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Bipolaire au travail

 
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-> Trouble bipolaire, on en parle...
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Lucille
Bipote Saphir

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MessagePosté le: Mar 17 Juin 2014 - 22:07    Sujet du message: Bipolaire au travail Répondre en citant

VIE DE BUREAU17/06/2014 à 11h37
Bipolaires au travail : « Tant pis pour ceux qui me prennent pour une débile »
Ramses Kefi | Journaliste Rue89

Les troubles mentaux font peur aux employeurs. Aux collègues aussi. Pour un bipolaire, s’insérer professionnellement est compliqué. En plus de la pathologie, il faut gérer le stress, l’ignorance, les clichés.


Claire Danes dans le rôle de Carrie Mathison, agent de la CIA bipolaire, dans la série « Homeland »

Florence, 44 ans, est agent municipal en région parisienne et s’occupe d’un cimetière. Au départ, ça lui a fait bizarre. Il y a quelques années, pendant l’une de ses phases dépressives, elle a eu des pensées suicidaires :
« J’ai une relation particulière avec la mort, mais il faut savoir s’adapter. »
Si elle a dépassé ça, elle appréhende toujours ces moments où elle peut flancher. Douter, déprimer et n’avoir envie de rien. Ces fois où, à l’inverse, elle peut être hyperactive et ressentir la force de « déplacer des montagnes » et d’enchaîner les heures de travail sans s’arrêter.
Florence est bipolaire. Quand elle évoque ses troubles psychiques, elle ne se plaint pas, préférant s’épancher sur la manière dont elle réussit à vivre avec son handicap. Et quand elle parle de son boulot, elle répète que celui-ci est primordial, parce qu’il lui permet aujourd’hui d’avoir un équilibre :
« J’ai été engagée à la mairie il y a quinze ans. Depuis, je n’ai pas mis les pieds dans un hôpital psychiatrique. Je suis consciente de la chance que j’ai. »

Moins de la moitié des bipolaires travaille. Pas de chiffres précis pour la France, mais une certitude : leur insertion dans le monde du travail est très compliquée car les maladies mentales font peur.
Ainsi, Florence répète qu’elle est une privilégiée, même si, au moment de s’insérer professionnellement, dans les années 90, elle n’a pas vraiment eu le choix malgré un Deug (diplôme d’études universitaires générales) d’histoire.
Après avoir intégré des organismes spécialisés dans le handicap mental, on lui a proposé du jardinage ou de la cuisine. Elle a préféré la première option.
Avant le cimetière, il y a eu les espaces verts. Après, il y aura peut-être autre chose parce qu’elle envisage de passer des concours pour évoluer en interne. « Je suis déjà un peu une référente auprès de mes collègues, ce qui est vraiment valorisant ».
Des SMS à son médecin pour la « rebooster »
Elle explique :
« Au boulot, je dois prouver plus que les autres car je n’ai pas le droit à l’erreur. Je dois aussi mettre beaucoup plus d’énergie pour maîtriser mes émotions dans les situations stressantes et conflictuelles. Cela marche plutôt bien.
Je ne dis pas que c’est toujours facile, mais ma hiérarchie me fait confiance et me traite comme les autres. »

Lorsqu’elle sent que la « cocotte minute » est prête à exploser, elle prend parfois son portable et échange avec son médecin, toujours disponible. « Il me suffit parfois d’un SMS pour me rebooster. » Elle glisse :
« J’ai un fils de 7 ans. Je ne peux pas lui dire d’aller à l’école et moi, abandonner mon travail. Il y a des matins où je n’ai qu’une envie, rester chez moi. Alors j’appelle le boulot pour dire que je serai absente. Mais une demi-heure plus tard, je suis là parce que je n’ai pas le droit de lâcher. »

En entreprise, éviter le stress
Licencié en 2001 de l’entreprise qu’il avait lui-même créée, Christophe Docet sombre dans la dépression avant d’être diagnostiqué bipolaire. Il décide alors de lancer une association, Bipol Entreprises, qui œuvre pour le maintien et le retour au travail des personnes qui souffrent du même mal que lui.
Pour lui, l’important est de trouver le bon traitement pour stabiliser l’humeur, chose qui prend du temps et qui, en attendant le bon diagnostic, laisse la maladie ravager tout ce qu’elle peut. Elle désocialise, isole et, parfois, conduit au suicide. Christophe analyse :
« Le marché de l’emploi est catastrophique pour tout le monde. Forcément, cela ne facilite pas la tâche des personnes qui souffrent de troubles psychiques. A Rennes, on estime que 10 à 15% des personnes bipolaires travaillent. »

