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ex-conjoint de bipolaire- mon histoire

 
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Auteur Message
olivier05
Bipote Emeraude

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Inscrit le: 20 Mai 2014
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MessagePosté le: Mar 10 Juin 2014 - 16:07    Sujet du message: ex-conjoint de bipolaire- mon histoire Répondre en citant

Nos amitiés aux membres disparus de ce forum et leur famille.



Bonjour à tous.

Je suis depuis peu ex-conjoint de bipolaire et je fréquente ce forum et d'autres depuis bientôt deux ans maintenant. Les nombreux sujets m'ont beaucoup apporté dans mes démarches pour comprendre ce qu'il se passait. Ayant notamment trouvé beaucoup de réconfort dans les témoignages de proches, et parfois de bipotes je laisse aussi ma trace ici... si cela peut en aider certain(e)s. En tout cas pour moi, raconter mon histoire me fait du bien. Face à la situation je suis particulièrement seul désormais.


Situation actuelle
Nous sommes à nouveau séparés depuis 1 mois ½ à présent et je viens de me prendre un appart en catastrophe pour me sortir de là. Je vis seul depuis 15 jours maintenant et l'éloignement me fait beaucoup de bien. Nous avons un enfant de bientôt 4 ans et malheureusement mon rôle de père m'impose de garder le contact avec elle. Pour ma part la croiser est une réelle souffrance et les derniers mois passés en vie commune m'ont profondément marqués voir abîmés. J'ai déjà failli partir en octobre dernier, puis à nouveau en janvier.... j'aurai du.

Je suppose que les choses sont difficiles pour elle aussi, mais ce n'est pas évident à deviner. Elle est plutôt pleine d'énergie, rayonnante même d'après certains proches et à enchaîné deux conquêtes en 3 semaines (vive les sites de rencontre). Je suis d'ailleurs assez furieux car elle a emmené notre fils au moins à deux reprises sur des après midi lac ou à domicile chez ces messieurs. Évidemment elle ne me dit rien et j'ai comme d'habitude tout découvert par hasard. Elle me jure maintenant qu'il n'y a rien de mal et qu'elle sait se tenir...mais j'avoue déjà être très blessé de la situation même si cette partie là je la garde pour moi, et surtout trouve cela plutôt négatif pour le petit. La première fois j'habitais encore à la maison !! Maintenant il me parle des « copains » de maman.

Pédopsy
Notre enfant est déjà en suivi pédopsy depuis quelques mois pour des troubles du comportement (grosse colère, retour des pipis dans la culotte, il répond quand on le gronde... pour nous, la maîtresse, nounou, grands parents...). Ces troubles ne sont pas réguliers, mais par périodes, voir épisodiques. J'ai contacté en urgence son service et attend d'être rappelé (depuis 5 jours !!) pour qu'elle soit bien informée de tout les éléments mais aussi et surtout qu'elle me rassure sur l'attitude de la maman ou qu'au contraire elle me dise que je ne doive pas laisser faire cela.
Dès les premiers rdv la maman m'a demandé de ne pas parler de sa bipo. Selon elle cela aurait complètement faussé le jugement des médecins... pas étonnant vu son trouble !
J'ai évidemment prévenu les infirmières à la première occasion.

La maladie
La maman est diagnostiquée depuis ses 17 ans environ (31 aujourd'hui) bipolaire type 1 borderline avec constantes abandonniques. Le diagnostique n'est évidemment pas tombé en une fois.
Je l'ai rencontré il y 7 ans maintenant. Elle venait sur son lieu de travail de connaître une crise forte : Paralysie faciale, yeux exorbités, bouche de travers, difficultés à parler, pensées incohérentes, grande fatigue... Cela lui était déjà arrivé, et est arrivé à plusieurs reprises par la suite.
Prestataire pour son employeur j'ai été amené à intervenir et l'ai connu ainsi.
Elle m'a beaucoup parlé de sa maladie mais au travers de ses propres filtres et je dois avouer que pour moi sur nos 4 premières années la bipo s'exprimait ainsi. J'ai réellement commencé à me pencher sur la question il y a seulement deux ans et je suis allé de découvertes en découvertes.
On s'est beaucoup soutenu les premières années et je voyais ses crises s'estomper peu à peu. J'en étais très content et nous avons fini par faire un enfant. Rien à signaler les deux premières années puis aux environs des deux ans du petit notre relation s'est très rapidement dégradée.
J'ai fini par lire quelque part que bien souvent les hormones des mamans inhibait la maladie.
Depuis elle vit des phases up et down qui s'étalent souvent sur plusieurs mois, et sont très liées aux saisons. Chaque hiver elle est infernale.
Elle a également connu une nouvelle crise en mars il y a un an. Bilan une semaine d'hospitalisation.
Nous n'étions plus ensemble depuis quelques mois à ce moment (première séparation) et je venais pour la première fois de lui dire NON ! (vive la constante abandonnique).
Depuis septembre dernier et sa phase down annuelle elle est aujourd'hui en période très clairement up, accompagné d'un déni total de sa maladie. « Les médecins se trompent depuis le début.. blabla »


Première séparation
Nous sommes arrivés dans les Hautes-alpes pour mon travail en octobre 2011. Région inconnue pour nous. On s'est trouvé une petite maison dans un village perdu et nous sommes installés avec le petit. Les ennuis ont commencé en février..

Février 2012

l'hiver à -20 degrés, routes et rivières gelées...ça doit vous rappeler des souvenirs.
La maman a commencé à devenir de plus en plus énervée, j'ai commencé à recevoir un flot de reproches. Ma première impression est qu'elle pétait un plomb car enfermée toute la journée avec le petit, pas de connaissances, solitude, moi très absent pour mon nouveau travail... c'est d'ailleurs ce qu'elle me disait.
J'ai été amené à quelques reprises à quitter mon travail en urgence pour rentrer... elle craquait et avait juste le temps de poser le petit dans un lit parapluie avant de s'effondrer. J'arrivais et prenait tout en charge.
Un soir elle a même franchement explosé, pleurs, rage, insulte...
« tu me dégoutte, ça me donne envie de gerber quand tu me touches, je ne ressens plus rien au lit depuis des mois avec toi et même je m'emmerde... »
Elle ne prenait plus son traitement depuis un moment, ni suivi psy. Inutiles d'après elle. Je ne mesurais pas l'ampleur du danger.

mars-juin

Depuis elle n'a jamais eu aucun souvenirs de ses propos d'après elle.
J'avais évidemment mes premières interrogations. J'ai adapté mon rythme de travail et me suis organisé pour qu 'elle puisse prendre l'air. Elle avait un ancien amant, devenu ami du coté de Nice, je le connaissais pour l'avoir accueilli à quelques reprises sous mon toit.
J'arrivais le vendredi soir à la maison, plein de la voiture fait, un petit cadeau pour elle (fleurs, petite robe de plage ou autre) et lui disait de filer en we et que je prenais toute la maison en charge. Elle rentrait tard le dimanche et j’enchaînais ma semaine de travail. Cela me semblait très naturel.
Elle y est allée 4 ou 5 fois.
Elle est revenue d'un we en juin avec un sextoy. Elle avait eu envie de se faire plaisir. J'ai été étonné mais pas plus alerté que ça de suite. (Nous étions assez libérés sur le plan sexuel).
Je la poussais aussi sur cette période à reprendre une formation, une opportunité se présentait pour elle de faire le métier qu'elle voulait depuis longtemps. J'y allais bien sur tout en douceur.

