m'occuper de mon cadet et l'emmener à l'école moi-même, c'était un pas en avant énorme pour moi et je me réjouissais de pouvoir m'en occuper un peu. Résultat : il a fait une crise parce qu'il préférait que ce soit son père qui l'emmène, qu'il préférait aller à la garderie (sic). Il m'a mené une vie d'enfer, n'a cessé de me hurler dessus en disant qu'il me détestait et que j'étais méchante, j'ai essayé de reparler un peu avec lui de ma maladie (nous avions pris la décision d'en parler aux enfants dès le début et de leur expliquer les choses très simplement) et il m'a balancé à la figure que ma maladie ce n'était rien. Il a traîné et résultat j'ai dû faire le trajet à toute berzingue, au risque d'avoir un accident; et nous sommes arrivés en retard à l'école. Je ne l'ai même pas embrassé en partant et l'ai littéralement "largué" devant l'école. Et je viens de faire une crise d'angoisse monumentale parce que clairement je ne suis plus bonne à rien : je suis une mère lamentable, je suis incapable de travailler, de satisfaire mon mari avec qui nous n'avons pas fait l'amour depuis des semaines et je ne vois pas ce que je fais sur cette Terre.

Rien de ce que fais en ce moment pour retrouver l'estime de moi-même ne marche : je suis allée chez le coiffeur avant-hier pour retrouver figure humaine et me sentir mieux, mais ça n’a rien arrangé puisque qu’en ce moment j’ai beaucoup de mal à m’accepter physiquement et à me regarder dans un miroir. C’est comme pour la danse : jusqu’ici nous faisions notre séance dans un gymnase, ce qui me convenait parfaitement, mais nous sommes dans une nouvelle salle depuis le mois d’octobre, équipée de miroirs... J’ai déjà fait un coup de calgon à ce moment-là, je me suis mise à pleurer et j’ai failli tout arrêter, puis le prof m’a rassurée et m’a convaincue de m’accrocher. Il y avait un pan de mur sans miroir alors je me planquais là, dans mon petit coin, et là à la rentrée, horreur, il y des miroirs absolument partout. Résultat je n’ai pris aucun plaisir lors de la séance, je me suis encore mise à pleurer et me suis barrée avant la fin. Je ne suis pas sûre de pouvoir y retourner, alors que c’est quelque chose qui me plaît. C’est très con mais en ce moment, un simple grain de sable dans l’engrenage et je m’effondre. Je suis également allée chez l’esthéticienne hier matin, pensant encore une fois que ça allait me faire du bien, mais je n’ai fait que pleurer là-bas parce que sur le trajet un imbécile m’a grillé la priorité et qu’il a fallu que je fasse une manœuvre folle pour l’éviter, ce qui aurait pu avoir des conséquences effroyables. J’ai dû m’arrêter sur le bas-côté pendant quelques minutes pour me calmer.

Je ne vois pas de psychologue en ce moment et ça me manque. J’en ai parlé au psychiatre qui n’a même pas été foutu de m’adresser à un de ses confrères de la clinique et qui commençait à chercher dans les pages jaunes. Si c’est ça je peux le faire aussi ! Il m’a conseillé de me remettre en contact avec le CMP, j’ai donc repris rendez-vous avec l’infirmière psy en espérant que peut-être ce diagnostic me permettra de voir un nouveau psychologue. Je dois la voir tout-à-l'heure. On verra bien. En attendant je ne sais même pas comment je vais pouvoir conduire entre deux crise de larmes.

A l'heure actuelle je n'ai qu'une idée en tête : en finir ! Mais je ne sais pas comment m'y prendre et je ne suis pas sûre d'être assez courageuse pour passer à l'acte. Et la pensée d'abandonner ma famille est intolérable. Cependant ça fait vingt ans que je lutte contre moi-même et là je suis tout simplement épuisée, je n'en peux plus, c'est trop dur. J'ai perdu tout crédit auprès de mes enfants, de ma famille et dans mon boulot, à quoi ça sert de continuer ? Mon psychiatre m'a dit qu'il fallait absolument que je l'appelle si j'avais des idées noires. Le problème c'est que j'imagine que si je le fais, il va vouloir m'hospitaliser et cette idée me terrifie autant que tout le reste... Alors je n'ose pas prendre mon téléphone...
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MessagePosté le: Jeu 13 Mar 2014 - 11:01    Sujet du message: Publicité

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nini74
Bipote Turquoise

Hors ligne

Inscrit le: 26 Juin 2013
Messages: 151

MessagePosté le: Jeu 13 Mar 2014 - 12:25    Sujet du message: Help ! Répondre en citant

bonjour wenn,

Je comprends et vois combien tu souffres. Mais je vais te dire que la priorité c'est ta santé, ne culpabilises pas de ton état tu est malade et tu t'en passerai bien.

Ton fils a mal réagit et cela te fait très mal même si tu lui as parlé de la maladie il réagit comme il peut à tout cela. toi tu as du mal à l'admettre alors ton entourage aussi surtout les enfants. Il te faut du temps alors pour eux aussi. Je comprends bien qu'en attendant c'est très difficile de vivre tous cela.