Il hésite à reprendre un job avec des responsabilités. « Cela lui manque » et il se sent parfaitement capable :
« Dans ses phases “hautes”, un bipolaire peut être très productif et très créatif. Mais forcément, il doit choisir une entreprise avec moins de stress parce que celui-ci est un élément déclencheur de troubles. Et comme tout est dans l’excès....
Le problème est que, dans le monde de l’entreprise, il y a énormément de méconnaissance. »

Claude Deutsch, docteur en psychologie et ex-président de Santé mentale Europe, étaye :
« L’idée n’est pas d’être dans le déni et de dire à un employeur qu’il n’y a pas de problème. Oui, il y a déficience mentale. Mais celle-ci ne veut pas dire qu’une personne qui en souffre est incapable de travailler, loin de là.
Il faut simplement mettre des moyens pour l’accompagner. Néanmoins, les entreprises sont beaucoup plus tournées vers la performance que vers l’humain. »

« On m’a déjà traitée de mongolienne »
« Cliché. » C’est le mot qui revient dans la bouche des personnes bipolaires que nous avons sollicitées pour le sujet. Au-delà des employeurs, elles évoquent aussi les collègues. Leur ignorance. La facilité à juger. Certaines ne disent rien sur leur état de santé, même quand tout le monde se doute que quelque chose ne va pas.
Nathalie, 47 ans, employée à La Poste dans la région Centre :
« C’est compliqué de masquer ses phases maniaques. A l’époque, je courais partout. Je redemandais à chaque fois du travail, tout ça en ne dormant que deux, trois heures par nuit. »

En 2010, elle craque. Enorme burn-out. Un médecin lui annonce qu’elle est bipolaire. « Avant ça, je pensais que la dépression n’existait pas ».
Quand on l’a contactée, elle devrait reprendre le travail dans quelques jours, après avoir été arrêtée quatre ans. Un temps partiel thérapeutique, adapté à son état et un suivi médical régulier.
Elle a changé de lieu de travail et ne dira rien sur sa maladie à ses nouveaux collègues. Non pas parce qu’elle a honte – « j’ai dépassé ce stade » –, plutôt parce qu’elle aspire à mener une vie ordinaire.
Autrefois, les relations avec ses collègues étaient toujours compliquées :
« On ressent un mal-être tel qu’on se dit que personne ne peut nous comprendre. On est aussi hypersensible. Quand ça va bien dans une relation, on cherche le mal. Et vice-versa. »

A la mairie, certains collègues de Florence sont au courant :
« Il y a ceux avec qui ça se passe bien. Et d’autres à qui il arrive d’être blessants parce qu’ils sont ignorants. On m’a déjà traitée de mongolienne et de choses pires encore. »
Elle a foutu le bordel au bureau
Marie – un pseudo –, la quarantaine passée, bosse dans le milieu de l’édition. Elle a choisi de travailler à son compte, en partie pour éviter le stress du bureau :
« A la maison, je peux aménager mes horaires en fonction de mon état de forme et éviter les situations conflictuelles avec les collègues. »

Elle a découvert qu’elle était bipolaire à la fin des années 90 – « Dix ans après les premiers symptômes ». Avant d’être hospitalisée, elle avait « pété un plomb » au bureau. D’abord une crise soudaine, que personne n’avait comprise. Puis une période « maniaque », où « elle a foutu le bordel et agissait de manière complètement anarchique » :
« Plus d’horaires, plus de délais, plus de limites. Moi-même, je ne comprenais pas. »

Son image auprès des autres en prend alors un coup. Quand elle revient d’arrêt maladie, tout le monde est persuadé qu’elle est dépressive. Elle ne dit rien et pour supporter sa souffrance, tourne aux antidépresseurs. A l’époque, elle est dans le déni. Et souffre.
« Est-ce qu’ils m’auraient engagée ? »
Elle décide de s’en aller pour tout recommencer. Après une parenthèse « dans le Web », elle est revenue dans le milieu de l’édition : 

« Intellectuellement, le boulot me stimule. Jamais je n’ai pensé à arrêter. Néanmoins, j’estime que mon parcours professionnel est chaotique. Si mon mari ne gagnait pas bien sa vie, je n’aurais pas pu me mettre en freelance. »