Juillet 2012

Les reproches ne se sont pas arrêtés.
J'ai commencé à douter. Oui, je sais il était temps !.Razz
Pour la première fois de ma vie j'ai ouvert son portable. Le premier texto lu était niçois, et parlait très crûment du goût de son minou sur sa langue. Au passage ce plaisir là m'avait toujours été interdit...
J'étais bien évidemment effondré.
Elle m ' assuré que cela ne s'était produit que par hasard sur leur dernière rencontre. Là par contre, même sans preuves je n'en cru rien.
En 15 jours j'avais mon appart et je quittais la maison. Nous avons organisé la garde alternée.

Aout 2012 – février 2013

Elle entre en formation.
Relation très difficile entre nous, mais soudés autour du petit.
Chacun sa semaine avec le petit, et au moins un soir par semaine passé à trois, chez l'un ou l'autre. Quelques rapports amoureux parfois.
De mon coté j'essayais de me vider la tête... merci meetic ! (sisi la tête, le reste n'est qu'accessoire Razz ).
De son coté elle n'a jamais arrêté d'aller à Nice jusqu'en décembre, et plus généralement remercie les quelques internautes qu'elle a pu rencontrer régulièrement ou épisodiquement.
J'étais soutenu à cette période.
Sa famille : sa maman et le grand frère sont également atteints de divers troubles psy invalidants. Le père est perdu face à tout ca mais m'a soutenu comme il a pu. Sa petite sœur terminait ses études d'infirmière et exerce depuis en hopital psy (pardi). J'ai eu beaucoup d'infos sur mon ex et la maladie à cette période.
Tous étaient inquiets pour elle et on m'a même demandé d'essayer de la surveiller et vérifier qu'elle ne se mette pas en danger, ce que j'ai fais. Elle utilisait mon ancien pc et faisait tout par internet. J'avais copie de toutes ses discussions. Un vrai bonheur au quotidien !
Ma famille : désolée pour moi, et beaucoup de soutien moral
une voisine : elle a bien suivi toute l'affaire et gardait un œil pour moi sur la maison en mon absence... le petit ET la maman. Elle m'a beaucoup soutenu aussi.

De mon côté je poursuivais mes recherches et commençais à mieux comprendre sa maladie.

Mars 2013

Au milieu de tout ca j'essayais de me reprendre en main et peut être refaire ma vie.
Rien dans son attitude me laissait penser qu'elle était prête à redevenir raisonnable.
Je venais de rencontrer quelqu'un de fort plaisant et pour la première fois réussissait à me détacher de mon sentiment amoureux.
Elle s'en est rendu compte et à recommencer à craquer complet. Appels incendiaires quand elle savait que je n'étais pas seul, bien me montrer qu'elle aussi voyait des mecs...
J'ai fini à contre cœur par appeler son père pour le prévenir que si cela continuait je partais en justice pour demander la garder totale en attaquant sur sa maladie. Il m'a compris et ne s'y est pas opposé.
Un jour notre fils allergique a fait une crise sévère. Avec l'isolement de la maison il a du droit à un tour d'hélico et 24h de surveillance à l’hôpital. J'ai été très présent et ramené tout ce petit monde chez eux à la fin. Elle m'a demandé de rester avec elle la soirée car fort éprouvée, ne le supportant pas j'ai refusé. Elle a craqué, appelé au secours sa famille, qui est venue la chercher immédiatement dans la nuit de dimanche avec notre fils. Elle y est restée quelques jours puis est rentrée en laissant le petit là bas. Le we suivant mon amie était chez moi et dans la nuit de dimanche mon ex m'a appelé en panique totale. Elle faisait une de ses nouvelles crises. La voisine m'a aidé dans la nuit à gérer à distance et le lendemain matin elle se faisait hospitaliser. Une semaine.
Heureusement elle a eu la chance d'avoir une responsable de formation ouverte et qui croyait en elle. Toutes ses absences en stage ont été couvertes.
Je suis allé la voir assez régulièrement à l’hôpital et gérait ses affaires au mieux pour elle.
Dans ce moment de grandes difficultés pour elle son discours à changé.
Elle était très malheureuse de son attitude, ne supportait pas de me voir avec une autre et souhaitait que je revienne.
Elle recommence son traitement (principalement Lithium) et suivi psy.

Avril

je cessais toutes aventures amoureuses et me concentrait sur elle. Très incertain sur la finalité de tout cela.

Mai- aout 2013

Petit à petit nous passons de plus en plus de temps ensemble. On reprend le plaisir à être à trois. Même si j'avais encore mon appart, dès fin juin je n'y passais que peu.
Néanmoins sont devenu immédiatement tabous : son comportement adultérin et sa maladie.
Au milieu de tout cela j'étais encore profondément blessé de ce que je venais de traverser et de ne pouvoir en parler avec elle, simplement et sans chercher les reproches pourtant, m’était très difficile. Conscient du regard qu'elle pouvait avoir sur elle-même sur ces sujets, je n'insistais pas en me disant que cela viendrait en son temps. Cela ne vint jamais.
Je notais une absence presque totale de libido chez elle sur toute cette période. Mais n'étant pas de ces hommes impatients revendiquant un droit de cuissage je laissais cet aspect de coté pour me concentrer sur le reste.

Le retour à la maison
Septembre 2013- février 2014

Je réinvesti la maison.
C'est en septembre que notre fils a commencé à mal se comporter. Il était même parfois infernal. Je rentrais le soir et trouvais la maman dans un état de rage et de fatigue nerveuse totale. J'ai moi aussi eu à faire face aux comportements de mon fils et je dois avouer que c’était dur à gérer. Notre voisine a d'ailleurs rapidement plus voulu le garder comme elle le faisait de temps en temps.
Visiblement la rentrée en première année de maternelle lui était difficile et nous pensions que cela venait de là.
Dès septembre son absence de libido se transformait en un sentiment de malaise quand je l'approchais intimement. C'était très net et cela se ressentait fortement. J'en ai été très affecté mais n'en dis rien ou le moins possible. Cela dura quasiment jusqu'au bout.
Déjà durant l 'été j'avais eu un doute sur son comportement et étant parti en vacances seul avec le petit j'avais eu un mauvais pré-sentiment. A mon retour de congés j'ai fouillé portables et ordinateurs pour voir que tout avait été effacé. Je trouvais néanmoins signe qu'elle avait revu un de ses anciens amants. Aucune idée de ce qu'il s'est passé... et je ne saurais jamais. Je lui en ai parlé rapidement et je me suis fais envoyé paître : « Arrête de fouiller mes affaires et me surveiller, tu deviens parano.. ».
Je décidai sans l'en tenir informé de conserver mon logement, une hérésie financière mais qui me semblait justifiée. J'étais prêt à repartir instantanément.
Dès septembre sous la pression à domicile je commençais à partir travailler de bon matin la rage au ventre, à hurler de colère et d'impuissance dans ma voiture avant d'aller travailler. Je commençais aussi à m'enfermer un peu dans ma bulle à la maison, à rechercher des moments de quiétude le soir après le travail... jeu, internet, films pourris... Elle m'a bien sur rapidement reproché de geeker.
A ce moment elle poursuit le Lithium mais cesse le suivi psy inutile à ses yeux (j'avais noté que le psy annulait beaucoup de rdv à la dernière minute (d'après elle).
Vacances d'octobre :