Tu dis que tu as peur d'appeler ton psychiatre, tu sais un psychiatre qui propose que tu l’appelles quand ça ne va pas je n'en connais pas beaucoup. C'est un bon psychiatre et puis si tu dois te faire hospitaliser pour te protéger c'est un moindre mal que de se foutre en l'air surtout que tu dis que tu as des idées noires ce qui n'est pas facile à maîtriser.

Va voir ton psy dis lui tous ce que tu ressens ton traitement n'est peut être pas adapté ou il t'ajoutera un médicament pour t'aider à t'apaiser.

tu sais dis toi que tu fais ce que tu peux et non ce que tu veux et sois plus tendre vis à vis de toi même. De culpabiliser cela n'aide pas bien au contraire. Et nous n'avons pas une bonne image de soi quand on déprime. Les états par lesquels te font certainement peur car pour toi tout cela est nouveau le diagnostic vient de tomber. Et je me rappelle que pour moi cela n'avait pas été évident et je m'y refusais. Mais bon à quoi bon de passer son énergie à refuser l'inévitable il faut mieux la passer à l'accepter et les choses commencent tout doucement mais surement à aller mieux.

J'ai été diagnostiquée en 2006 et suis passée par de nombreux traitements et j'ai voulu aussi en finir avec la vie mais je me suis raccrochée à mon fils en me disant que je ne pouvais lui faire cela. Au lieu de faire ce geste j'ai appelé mon psy au secours. Ne crois tu pas que c'est mieux. Loin de là de te juger je connais bien et connaissons tous ici les moments par lesquels tu passes.

Essayes si tu peux de te calmer de prendre du recul et de voir ce qui est mieux pour toi et ta famille. Car ça nous culpabilisons aussi beaucoup de leur faire du mal malgré nous.

Tu sembles être en hypomanie d'après ce que tu dis ce qui n’empêches pas de se sentir mal ou dépressive par moment. Je te souhaite bon courage et j'espère t'avoir apaisée un peu.


Bonne journée
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lily46
Bipote Emeraude

Hors ligne

Inscrit le: 30 Déc 2013
Messages: 33

MessagePosté le: Ven 14 Mar 2014 - 12:43    Sujet du message: Help ! Répondre en citant

Coucou ma petite Wenn,

J'aimerais tellement t'appeler pour te dire : Ne fais pas ce que ta tête te dit de faire car tu as choisi la plus belle citation de Nietzche « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts », et tu dois aller jusqu'au bout du chemin !!! C'est une épreuve terrible et il faut absolument la remporter. Car c'est TON combat pour la VIE. Tu ne peux pas faire ça à tes enfants, à ta famille... Car tu n'y es pour RIEN, la dépression est une maladie invalidante et grave, comme le diabète ou la sclérose en plaque qui nécessite un traitement particulier.
La dépression se soigne comme une autre maladie mais on a beaucoup de mal à l'accepter car elle relève de la santé mentale...

Ton chemin est semé d'embûches en ce moment, tu navigues dans les méandres de la dépression, ta vie est un véritable tsunami.

Je SUIS passée par là aussi et j'ai voulu en finir avec cette souffrance qui me tuait à petits feux mais j'ai résisté et aujourd'hui je suis plus forte qu'avant, j'ai maîtrisé la bête mais je ne l'ai pas tuée. Et ce n'est pas grave, je vis très bien avec!

Personne n'est à l'abri d'une rechute.

Si tu ne te donnes pas les moyens de te soigner tu n'y arriveras pas. Je sais que l'hospitalisation te fait peur, elle fait peur à tout le monde! Car c'est reconnaître notre incapacité à faire face, c'est s'abandonner... et abandonner les siens...

Tu as peur de te retrouver avec des "fous"? Des personnes qui ne te ressemblent pas? C'est FAUX.

Ce ne sont que des idées reçues! C'est vrai que l'on rencontre différentes personnes avec des problématiques différentes mais on trouvera aussi des personnes comme nous avec qui on pourra partager notre mal-être et se réconforter mutuellement comme on le fait sur ce forum et avancer ensemble vers la voie de la guérison.

La coupure avec ton quotidien me semble plus que nécessaire car tu n'avances plus chez toi, tu recules, tu hésites ...


Mais quel courage de reconnaître que tu vas mal car c''est un premier pas vers TA guérison.

J'ai une soeur jumelle qui travaille dans l'humain elle aussi, elle n'a pas choisi le métier de prof mais celui d'infirmière au service psychiatrique de l'hôpital d'Aurillac. Elle n'a pas été épargnée par la dépression car on se ressemble trait pour trait. Elle est tombée aussi souvent que moi mais à des moments différents (heureusement car nous sommes devenues des béquilles l'une pour l'autre!). Au moins dix fois, et chaque dépression a été ressentie de façon plus sévère que les autres avant que l'on ne décide de prendre notre destin en main! Car on savait que la prochaine nous condamnerait... si l'on ne faisait rien. C'est moi, la première qui ai fait la démarche en 2010 de m'adresser au CMP après une seconde dépression vécue dans la même année et c'était trop pour moi (une l'été où il m'a fallu les 2 mois pour me remettre d'une fin d'année scolaire difficile et une l'hiver qui m'a amené à m'arrêter 6 mois).