Elle a écrit un bouquin sous le pseudo de Marie Alvéry – « J’ai choisi la vie » – pour raconter tout ça. Ça lui a fait du bien. Elle s’assume :
« Tant pis pour ceux qui me prennent pour une débile. »

Dans la foulée de la promo, elle a avoué à deux de ses chefs – et seulement à eux dans l’entreprise – qu’elle était bipolaire.
« Ils ont bien réagi, peut-être parce qu’ils avaient appris à me connaître avant que je leur dise. Est-ce qu’ils m’auraient engagée s’ils avaient su avant ? Je ne sais pas. »


http://rue89.nouvelobs.com/2014/06/17/bipolaire-travail-tant-pis-ceux-prenn…
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MessagePosté le: Mar 17 Juin 2014 - 22:07    Sujet du message: Publicité

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Luciole
Bipote Diamant

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MessagePosté le: Mer 18 Juin 2014 - 13:14    Sujet du message: Bipolaire au travail Répondre en citant

Merci Lucille pour cet article.
Il n'y a que la partie où l'expression "déficience mentale" est utilisée que je n'apprécie pas.
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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Mar 29 Juil 2014 - 13:43    Sujet du message: Bipolaire au travail Répondre en citant

 
Schizophrénie, dépression, bipolarité: des mots difficiles à dire au travail 
 
 
 
  
Paris - "Déjà à ta propre nana, tu as tendance à ne pas lui dire, à cacher la prise de médicaments. Alors, avec l'employeur...": Jean, 39 ans, bipolaire, résume la difficulté pour les personnes souffrant de troubles psychiques à trouver leur place au travail.
 
 
 
Les personnes souffrant de troubles psychiques peinent à trouver leur place au travail
 
afp.com/Franck Fife
 
 

Selon une étude de l'OCDE, une personne sur deux souffrira de problèmes de santé mentale à un moment de sa vie.
 
Les troubles légers à modérés (dépression, anxiété...) sont très fréquents avec "à tout moment 15% de la population active concernée", tandis qu'environ 5% de la population souffre de troubles graves comme la schizophrénie ou la bipolarité (aussi appelé trouble maniaco-dépressif).
 
Les personnes les plus gravement atteintes ont six à sept fois plus de risque d'être au chômage que les autres.
 
La maladie s'associe de fait souvent à des trous dans le CV et parfois des traitements aux effets secondaires importants.
 
Mi-juin, environ 500 personnes défilaient à Paris dans le cadre de la première "Mad pride" pour le respect et la dignité de ces personnes.
 
Claude Deutsch, président du comité d'organisation et membre d'"Advocacy", association d'usagers des services de santé mentale, souligne auprès de l'AFP que le regard de la société est "essentiel".
 
"La prise de capacité est liée au regard qu'on porte sur vous (...) encore plus dans le monde du travail, qui est plus compétitif et sélectif", dit-il.
 
Le handicap psychique, bien que reconnu, reste "invisible", dit-il, citant le cas d'une amie "bardée de diplômes" qui, sollicitant les structures d'aides à l'emploi pour handicapés (Cap emploi), s'est vu répondre qu'"on ne pouvait pas s'occuper d'elle parce qu'elle avait trop d'habilité".
 
Sur les forums de discussion, comme Carenity (consacré aux maladies chroniques), certains bipolaires se demandent s'il faut en parler au travail.
 
"Je me suis mordu les doigts de l'avoir fait. J'ai été cataloguée +dingue de service+", dit une internaute, résumant un sentiment partagé.
 
D'autres conseillent de prendre des congés pendant les crises, de multiplier les employeurs pour brouiller les pistes, ou de créer sa propre entreprise.
 
Jean (le prénom a été changé) souligne qu'il y a "deux circuits": s'identifier comme handicapé ou se cacher, estimant que "les gens ont plutôt tendance" à choisir la seconde solution, quitte à "faire leur coming-out" plus tard.
 
Après un bac scientifique à 17 ans, il a fait des études de biologie, puis réussi le concours d'infirmier. Mais, depuis, malgré des "petits boulots" (vendeur, vendanges, cordiste), il n'a jamais vraiment eu d'emploi.
 
"La situation de l'emploi n'est pas bonne. Celle des travailleurs handicapés l'est encore moins", dit-il à l'AFP, rappelant que de "toutes façons, le plus important, c'est de se soigner".
 