Elle est devenue infernale à l'approche de mes congés, alors que dans l'idée nous n'attendions que cela pour nous retrouver et passer du temps ensemble. Je suis parti seul avec le petit dans sa famille. A mon retour je l'attrapais entre 4 yeux pour poser les choses de suite. Elle m'a dit ne pas comprendre mes propos ou mon comportement mais s'est immédiatement radoucie.
Je rendais mon appart mais avec un joli découvert à la clé.
C'est là que j'ai merdé le plus à mon avis.. mais bon.
[center[b]Vacances de Noël :[/b]][/center]
exactement la même histoire.
Je découvrais par la même occasion plusieurs choses sur l'année passée.
Elle m'avait dit avoir rompu avec son niçois dès décembre de l'année d'avant. On m'a appris qu'en réalité c'est lui qui l'a plaqué bien après, elle en a été effondrée plusieurs jours et c'est la voisine qui l'a ramassé à la petite cuillère.
Son niçois en fait cherchait à l’époque à la récupérer depuis des mois. J'ai retrouvé un email de 2011 suite à une de ses visites chez nous dans lequel il était très explicite sur ses envies. Au final ses envies n'auront pas duré si longtemps...homme inconstant ? Il ne me semble pas, à mon avis il a décelé quelque chose chez la miss qui l'a fait fuir.
Je me mis à tout surveiller. Ce n'est pas bien je sais. Les flots de reproches continuaient, je commençais à ne plus savoir en quoi croire.
C'est à ce moment ou j'ai moi aussi commencé à dérailler franchement.
C'est aussi à ce moment que sa famille a choisi de marquer la distance avec moi pour éviter les conflits d’intérêts avec elle. Je comprends, c'est normal.
Vacances de février :

tout pareil, je vous passe les détails. Je partais à nouveau avec mon fils seuls dans sa famille, mais c'était plus une fuite et une mise en sécurité affective pour lui et pour moi. A ce moment je savais que c'était la fin pour moi. Je n'en pouvais plus de cette situation et pensait attendre qu'elle finisse tranquillement sa formation pour qu'on organise ça correctement. Elle était sans aucunes ressources à ce moment.
Ses reproches ont continué à monter en intensité. J'ai commencé à comprendre que sa baisse de libido et son manque d'envies sexuelles m'étaient fort probablement réservés.
Peu avant les vacances de Pâques j'étais au plus mal.
Complètement perdu.
Tout ses reproches étaient complètement axés sur mes défauts et faiblesse. J'en prenais plein les dents sur des sujets sur lesquels je me savais en défaut. Je ne savais plus si je devais me remettre en question encore une fois, ou au contraire dire non. Je commençais moi aussi à me demander ce qui était réel ou ne l'était pas. Je reparlerais de cet état un peu plus bas tant cela m'a été insupportable à vivre... et l'est encore.

Mars 2014

Son agressivité à continuer de monter et je commençais moi aussi à avoir du mal à me contrôler. Un jour elle a voulu qu'on parle sérieusement, j'y suis allé avec la ferme intention d'organiser la séparation, ce qu'on a fait. Et surtout j'ai dis NON une nouvelle fois.
Quelques jours après elle émettait le désir fort d'un rapport amoureux, et j'ai pris. Un peu le fameux coup bonus. J'avais espoir que nous pourrions cohabiter le temps que sa formation se termine et que je m'en aille.
Le lendemain je la trouvais à squatter un site de rencontre. Je me suis senti profondément sali, humilié. Je lui ai immédiatement dis que moi présent, je ne voulais pas assister à cela. Nouvelle prise de bec : « je ne fais que discuter, on est séparés je ne te dois rien, tu es jaloux maladif (ndlr :lol).. ».
Je la savais très proche de la voisine à ce moment là et décidais de solliciter son aide sur le coup pour essayer de la raisonner. Il était hors de question que je reste à tout payer et tout assurer pour vivre ça en retour ! Ma gentillesse (connerie) a ses limites.
Je l'ai donc longuement vu un soir et ai tout déballé : l'appart gardé, sa sœur qui me conseillait depuis des mois de prendre soin de moi, mon absence totale de confiance en elle, ma souffrance, des démarches que j'ai pu effectuer lors de notre première séparation en vue de demander la garde totale dans le cadre de la protection de l'enfance... le rapport à la maladie etc.
A mon grand étonnement notre voisine m' a dit d’arrêter de tout voir sous l’œil de la maladie, que c'est moi qui n'allait pas bien et qu'elle se portait très bien d'après ce qu'elle voyait. Il fallait que je consulte !! (ce qui n'est pas faux au final, mais comment dire...). On a le lendemain encore échangés quelques sms pour terminer cette conversation.
Un ami personnel (au courant de rien)m'a aussi attrapé sur cette période pour me demander ce qui n'allai pas et pourquoi je tirais la gueule en permanence depuis des mois. Cela a eu le mérite de me faire réfléchir.
Je fus très surpris de voir mon ex me tomber dessus dès le lendemain soir avec forces insultes, attaques personnelles (plus quelques propos incohérents!!) et détails sur ma conversation avec la voisine. Et cette fois le tout devant notre fils !
Ma première question posée lors de notre conversation avec la voisine fut : « connais tu bien la bipo et les constantes abandonniques ? » Sa réponse fut non, à peine. Mais je retrouvais mes textos en copie sur le portable de mon ex.
Visiblement la phase up et son don de manipulation ont très bien fait leur effet.
En tout cas vu le passif de mon ex... l'effet fut très réussi.

Trois jours après elle passait sa journée à textoter et le lendemain après être allé chercher du pain elle m'envoyait un message m'informant qu'elle ne rentrerait que dans trois jours.

Depuis le degré de communication est proche de zero. Au moins j'ai eu ce que je voulais à savoir partir le plus vite possible.
La mort dans l’âme.
Abandonner sa femme et son fils dans la merde et sans ressources.... horrible pour moi. Mais là je n'en pouvais plus, le sentiment de me perdre.

Le sentiment de perdre aussi la raison.
En regardant de plus près je suis aussi victimes de divers troubles. Procrastination, perte de confiance, incapacité à réaliser les taches qui me sont confiées, irritabilité, sautes d'humeur...
Combien de journées entières j'ai pu passer assis devant mon PC au bureau incapable de produire quoique ce soit... ? Trop assurément. Je sens être à présent mal perçu dans mon milieu professionnel. Une longue descente aux enfers. Sur cette partie là je ne lui remets pas cela sur le dos. A moi d'être assez fort pour gérer au mieux mes affaires. C'est ce que doivent dire les hommes, non ? Mpff conneries.
Mais surtout depuis Noël dernier je ne sais plus ou se trouve la vérité...
Quand ma conjointe me fait un reproche je l’écoute, et cherche à m'améliorer. Je suis ainsi. Je ne dis pas que je fais vite, ou bien, mais je le fais.
Avec ma connaissance et mon expérience de la maladie je crois savoir qu'il ne faut surtout pas. C'est en tout cas l'avis de tout les connaisseurs de ces maladies que j'ai pu rencontrer. Être imparfait, oui ! Tout remettre en question, non !
Les propos et reproches de mon ex étant extrêmement bien construits et ficelés j'ai été très fortement déstabilisé.
C'est aussi pour cela que j'ai sollicité la voisine et quelques autres personnes de notre entourage... je débloque ou je suis dans la réalité en lui demandant de reprendre son suivi psy, en refusant d'être là quand elle va voir ailleurs, en n'ayant plus confiance en elle, en n'acceptant pas ses reproches comme fondés ?
… et comme certains ont pris parti pour elle et sa splendeur du moment...
je me suis refermé sur moi et mon cercle limité.
Mon fils me manque terriblement, et même si je sais pouvoir le voir quand je veux, je ne m'autorise pas de le faire pour le moment.
Je fuis même.

