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Le regard sur les maladies mentales

 
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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Ven 13 Juin 2014 - 19:36    Sujet du message: Le regard sur les maladies mentales Répondre en citant

Maladies mentales : sondage Ipsos-FondaMental-KLESIA



La Fondation FondaMental souligne la méconnaissance des maladies mentales en France et alerte sur l'urgence de leur prévention

La Fondation FondaMental alerte sur l'urgence de la prévention en psychiatrie à l'occasion d'un colloque organisé le jeudi 12 juin au Palais d'Iéna autour d'expériences prometteuses nationales et internationales. Ce colloque est organisé en partenariat avec le groupe de protection sociale KLESIA, qui a fait de la prévention en santé un axe prioritaire du développement de son action, et le Conseil économique social et environnemental.

En amont de ce colloque et à l'heure où les progrès de la science offrent une lecture nouvelle des maladies mentales, comment les Français perçoivent-­ils ces pathologies aujourd'hui ? Une enquête Ipsos-FondaMental-KLESIA apporte des éléments de réponse sur le rapport des Français à la santé mentale (1), miroir d'une 1ère enquête menée en 2009 (2). Principaux enseignements :
● Les Français se sentent majoritairement touchés par les maladies mentales mais leurs connaissances sur le sujet restent faibles. Les peurs et les idées reçues persistent, malgré une évolution légère des perceptions.
● Les Français expriment un besoin très fort d'information perçue comme une priorité pour améliorer la prise en charge et la prévention !

Ces résultats font écho à l'un des trois leviers d'action préconisés par la Fondation FondaMental pour relever le défi de la prévention en psychiatrie :
● Déstigmatiser et informer le grand public sur les troubles psychiatriques,
● Promouvoir une spécialisation accrue de la prise en charge des maladies mentales, sur le modèle des Centres Experts qu'elle a mis en place,
● Soutenir l'effort de recherche en psychiatrie pour améliorer nos connaissances et nos stratégies d'action.


Les maladies mentales : mal connues et sous‐estimées des Français, qui se sentent pourtant très concernés par le sujet

Les maladies mentales touchent de près ou de loin une majorité de Français. Aujourd'hui, plus d'1 Français sur 2 (58%) déclare être concerné par les maladies mentales, dont 13% personnellement (+8 points vs 2009). La dépression apparaît comme la maladie la plus répandue : près d'un Français sur deux (47%) se dit concerné, dont 8% personnellement.

4 Français sur 10 (39%) soulignent également s'être posés des questions sur la santé mentale d'un proche.

Pourtant, la méconnaissance est flagrante : si les maladies mentales les plus citées spontanément sont la schizophrénie (56%), les maladies maniacodépressives/troubles bipolaires (26%) et la dépression (18%), 46% des Français associent spontanément les maladies mentales à des maladies pourtant neurologiques comme la maladie d'Alzheimer (38%) ou la maladie de Parkinson ! A noter que 6% ne savent pas citer de maladies mentales !


Le regard sur les maladies mentales n'a pas évolué : peurs et idées reçues persistent

Si les représentations des maladies mentales restent marquées par les craintes qu'elles suscitent, les perceptions tendent à s'améliorer par rapport à 2009 (3), notamment sur les dénominations les plus péjoratives :
● 2 Français sur 5 (42%) associent spontanément la maladie mentale à la folie (vs 47% en 2009)
● 7% d'entre eux utilisent des termes tels que « cinglés », « tarés ». Ils étaient le double, soit 14%, en 2009.

Pour autant, l'image sociale des personnes atteintes de maladies mentales reste liée à la dangerosité, à la dépendance et aux difficultés de socialisation :
● 42% des Français pensent que les malades mentaux ne peuvent pas assumer la responsabilité d'une famille et la moitié d'entre eux déclarent qu'ils se sentiraient gênés de vivre sous le même toit qu'une personne atteinte de troubles mentaux,
● 21% des Français pensent qu'ils doivent prendre des traitements qui les rendent apathiques ­ 20% ne savent pas répondre.
● 35% des Français (un tiers) seraient gênés de travailler et 30% de partager un repas avec un malade mental.

« Si l'image sociale des maladies mentales apparaît aujourd'hui moins négative, tout reste à faire pour informer le « grand public » sur les facteurs de risque, les signaux d'alerte, les prises en charge disponibles », souligne Marion Leboyer, Directeur de la Fondation FondaMental.


Un besoin d'informations manifeste

Près de 9 Français sur 10 ne se sentent pas assez informés au sujet de la prévention des maladies mentales, ce qui en fait l'une des pathologies où le besoin d'informations est le plus criant (selon une étude Ipsos-­‐Boerhinger Ingelheim en 2013, 76% des Français se sentent bien informés au sujet des AVC).

Prévention, conduites à tenir en cas de troubles suspectés, ou encore prise en charge post-diagnostic, les besoins d'information sont ainsi largement exprimés :
● 70% disent se sentir faiblement ou pas informés sur les structures disponibles en cas de problème de santé mentale,
● 55% se disent mal ou pas informés sur le professionnel de santé à consulter en cas de problèmes mentaux,
● 78% se déclarent mal ou pas informés sur les traitements existants. 67% des Français considèrent également comme prioritaire d'agir en faveur du dépistage précoce.

En cas de problèmes mentaux, 81% des Français en parleraient à leur médecin traitant contre 51% à un spécialiste et 41% à leur famille.


Aujourd'hui, pour la Fondation FondaMental, un maître mot : PREVENTION !

Mieux comprendre, intervenir précocement et mieux soigner les maladies mentales les plus invalidantes (les troubles bipolaires, la schizophrénie, l'autisme de haut niveau ou syndrome d'Asperger, les dépressions résistantes, les conduites suicidaires, les TOC résistants et le stress post­‐traumatique) tels sont les défis que la Fondation FondaMental relève au quotidien.

Parce que la prévention en psychiatrie est possible, efficace et rentable, la Fondation FondaMental en appelle à la mise en oeuvre d'une politique volontariste qui aurait pour triple ambition de :
● Prévention primaire : diminuer le risque d'entrée dans la maladie,
● Prévention secondaire : dépister et prendre en charge le plus tôt possible les maladies qui n'ont pu être évitées,
● Prévention tertiaire : réduire les risques de rechutes et d'apparition de handicaps à plus long terme.

Pour les années à venir, la Fondation FondaMental entend privilégier trois leviers d'actions :
● Déstigmatiser et faire connaître les maladies mentales et leurs facteurs de risque (hygiène de vie, traumatismes infantiles, cannabis…)
● Encourager une spécialisation accrue, à l'instar de ce qui s'est fait pour les autres pathologies médicales (cancer, obésité, Alzheimer). La Fondation FondaMental a mis en place un dispositif, complémentaire de la psychiatrie généraliste existante et s'inscrivant dans le cadre de l'offre de soins sectorisée : les Centres Experts (troubles bipolaires, schizophrénie, syndrome d'Asperger, dépression résistante), qui sont des plateformes de diagnostic et de recherche. Après évaluation, ceux-­ci devraient être labellisés avec comme perspective leur renforcement et leur généralisation en tant que maillon indispensable du parcours de soin.
● Renforcer la recherche sur les maladies mentales afin d'améliorer la connaissance sur les facteurs de risque, les mécanismes physiopathologiques et les biomarqueurs de ces pathologies, identifier de nouvelles voies thérapeutiques, mieux évaluer les coûts et l'efficacité des prises en charge, etc.

« Pour des raisons à la fois éthiques, médicales et financières, il y a urgence à soutenir les innovations et améliorer la prise en charge de ces pathologies. Nous avons la chance au sein de la Fondation FondaMental de réunir les expertises et les talents de médecins, psychiatres, psychologues, chercheurs pour mieux comprendre les mécanismes de ces maladies, et mieux soigner les patients en repensant les modèles de prise en charge. Mais pour relever ces défis, il faut donner aux médecins et aux chercheurs les moyens d'agir. En France, l'effort de recherche en psychiatrie doit être soutenu à la hauteur des défis qui restent à relever » souligne Marion Leboyer, Directeur de la Fondation FondaMental.

Programme du colloque sur le communiqué de presse ci-dessous.

(1) Sondage réalisée sur Internet auprès d'un échantillon représentatif de 1002 Français âgés de 18 ans et plus du 17 au 23 avril 2014.
(2) Durand Zaleski et al., A first national survey of knowledge, attitudes and behaviours towards schizophrenia, bipolar, disorders and autism in France, BMC Psychiatry, 2012
(3) Durand Zaleski et al., A first national survey of knowledge, attitudes and behaviours towards schizophrenia, bipolar, disorders and autism in France, BMC Psychiatry, 2012

https://www.klesia.fr/web/groupe/-/maladies-mentales-sondage-ipsos-fondamen…

Communiqué de presse:
https://www.klesia.fr/documents/10693/62417/2014-06-11-cp-fondamental.pdf/0…
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MessagePosté le: Ven 13 Juin 2014 - 19:36    Sujet du message: Publicité

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TheValuk
Bipote Saphir

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MessagePosté le: Ven 13 Juin 2014 - 21:44    Sujet du message: Le regard sur les maladies mentales Répondre en citant

Citation:
● 42% des Français pensent que les malades mentaux ne peuvent pas assumer la responsabilité d'une famille et la moitié d'entre eux déclarent qu'ils se sentiraient gênés de vivre sous le même toit qu'une personne atteinte de troubles mentaux,
[...]
● 35% des Français (un tiers) seraient gênés de travailler et 30% de partager un repas avec un malade mental.