 
 
- Peur des employeurs -
 
 
 
M. Deutsch souligne aussi que le travail peut "ne pas être l'objectif principal" des malades, parce qu'"aller bien, avoir une vie dans la cité, c'est déjà pas mal".
 
De fait, si l'entreprise peut aider, elle peut aussi déclencher la maladie.
 
Paul Cossé, président de l'association "Schizo' Oui! Faire face à la schizophrénie", est le père de deux schizophrènes: un homme de 46 ans et une fille de 39 ans.
 
Son fils a travaillé six mois à mi-temps chez EDF, où M. Cossé était médecin du travail, mais, dit-il, "ils ne l'ont pas gardé, ils ont eu peur" alors qu'"on me disait qu'il travaillait très bien".
 
"Il y a des schizophrènes qui travaillent mais pas beaucoup, parce qu'ils s'arrêtent longtemps, ils ont des traitements, et la plupart n'ont pas fait d'études", dit-il.
 
Matthieu de Vilmorin, 54 ans, qui souffre de bouffées délirantes estime avoir eu "beaucoup de chance". Il a eu une vie professionnelle riche (chauffeur, coursier, libraire, formateur...) et écrit un livre ("Fous et folles"). "Je sais que j'ai une faiblesse. Mais j'ai fait de cette faiblesse une richesse", dit-il à l'AFP.
 
Pour M. Cossé, "beaucoup de malades pourraient travailler et le vrai problème, c'est l'insertion", car "très peu de choses sont faites", comme des aménagements d'horaire.
 
Ce qui bloque' "La peur des employeurs, de ne pas pouvoir licencier, d'avoir les syndicats sur le dos".
 
"De toutes façons, dans tous les milieux du travail, il y a des handicapés psychiatriques, on en embauche obligatoirement, puisqu'il est impossible" de les diagnostiquer d'emblée, rappelle-t-il.
 
 
 
 
Par AFP
 
http://bipotes.leforum.eu/redirect1/http://www.lexpress.fr/actualites/1/sty…
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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Dim 15 Mar 2015 - 11:33    Sujet du message: Travailler avec un trouble bipolaire Répondre en citant

http://www.capital.fr/carriere-management/interviews/pour-travailler-avec-d…


”Pour travailler avec des troubles bipolaires, il faut que la maladie soit comprise et acceptée dans l'entreprise"
20/01/14 à 14:39
Mis à jour le 20/01/14 à 14:40




Après avoir été licencié en 2001, Christophe Docet a sombré trois ans dans la dépression, avant que ses troubles bipolaires ne soient diagnostiqués. Depuis, il a créé l'association Bipol Entreprises pour "faciliter le retour et le maintien au travail des personnes bipolaires".

Management : Comment se sont manifestés les premiers symptômes de votre bipolarité ?

Christophe Docet : Le déclencheur a été mon licenciement en 2001 par l’actionnaire principal de l’entreprise que j’avais créée. Le coup était d’autant plus violent qu'à l'époque je connaissais des difficultés dans ma vie conjugale. Dans un tel contexte, n’importe qui se trouverait sérieusement affecté. Pour moi, alors que j’ignorais que j’étais bipolaire, la déflagration a été extrême. J'ai sombré dans une profonde dépression. Pendant des mois, on m’a baladé d’un séjour en hôpital à l’autre et prescrit des cachets.

Management : Aucun médecin n'a donc réussi à découvrir votre pathologie ?

Christophe Docet : Elle est difficile à détecter. L’errance diagnostique moyenne de la bipolarité est de huit à dix ans ; chez moi, elle n’a duré “que” trois ans. En septembre 2003, j'ai rencontré, par le biais d’une association, le docteur Hantouche, qui a su donner un nom à mes troubles. Mais j'ai vécu avant cela trois années de souffrance. Le cocktail hôpital-médicaments n’a fait qu’aggraver les choses. Après deux ans de dépression, j'ai fait un effort surhumain pour m’inscrire en MBA à l’ESC Rennes. Je me suis senti revivre : ce cursus  m'a permis de renouer avec une activité intellectuelle et relationnelle exigeante. J’ai arrêté les médicaments. Mais de nouvelles bouffées délirantes sont apparues, au bout de six mois. La plupart des bipolaires ne gardent pas de souvenirs de leurs délires maniaques. Moi, je me souviens de tout ! Je me prenais pour un superespion chargé de sauver la vie du directeur de l’ESC, je rendais à mes professeurs des travaux abscons… On m'a renvoyé à l’hôpital, d’où je suis ressorti pour effectuer un voyage en Chine. Les effets du “jetlag” peuvent être désastreux pour les bipolaires. De retour en France, j’ai fait une dépression et une tentative de suicide.