Au début, je ne savais pas que cela allait être si long, je voyais ma psychiatre une fois par mois qui renouvelait mon arrêt d'un mois sur l'autre. J'étais alors un peu comme toi dans le questionnement permanent d'une éventuelle reprise que je redoutais ... mais après discussion avec ma psychiatre, elle m'a fait comprendre qu'il n'y avait pas urgence à reprendre et que de toute façon, je pouvais envisager un congé longue maladie de 6 mois ou plus si besoin et envisager ensuite sereinement une reprise. C'est elle qui m'a parlé de la possibilité de reprendre à temps partiel (pour ma part 75%)... je ne connaissais pas mes droits ...

Je fais partie des enseignants du premier degré, même si j'enseigne en SEGPA. Au niveau administratif, je ne pouvais bénéficier d'un temps partiel que si je m'étais arrêté 6 mois en CLM.
Je n'ai donc pas hésité et j'avoue aujourd'hui que je ne regrette rien car cet épisode a été pour moi la source de ma nouvelle vie.

J'ai travaillé moins pour gagner plus! En qualité de vie bien sûr! Et ça, ça n'a pas de prix. J'ai appris à redevenir une vrai maman qui emmène et qui va chercher ses enfants à l'école (je ne l'avais jamais fait!)

Alors si tu es dans l'hésitation car tu ne sais pas ce que tu dois faire aujourd'hui, écoute moi : ARRETE TOI jusqu'à la fin de l'année et prends le temps qu'il faut pour te retrouver.

La situation difficile que tu vis auprès des tiens, je connais aussi, les sentiments que tu éprouves où plutôt le manque d'émotions, de désirs et de plaisirs quotidiens sont des SYMPTOMES DE LA DEPRESSION et je te le répète : tu n' ES pas la dépression. Tu la subis.

Tu es en pleine métamorphose mais en attendant tu dois accepter d'être enfermée dans ta chrysalide et tu seras surprise de ce qu'il va en sortir!

Je suis passée par là et aujourd'hui je ne regrette RIEN même pas les épisodes les plus noirs de ma vie ... ils font partie de moi, ils sont inscrits en moi et c'est aussi ma force car je reviens de loin, de très très loin. Ma soeur jumelle aussi...

Je vis aujourd'hui l'instant présent sans me poser de questions. Je profite pleinement de ce qui se présente à moi tout naturellement et je m'émerveille car l'essentiel est invisible pour les yeux. Je ne sais pas de quoi sera fait demain et je m'en fous!

Je vis chaque jour comme si c'était le dernier (du reste de ma vie... ) Je joue beaucoup avec mes enfants et je ris beaucoup de moi bien sûr. J'aime apprendre, lire et écrire. Je suis encore en vacances jusqu'à dimanche car j'habite dans le Lot et je n'ai pas encore ouvert mon cartable. J'ai passé des vacances formidables. J'ai profité de toutes les personnes qui m'entouraient et j'ai beaucoup écrit avec mes petits bipôtes. Je ne culpabilise pas, je travaille assez dans l'année! J'ouvrirai mon cartable dimanhe et je m'adapterai comme je le fais car cela ne sert à rien de programmer mes séances à l'avance, ça ne se passe jamais tel qu'on le souhaiterait (Lol!!!). Je prépare ma semaine et c'est déjà pas mal.

J'ai pris beaucoup de distance avec mon boulot et je vais beaucoup mieux! J'apporte ce que je peux à mes élèves avec les moyens dont je dispose mais surtout avec la joie et la bonne humeur car ils sont très sensible à cela. Je suis ferme et bienveillante et je les aime beaucoup (ils le savent!).


J'ai pris de la distance par rapport à mon travail que je fais avec beaucoup de plaisir mais sans pression. J'ai choisi de travailler avec des enfants en difficultés mais j'ai surtout choisi d'avoir une grande liberté pédagogique, chose que ne me permettait pas l'enseignement dans le primaire dont les programmes sont démentiels et irréalisables !!!

Je pense que je suis bien suivie depuis 2010 et je n'hésite pas à tirer la sonnette d'alarme dès que cela va mal (généralement entre octobre et décembre). Je sais vers qui me tourner (le CMP bien sûr que l'on a la chance d'avoir dans notre système de santé).

J'écris beaucoup sur mes états depuis deux ans et cela m'aide à m'auto-réguler car on oublie que l'on a été mal quand on va bien et inversement.

TOi, tu as complètement oublié que tu étais heureuse (comment étais-tu l'an dernier peut-être à la même époque?)

Je te soutiendrai du mieux que je pourrai car j'ai vécu exactement les mêmes symtômes que les tiens.

COURAGE !

Nathalie.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:46    Sujet du message: Help !

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