Douter de la capacité d'un malade mental d'assumer une famille n'est pas étonnant, même si nous savons bien que c'est possible.
Mais ce qui est quand même grotesque, ce serait d'être gêné de travailler avec une personne malade mentale ou bien même de manger avec elle.
Comme quoi le sujet renvoie aux peurs intérieures de tout un chacun et je trouve que c'est précisément là la richesse de l'existence des "malades mentaux" : ils interrogent l'humanité et la société.
Que serait un monde sans ces êtres singuliers ? Un monde horriblement, et ennuyeusement normal sans doute.
Après c'est sûr qu'il s'agit aussi de souffrance psychique, et il faut la traiter.
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Ninatagada
Bipote Emeraude

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Messages: 4

MessagePosté le: Jeu 26 Juin 2014 - 00:30    Sujet du message: Le regard sur les maladies mentales Répondre en citant

Petit vécu de stigmatisation...

J'ai eu un arrêt maladie de longue durée où l'on me taxais de profiter du système (ne communiquant pas sur le pourquoi honteux de cet arrêt, et oui difficile d'avouer que vous êtes au fond d'un gouffre et qu'il vous faut 1an et demi pour s'en remettre).
Je suis restée en contact avec mon entreprise. Je culpabilisais énormément d'être à ne rien pouvoir faire.
J'ai alors souhaité expliquer et assumer ma maladie, notamment auprès de mon jeune collège de travail et binôme (à qui nous avons appris le métier)...

A mon retour j'ai été totalement placardisée dès le premier jour,
Mon collègue a été promu à la notification de ma réintégration devenant mon supérieur,
Je suis revenue sans plus qu'aucunes missions ne m'étaient confiées (alors que mon travail n'a pas été repris et que l'entreprise signifiait un réel manque),
je n'ai pas été conviée à une seule réunion en 9 mois (j'étais chargée de communication interne...)
j'ai tout accepté
j'ai fait semblant de ne pas voir ce qui se passait pensant faire de la parano
j'ai travaillé d'arrache pied pour refaire ma place...
malgré mes efforts, il était trop tard.
J'ai été réellement stigmatisée, écartée.
Je suis partie, ne pouvant supporter mon échec
avec les éloges de supérieurs...
beaucoup d'amertume
et une leçon de vie.
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minouche
Bipote Emeraude

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Messages: 81

MessagePosté le: Jeu 3 Juil 2014 - 22:13    Sujet du message: Le regard sur les maladies mentales Répondre en citant

quand je travaillais pour des patrons, partout où je suis allée çà s'est fini que je me m'etais en arrêt pour dépression, et le dernier taf, j'ai fini par démissionner et je suis maintenant à mon compte, j'ai réalisé avec la psy que c'est une façon de me protéger....des gens dits "normaux" qui me font tellement flipper parfois....
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Team bipote
Bipote Saphir

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MessagePosté le: Sam 25 Oct 2014 - 10:32    Sujet du message: Le regard sur les maladies mentales Répondre en citant

70% de malades psychiques préfèrent ne pas consulter. Portrait de la stigmatisation 
La Nouvelle Union
http://www.lanouvelle.net/Actualites/National/2014-10-03/article-3892021/La-stigmatisation%2C-lennemi-public-numero-un/1

"La stigmatisation, l'ennemi public numéro un"
Thaïs Martel Publié le 03 octobre 2014


Ressentez-vous de l'inconfort en présence d'une personne atteinte d'un trouble mental? Engageriez-vous une personne ayant reçu un diagnostic de trouble mental? Seriez-vous prêt à entreprendre une relation et à avoir des enfants avec une telle personne?
Les préjugés font partie de la vie de bien des gens en détresse, tellement que 70% des personnes vivant un problème de santé mentale préfèrent ne pas consulter. Portrait de la stigmatisation.


La bibliothèque vivante (Photo gracieuseté)



La santé mentale. 


L'Organisation mondiale de la santé la définit comme un «état de bien-être dans lequel l'individu réalise ses propres capacités, peut faire face aux tensions ordinaires de la vie, et est capable de contribuer à sa communauté». Une définition bien large qui ne fait pas état des conséquences des différents troubles mentaux pour la personne qui en est atteinte, à commencer par la stigmatisation.


Obstacle au rétablissement


«La stigmatisation, c'est le plus grand obstacle au rétablissement en santé mentale. C'est être pénalisé pour ce à quoi on est associé, ici le diagnostic, peu importe ce que l’on est en tant qu’individu», commence Laurence Caron, agent de projet à l'Association québécoise pour la réadaptation psychosociale (AQRP). «Imaginez un jeune homme qui a eu un diagnostic de trouble mental il y a plusieurs années. Aujourd'hui, il va bien et il est en relation avec une jeune femme. La mère de celle-ci l'apprécie beaucoup. Mais l'aimerait-elle autant, aurait-elle une opinion aussi favorable si elle était au courant du diagnostic? Devant cette incertitude, devant la peur de la réaction des autres, le jeune homme choisit souvent de ne pas aborder le sujet», illustre M. Caron.


Et la stigmatisation fait des ravages, tellement que bon nombre de ceux qui vivent avec des problèmes de santé mentale disent que la stigmatisation de la maladie est pire que la maladie elle-même. Selon un rapport de Santé Canada datant de 2002, «La stigmatisation et la discrimination obligent les gens à garder le silence sur leur maladie mentale, les amenant souvent à différer une demande de soins de santé, à éviter de suivre le traitement recommandé et à éviter de partager leurs préoccupations avec leur famille, leurs amis, leurs collègues, leur employeur et les dispensateurs de services de santé».


Combattre


«À mon avis, il est impossible d'éliminer complètement la stigmatisation. L'important, c'est de prendre des actions de lutte en parallèle», explique Laurence Caron. Sauf que ce ne sont pas tous les moyens qui sont bons. «Les campagnes traditionnelles vont donner de l'information, mais pas changer les comportements», ajoute celui qui est également responsable de la formation-mobilisation sur la lutte contre la stigmatisation.


Inutiles donc les publicités à la télé expliquant à grand renfort d'images tristes que la dépression est une maladie? «Elles n'ont pas l'impact voulu. Ce qui fonctionne le mieux, ce sont les stratégies contact. Non seulement elles permettent une réelle compréhension, mais en plus elles valorisent la personne qui a vécu un trouble mental», indique M. Caron.


Par exemple, la bibliothèque vivante, une activité au cours de laquelle on emprunte un livre vivant – une personne vivant ou ayant vécu des problèmes de santé mentale – pour un certain laps de temps afin de parler avec lui et d’apprendre à le connaître, représente pour l'Association québécoise pour la réadaptation psychosociale une stratégie contact originale et ludique


Reste qu'il y a de l'espoir selon Laurence Caron. «Oui, c'est possible de se rétablir. Et lutter contre la stigmatisation, c'est lutter pour le bien-être et le rétablissement», conclut-il


La stigmatisation


Attitude négative et défavorable qui fait en sorte que les personnes vivant avec un problème de santé mentale sont étiquetées, craintes et victimes de stéréotypes.


Quelques chiffres
*Un Québécois sur cinq sera touché de près ou de loin par la maladie mentale au cours de sa vie.
*Les maladies mentales les plus courantes sont la dépression (10% à 15% des gens en souffrent au cours de leur vie), les troubles anxieux et les psychoses.
*D’ici 2020, la dépression se classera au deuxième rang des principales causes d’incapacité à l’échelle mondiale, juste derrière les maladies cardiaques.
*Les problèmes de santé mentale en milieu de travail coûtent aux entreprises canadiennes près de 14 % de leurs profits annuels nets, soit jusqu’à 16 G $ annuellement.
*Source : Institut universitaire en santé mentale de Montréal
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Fanfoué
Bipote Saphir

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MessagePosté le: Mer 5 Nov 2014 - 11:48    Sujet du message: Le regard sur les maladies mentales Répondre en citant

pour vivre heureux et sans soucis du monde extérieur, il nous faut se déguiser en personne "normale"...
trop de gens ont peur de nos maladies, et d'autres n'en sachant rien, rejettent!
pour notre santé, les échecs ne sont que très rarement bénéfiques, avançons masqués ;)
en croisant les doigts que tout se passe bien, oublier la parano et avancer... quel programme!
mais on fait avec...
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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Lun 10 Nov 2014 - 21:49    Sujet du message: Le regard sur les maladies mentales Répondre en citant

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Sante/n/Contenu…

Santé mentale : une bonne claque à la stigmatisation
22/10/2014 05:38


Bipolarité, schizophrénie, névroses… autant de noms que de peurs injustifiées. Une soirée est organisée à Tours le 6 novembre pour faire tomber les préjugés.



L'ignorance provoque souvent bien plus de dégâts que la maladie. Plongés dans un univers où le marketing d'un monde parfait est roi, tout ce qui sort de l'ordinaire nous devient souvent suspect, voire même parfois dangereux. Schizophrènes, bipolaires, névrosés… tous logés à la même enseigne ? « Oui, bien trop souvent, car s'écarter de la norme, ça fait peur, répond Yorli Moradi, chargé de mission à la Mutualité française Centre. Les schizophrènes sont trop souvent associés à des affaires criminelles alors que la réalité est toute autre. Les traitements permettent à ces personnes de s'intégrer parfaitement dans la société. Il est important, vraiment très important, d'écarter toutes formes de stigmatisation. »




La même soirée a été organisée le mois dernier à Blois, avec une autre troupe de théâtre. La représentation s'est conclue sous des salves d'applaudissements.