Management : Aujourd’hui, comment vous sentez-vous ? Parvenez-vous à retravailler normalement ?

Christophe Docet : Je suis stabilisé mais je sais qu'il me serait difficile de m’insérer dans un environnement professionnel traditionnel. Le diagnostic est la condition nécessaire à un traitement adapté. Il permet également de sortir du déni et de l’ignorance, qui sont les pires ennemis des personnes souffrantes. Pour vivre normalement avec la maladie, encore faut-il qu’elle soit comprise
et acceptée. Or, si la forme aiguë de la bipolarité (alternance d’épisodes maniaco-dépressifs sévères) touche 1% de la population, ses formes atténuées sont à la fois beaucoup plus répandues (de 6 à 10% de la population) et très
mal diagnostiquées car moins visibles.

Management : Quel est l’objectif de Bipol Entreprises, l’association que vous avez créée ?

Christophe Docet : Faciliter le retour et le maintien au travail des personnes bipolaires, en les sortant du cycle infernal hôpital-cachets. L’association mise sur la compétence de malades qui sont capables de mettre leur expérience au service des autres pour les accompagner dans leur milieu professionnel et stabiliser leur humeur grâce à un protocole méthodologique éprouvé dans les pays anglo-saxons. En 2011, nous avons ouvert un premier centre de jour à Rennes. Il s’agit d’un lieu de passage et d’accompagnement personnalisé, pensé pour le mieux-être des patients. Il est animé par une équipe pluridisciplinaire issue du monde de la psychiatrie et du conseil. C’est une boîte à outils, un espace de partage, ouvert aux entreprises et à la médecine du travail.
 
 
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MessagePosté le: Jeu 8 Oct 2015 - 21:17    Sujet du message: Bipolaire au travail Répondre en citant

La dépression en milieu de travail


Savoir reconnaître les symptômes dépressifs permet de prendre congé plus rapidement pour mieux revenir par la suite.
Par Pierre-Etienne Caza


28 SEPTEMBRE 2015 À 10H50



«Les hommes, surtout, ne consultent pas rapidement un médecin quand les symptômes apparaissent.»
Photo: iStock

Il y a 10 ans, l'Organisation mondiale de la santé prédisait qu'en 2020, la dépression serait l'une des premières causes d'incapacité au travail avec les troubles cardiovasculaires. «Les données recueillies en entreprise démontrent aujourd'hui qu'entre 30 et 60 % des absences sont dues à des troubles de santé mentale, surtout de dépression. C'est un problème social important sur lequel il faut se pencher», affirme le professeur Marc Corbière, embauché en janvier dernier dans l'unité carriérologie du Département d'éducation et pédagogie.

Avec le soutien financier des Instituts de recherche en santé du Canada et de l'Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail, le chercheur et son équipe ont réalisé une étude portant sur les facteurs qui permettent de prédire le retour au travail des personnes ayant fait une dépression. Ils ont analysé cette problématique en adoptant quatre perspectives: celle du travailleur touché par la dépression, celle du syndicat, celle de l'employeur et celle du supérieur immédiat. Ils viennent de publier l'article portant sur le point de vue des travailleurs dans Disability and Rehabilitation


Marc Corbière

Cette portion de leur étude consistait en une série d'entrevues qualitatives auprès de 24 employés de différentes entreprises ayant vécu une dépression durant les cinq dernières années. «Nous avons demandé à ces travailleurs ce qui a déclenché leur dépression et 22 d'entre eux ont affirmé que la cause était liée partiellement ou complètement à leur milieu de travail, révèle Marc Corbière. Cela concorde avec d’autres études selon lesquelles 90 % des travailleurs auxquels on diagnostique une dépression en relient les causes à leur environnement de travail.»

Les chercheurs ont analysé le témoignage de ces 22 personnes et ont dégagé sept grands facteurs ayant contribué au déclenchement de la dépression – des facteurs liés à la tâche, à l'organisation, au sur-engagement du travailleur, à l'attitude du supérieur immédiat, aux collègues, aux valeurs de l'entreprise, etc. «Une forte demande psychologique combinée à peu de latitude décisionnelle et à peu de soutien social produisent généralement de la détresse psychologique chez un travailleur, souligne Marc Corbière, de même qu'une hausse de la charge de travail combinée à un sur-engagement et à un manque de reconnaissance peuvent entraîner une chute de l'estime de soi, de l'anxiété et des symptômes dépressifs.»