Epilogue
J'ai lu quelque part sur ce forum le message d'une amoureuse particulièrement blessée d'avoir été éconduit par son homme bipote. Un internaute qui m'a eu l'air très avisé lui a recommandé de ne pas confondre la maladie... et la disparition du sentiment amoureux.
J'ai longuement considéré cette approche et j'aurais tendance à penser qu'aujourd'hui elle n'est tout simplement plus amoureuse de moi depuis longtemps. Ce serait son abandonnisme qui l'aurait ramené vers moi il y a un an. Je n'ai aucune certitudes là dessus, mais ça je sais pouvoir l'accepter. C'est tout le reste que je ne peux supporter.
Pour le moment je ne peux que chercher le mieux pour moi et pour mon fils.
J'attends l'avis de la pedopsy sur les diverses rencontres de mon fils avec des prétendants de sa mère. Je la sais suffisamment raisonnable pour faire attention à qui et comment elle le présente, mais je crois qu'elle sous estime grandement l'impact sur le développement du petit et le danger des rencontres du net. Je viens d'avoir la semaine dernière une réaction épidermique sur le sujet et notre relation s'en est encore dégradée... : « tu es complètement fou ! ».
Peut être.
Je suis en train de faire des démarches pour être suivi en tout cas. Je n'arrive plus à gérer tout cela, et suis extrêmement angoissé pour tout ce qui concerne mon fils.
J'arrive maintenant que je suis seul à faire face au quotidien (parfois difficilement!!) mais la seule évocation de mon enfant me retourne le cœur et me renvoie vers mon paquet de mouchoirs.
Et pourtant de base je n'ai pas la larme facile.

Je reste cependant quelqu'un d'optimiste. Encore un peu de temps et cela ira mieux, loin d'elle.
J'ai un appart assez grand pour accueillir mon fils en plein temps, une école maternelle et primaire sont à deux pas... je suis prêt à l'accueillir pleinement quand cela sera nécessaire... et notez que je ne mets pas cela au conditionnel. Cela peut arriver demain ou dans 10 ans. Mais vu sa fuite en avant... cela se reproduira à moins qu'elle ne trouve un conjoint qui arrive à supporter tout cela et saura mieux l'encadrer.
Je parie pour l'hiver prochain pour ma part.

Ah.. au passage, elle recommence apparemment son suivi psy. C'est au moins ça de gagné.

J'aurais bien voulu terminer cette petite histoire avec quelques notes gaies, mais il y a malheureusement une suite toute récente. Ma maman m'a appelé en panique pour obtenir quelques éclaircissements il y a quelques semaines. Voisine des beaux parents elle a croisé le beau papa qui lui est tombé dessus.
Je sentais bien qu'il y avait quelque chose qui clochait, me voilà à présent fixé.
La maman depuis plusieurs semaines me présente à son (notre!) entourage comme un ex-conjoint jaloux maladif. « Il me harcèle, fais tout pour m'empêcher de refaire ma vie, fais courir des rumeurs sur moi comme quoi je serais folle, bloque mes moyens financiers.... ». Tout est évidemment faux, bien au contraire. J'ai juste dis NON, une fois.
Apparemment mon ex beau père qui m'a tant soutenu la première fois souhaite me croiser pour me casser la gueule (propos de la maman).
J'ai voulu alerter la pedopsy sur le comportement sexuel de la maman et mettre un terme à cela... après 15 jours sans obtenir de rdv elle a fini par me rappeler et m'en concéder un... à contre cœur, c’était très net. Là aussi la maman est passée juste avant moi.
La voisine (pourtant elle connaît l'histoire...)
un couple d'amis
la maîtresse d'école
… pour ces gens là elle est GUERIE !!

alleluia.

Par contre tout ceux bien au courant de son trouble sont évités comme la peste et n'ont aucun contact.

Au final ayant un boulot avec de lourdes responsabilités financières, et étant plus que perturbé à plusieurs reprises.... je viens d'apprendre la perte de mon emploi. Je ne peux en vouloir à l'employeur qui indirectement a assisté à tout cela sans rien dire... mais 3 ans aura été beaucoup trop. Je comprends.
Je réside dans un endroit ou il ya peu de chances que je retrouve quelquechose.
Me faudra déménager je pense... à nouveau. 4ème fois en 3 ans.

... et m'eloigner de mon fils. :/


Je n'ai aucune idée de ce que je peux attendre de la situation, ou de la maman. Je crois que le mieux que je puisse espérer et qu'elle ait suffisamment confiance en moi pour oser m'appeler au secours si elle craque avec notre enfant... mais pour cela surtout ne pas la contredire.. et continuer de tout supporter en silence.
Pas sur de ce choix là.
Faire une demande de garde totale?
Je ne suis pas inhumain non plus.
Mes semaines de 45h ou plus ne sont pas forcement très favorables à cela non plus.




Voilà ma petite histoire perso.
Désolé pour le pavé, j'ai essayé d'être concis et précis dans mon aventure. Évidemment mon approche est totalement subjective et j'en suis désolé.
Je fais de mon mieux.

Amicalement à tout ceux qui me liront.
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MessagePosté le: Mar 10 Juin 2014 - 16:07    Sujet du message: Publicité

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lenanard
Bipote Emeraude

Hors ligne

Inscrit le: 29 Sep 2008
Messages: 89

MessagePosté le: Mar 10 Juin 2014 - 16:52    Sujet du message: ex-conjoint de bipolaire- mon histoire Répondre en citant

ton témoignage est bouleversant
courage
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olivier05
Bipote Emeraude

Hors ligne

Inscrit le: 20 Mai 2014
Messages: 9

MessagePosté le: Mar 10 Juin 2014 - 19:28    Sujet du message: ex-conjoint de bipolaire- mon histoire Répondre en citant

Merci. :)
avec du recul je crois ne pas avoir été assez fort pour faire face à tout ca...
Quand je lis d autres témoignages de conjoints, ou de bipotes lucides, je n arrive pas à savoir si je suis admiratif de leur courage, ou doit les plaindre de leur aveuglement.

En tout cas j 'ai compris une chose: chaque cas est différent.
Renseignez vous, documentez vous.. et suivez votre instinct.

Dans mon cas je crois qu un suivi psy pour madame aurait du etre beaucoup plus régulier, MAIS aussi pour le couple!

Je ne vois pas ce que j'aurai pu faire pour en sortir autrement sans etre accompagnés.

Par exemple je n'ai jamais été naturellement jaloux, mon témoignage le prouve je pense.
Aujourd'hui je fréquente quelqu un (coup de chance, la même personne qu il y a un an1/2) et je culpabilise énormément de sursauter dès que son téléphone sonne. :/
J'ai evidemment eu droit récemment à de nouvelles insutes devant mon fils quand elle a su que je serais accompagné le lendemain... motif: on a pris la pluie et ses baskets trempées je lui ramenais en chaussettes... en voiture!