 " La tolérance, c'est accepter. L'altruisme, c'est intégrer "

Justement, le jeudi 6 novembre prochain, dans la salle des fêtes de l'hôtel de ville de Tours, la Mutualité française Centre, l'Agence régionale de la santé, l'Unafam, le CHRU de Tours, la ville de Tours et La Nouvelle République s'associent pour proposer au grand public une soirée théâtre débat. Son thème : « La santé mentale : en parler, mieux comprendre ».
Cette soirée débutera par une pièce de théâtre et à son affiche, le fameux « Dîner de cons ». « On a choisi l'atelier théâtre de l'hôpital de jour de Chinon pour donner cette représentation, explique Yorli Moradi. La troupe est composée aussi bien d'aidants, de personnel soignant que de patients. Et franchement, à l'issue de la représentation, je mets quiconque au défi de trouver qui est qui. »

Le choix de la pièce, « Dîner de cons », n'a pas été fait non plus par hasard. « Nous sommes également là dans une histoire de stigmatisation », analyse Yorli Moradi. Un jeu de miroir en quelque sorte, histoire de donner une bonne claque aux préjugés.« Pour moi, avant de juger les autres, estime Yorli Moradi, il faut déjà les comprendre. Au-delà de ça, je dirais même que la tolérance, c'est accepter et que l'altruisme, c'est intégrer. »
Cette troupe de théâtre, ces « acteurs » qui travaillent autant sur eux-mêmes que pour l'art de la scène, porte une mission essentielle. Les spectateurs, à l'issue de la représentation, espère Yorli Moradi, n'auront plus qu'une chose à penser : « Non, ces personnes ne sont pas folles. »
Pour faire chuter tous les préjugés, pour arrêter de classer les personnes souffrant de dépression dans telle case et celles de schizophrénie dans d'autres cases si réductrices, plusieurs intervenants animeront ensuite un débat.
Parmi eux, le docteur Christine Gailliard, chef du service psychiatrie B au CHU de Tours, Françoise Toupense, la présidente de l'Unafam 37, Bruno, un acteur de l'atelier chinonais, Véronique Duraes, cadre de santé et Régis Butaud, l'infirmier qui dirige l'atelier théâtre de l'hôpital de jour de Chinon. Quarante-cinq minutes d'échanges, de vérités, de jolis mots et… d'altruisme pour en finir avec les idées reçues et fausses.
pratique

> Le jeudi 6 novembre, à 18 h 30, à la salle des fêtes de l'hôtel de ville de Tours.
> La soirée débutera par la représentation de l'atelier théâtre de l'hôpital de jour du Centre hospitalier de Chinon et se poursuivra par un débat de 45 minutes. Clôture de la soirée vers 20 h 45.
> Entrée libre et gratuite.

Jean-Yves Le Nezet
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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Dim 16 Nov 2014 - 11:51    Sujet du message: Le regard sur les maladies mentales Répondre en citant

Bonjour à tous et à toutes,

Je ne suis pas du tout d'accord avec l'idée qu'il faut vivre caché. Bien sûr, les collègues peuvent être mesquins et utiliseront votre maladie pour vous critiquer, alors bien sûr, dans ce cas, oui, il vaut mieux ne rien dire.

Mais dans tous les autres cas, il ne faut pas hésiter à en parler ! C'est en faisant découvrir la maladie aux autres que l'on fait bouger les choses. J'en parle autour de moi et sincèrement, je n'ai pas ce sentiment d'être ostracisée. Au contraire, c'est libérateur !
Bien sûr, on ne commence pas à dire "je souffre de troubles bipolaires" mais on se fait connaître pour ce que l'on est... et on n'est pas la maladie. On est des hommes et des femmes avec des qualités, des défauts. On a une maladie, on n'est pas la maladie.

Si les gens autour de vous, vous apprécie pour votre personne, alors ils sauront être ouvert à votre maladie. Ceux qui vont changer d'attitude (mais je n'ai pas eu le cas-là) et bien, laissez-les, ils n'en valent pas la peine.

Je comprends que lorsque l'on est mal, on n'est pas en mesure de se lancer. Mais c'est maintenant une habitude et je finis par dire que je souffre de TB comme je dis "j'ai des problèmes de genoux" ou "j'ai des migraines".
Pour revenir sur les gens nuisibles, avec eux, il vaut mieux parler de rien du tout Razz

On finira par venir à bout des préjugés ! C'est long mais ça viendra Smile
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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Dim 18 Jan 2015 - 23:35    Sujet du message: Le regard sur les maladies mentales Répondre en citant

http://www.huffingtonpost.com/2014/11/13/mental-illness-physical-i_n_614515…

" Que se passerait-il si la maladie physique était traitée comme la maladie mentale ?" 


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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Lun 1 Juin 2015 - 01:41    Sujet du message: Le regard sur les maladies mentales Répondre en citant

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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Sam 17 Oct 2015 - 13:14    Sujet du message: La dignité des personnes atteintes de troubles mentaux Répondre en citant

La dignité des personnes atteintes de troubles mentaux


Psychomédia | Publié le 11 octobre 2015


La Journée de la santé mentale, qui se tient le 10 octobre sous l'égide de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a cette année pour thème la dignité.

L'OMS rappelle le premier article de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui proclame que « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits » et le préambule de la Convention relative aux droits des personnes handicapées qui énonce que « toute discrimination fondée sur le handicap est une négation de la dignité et de la valeur inhérentes à la personne humaine ».

Par dignité, précise l'OMS, « on entend la valeur et l’estime de chaque individu. (...) La possibilité de vivre une vie dans la dignité découle du respect des droits fondamentaux de la personne, c’est-à-dire : »

• d’être à l’abri de la violence et des maltraitances ;
• d’être à l’abri des discriminations ;
• d’être autonome et de s’autodéterminer ;
• d’être inclus dans la vie de la communauté ; et
• de participer à la prise de décisions politiques.



(...) Dans de nombreux cas, la dignité des personnes atteintes de troubles mentaux n’est pas respectée :

• Elles sont fréquemment enfermées dans des institutions où elles sont isolées de la société et soumises à des traitements inhumains et dégradants.

• Beaucoup sont soumises à des mauvais traitements physiques, sexuels, émotionnels et à la négligence dans les hôpitaux, les prisons, mais aussi dans les communautés.

• Elles sont souvent privées du droit de prendre des décisions pour elles-mêmes. On nie systématiquement à beaucoup d’entre elles le droit de prendre des décisions sur les soins et les traitements concernant leur santé mentale, sur l’endroit où elles veulent vivre, ainsi que sur leurs affaires personnelles et financières.

On leur refuse l’accès aux soins de santé générale et mentale. Par conséquent, elles ont une probabilité plus grande de mourir prématurément par rapport à l’ensemble de la population.

• Souvent, elles n’ont pas accès à l’éducation et à l’emploi. La stigmatisation et les idées fausses sur les troubles mentaux impliquent que les personnes concernées sont aussi confrontées à des discriminations en matière d’emploi et qu’on leur refuse la possibilité de travailler et de gagner leur vie. Les enfants atteints de troubles mentaux sont fréquemment exclus des possibilités d’éducation. Cela conduit à les marginaliser et à les empêcher de trouver un emploi à un stade ultérieur de la vie.

On les empêche de participer pleinement à la vie de la société. On leur refuse la possibilité de participer aux affaires publiques, de voter ou de se présenter pour une charge publique. Elles n’ont pas la possibilité de participer aux processus de décision sur des questions les concernant, comme la politique et la législation sur la santé mentale ou les réformes des services. En plus, l’accès aux activités culturelles et de loisirs est souvent refusé aux personnes atteintes de troubles mentaux. »



L'OMS propose que les systèmes de santé améliorent l’appui et les soins aux personnes atteintes de troubles mentaux :
• en dispensant des services basés dans les communautés ;
• en respectant l’autonomie des personnes, y compris le droit pour elles de prendre leurs décisions concernant leurs traitements et leurs soins ;
• en garantissant l’accès à des soins qui favorisent le respect des droits de l’homme, répondent aux besoins des personnes et respectent leurs valeurs, choix et préférences.

Dans la communauté :
• les gens atteints de troubles mentaux doivent être aidés à participer à la vie locale ;
• leur autonomie et leur pouvoir de décider pour eux-mêmes doivent être respectés ;
• l’accès à l’emploi, à l’éducation, au logement, à l’aide sociale et à d’autres opportunités doit être garanti ; et
• ils doivent être intégrés « dans les processus de décision sur les questions les concernant, comme la politique, la législation et la réforme des services de santé relatives à la santé mentale ».


http://www.psychomedia.qc.ca/sante-mentale/2015-10-11/dignite-droits-de-la-…
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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Mer 21 Oct 2015 - 16:43    Sujet du message: Le regard sur les maladies mentales Répondre en citant

Soirée éthique : Psychiatriser la violence, pénaliser la folie. Quelle place pour la dignité ?


le 19 octobre 2015

[F2RSM] Qu’est-ce que la dignité ? Les hommes sont-ils déchus de leur dignité lorsqu’on les destine à rester en prison ou en secteur de soins psychiatriques ? Est-ce difficile aujourd’hui de légiférer sur cette question ? Quel est le rôle et les contraintes des médias ?

Finalement, quelle dignité de l’homme la société va-t-elle défendre si elle continue à psychiatriser la violence et à pénaliser la folie ? Cette réflexion éthique, 2 étudiants - Charles-Edouard Notredame, interne de psychiatrie et Axel Roux, étudiant en journalisme - l’ont partagée avec Jean-Paul Delevoye, président du Conseil économique, social et environnemental et Médiateur de la République de 2004 à 2011. Comment voit-il cette évolution ? Quelles sont les forces en action et en devenir ?