Problème de déni
Il peut y avoir une forme de déni chez les travailleurs lorsqu'ils commencent à ressentir des symptômes dépressifs, ont constaté les chercheurs. «Ce déni est relié à la peur de perdre son emploi et à la peur d'être jugé et stigmatisé, explique le professeur. Par ailleurs, plusieurs personnes croient que "cela" ne peut pas leur arriver et confondent les symptômes de la dépression avec d'autres problèmes physiques. Les hommes, surtout, ne consultent pas rapidement un médecin quand les symptômes apparaissent.»

Pourtant, si la personne en parlait avec son supérieur immédiat, cela permettrait de prendre congé et de revenir au travail plus rapidement. «Plus on traîne des symptômes sans rien faire, plus on aura de la difficulté à partir et à se soigner», ajoute le chercheur. Ce genre de comportement influence grandement la durée du congé de maladie, qui peut varier de quelques mois à deux ans ou plus, selon la sévérité des symptômes.

Le supérieur immédiat
Le supérieur immédiat est au cœur de la problématique de dépression en milieu de travail, ont constaté les chercheurs. «Une bonne relation avec le supérieur immédiat est essentielle, à la fois pour prévenir la dépression et pour faciliter le retour au travail dans le cas d'un congé, car c'est lui qui connaît le milieu de travail et les exigences du poste», précise Marc Corbière.

Le supérieur immédiat est souvent coincé entre l'arbre et l'écorce. «Il ressent une pression de ses patrons afin que son équipe soit fonctionnelle et productive, et, d'un autre côté, il doit veiller à la santé et au bien-être de ses employés», explique Marc Corbière.

Si l'employé perçoit un manque d'ouverture ou de confiance de la part de son supérieur, il sera réticent à l'informer de son état de santé. Selon le professeur, la divulgation d'un trouble mental en milieu de travail demeure un enjeu délicat, et ce, malgré toutes les campagnes de sensibilisation sur le sujet. «La dépression entraîne souvent une stigmatisation sociale, car ses représentations sont négatives et on l'associe encore à une forme de faiblesse, déplore-t-il. Il y a encore un travail de sensibilisation à faire auprès de la population et, plus spécifiquement, auprès des gestionnaires.»

Un supérieur immédiat sensible à cette problématique pourra même prévoir avec l'employé les aménagements possibles lors du retour au travail. «Dans certains cas, on le fait avant le retour au travail et cela fonctionne bien. L'employé se sent alors épaulé et en confiance, car il sait qu'il pourra revenir à son poste éventuellement.»

http://www.actualites.uqam.ca/2015/depression-en-milieu-de-travail-partir-t…
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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Mer 14 Oct 2015 - 17:32    Sujet du message: Bipolaire au travail Répondre en citant

DÉPRESSION
ET SI ON ENCADRAIT MIEUX LE RETOUR AU TRAVAIL ?


ISABELLE AUDET
LA PRESSE

Lorsque le professeur Marc Corbière s’est interrogé sur les impacts de la dépression en milieu de travail, il croyait que la question avait déjà été retournée, encore et encore. Il a toutefois constaté que la question soulève toujours un vif intérêt.

Le chercheur senior et une équipe du département d’éducation et pédagogie de l’UQAM ont publié les résultats d’une étude sur le sujet dans le journal Disability and Rehabilitation. Au cœur de leurs recherches : le parcours de 22 personnes dont la dépression a été liée en partie ou totalement au milieu de travail.

Constat récurrent : les gestionnaires et les syndicats sont souvent tout aussi démunis que les employés devant la maladie mentale.

Pourquoi vous intéresser à la dépression liée au milieu de travail, en particulier ?

L’OCDE (l’Organisation de coopération et de développement économiques) mentionne qu’entre 30 et 50 % des maladies de longue durée chez les personnes d’âge actif sont imputables à un trouble mental. Déjà, c’est un problème humain et financier important. Et pourquoi la dépression en particulier ? Parce que c’est la maladie mentale la plus prévalente.

Parler de dépression en milieu de travail, c’est encore tabou ?