Ah, j ai pris un chien aussi. un reve d enfant (croisé boxer, familiarisé aux enfants, dressage à la spa et tout le tralalala) que je m interdisais car elle n aimait pas trop.
Evidemment il y a eu morsures sur le petit le premier we. Mauvaise idée de lui marcher sur les pattes toute la journée... j en suis evidemment navré et la hiérarchie a été fortement imposée dans la maison suite à cela. Depuis RAS et ils sont les plus grands amis du monde.

...le lendemain elle allait chez le médecin faire un constat. :/

Deux jours après elle m envoyait un sms pour me demander un petit service.

Ces évènements n'ont que quelques jours. ;)








...et merci à mon amie qui m'a suivi au milieu de tout cela et malgré sa réserve (ou gràce à) continue de m'apporter son affection et la rigueur de son jugement.
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Sealsheep
Bipote Turquoise

Hors ligne

Inscrit le: 05 Mai 2014
Messages: 173

MessagePosté le: Mar 10 Juin 2014 - 19:53    Sujet du message: ex-conjoint de bipolaire- mon histoire Répondre en citant

Bonjour,
C'est difficile pour moi d'aborder ton témoignage, car meme si je ne suis pas ta femme, je sais très bien à quoi ressemble le petrin dans lequel, elle se fait mal, elle te fait du mal, elle fait mal partout.
Je suis terrifiée par l'abandon aussi, et quand j'étais plus jeune, j'avais ce truc d'aller draguer ailleurs quand je sentais que la situation allait pas avec mon "conjoint".

En plus je me dis tous les événements, bébé, déménagement etc.. Elle a du exploser en mille morceaux. Je suis sur que la moitié du mal qu'elle t'a fait, elle ne savait pas pourquoi elle le faisait (Mais ça ne veut pas on dire qu'elle n'est pas responsable)

Plusieurs choses que je retiens : Un bipolaire ne devrait jamais arreter son traitement
et aussi la relation fusionelle est nefaste pour un conjoint bipolaire.
Quand tu parles d'elle on sent bien que tu étais, "contre" ta volonté, poussée dans une position de tuteur, de père, de responsable. Et ça ça t'a bouffé, et c n'était pas la chose à faire.

Je peux te parler de ton enfant, ça c'est un sujet que je connais bien ça fait maintenant 6 ans, que je m'occupe de gosse, et je suis mandaté par ma boite la plupart du temps pour les cas "difficiles".
Ton gosse est une éponge qui ne peut pas verbaliser, quand tu es avec lui essaie d'etre bien avec toi, de laisser sa maman derrière, parce que l'enfant reflete toujours la situation perave (pourri ) de couple des parents. Et il devient odieux, des colères qui ne sont pas de reells caprices, mais des expressions de ce qu'il sent et ressent.
Sa mère, tu l'as aimé, tu l'as detesté, tu en as souffert. Mais ce n'est pas en tant que "mère" que tu vivais une histoire avec elle, mais entant que femme. Donc quand il te parle des copains de maman, bien sur toi tu sais, et tu te mets directement à etre stressé. Mais prends sur toi, et dis par exemple "ah oui, et toi tes copains de l'école ils vont bien ? ".
J'ai eu des gosses à garder deux filles, qui étaient terrible (mais à jeter des cailloux sur moi, etc etc), et enfaite elles étaient PRESQUE à chaque fois que le papa rentrait pas.. il se trouve que celui découché parce qu'il avait plusieurs liaisons. Mais elles pouvaient pas le savoir, ni le prouver, mais elles l'ont sentie.

Je sais que c'est facile entant que nounou de dire ça, mais la meilleure chose à faire pour ton fils, c'est de ne pas aborder votre conflit.
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olivier05
Bipote Emeraude

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MessagePosté le: Mar 10 Juin 2014 - 20:37    Sujet du message: ex-conjoint de bipolaire- mon histoire Répondre en citant

Pour le petit c'est bien ce que j en avais compris.
Encore une fois mon seul choix est de me taire et de tout accepter, sinon la violence se déchaîne.

Dur dur.

En tout cas je te remercie de ton témoignage. En raisonnant je devine bien le mal qu'elle s inflige et ressent. Amour ou pas amour d'ailleurs.
Mais cela est encore bien différent de mon ressenti malheureusement.

Mais cela passera, comme le reste. ;)
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Sealsheep
Bipote Turquoise

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MessagePosté le: Mar 10 Juin 2014 - 20:44    Sujet du message: ex-conjoint de bipolaire- mon histoire Répondre en citant

En tout cas tu as su te proteger c'es admirable.

Citation "Maman disait toujours, la vie c'est comme une boite de chocolat, on sait jamais sur quoi on va tomber" :)
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Sisine
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MessagePosté le: Ven 13 Juin 2014 - 13:01    Sujet du message: comme je te comprends!!! Répondre en citant

J ai lu ta longue lettre et toute cette souffrance et cette angoisse que tu vis....je vis la même chose sauf que mon fils est grand maintenant et vis aux USA. J ai ete interpelée par une des reponse que l on t as faite :

citation :
Quand tu parles d'elle on sent bien que tu étais, "contre" ta volonté, poussée dans une position de tuteur, de père, de responsable. Et ça ça t'a bouffé, et c n'était pas la chose à faire.

Merci a la personne qui a repondu cela c est vrai, malgré l horreur du vécu des proches on ne sait pas quoi faire d autres que d etre infirmiere, tuteur , maman et plus du tout femme.....

D ailleurs une amie m a fait remarquer que malgré ma soixantaine les hommes continuent a se retourner sur moi, mon patron m a fait le compliment lors de mon depart en retraite qu il esperait trouver une assistante aussi classe que l ancienne... Et je n en suis même pas flattée ! je me rend compte qu il m a éteinte en temps que femme, niée comme epouse , et que je suis completement asexuée a cause de lui!!!!

alors si tu as la chance de refaire ta vie avec quelqu un de sympa vas y!!! tu es encore tout jeune, essaie de trouver une bonne solution pour ton petit garçon car cela sera le plus difficile. je te souhaite d y arriver et de retrouver le bonheur avec une jeune femme sympa, tu le merites!!
cordialement
sisine
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TheValuk
Bipote Saphir

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MessagePosté le: Lun 23 Juin 2014 - 17:35    Sujet du message: ex-conjoint de bipolaire- mon histoire Répondre en citant

Bonjour olivier05,

Ton histoire est terrible.
Mais j'ai l'impression que tu en tires une grande sagesse qui te permettra de faire des choix éclairés, avec les cartes que tu as, pour gérer le mieux possible.
Je te souhaite bien du courage !

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Sabine69
Bipote Saphir

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MessagePosté le: Mer 25 Juin 2014 - 20:53    Sujet du message: ex-conjoint de bipolaire- mon histoire Répondre en citant

Bonjour Olivier05,

Ton témoignage nous a beaucoup touché mon ami et moi, car je suis également bipolaire et borderline, et je lui fais vivre un véritable enfer.

Je le quitte, le trompe, le reprends, le requitte, le retrompe, et le reprends, et cela fait 2 ans que cela dure. Je suis malheureusement consciente du mal que je lui fais, mais inconsciemment, tous les 3 mois, cela revient.