Cet échange transdisciplinaire et générationnel a été filmé et sera projeté lors de cette soirée.

Cette soirée de réflexion éthique de la F2RSM se tiendra en partenariat avec le Congrès Français de Psychiatrie .
le jeudi 26 novembre 2015 à 18h30
Lieu : Lille grand palais, salon Eurotop
Participation libre mais inscription préalable.

http://www.psycom.org/Actualites/Pour-en-savoir-plus/Soiree-ethique-Psychia…
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MessagePosté le: Mer 23 Déc 2015 - 20:17    Sujet du message: Le regard sur les maladies mentales Répondre en citant

Comment les gens traitent la santé mentale vs comment les gens traitent la santé physique



Ce n’est pas parce que vous ne voyez pas la douleur qu’elle n’existe pas.



1. La santé physique.




La santé mentale.





2. La santé physique.




La santé mentale.





3. La santé physique.




La santé mentale.





4. La santé physique.




La santé mentale.





5. La santé physique.




La santé mentale.





6. La santé physique.




La santé mentale.





7. La santé physique.




La santé mentale.





http://www.buzzfeed.com/kirstenking/sante-mentale-vs-sante-physique#.hjKa9g…
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MessagePosté le: Mer 23 Déc 2015 - 21:59    Sujet du message: Le regard sur les maladies mentales Répondre en citant

Pour un coup c'est exactement ça, qu'est ce que ça peut m'énerver le genre "oui t'as pas envie de bosser" alors que tu pars totalement en vrille ...
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MessagePosté le: Ven 12 Fév 2016 - 17:24    Sujet du message: Le regard sur les maladies mentales Répondre en citant

Un nouveau programme pour combattre la stigmatisation des maladies mentales



La Société manitobaine de la schizophrénie lance un programme novateur qui vise à réduire la stigmatisation des maladies mentales en encourageant les gens touchés par des troubles psychologiques d'en parler ouvertement.

Vivre avec une maladie mentale est déjà difficile. Mais lorsqu'on est victime de préjugés et de discrimination, c'est d'autant plus souffrant.

La Société manitobaine de la schizophrénie a lancé, en 2015, une initiative pour combattre la stigmatisation de ces maladies inspirée d'un projet similaire aux États-Unis.

Le but du programme est d'enseigner aux gens atteints de troubles mentaux d'en parler ouvertement à certaines personnes dans leur vie.

Le Manitoba est la première province canadienne à implanter un programme de ce genre.





Apprendre à raconter son histoire

Les gens souffrant d'une maladie mentale n'osent souvent pas en parler, de peur qu'ils soient jugés par les autres. Afin de changer cette perception, une vingtaine de personnes atteintes d'une maladie mentale se sont réunies à Winnipeg en mai 2015.

Elles ont appris à raconter leur histoire et surtout de bien choisir les personnes à qui elles décident de se confier. Chaque participant à cette première formation prendra ensuite sous sa tutelle un petit groupe de personnes souffrant elles aussi de troubles mentaux.

« C'est comme une pyramide, explique le directeur de la Société manitobaine de la schizophrénie Chris Summerville. Deux personnes en parlent à deux autres, ces quatre personnes en parlent à quatre autres. Donc, seize personnes en parlent à seize autres. On espère ainsi créer un vaste mouvement. »

Sylvie Thibault, de Lac-du-Bonnet, souffre de dépression et de troubles d'anxiété depuis trente ans. Elle a fait partie de la première cohorte de gens formés par la Société manitobaine de la schizophrénie l'an dernier.
Elle a connu la stigmatisation à quelques reprises dans sa vie et est convaincue que la meilleure façon d'affronter ce problème, c'est d'en parler davantage.


Encourager le dialogue

Bien que la honte associée aux troubles mentaux soit encore bien réelle au Canada, la discussion sur ces maladies est mise en valeur plus que jamais aujourd'hui. Un nombre grandissant de personnalités connues ont d'ailleurs dévoilé leurs propres expériences avec la maladie mentale.

Le nouveau programme de la Société manitobaine de la schizophrénie encourage davantage ce dialogue, dans l'espoir que la stigmatisation de ces maladies soit bientôt révolue.


http://ici.radio-canada.ca/regions/manitoba/2016/01/31/001-maladies-mentale…
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MessagePosté le: Dim 14 Fév 2016 - 20:38    Sujet du message: Le regard sur les maladies mentales Répondre en citant

DANIEL SECHTER, PSYCHIATRE À BESANÇON : « NOUS SOMMES TOUS NÉVROSÉS »


30/01/2016


« Il faut enfermer les malades psychiques » dit (parfois) la rue. Le professeur Daniel Sechter, médecin, spécialiste en psychiatrie, milite avec force contre cette idée fausse.





Enfermer les malades psychiques, la pratique a perduré jusque dans les années 1950, alors forcément les images demeurent. On les a enfermés, parce que jusqu’en 1957 il n’y avait pas de psychotropes, pas de traitements médicamenteux possibles. Les hôpitaux psychiatriques étaient excentrés, pour éloigner du monde les cris et les souffrances contenus dans les murs. Maladie sacrée dans l’Antiquité, le malade était possédé par les démons ou les sorcières au Moyen-Âge. Là, a commencé l’enfermement.

« Dans les années 70, les traitements ont fait les frais d’approches idéologiques, on opposait alors le tout psychanalytique, le tout biologique ou le tout antipsychiatrique. Or on sait maintenant que les causes des troubles sont à la fois biologiques, psychologiques et socio-environnementales. Les traitements intègrent donc les psychotropes, les entretiens de psychothérapie et tiennent compte de l’environnement social. Les équipes de soins font alliance avec le malade, sa famille, son entourage. C’est une nécessité ». Le point de vue de Daniel Sechter s’appuie sur sa pratique hospitalière au CHRU de Besançon, sur son expérience de professeur à l’Université de Franche-Comté, sur ses convictions aussi.

Les services de psychiatrie sont aujourd’hui avec les autres spécialités dans les hôpitaux généraux ; dans les établissements spécialisés, ils s’ouvrent à la cité, hors les murs, en relation avec la Médecine générale et les autres disciplines.


Contrôler les facteurs aggravants

« Nous sommes tous plus ou moins névrosés. Le champ de la maladie psychique est large. Il part de l’anxiété et de la tristesse, ressenties lors d’un deuil par exemple, aux épisodes dépressifs intenses, allant du normal au pathologique. On se sent soucieux pour des problèmes d’argent, le malade imagine la ruine. Plus rien ne nous fait plaisir, le malade ne voit qu’une issue le suicide… On comprend ainsi la souffrance du malade psychique. Mais il faut la multiplier par 1 000 ou 10 000 pour percevoir celle du malade traversant un épisode psychotique ou délirant, celui qui a perdu pied avec la réalité » explique-t-il.

Si toute la population est concernée par la santé mentale, 25 % l’est directement par la maladie. « La psychiatrie doit être considérée comme une discipline médicale à part entière en termes de soins, d’enseignement et de recherche, au même titre que la cardiologie ou la pédiatrie. Alors seulement, on considérera le malade psychique comme un malade ordinaire » préconise Daniel Sechter.

Outre une prise en charge multidisciplinaire de la maladie psychique, les équipes de soins font aujourd’hui alliance avec les familles et l’entourage du patient. Impliqués dans le processus de soins, ils parleront plus aisément de la maladie. Voilà qui aide à faire changer les regards posés sur les malades. Reste qu’il suffit d’un fait divers mettant en cause un malade souffrant de « schizophrénie » pour que reviennent au galop, les peurs ancestrales, qui bâillonnent la raison.

« 1 à 2 % des malades psychiques souffrent de troubles psychotiques ou de troubles bipolaires de l’humeur. Les comportements dangereux sont exceptionnels : ils sont en relation avec un arrêt des soins, un rejet social, ou une prise de toxique. Il est donc essentiel de s’inscrire dans un projet de soins personnalisé », explique Daniel Sechter. Un message à répéter sans modération.


http://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2016/01/30/nous-sommes-tou…
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MessagePosté le: Mer 9 Mar 2016 - 12:45    Sujet du message: Le regard sur les maladies mentales Répondre en citant

CHANGER DE REGARD SUR LES MALADIES PSYCHIQUES


27/02/2016

« Les maladies psychiques sont incurables », dit la rumeur. Cyril Barlet, psychiatre, praticien hospitalier, affirme et démontre le contraire.





Tordre le cou à ces phrases assassines qui stigmatisent les malades psychiques, Cyril Barlet le fait d’autant plus volontiers qu’il est résolument optimiste sur le sujet.

D’abord, il faut l’admettre, certaines maladies psychiques sont incurables, mais pas celles que l’on croit. « Les démences, de type Alzheimer, ne se guérissent pas. On peut juste essayer de ralentir le processus démentiel et améliorer l’environnement du malade. » Mais quand la rue dénonce, elle ne pense pas à Alzheimer, elle pense psychoses : schizophrénie, ces pathologies qui font, exceptionnellement, tomber les malades dans les faits divers violents et incompréhensibles.