Ce que l’on voit, c’est que de plus en plus de gestionnaires sont de plus en plus sensibles à la question de la santé mentale, et tout particulièrement la dépression. C’est une situation qui est d’ailleurs assez courante. La population en général juge moins ceux qui en souffrent, mais il y a quand même une peur très fréquente de perdre son emploi, ou de ne pas obtenir de promotion parce qu’on a mentionné qu’on éprouvait des problèmes de santé mentale.

C’est évidemment un élément qui est très délicat. Quand on divulgue son trouble mental, il y a des conséquences positives et négatives. Évidemment, en abordant la question avec son supérieur, on peut obtenir des aménagements sur le plan du travail. Par contre, il y a effectivement encore des risques d’être victime de préjugés. Je dirais qu’il est préférable souvent de parler de ses limites plutôt que du diagnostic de maladie mentale en tant que tel.

Les origines de la dépression sont aussi parfois difficiles à cerner…

Les facteurs sont nombreux : la surcharge de travail, les mauvaises relations avec un collègue ou un supérieur, les problèmes d’organisation, un surinvestissement de l’employé, des raisons personnelles… […] La littérature scientifique nous apprend aussi que si une personne fait une dépression, elle augmente ses risques d’en faire une seconde de 50 %. Ce qui nous intéresse, c’est le maintien à l’emploi, c’est-à-dire nous assurer que ces personnes vont rester au travail à long terme après leur retour. Si on prévient les rechutes, on fait aussi de la prévention.

Quels sont les éléments les plus importants pour un retour au travail réussi ?

Au départ, le travailleur doit avoir une bonne communication avec son supérieur immédiat. C’est essentiel pour qu’il soit en mesure de parler de sa situation avec ce gestionnaire. Idéalement, il pourrait même en avoir parlé avant de s’absenter, mais comme on le disait, ces travailleurs craignent d’être stigmatisés, d’être jugés, ou de perdre leur poste.

Le retour au travail se planifie, donc. L’employeur doit alors mettre en place des aménagements pour faciliter ce retour. Ce que l’on voit, souvent, c’est que l’employeur accepte le retour au travail progressif prescrit par le médecin, mais demande souvent de faire le même volume de travail, en moins de temps. Il n’y a pas d’ajustement de la tâche.

Souvent, l’employé va vouloir recevoir des commentaires constructifs de son supérieur immédiat. Certains vont dire que ce n’est pas un aménagement de travail, que tout le monde devrait avoir droit à des commentaires constructifs, mais c’est particulièrement important pour ceux qui reviennent après six mois, un an… Ils en ont vraiment besoin.

L’attitude des collègues est importante, aussi ?

Tout à fait. Le soutien des collègues est primordial, mais parfois, ce n’est pas évident, car l’équipe a parfois dû accomplir le travail de la personne absente. On entend parfois des commentaires comme « hey, tu as pris des vacances et nous, on a fait ton travail à ta place »… Dans ce cas, le retour sera difficile, car l’accueil sera négatif.

Existe-t-il un guide de normes à suivre pour les employeurs lorsqu’un employé fait un retour au travail ?

C’est ce que l’on préconise ! Mais il n’y a pas de procédure systématique pour un retour au travail. Ça dépend des entreprises, de l’implication de certains acteurs. On a réalisé que le rôle des différents intervenants est flou. Ça dépend de la culture de l’entreprise, ça dépend du zèle des acteurs syndicaux, ça dépend de plusieurs éléments.

Si on a une procédure systématique, ça va rassurer les employés parce que tout le monde va passer par cette procédure systématique. Si on laisse un flou à ce sujet, on crée de l’anxiété chez les gens. Bien sûr, on peut ajuster les étapes en fonction de la personne qui revient au travail, mais on pourrait ainsi diminuer le stress des employés dans leur processus de retour au travail.

http://plus.lapresse.ca/screens/f681bc4b-6680-4f16-aa6d-8191114678a2|_0.htm…
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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Jeu 19 Nov 2015 - 18:36    Sujet du message: Bipolaire au travail Répondre en citant

Handicap psychique : comment les entreprises s'emparent du sujet


Par Sylvie Laidet - 16 novembre 2015


2 millions de Français seraient aujourd’hui touchés par des troubles psychiques. Ce chiffre grimpe à 5 millions si on englobe leur entourage. Même s’ils ne sont pas légion, certains employeurs se penchent sur le sujet pour aider leurs collaborateurs concernés mais aussi pour faire tomber certains préjugés.