Malgré mes bonnes résolutions, il ne me fait absolument plus confiance, fouille mes sms et messagesil est fatigué et usé et a même été suivi par une psychologue.

Pour moi c'est le côté border que je ne gère pas, un coup j'ai besoin de le savoir en permanence près de moi, un coup je l'ignore complètement.

Là nous sommes au bord de la rupture définitive, et je lui ai même conseillé de chercher une gentille jeune femme qui ne le ferait plus souffrir.

Mon psy m'a dit qu'on ne pouvait pas changer une personnalité border, car "chasser le naturel, il revient au galop". Mais j'y crois quand même, et j'ai demandé un suivi plus régulier avec un psychologue pour apprendre à gérer au mieux les "tout" ou "rien".

Tout cela pour te dire que ta femme souffre certainement de cette situation, mais si elle n'a pas conscience du mal qu'elle te fait et qu'elle doit se prendre en charge, tu ferais mieux d'essayer de tourner la page et de penser avant tout à toi et à ton enfant.

Bon courage dans cette situation difficile!
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olivier05
Bipote Emeraude

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MessagePosté le: Jeu 26 Juin 2014 - 10:34    Sujet du message: ex-conjoint de bipolaire- mon histoire Répondre en citant

Bonjour à tous :)
je réponds un peu au fil de l'eau à vos messages de sympathie.
@sabine:
je dois avouer avoir beaucoup de mal à accepter et comprendre ces divers troubles. Connaitre sa maladie, savoir le mal que l'on fait... et pourtant ne pas pouvoir lutter contre. Terrible pour le malade et pour l'entourage.
Dans mon cas il faut aussi lui ajouter un caractère de merde Razz
Pour les avis de médecins... je dois avouer les prendre maintenant avec pas mal de recul. Quand j'ai signalé aux services de pédopsy la maladie de la maman afin qu'ils en tiennent compte dans le diagnostic et éventuellement l'aide qu'ils nous apporteront à nous et notre fils...on m a répondu immédiatement que cela n'avait rien à voir. Donc une maman qui n'est pas toujours en phase avec elle même, qui a du mal à se controler (nerfs, humeurs, fatigue...) n'a aucun impact sur le développement psy de l'enfant? Mouais..je demande à voir.
Pour ma part je crois qu'il doit être possible, non pas de chasser le naturel (on ne change pas ce que nous sommes) mais de le contrôler. Même si je veux bien comprendre que parfois dans des états extrêmes cela devienne momentanément impossible.

Je comprends l'état de ton conjoint. Le meilleur conseil que l'ont m'ait donné et que je pourrai lui donner serait de prendre soin de soi. Mettre une limite au côté envahissant et négatif de la relation, et surtout se préserver soi et ce qui est important. La rupture en est un moyen. Inévitable dans mon cas car c'est allé beaucoup trop loin. Je me sens d'ailleurs fautif d'avoir laissé les choses aller jusque là. Une facon de tirer un bilan à ce jour est de dire: j'ai perdu femme, enfant (pour moi ne plus vivre le quotidien de son fils c est un peu le perdre), argent, boulot... et estime de moi. Cela fait beaucoup.
Une autre facon de voir les choses serait que je suis aujourd'hui sorti de ca et peu enfin reprendre une vie (presque) normale.

Je pense qu'il y a d'autres moyens que la rupture si les choses sont prises en compte sérieusement à deux, et à temps... avant que les dégats ne soient trop importants.

@sisine
tu es JEUNE retraitée. Je pense que tu dois t'interroger sur la poursuite de ta vie. Pas évident comme choix. Bon courage et prends soin de toi.

@ tous
merci pour votre soutien.
Ce site m'a été très utile au milieu de tout ce que j'ai pu traverser. Source d'informations, d'avis, de réconfort.
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Perséphone
Bipote Turquoise

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MessagePosté le: Jeu 10 Juil 2014 - 19:52    Sujet du message: ex-conjoint de bipolaire- mon histoire Répondre en citant

Bonsoir Olivier,

Je viens seulement de découvrir ton témoignage et je ne peux que compatir à tout ce que tu as enduré et endures encore car ce n'est pas en quelques jours, semaines, mois qu'on guérit d'une telle histoire. Il est tellement difficile d'être conjoint de... Il y a tellement de paramètres à prendre en compte, quotidiennement...

Pour ma part, je suis en couple depuis plus de deux ans avec un homme bipolaire et nous avons connu nos hauts et nos bas, dernièrement encore. Il est très compliqué de généraliser concernant cette maladie. Il y a en effet des "symptômes" communs mais chaque bipote réagit vraiment différemment...

Je comprends tout à fait ce que tu entends par ne plus avoir d'autres choix que la rupture. Cela a été notre cas, à plusieurs reprises, dont une qui a duré plusieurs mois. Pendant cette rupture, il a eu deux "histoires" dont il ne se souvient même plus... Comme tu le dis si bien, vive les sites de rencontre... En quinze minutes, je me suis retrouvée "chassée" de chez nous; en quelques jours, des mois de relation balayés dans les bras d'une autre puis encore d'une autre...

Cela a été très difficile à accepter. Mais il a surtout été difficile d'accepter que cela était aussi le fruit de la maladie. Il y a un côté frustrant dans cela parce que du coup on culpabilise de lui en vouloir, de souffrir à cause de quelque chose dont l'autre n'est pas "totalement" (?) responsable. On aimerait pouvoir lui crier notre colère mais on ne le fait pas parce qu'il s'en veut déjà tellement de ne pas se souvenir de plus. Et puis, il n'est plus en couple avec nous, donc il est libre. Sauf que cette liberté, il ne l'a prise que pour pouvoir vivre "autre chose" au final.

Donc oui, c'est très difficile tout cela.

Te concernant, vous avez un petit bout au milieu de tout cela et je n'ose imaginer l'angoisse que toute cette situation doit te procurer. Je ne pourrais que te dire de garder en tête le bien être de ton petit et d'essayer de te reconstruire toi. Peut-être en effet as-tu tout perdu mais pour pouvoir mieux repartir?

Pour ma part, les choses ne sont allées mieux qu'à partir du moment où j'ai réalisé que oui je l'aime inconditionnellement (mes témoignages sur ce site le prouvent assez je pense ) mais que ma vie a aussi de la valeur et mon bien-être aussi. Depuis que je ME suis prise en considération, notre relation est bien plus épanouissante.

Quoi qu'il en soit, je te souhaite bon courage...
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olivier05
Bipote Emeraude

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MessagePosté le: Ven 1 Aoû 2014 - 10:09    Sujet du message: ex-conjoint de bipolaire- mon histoire Répondre en citant

Ne t'oublie surtout pas Perséphone au milieu de tout ca.
Je pense être un bon exemple des consequences si on n'y prend garde.


J'en profite pour une petite mise à jour.. même séparé je suis coincé et pour le moment, l'enfer continue.

J'ai eu plaisir à recevoir quelques petites insultes de ci de là pour divers motifs assez variés, en juin et en juillet.
Mon attitude est simple face à cela: injure = raccroche au nez immédiat.
Je n'en peux plus de cette violence et pour me préserver et commencer à construire je dois laisser cela derrière moi. Pas facile avec elle.