« On guérit de la plupart des maladies psychiques. Votre voisin a peut-être à un moment de sa vie été diagnostiqué schizophrène et vous ne le savez pas. Un quart des patients atteints de schizophrénie retrouveront un fonctionnement psychique tout à fait sain. Dans 50 % des cas, la maladie évolue vers une rémission prolongée permettant au patient de retrouver un fonctionnement satisfaisant dans son milieu social. En revanche, dans 25 % des cas, on note une aggravation progressive des troubles schizophréniques. »

Point commun à la plupart des maladies mentales, leur évolution est fluctuante, avec une alternance d’états de crises et de périodes de rémissions plus ou moins longues.

« Au CH de Novillars, les trois-quarts des patients sont suivis uniquement en ambulatoire. Ils sont soignés en hôpital de jour, en centre postcure ou en centre médico-psychologique. Un quart des patients seulement sont pris en charge à l’hôpital, pendant les périodes de crise psychique, et seuls quelques-uns sont potentiellement dangereux pour eux-mêmes ou pour autrui. La durée d’un séjour hospitalier n’est que de 25 jours en moyenne. »

Malgré la réalité des chiffres, dans chaque département, le nom de l’hôpital psychiatrique n’est pas anodin, il prête à rire, à menacer… « Tu vas finir à Novillars. »


Les familles sont des relais

« La politique de secteur, qui a permis de sortir soignants et soignés des centres hospitaliers, date des années 70. Il s’agissait de soigner les patients au plus proche de chez eux. Au regard de l’histoire de la psychiatrie, c’est récent. Auparavant, les fous étaient enfermés, maltraités, lapidés… Nous, psychiatres, avons mis du temps avant d’appliquer cette politique de secteur. Il a fallu l’évolution des traitements, et le temps de prendre conscience que l’institution psychiatrique pouvait elle-même être aliénante. Aujourd’hui, c’est acquis, et il est impossible de remettre en cause le fonctionnement actuel. Nous sommes allés au-devant de la population, à elle maintenant de comprendre que la différence, engendrée par la maladie psychique, n’est pas un danger, mais une richesse. On finira par le faire accepter, nous travaillons beaucoup avec les familles, elles sont un excellent relais auprès de la population. »

Cyril Barlet est optimiste, il sait qu’il faudra du temps, la peur de l’étranger psychique soulève d’innombrables questions : et si le malade arrête son traitement ?

« On ne pose jamais la question pour un patient soigné pour un cancer, pourtant les effets indésirables d’une chimio sont terribles. Beaucoup de malades psychiques connaissent les bénéfices de leurs traitements. Nous les accompagnons, nous négocions avec eux. Parfois, le patient arrête son traitement, mais ni les psychiatres, ni l’entourage ne s’en rendent compte parce qu’il va mieux. »

--------------------------

La politique de secteur

Imaginée après la seconde guerre mondiale, la politique de secteur vise à organiser les soins psychiatriques de manière à permettre une prise en charge en dehors de l’hôpital psychiatrique. Une même équipe assure la prévention, le dépistage, la cure et la postcure. « Cela assure une cohérence, les personnels se connaissent, les équipes tournent à l’intérieur et à l’extérieur de l’hôpital », explique Cyril Barlet.

Le Doubs est divisé en six secteurs. Dans chaque secteur existe une ou plusieurs unités d’hospitalisation, à Novillars, Saint-Jacques, Pontarlier ou Montbéliard. Dans chacun des secteurs sont ouverts un ou plusieurs centre médico-psychologiques, lieux de consultations et de soins ambulatoires qui regroupent des psychiatres, des psychologues, des infirmiers, des assistants sociaux. A ces centres médico-psychologiques sont adossés des centres d’activités thérapeutiques. Enfin, les secteurs disposent de centres de postcure et d’hôpitaux de jour où les patients sont accueillis à la journée. Des équipes mobiles se déplacent également au domicile des patients.

Catherine CHAILLET



http://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2016/02/27/changer-de-rega…
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MessagePosté le: Dim 20 Mar 2016 - 16:36    Sujet du message: Le regard sur les maladies mentales Répondre en citant

Je suis tres contente car je suis moi meme tres positive, etant depuis un long moment stabilisee avec des petites pointes maitrisables. Dois je craindre une rechute.? J espere que le traitement continuera son oeuvre car je me trouve tellement bien, sans avoir l impression d une medication trop lourde, c est magique de pouvoir apprecier d etre simplement la, vivante.
J espere contribuer a changer les regards sur les malades en etant prudente toutefois, cr je n ai pas honte d etre bipolaire, c est ainsi c est tout, je me soigne.
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MessagePosté le: Jeu 24 Mar 2016 - 19:57    Sujet du message: Le regard sur les maladies mentales Répondre en citant

71% des Français mal informés sur les maladies mentales



CONSTANCE DE BUOR - CRÉÉ LE 14/03/2016


La Fondation Falret qui œuvre pour l'accompagnement des personnes touchées par des troubles de la santé mentale, a réalisé avec Ipsos une étude sur la perception de cette cause par le grand public. En voici les résultats.

Un Français sur cinq (19%) n’est pas capable d’identifier correctement les problèmes de santé mentale et 71% des sondés se disent mal informés sur cette question. C'est le constat fait par l'étude commandée par la Fonfation Falret à Ipsos à l'occasion des Semaines d'information sur la santé mentale, du 15 au 27 mars. Créée en 1841, l'Œuvre du Docteur Jean-Pierre Falret gère aujourd'hui 32 structures d'accompagnement des personnes en souffrance psychique. Son objectif : faire évoluer leur condition, défendre leur droit à bénéficier d’une place dans la Cité, leur dignité et leur possibilité de guérison.

« La population française a malgré tout quelques bases sur le sujet, puisqu'une grosse majorité est quand même capable de citer spontanément des noms de maladies, mais ce n'est pas pour ça qu'elle se considère bien informée, observe Luc Barthélémy chez Ipsos. Or les Français n'aiment pas se dire mal informés... Qu'ils soient 71% à l'"avouer" témoigne ici d'un intérêt, d'une aspiration à mieux les connaitre et les comprendre ».

Ce sont aussi 83% des sondés qui estiment difficile de repérer les premiers signes d’un problème de santé mentale chez une personne de leur entourage. Quid alors de l'accès aux soins, interroge la Fondation qui entend renforcer certains de ses champs d'action, en matière d'information sur les symptômes et sur les dispositifs existants, de formation des acteurs des domaines médical et social, et de lieux de diagnostic. Le sujet est d'autant plus urgent que selon l'Organisation mondiale de la santé, en 2020, 1 personne sur 5 sera touchée par un trouble mental (au moins une fois dans sa vie).

Le baromètre interroge aussi la souffrance des personnes concernées. Une souffrance dont le grand public a une conscience assez claire : 80 % des sondés estiment que les malades se retrouvent plus souvent isolés de la société que les autres, 76 % qu'il leur arrive plus souvent de perdre leur autonomie ou d'être touchés par la précarité (75%). Mais si pour 8 % des sondés, les malades constituent un danger pour eux-mêmes, 61% estiment qu'ils sont « un danger pour les autres ».

Sur ce front des préjugés générateurs d'exclusion sociale, la Fondation Falret entend se mobiliser particulièrement. « La condition actuelle des personnes concernées est inquiétante, constatent ses responsables. Souvent stigmatisées, exclues socialement et professionnellement, elles sont doublement victimes : victimes de la maladie et du regard encore hostile que porte sur elles notre société ».



http://www.lavie.fr/famille/sante/71-des-francais-mal-informes-sur-les-mala…
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MessagePosté le: Jeu 7 Avr 2016 - 11:58    Sujet du message: La preuve que la maladie mentale n'est pas dans la tête Répondre en citant

Voici la preuve que la maladie mentale, ce n'est pas "dans la tête"



The Huffington Post | Par Lindsay Holmes
Publication: 27/03/2016


Il ne vous viendrait probablement jamais à l’idée de demander à une personne atteinte de cancer d’arrêter d’en faire des tonnes avec sa maladie. Alors, pourquoi refuser cette politesse à ceux qui souffrent de troubles mentaux?

L'une des idées reçues les plus répandues sur ces pathologies, c'est que tout est "dans la tête" du malade. En réalité, les troubles psychiatriques ne sont absolument pas contrôlables, et seules 25% des personnes qui en sont atteintes disent se sentir entourées et soutenues par leurs proches, selon le Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies.

Heureusement, les études scientifiques toujours plus nombreuses sur le sujet sont en train de faire évoluer les mentalités. En voici quelques-unes qui laissent à penser que les troubles mentaux sont dus à des facteurs physiques et biologiques.





Les inflammations pourrait être responsables de la dépression

Certaines études établissent un lien entre dépression et inflammation cérébrale. Selon le magazine Discover, la cause en serait la production de cytokine, une protéine qui protège le corps de l'inflammation pour lui éviter de s'épuiser. En gros, tout va bien quand l'inflammation est localisée (et la production de cytokine, limitée), comme celles qui se produisent naturellement, mais une surproduction de cytokine aurait des conséquences néfastes sur la santé et serait susceptible d’entraîner un état dépressif.

Les experts commencent à trouver cette théorie plausible. Une autre étude a mis en évidence une corrélation possible entre l’inflammation cérébrale et la dépression clinique.


La cause serait aussi moléculaire

Au cours d'une méta-analyse d’une petite trentaine d’études, des chercheurs de l'université de Grenade se sont intéressés aux mécanismes biologiques qui sous-tendent la dépression. À les en croire, celle-ci serait due à un stress oxydant. Ce processus cellulaire se produit lorsqu’il n’y a pas assez d’antioxydants pour contrer les radicaux libres – une substance dangereuse –, ce qui peut provoquer des maladies.