Quelques contacts normaux aussi. Début juillet elle rendait notre appart dans lequel elle habitait encore. Elle m a reproché de devoir tout gèrer toute seule d'ailleurs.
Moi j'ai déménagé quatre fois tout seul dont deux en urgence. Mais bon. Et puis les insultes ca suffit.
Cependant le bail etant encore à nos deux noms (le proprio a refusé de mettre à son nom seul pour des raisons de garanties) il a exigé que je sois là à l'etat des lieux. Pff débile.
Je m'y suis plié de bon gré et suis monté faire cela avec la maman.
On a pu papoter de la pluie et du beau temps presque normalement. Les proprios n'ont pas été commodes sur le ménage. Delp a commencé à monter dans les tours immédiatement et j'ai du intervenir avant qu'elle ne les insulte eux aussi... pas l'ideal pour recupérer la caution (que je lui laisse d'ailleurs, c est elle qui l'avait versé).
Elle est rentrée en rage et j'ai terminé tranquillement avec les proprios. Je me suis arrangé avec eux et je suis revenu le lendemain finir ce qu il manquait.
Je n'ai eu aucun remerciements bien sur, mais je n en attendais pas.

Ce we là et toute la semaine qui suivait notre fils était chez les beaux parents.
Le we suivant elle etait épuisé et j'ai proposé de faire l'aller retour (5h A/R un samedi de chassé croisé sur la route du sud!)
Evidemment vu que mon raport avec le beau pere est tendu je n y suis pas allé le coeur léger.
Bref je l'ai fais.

Un vague merci cette fois.
Deux jours après, lundi 14 juillet:
je me préparais à ma dernière semaine de boulot et devait récupérer notre fils le samedi suivant pour les vacances.
Semaine difficile car la derniere de mon contrat. Rupture conventionnelle. Tout mettre nicquel, rendre les clés, faire les derniers dossiers et tout le tralala.
Je m'apprêtais à partir finir son ménage dans notre ancien appart, et là... 15 appels, 12 textos. Je rappelle en urgence et:
-"(en hurlant)Ton fils est insupportable, je n'en peux plus de lui, je vais lui fracasser la gueule, c'est une merde! Tu le voulais, prends le! Je te le pose chez toi dans 10 minutes sinon je le tue!"
-"Il est avec toi? Il t'entend?"
-"Oui, viens récupérer ce sale merdeux, je ne veux plus le voir, prends en la garde!"

Vous imaginez bien que j'ai accouru.
En le récupérant elle me dit de tout prendre en charge, ecole, nounou etc..

Bref, content de l'avoir sorti de là. Me restait à trouver une nounou un 14 juillet et voir comment faire au boulot. Encore une fois je n ai pu aller travailler une journée pour trouver une solution. Mon employeur n'a rien dit, mais de toutes facons je n'avais pas de choix possible. JE connaissais une jeune fille bien à 1h de route. Vous imaginez ma semaine, et mes frais.
Encore une fois obligé de tout bouleverser: budget d'ete, recherche d'emplois, terminer l'autre...

J'ai récupéré le petit très perturbé. "Maman me veut plus, elle veut me fracasser" la tête furent ses mots. :/
je l'ai enormément rassuré, activé un rdv pédopsy, assistante sociale et tout le tralala encore.
Il ne voulait plus parler à sa mère. Petit à petit je lui ai expliqué qu'elle ne pensait pas ses mots, que sa maman etait fatiguée.

De toutes facons elle n a quasi pas appelé pendant 10 jours.

Au final on a organisé un rdv tél pour eux deux et même si il ne voulait pas l'avoir au début (je lui ai fais passer le tél près de l'oreille pour qu il entende sa voix) il a fini par m'arracher l'appareil des mains.

Elle lui a dit qu'elle allait mieux et qu 'il lui manquait. Il a été super content et a commencé à demander à la voir.
La dessus elle m'a demandé à le prendre et je lui ai proposé de le faire quelques jours pour commencer.

Mercredi nouveau rdv pedopsy
Un moyen simple pour qu elle le recupère. La pédopsy alertée sur les évènements récents l'avait aussi appelé pour la voir elle seule. elle n'a jamais répondu.
"Je ne mettrais plus jamais les pieds là bas"
Fuite encore et encore....
On s est donc vu 1/2 heure après, bu un sirop et tout deux sont repartis tout contents. Au passage elle m'a demandé si j'étais ok pour le prendre en garde princiale à la rentrée. J'ai bien evidemment confirmé. Etant au chomage en septembre j'ai tout mon temps. Mais ca elle ne le sait pas encore. Psy, avocat, unafam... tous m'ont conseillé de ne rien dire pour le moment.
Je lui parle de l'ecole à coté et tout ce que j avais entrepris et ca lui convenait. elle me dit donc se lancer dans ses recherches de boulot sereine.

A présent, depuis deux jours, je recois des messages comme quoi il serait bien qu on en parle. Que j aurais du attendre avant de lancer un dossier CAF... Elle s etonne que je sois assez froid dans nos discussions et s inquiete de mon etat moral.
!!??!!??

Percoit elle un risque de se voir retirer son fils? Ca y ressemble.
Je viens d envoyer un mail le plus cool possible pour la rassurer là dessus. elle le voit quand elle veut.
La seule chose que je ne veux pas: qu' elle s en occupe seule sans que j ai un droit de regard ou de controle...ou de devoir tout réorganiser à chaque fois qu elle pete un plomb.
Je sais qu elle est super avec lui la plupart du temps. Mais je m inquietais de son comportement en mon absence. Quand j etais là je pouvais intervenir, tout prendre en charge au moindre signe, et servir aussi de déversoir à tout son mal être.
Je m'inquiétais qu'en mon absence cela se retourne sur notre fils... apparemment à juste titre.

J'en ai parlé avec la pedopsy hier:"non aucune crainte, elle ne peut mélanger le pere et le fils"
En même temps c'est ce même service qui m'a juré qu'une maman bipolaire ne pouvait avoir strictement AUCUN impacts sur un enfant...et le tout sur quelques mots echangés au coin d'une porte.
Par contre la pedospy m'a confirmé qu après 10 jours avec moi elle avait trouvé le petit rayonnant et nettement moins angoissé... le hasard?

Bref ca continue...

Toujours aucunes nouvelles du juge depuis mai. Des services psy qui m'etonnent réellement dans leurs avis.
Si cela continue, je pense aller secouer quelques cocotiers en septembre.
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Sealsheep
Bipote Turquoise

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MessagePosté le: Ven 1 Aoû 2014 - 12:26    Sujet du message: ex-conjoint de bipolaire- mon histoire Répondre en citant

Coucou Olivier.

Je comprends ton sentiment, et surtout ton inquiétude pour ton fils.
Est ce que ta femme a eu une expertise psychiatrique (je ne me souviens plus) ?

Ce que je comprends c'est que si ta femme est malade il faut qu'elle trouve une traitement un suivi qui l'aidera.

C'est le mieux qu'on puisse souhaiter pour ton enfant et pour elle.

Moi mon père m'a souvent dire que j'étais une grosse merde pondu par ma mère dans mon enfance et dans mon adolescence (et j'en passe et des meilleurs). Bien sur que ça m'a touché, mais les assistantes sociales avaient d'autres dossiers à traiter (enfants battus, enfants sans logements).
Le mieux ça serai que ta femme trouve de l'aide.
Mais je comprends bien la complexité du problème.

Bonne journée,
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Reglisse
Bipote Emeraude

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MessagePosté le: Ven 1 Aoû 2014 - 14:20    Sujet du message: ex-conjoint de bipolaire- mon histoire Répondre en citant

Bonjour Olivier,

Que cherches tu ? la garde de l'enfant ? Même si des moments ton ex n'en peut plus, elle ne veut pas lâcher son enfant.

Les psys ont raison: être bipolaire ne signifie pas être dangereuse. Il est honteux de brandir cette pancarte, je connais plein de nanas inaptes avec leurs enfants, elles ne sont pas bipolaires.

Dans ta situation, le mieux est que tu aies un oeil constant sur ton fils quand tu vois que sa mère déraille, il voit un pédopsy donc très bien, mais essaies pour le bien être de l'enfant qu'il voit sa mère autant que son père.

Bon courage.
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olivier05
Bipote Emeraude

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MessagePosté le: Ven 1 Aoû 2014 - 17:21    Sujet du message: ex-conjoint de bipolaire- mon histoire Répondre en citant

je n ai jamais voulu interdire à mon fils de voir sa mère. Tout ce que j ai fais ces derniers jours etaient justement de le reconcilier avec elle et qu il ne s arrete pas aux horreurs entendues.

Avoir un oeil sur ce qu il se passe chez elle avec mon fils? Quasi impossible. Pour elle je suis 2 fois sur 3 le grand satan qui pense qu elle est malade.

A mon sens le mieux que je puisse faire est d essayer d'avoir la garde principale, histoire de l'avoir lui à l oeil au quotidien... et surtout que ce quotidien là ne soit pas géré en permanence par la maman. A mon avis trop lourd pour elle, et maintenant je ne suis plus là pour m'interposer quand ca derape.

Je suis néanmoins persuadé que c est une bonne maman les 3/4 du temps.

Mais je m inquiete réellement des dégats pour le 1/4 restant.

Et pour répondre oui elle a été diagnostiquée. Elle sait être malade.
Et pourtant ne tempère en rien ses comportements, ni ne reconnait mal se comporter parfois. Tout le mal vient de moi, en permanence.

J'ai même entendu qu elle était guérie.

Je crois que ce déni conscient fait partie des trucs qui me sont les plus difficiles.
Et pourtant encore et toujours je ne dis rien, ne provoque pas et essaye d apaiser en permanence.



..pour le moment je n y gagne que des insultes.. et un peu de fierté personnelle.
Au passage j ai encore recu un mail tout à l heure complètement délirant.

Elle veut un rdv tout les deux lundi pour parler de la garde de notre fils à la rentrée.

Première étape me calmer. Car de content que ca se passe bien entre elle et son fils, en deux mails j en suis revenu à une fureur profonde.
Bah oui elle sait ou taper... des reproches encore des reproches. Je vais finir par porter plainte pour harcelement moral.

Deuxième étape me concentrer sur mon we.
Et bien oui, mon amie vient me retrouver enfin. Cela fait un mois que l on attend cela. A mon avis la maman l'a compris d ailleurs. Etonnant à chaque fois qu elle devine que je ne suis pas seul elle me met en rage la veille... que chacun en tire ses conclusions.

Troisième étape y aller lundi le plus neutre possible. Ne rien dire, ne rien répondre.
Ne rien signer.

Comme d'habitude.

Pour la suite on verra.
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olivier05
Bipote Emeraude

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MessagePosté le: Ven 1 Aoû 2014 - 17:28    Sujet du message: ex-conjoint de bipolaire- mon histoire Répondre en citant

Les psys ont raison: être bipolaire ne signifie pas être dangereuse.

oui je comprends. Mais n est ce pas dangereux pour un enfant d entendre dans la bouche de sa mère une telle violence.. à cet age? Il etait vraiment pas bien quand je l ai récupéré :/
"Je ne veux plus voir maman elle me déteste, elle veut m arracher la tête." (je passe les connards et autres vulgarités)

Là en tant que père...cela m'a fait vraiment mal d'entendre ca.
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Sealsheep
Bipote Turquoise

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Inscrit le: 05 Mai 2014
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MessagePosté le: Ven 1 Aoû 2014 - 23:58    Sujet du message: ex-conjoint de bipolaire- mon histoire Répondre en citant

Encore une fois,
je comprends tout le drame de la situation.
Mais comme je temoignais, les parents peuvent dire des choses monstrueuses ou faire, si elle malade elle doit etre soignée. Si tu peux y aider fais le (contacter ses parents ? )
Pour le reste, un pedopsy et un papa à l'écoute, devraient aider grandement ton fils.
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Reglisse
Bipote Emeraude

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Inscrit le: 30 Mai 2014
Messages: 66

MessagePosté le: Sam 2 Aoû 2014 - 10:05    Sujet du message: ex-conjoint de bipolaire- mon histoire Répondre en citant

Je comprends ton désarroi, seulement ,elle n'insulte pas son fils parce qu'elle est bipolaire, je n'ai jamais parlé comme ça à mes enfants, bien qu'ils aient grandi avec une maman non diagnostiquée...et ne suis pas la seule.

Tu peux toujours rapporter les propos de ton ex au juge etc, mais mettre ça sur le compte de la bipolarité me choque énormément, la déstigmatisation n'est pas pour demain.

Tu peux très bien dire que tu veux ton enfant car la maman tient des propos graves, mais brandir la pancarte BIPOLAIRE, me dérange .

Bon courage.
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feuilledarbre
Bipote Diamant

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Messages: 2 024

MessagePosté le: Sam 2 Aoû 2014 - 19:02    Sujet du message: ex-conjoint de bipolaire- mon histoire Répondre en citant

Bonjour Olivier05

J'abonde dans le sens de Reglisse : j'ai été maman bipolaire non diagnostiquée pendant 10 ans et n'ai JAMAIS parlé de cette façon à mes enfants.
En revanche leur papa, qui lui n'a aucun trouble psy officiel, est incapable de maîtriser sa violence verbale quand il est en colère .. il a déjà dit des horreurs à mes filles, et quand nous étions ensemble j'étais là pour m'interposer.. depuis que nous sommes séparés mes filles me racontent des paroles inacceptables ... Heureusement elles ont appris,avec mon aide et avec le temps, à s'en protéger : "papa, quand il est en colère, il devient fou, il ne sait plus ce qu'il dit" ."il n'est plus lui-même"
Alors, elles s'en vont dans une autre pièce et alles attendent qu'il se calme (ce que je faisais quand je vivais aveclui).

Ton ex a un problème de gestion de la colère, ça n'a absolument rien à voir avec le trouble bipolaire et le mieux que tu puisse faire pour ton fils c'est delui apprendre à faire lapart des choses pour qu'il comprenne que sa "vraie maman" c'est celle qui est une bonne maman les 3/4 du temps.

Moins votre séparation sera conflictuelle, et plus ton fils sentirata bienveillance pour sa maman, mieux ce sera pour lui , pour sa construction.

Bon courage Olivier05, j'espère que vous allez pouvoir rmettre en place votre nouvelle vie le plus sereinement possible, dans votre intérêt à tous les 3.
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joachim
Bipote Emeraude

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MessagePosté le: Dim 31 Aoû 2014 - 15:11    Sujet du message: ex-conjoint de bipolaire- mon histoire Répondre en citant

Hello ton cas presente tellement de similitudes avec le mien que ca m'interesserait beaucoup si tu as des infos a lire sur les "abandoniques"
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:00    Sujet du message: ex-conjoint de bipolaire- mon histoire

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