La dépression serait donc une affection générale qui toucherait l'ensemble du corps, selon les auteurs de cette étude. Cela explique peut-être aussi pourquoi les dépressifs sont plus sensibles aux maladies, comme les pathologies cardiaques.


La maladie mentale pourrait être héréditaire

La recherche suggère que certaines pathologies psychiques comme la schizophrénie ou l'anxiété sont en partie d'origine génétique. La probabilité de développer ces troubles augmenterait si un parent au premier ou deuxième degré (le père ou la mère, l’oncle ou la tante, par exemple) en souffre.


Les individus souffrant d'anxiété perçoivent parfois le monde différemment

Une étude récente a montré que les patients atteints d'anxiété ont probablement une vision du monde complètement différente, en raison d'une particularité cérébrale. La responsable de cet état de fait? La plasticité du cerveau, c'est-à-dire sa capacité à se transformer et à se réorganiser en formant de nouvelles connexions neuronales.

Chez ces patients, la plasticité persiste longtemps après qu'un événement d'ordre émotionnel a pris fin. Leur cerveau est donc incapable de faire la distinction entre un contexte inédit ou hors de propos, et une circonstance familière ou sans danger. Pour résumer, il "généralise" les situations, ce qui génère de l'anxiété. Cette réaction n'est donc absolument pas contrôlable.


Des mutations génétiques seraient à l'origine de la schizophrénie

Et si cette pathologie se développait avant la naissance? C'est ce que suggère une étude de l'université de Californie à Los Angeles: les schizophrènes sont davantage susceptibles d’avoir une mutation génétique rare (qui intervient durant la croissance du fœtus). Les gènes concernés jouent potentiellement un rôle important dans le développement du cerveau à l'état fœtal. La schizophrénie pourrait donc être "un trouble dont l'origine apparaîtrait au tout début de la formation du cerveau", affirment les auteurs.


Une réponse incontrôlée du cerveau provoquerait les phobies

Les personnes souffrant de phobies paralysantes (comme la peur de prendre l'avion, ou celle des interactions sociales) doivent peut-être chercher du côté de leur amygdale, la région du cerveau qui contrôle nos réponses émotionnelles. Celle-ci réagirait de façon disproportionnée, entraînant une réaction de peur décuplée, qui peut elle-même engendrer une forte anxiété dans certaines situations, selon la Mayo Clinic, une fédération hospitalo-universitaire et de recherche américaine.


L’élévation du taux de sérotonine serait la source de l'anxiété sociale

Une étude de 2015 montre que les individus atteints d'anxiété sociale produisent parfois de trop grandes quantités de sérotonine, la molécule du bien-être qui permet d'envoyer des informations d'une zone du cerveau à l’autre. En observant la scintigraphie du cerveau de personnes atteintes de phobie sociale, les chercheurs de l'université d'Uppsala, en Suède, ont constaté que leur angoisse était liée à une sécrétion plus importante de ce neurotransmetteur dans l'amygdale.


Personne n’a envie d’avoir des troubles mentaux

Soyons clairs: l'énorme majorité des gens n'a absolument pas envie de souffrir volontairement de maladie mentale.

Si vous êtes concerné, il existe des moyens concrets de gérer la maladie au quotidien grâce à des traitements. Parlez-en à votre médecin, qui vous aidera à trouver la méthode la plus adaptée. Certes, vous ne pourrez peut-être pas "contrôler" le fait d'être atteint par la maladie, mais vous pourrez apprendre à vivre avec. Vous méritez d'être heureux et en bonne santé.



http://www.huffingtonpost.fr/2016/03/25/preuve-maladie-mentale-pas-dans-tete_n_9545536.html
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MessagePosté le: Jeu 12 Mai 2016 - 18:56    Sujet du message: Le regard sur les maladies mentales Répondre en citant

Découvrir ce que sentent les personnes atteintes de maladies mentales



Alexandre Faucher - Publié le 28 avril 2016


Dans le cadre de la Semaine nationale de la santé mentale qui débutera le 2 mai, le Tournesol de la Rive-Nord propose aux citoyens de se mettre à la place de personnes schizophrènes, dépressives ou anxieuses à travers trois exercices.



Les membres du Tournesol de la Rive-Nord proposent trois activités en lien avec les maladies mentales.


Dans un premier temps, une bande audio est proposée aux gens, qui devront l'écouter tout en discutant ou en vacant à leurs occupations habituelles. Il sera toutefois difficile de se concentrer, étant donné les voix et les bruits qui sont présents sur la bande sonore.

«Ça représente ce qu'une personne schizophrène peut vivre. Elle va entendre ces voix-là au courant d'une journée, une fois par deux semaines ou par mois, l'intensité peut varier», estime le directeur du Tournesol, Richard Miron.

Celui-ci décrit la schizophrénie comme une maladie qui affecte la pensée et les émotions, tout comme les perceptions et les comportements. Les hallucinations perçues ne proviennent pas de la conscience, elles sont imposées à la personne.


La deuxième activité de la semaine consiste à porter un sac à dos avec des livres, briques ou tout ce qui peut ajouter du poids pour représenter la dépression.

Les personnes intéressées à l'essayer peuvent modifier l'intensité de leur expérience en variant le poids présent dans le sac ou en augmentant la durée durant laquelle elles le porteront.

«Chaque fois que les gens penseront que le sac est lourd, ça représente un moment où une personne dépressive a des idées négatives», expose l'animatrice et intervenante au Tournesol, Amélie Brunet.

Bien que de plus en plus de sensibilisation sur le sujet soit faite, il reste encore du travail à faire.

«Il ne suffit pas de prendre des antidépresseurs. Tu dois comprendre pourquoi c'est arrivé et apporter les ajustements nécessaires pour ne pas retomber. Pour l'avoir vécu, on dirait que les gens veulent que tu guérisses vite, alors que ça se passe en dents de scie. Dans un creux, les gens sont surpris parce que tu allais bien la veille», exprime une autre intervenante, Véronique Mayer.


Selon Mme Brunet, la grande place qu'occupe le travail au sein de la société a également pour effet que les personnes souffrant de dépression ont tendance à être rabaissées.


Un exercice sur les troubles anxieux sera également offert à qui voudra le tenter. Les participants devront simplement écouter la même chanson à des intervalles précis dans la journée.

«Avec cette activité, on comprend que même si nous nous changeons les idées, la chanson revient jouer dans notre tête. C'est dur à chasser. Tout comme l'angoisse, ça revient souvent», illustre Mme Mayer.

Les personnes souffrant de trouble anxieux ressentent parfois des inquiétudes disproportionnées par rapport à des éléments de la vie généralement banals.

Entre 5 et 10 % de la population sont touchés par des troubles du genre. Les femmes risquent deux fois plus d'être touchées que les hommes.


Voici le lien pour la bande sonore de la première activité : https://www.youtube.com/watch?v=VYBXQZJwVyk



http://www.hebdorivenord.com/Actualites/Societe/2016-04-28/article-4511197/…
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MessagePosté le: Jeu 19 Mai 2016 - 19:11    Sujet du message: Le regard sur les maladies mentales Répondre en citant

Changer le regard sur les troubles psychiques



Christine Legrand, le 03/05/2016


Pas si facile de balayer les préjugés liés aux troubles mentaux, ni d’intégrer dans la société ceux qui en souffrent.





Dépression, anorexie, troubles bipolaires, schizophrénie, addictions… Selon l’OMS, une personne sur quatre souffrirait de troubles mentaux à un moment de sa vie. Même si ces termes recouvrent un large spectre de pathologies, de gravité et de durée très variables, ils constitueront en 2020 la première cause d’invalidité. Pourtant ils demeurent l’objet de préjugés tenaces.


Un stéréotype pour chaque maladie

Avouer que l’on est en dépression reste difficile. Et plus encore que l’on souffre de troubles bipolaires, ou d’une schizophrénie. Les représentations varient selon la nature des troubles, observe Luc Mallet, psychiatre et chercheur en neurosciences à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM).

« À chaque catégorie de maladie correspond un jugement moral. Les schizophrènes sont associés à une représentation de violence, alors qu’ils passent très exceptionnellement à l’acte, et sont au contraire plus souvent victimes d’agressions que les autres. Les troubles bipolaires bénéficient d’une image plus positive, alliant imprésivibilité et créativité – même s’il s’agit d’un autre stéréotype. » Et on dit encore souvent à un déprimé qu’il a tout pour être heureux et n’a qu’à « se secouer ».

« Les patients comme les familles vivent avec une grande difficulté ces stigmatisations ; elles génèrent un repli et un isolement qui peuvent être dramatiques », souligne le psychiatre. Elles entraînent un retard dans l’accès au soin et dans l’observance des traitements. Beaucoup n’osent pas aller consulter un psychiatre ou demander de l’aide.


Plus de prises de parole et d’information

« Si les idées reçues perdurent, la situation néanmoins évolue, observe Aude Caria, directrice du Psycom (1). De plus en plus de personnes témoignent de leurs troubles, écrivent des livres… » Les associations de patients prennent la parole, défilent dans la rue lors de la Mad Pride.

Des manifestations comme les Semaines d’information sur la santé mentale (SISM) connaissent un succès grandissant. « L’information sur les troubles psychiques monte dans le débat public. L’exposition organisée à la Cité des sciences sur le sujet, inenvisageable encore il y a quelques années, en est un signe ».


Le tournant des années 1970

Il reste néanmoins difficile de se débarrasser de représentations ancrées dans les mentalités depuis la nuit des temps, de ces images de la « folie » qui hantent encore l’imaginaire collectif, comme l’explique Aude Caria dans un passionnant dossier (2).

L’histoire récente de la psychiatrie a connu des pages sombres, qui ont contribué à alimenter les réactions de peur et de rejet. « Jusqu’au milieu du XXe siècle, la maladie mentale était considérée comme honteuse, rappelle Nicolas Henckes, sociologue, chercheur au CNRS. On parlait couramment de “dégénérés”. » Longtemps, les « fous » ou les « aliénés » ont été enfermés dans des asiles, puis dans des hôpitaux psychiatriques où ils subissaient (faute d’alternative) des traitements inhumains, avec des dérives terrifiantes (lobotomies, stérilisations forcées, voire eugénisme).

Le tournant ne s’est amorcé que dans les années 1970 avec la fin de « l’enfermement ». « L’arrivée des médicaments psychothropes, neuroleptiques, antidépresseurs ont contribué à améliorer les conditions de vie des malades et permis de les sortir dans la cité », précise Nicolas Henckes. Ce qui leur donne une place plus visible.


Des avancées en neurosciences

Les avancées des neurosciences ont permis d’éclairer certains processus cérébraux mais sont loin d’en avoir percé les mystères. « La science a fait des progrès considérables, mais les maladies mentales mettent le savoir face à ses limites, souligne Nicolas Henckes. On est aujourd’hui dans une phase où les connaissances se heurtent à une incertitude radicale : qu’est-ce que la maladie mentale ? »

Les progrès de la médecine ne suffisent pas d’ailleurs à changer le regard, constate Luc Mallet. « L’augmentation des connaissances biomédicales a une vertu déculpabilisante pour les familles, mais elle ne me semble pas forcément utile pour la déstigmatisation. » Les campagnes d’information auprès du grand public n’ont d’ailleurs pas produit les effets escomptés. La piste explorée pour avancer serait plutôt, selon les experts, de faire « l’expérience de vie » avec les personnes qui en souffrent. L’intégration d’enfants différents dans les écoles pourrait porter ses fruits à long terme.


Mieux intégrer ces personnes dans la société

C’est également l’avis du sociologue Xavier Briffault. Plutôt que d’agir « sur la perception des causes en donnant des explications biologiques simplistes, qui viennent se substituer aux représentations morales », il vaudrait mieux agir sur « les conséquences de ces troubles sur la vie quotidienne », associer davantage les proches dans les stratégies thérapeutiques, leur apprendre quel comportement adopter.

Mais aussi « mieux intégrer ces personnes dans la société et le monde du travail, y compris par un aménagement législatif. Cela impliquerait concrètement qu’une personne atteinte de TOC (qui met des heures à se préparer le matin) puisse bénéficier d’aménagements horaires et que ses collègues puissent apprendre comment se comporter avec elle, si elle se met en colère quand on a rebouché son stylo. »


Des questions sans réponse

Mais ce « partage d’expérience de vie » et cette « intégration » ont aussi leurs limites. Que faire face à un homme atteint de TOC sévères qui dépense 2 000 euros de lingettes par mois et fait vivre sa famille au sous-sol, car il a peur de salir sa maison ? Ou face à un malade qui reste chez sa mère de 75 ans et refuse de se faire soigner ? Ces questions restent sans réponse.

« L’enjeu le plus important est que les personnes aient la vie la meilleure possible, résume Aude Caria. La psychiatrie n’a pas toutes les réponses – et elles ne sont pas que médicales. L’école peut faire œuvre de prévention. Les voisins, les collègues, les entreprises, les élus peuvent agir pour que ces personnes soient le moins exclues possible ; les médias ont un rôle à jouer dans la déconstruction des idées reçues… Tout le monde est concerné et chacun a sa part de réponse. »



LES TROUBLES MENTAUX

Les psychoses (schizophrénie…) concerneraient 1 % de la population, la bipolarité de 1 à 2 %, les TOC (troubles obsessionnels compulsifs) de 2 à 3 %, les troubles dépressifs de 10 à 20 %.

53 % des Français ont un ou des proches affectés par une maladie mentale. Deux personnes sur cinq l’associent à la « folie ». Les trois quarts d’entre eux pensent qu’elle représente un « danger ».

La très grande majorité se dit « pas assez informée », notamment en matière de prévention (84 %), et 58 % estiment que « changer le regard » est une priorité (enquête Ipsos-FondaMental, 2014, www.fondation-fondamental.org)

Informations sur la santé mentale  : www.psycom.org



(1) Organisme public d’information sur la santé mentale.
(2) « Passer de l’asile à la Cité, de l’aliéné au citoyen »



http://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Sciences-et-ethique/Changer-le-…
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MessagePosté le: Sam 28 Mai 2016 - 22:50    Sujet du message: Le regard sur les maladies mentales Répondre en citant

Déstigmatiser les troubles mentaux !


Par Catherine Barry

Publié le 06/05/2016 à 11:47

Rencontrer le psychiatre Antoine Pelissolo, c’est entrevoir ce que sera demain, notre manière d’appréhender les troubles psychiques et mentaux. Chercheur, médecin hospitalier, il est en France l’un des pionniers d’une nouvelle discipline, la psychiatrie positive, qui nous invite, grand public et médecins, à bousculer nos idées reçues sur la phobie, la dépression, l’addiction et des pathologies comme l’anxiété, la bipolarité ou la schizophrénie.



Antoine Pelissolo©DRFP ()
©DRFP
Antoine Pelissolo

L'approche du docteur Pelissolo, en changeant en profondeur le regard que nous posons sur les pathologies mentales, nous conduit à les envisager non plus comme des pathologies à part, mais comme n’importe quelle autre maladie, ce qui facilite une meilleure prise en charge des patients.

Nous sommes tous concernés par cette révolution des mentalités. Qui n’a pas en effet dans son entourage, un proche qui, un jour, a été taraudé, emporté, obsédé par des émotions extrêmes, envahissantes, pénalisantes au quotidien, du fait de peurs-panique, d’anxiété, de crainte de l’abandon ou de dépendance à un être ou à une substance? Le dernier livre du Pr Pelissolo "Retrouver l’espoir" publié chez Odile Jacob, un abécédaire, très pédagogique, nous le rappelle parfois avec humour en décrivant les troubles psychiques les plus courants, et les solutions proposées pour les accompagner. Un savoir-faire et un savoir-être personnalisés, adaptés à chaque patient, au plus près de ce qu’il est, pour l’aider à retrouver espoir et confiance en lui, dans les traitements et dans les thérapeutes. Et, si c’était cela l’un des grands challenges de la psychiatrie de ce début de siècle : déstigmatiser la maladie mentale afin de redonner leur dignité et leur place à ceux qui en souffrent ?


Lyon Capitale : Vous dites vouloir redonner espoir aux personnes qui souffrent de troubles psychiques, grâce à une nouvelle "discipline", la psychiatrie positive ?

Antoine Pelissolo : Les troubles psychiques qui font souffrir au quotidien de manière répétée : les phobies, les addictions, les troubles de l’humeur, l’anxiété, la dépression, …., sont de "véritables tueurs d’espoir". Les patients qui en sont atteints sont souvent découragés, démobilisés, moins concernés par leur traitement. Ils ont l’impression d’être dans une impasse. Aussi, quand je prends en charge des patients atteints de maladies graves et chroniques, quelle que soit la pathologie rencontrée, je m’efforce toujours de tout faire pour leur redonner espoir. Y compris quand les solutions pour les aider, semblent manquer. Si cela arrive, j’en cherche, de nouvelles. Nous avons la chance d’avoir actuellement à notre disposition un grand panel de traitements et thérapies possibles et des protocoles précis et variés. Si l’un d’entre eux ne fonctionne pas au bout d’un certain temps, nous pouvons le changer. Cela demande parfois de faire preuve d’ un peu de patience mais il ne faut jamais oublier que la science avance à grand pas. Je sais par expérience en tant que thérapeute et chercheur que certains problèmes qui ne sont pas résolus aujourd’hui peuvent l’être, demain. Nos connaissances sur les traitements médicamenteux et thérapies évoluent sans cesse. Nous - patients, médecins et proches- devons donc toujours garder espoir. C’est fondamental.

Grâce aux informations qu’on leur donne, par exemple dans cet abécédaire, les patients acquièrent en effet une meilleure compréhension de leur pathologie et des solutions dont ils disposent pour aller mieux. Ce qui les sécurise et les autorise à développer une forme de responsabilisation vis à vis de leur pathologie. Ceci correspond à "l’éducation thérapeutique", qui vise à rendre les patients expert de leur trouble.

En vous lisant, nous constatons que nous sommes tous, de près ou de loin, concernés par les troubles psychiques. L’accepter peut-il nous amener à changer le regard que nous posons sur eux, comme nous l’avons fait ces dernières années, pour le cancer ou certaines maladies sexuellement transmissibles, qui furent longtemps, des pathologies taboues pour le grand public?

S’efforcer de banaliser le regard que nous posons sur ces malades peut effectivement les inciter à sortir d’une forme de "clandestinité" et d’enfermement, et les amener à consulter plus tôt et donc à se faire plus facilement diagnostiquer et mieux soigner.

Banaliser la maladie permet également au grand public de relativer la peur suscitée parfois par ces patients, y compris dans les pathologies les plus graves. Il faut savoir que les symptômes présentés par la plupart d’entre eux sont souvent proches « de la normale ». Les malades nous ressemblent. Ils ne sont pas des extra-terrestres. 25% de la population française est, à un moment ou à un autre, touchée par l’une de ces pathologies. Ce n’est pas anodin. Nous pouvons tous être, un jour, plus ou moins concernés. Nous devons donc nous ouvrir à cette réalité, et apprendre à considérer ces maladies comme n’importe quelle autre pathologie. C’est le meilleur moyen pour dédramatiser ce qu’elles sont et pouvoir les prendre en charge, au plus tôt , dès qu’elles commencent à se manifester. Ce qui donne de bien meilleurs résultats thérapeutiques. Nous avons tous à y gagner. C’est pourquoi, dans ce livre, j’essaye de montrer l’importance de répérer dès qu’ils commencent à se manifester, donc avant qu’ils ne s’aggravent, les 1ers signes des phobies, des addictions, des TOC, des troubles de l’humeur, de la dépression, de la schizophrénie ou des troubles anxieux.

Je le répète, soutenir, accompagner, dès le début, les personnes qui présentent ces troubles qui sont des souffrances importantes et parfois handicapantes pour leur fonctionnement général, quotidien, est capital. Cette démarche est assez récente mais déjà, on remarque que de plus en plus de personnes viennent consulter à un stade précoce de leur maladie. Ce qui n’était pas le cas, il y a encore quelques années. Désormais, les patients savent que leurs pathologies sont mieux connues, que les médecins sont mieux formés, qu’il y a des solutions, médicaments, thérapies, qui marchent bien, et ils viennent plus facilement chercher de l’aide. C’est un progrès indéniable. Aussi, dès que le sentiment de ne pas aller bien, d’avoir des pensées obsesionnelles, de ne plus être en phase avec la réalité, de subir une tristesse ou des peurs omniprésentes, s’invitent dans le quotidien, il ne faut donc pas hésiter à en parler à ses proches, à son médecin généraliste ou à un spécialiste. Le traitement de fond étant la psychothérapie, il est souvent possible d’en débuter une, assez vite, dès que les troubles sont identifiés et répertoriés.

Comment fonctionne, cette méthode, la psychiatrie positive ?

La psychiatrie positive consiste à prendre en charge au plus tôt les maladies psychiques, de mieux prévenir leurs rechutes, et de les stabiliser en phase de rémission, en appliquant notamment certains principes et techniques de la psychologie positive.
Les méthodes utilisées apprennent aux patients à utiliser les ressources qui sont en eux ; à considérer leurs troubles et leurs souffrances, instant après instant ; à prendre du recul ; à consolider leurs progrès ; à positiver non pas leur maladie mais l’approche qu’ils en ont ; à développer une plus grande intelligence émotionnelle et relationnelle ; à retrouver confiance en eux, dans la vie et dans leurs proches. Les traitements ne s’arrêtent pas là. Mais, quelle que soit la méthode préconisée, le patient est toujours au cœur de ce processus. Il en est le maître d’œuvre. La bonne connaissance de sa maladie, sa capacité à l’accepter, son désir de se prendre en charge et de se socialiser, la participation et l’implication de son entourage, une médication bien adaptée dans les cas de troubles lourds, une bonne collaboration avec son médecin,…, font que sa prise en charge se déroule dans les meilleures conditions possibles et qu’elle « fonctionne ».
Prenons un exemple tiré de l’actualité. De plus en plus de gens ont peur des risques d’attentat et du terrorisme et de l’avenir à cause du chômage. Ce qui n’est pas une pathologie en soi, mais cela peut parfois le devenir….

Si ces troubles deviennent excessifs, permanents, à distance d’un évènement traumatique, et que ces peurs se maintiennent et s’auto-entretiennent dans le temps, oui, il faut consulter pour en sortir.

Dans ce type de situation, en thérapie, nous n’allons pas essayer de trouver la cause réelle à l’origine de ce dysfonctionnement psychique mais nous attacher à comprendre la vulnérabilité que cela réveille chez la personne concernée, afin de lui permettre de la transformer.
Dans cette approche, le médecin est dans l’échange, le dialogue. Son but est d’installer avec son patient un processus pérenne, qui lui permettra d’être autonome.

En conclusion, que nous recommandez-vous ?

Dans tous les cas, de ne jamais stigmatiser et de relativiser ! Les maladies psychiques sont des maladies comme les autres. Les patients aussi.
Ils ne sont pas leur maladie. Nous ne devons pas les identifier à leur pathologie. Nous devons cesser d’essayer de nous rassurer ou de les tenir à distance, en les mettant dans des cases. Une même maladie, présente des formes différentes selon les patients. Nous devons tous œuvrer à changer la perception que la société a de la maladie psychique. Et, pour cela, la prévention doit travailler aussi bien sur la santé physique que psychique.

Nous ne sommes qu’au début de la psychiatrie positive. Notre pratique évoluera sans doute encore beaucoup dans les années à venir. Nos connaissances sur les maladies mentales, les avancées de la science, ce que nous apprenons de nos patients… tout cela participe à déstigmatiser les troubles mentaux et à mieux les prendre en charge.

"Retrouver l’espoir". Éditions Odile Jacob

http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Actualites/Sante/Destigma…
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MessagePosté le: Dim 19 Juin 2016 - 14:11    Sujet du message: Le regard sur les maladies mentales Répondre en citant

"Malade mental" ça veut dire fou pour la plupart des gens. Ils n'y croient pas, toujours ces mêmes phrases rengaines "Tu n'as qu'à... pour aller mieux".
Et pour trouver un travail...

Je n'ai pas réussit à m'insérer dans le milieu professionnel après ma licence. Du coup j'ai créé mon emploi.
C'est peut être la meilleure manière pour nous de ne pas toujours avoir l'impression de devoir se justifier.
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MessagePosté le: Mer 13 Juil 2016 - 18:16    Sujet du message: Le regard sur les maladies mentales Répondre en citant

Trop d'idées fausses sur les malades psychiatriques



Pauline Fréour - le 09/06/2016





La couverture médiatique des troubles mentaux est trop souvent réduite à des faits de violence, dénoncent des experts.
Un sondage réalisé en 2014 pour la Fondation FondaMental révélait que la moitié des Français ont un ou plusieurs proches affectés par une maladie mentale. Malgré cette proximité, il est courant d'associer les pathologies psychiatriques à un comportement violent: 45 % des personnes interrogées à cette même occasion pensaient que les patients atteints de pathologies psychiatriques sont dangereux pour les autres.

Un préjugé dans lequel les médias ont leur part de responsabilité, dénonce une étude américaine qui vient d'être publiée dans la revue Health Affairs. Les auteurs ont analysé 400 articles et reportages tirés au hasard parmi les milliers de sujets diffusés sur le thème de la maladie mentale entre 1995 et 2014 par onze grands médias américains (sept quotidiens nationaux ou régionaux, la plus grande chaîne d'information continue du pays et le journal du soir de trois chaînes télévisées). Ils observent que 55 % des sujets dont le titre mentionne «maladie mentale» ou un terme associé (schizophrénie, bipolaire, anxiété, hyperactivité…) portent sur des faits de violence. Ce type d'article ou de reportage est plus fréquent que ceux traitant de pistes thérapeutiques (47 %). Loin derrière, les contributions véhiculant un message optimiste comme un traitement efficace ou une guérison (14 % seulement).


Plus victimes qu'agresseurs

Distiller l'idée que les troubles mentaux décuplent les accès de violence contredit pourtant les faits. «La plupart des gens ayant une maladie mentale ne sont pas violents envers autrui et la plupart des violences ne sont pas en lien avec des maladies mentales, mais c'est quelque chose qu'on ne peut pas deviner en lisant le compte rendu des incidents par les médias», déplore l'auteur principal de l'étude, Emma McGinty. «Les personnes souffrant de troubles mentaux ne sont que rarement impliquées dans une violence faite à des tiers: tous types de violence confondus, 3 à 5 % seulement des actes violents seraient dus à des personnes souffrant de troubles mentaux», écrivait en 2011 la Haute Autorité de santé à l'issue d'une audition d'experts sur la dangerosité psychiatrique. Si cela constitue «une augmentation réelle du risque de violence (…) par rapport à celui de la population générale non malade», en valeur absolue cela représente très peu de personnes, précise le rapport. Le risque de passage à l'acte chez ces malades est plus fortement lié à l'abus ou la dépendance à l'alcool ou aux drogues que dans la population générale, peut-on encore y lire.

Mais plutôt qu'agresseurs, les malades psychiatriques sont très souvent victimes: 7 à 17 fois plus que la population générale, selon les études. Maltraitance, harcèlement, viol sont favorisés par l'isolement social qui est souvent leur lot. Les malades retournent aussi, dans une proportion non négligeable, la violence contre eux-mêmes (12 à 15 % des schizophrénes ou bipolaires se suicident).

Puisqu'il est essentiel de bien connaître un ennemi pour le vaincre, des chercheurs de l'Institut du cerveau et de la moelle lancent une application visant à sonder les représentations du grand public sur les troubles mentaux. Consultable en ligne, la «crazy app» (www.crazyapp.fr) combine des témoignages de malades et d'experts. Les données seront ensuite analysées par des chercheurs. «En améliorant notre connaissance des perceptions négatives, nous saurons où et comment agir pour les combattre», résume la sociologue Margot Morgiève, l'une des instigatrices du projet (ICM/Cermes). Au premier rang des améliorations espérées, réduire l'autostigmatisation. «Les malades eux-mêmes intègrent les représentations négatives de la société, même si elles sont fausses. Cela peut les conduire à fuir les soins pour ne pas être étiquetés, ou à mal suivre leur traitement».



http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/06/09/25078-trop-didees-fausses-sur…
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:40    Sujet du message: Le regard sur les maladies mentales

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