Schizophrénie, troubles obsessionnels compulsifs, troubles bipolaires… tous ces maux ont encore très peu droit de cité dans le monde professionnel et pourtant, ils n’y sont pas rares. Les troubles psychiques seraient même le premier motif d’invalidité et la seconde raison d’arrêts maladie. « Sur le handicap psychique, on en est là où on en était il y a dix ans sur le handicap de façon plus globale. À savoir au stade de la déstigmatisation pour un nombre important d’entreprises », explique Elsa Abecassis, responsable des partenariats entreprises de Clubhouse France, une association qui lutte contre la stigmatisation des personnes en situation de handicap psychique.


Heureusement, certaines sociétés se saisissent du sujet. D’abord en prêtant une attention particulière à leurs salariés concernés par ses troubles psychiques. Depuis 2006, Generali a instauré un Espace Écoute avec une psychologue pour accompagner ses collaborateurs touchés par un handicap psychique ou un handicap lourd ayant des répercussions psychiques. « Une psychologue du travail dispose d’un espace dédié pour recevoir les salariés adressés par le médecin du travail ou la Mission handicap. Le manager est informé de son absence mais pas du motif de son absence, explique Florence Déchelette, responsable du pôle d’insertion des travailleurs handicapés de l’assureur. Ce lieu d’écoute est aujourd’hui fréquenté par une trentaine de collaborateurs. Chez Dassault Systèmes, les salariés concernés ont également la possibilité d’être aidés par un psychologue clinicien pour des éventuels aménagements de poste, d’horaire, de charge de travail, etc. 4 collaborateurs sont en ce moment inscrits dans ce programme. Mais dans cette société, on mise surtout sur l’exemplarité. « Ainsi, en 2012, nous avons intégré avec succès une personne handicapée issue du milieu protégé. On travaille depuis des années avec du personnel d’un Esat détaché dans nos locaux », illustre Nathalie Rafiy, responsable de la mission handicap de Dassault Systèmes. L’entreprise de haute technologie parie également sur la sensibilisation au handicap psychique auprès des étudiants de ses écoles cibles mais aussi de ses salariés. « Récemment, nous avons par exemple organisé une conférence sur les signes précurseurs de la dépression en collaboration avec Clubhouse France. Un sujet dont les gens ont peur de parler. Le psychiatre, Christian Gay, a dédramatisé en démontrant que cela pouvait concerner tout le monde et que, pour prévenir les risques d’aggravation, mieux vaut en parler le plus tôt possible, libérer la parole », détaille-t-elle. Contre toute attente, 200 collaborateurs ont assisté à cet événement. La prochaine conférence devrait porter sur les particularités de certaines confusions des troubles psychiques. « Certains traitements entraînent par exemple des effets de somnolence. Dans l’ignorance, on pourrait penser que le salarié est un fêtard invétéré, or il souffre peut-être d’un trouble psychique mal connu», argumente Nathalie Rafiy.


Pour démystifier le handicap psychique, Generali mais aussi Dassault Systèmes, Altran, BNP Paribas, font régulièrement appel aux services de Clubhouse France. « Nos collaborateurs handicapés psychiques en réelles difficultés et dont l’accompagnement devient complexe y trouvent un soutien supplémentaire », insiste Florence Déchelette. Ce réseau mondial qui fédère 300 Clubhouse accueille à ce jour 100 000 bénéficiaires. Dont une centaine à Paris. « Nous sommes un lien d’entraide et d’activités non médicalisé, ouvert aux personnes souffrant de troubles psychiques toute la semaine sur un rythme d’horaires de travail. Notre objectif est triple : lutter contre leur isolement, les aider dans leur retour à l’emploi et lutter contre les stigmatisations autour du handicap psychique », précise Elsa Abecassis de Clubhouse France. Les bénéficiaires fonctionnent en binôme avec les permanents de l’association. Outre des ateliers d’aide au retour progressif à une activité, chaque bénéficiaire se prépare à aller intervenir en entreprise sur le thème du handicap psychique. De toute évidence, ils sont les mieux placés pour en parler et dédramatiser le sujet.


http://www.cadremploi.fr/editorial/actualites/actu-metiers-regions/detail/a…
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MessagePosté le: Sam 26 Déc 2015 - 20:42    Sujet du message: Bipolaire au travail Répondre en citant

Stigmatisation des travailleurs souffrant de troubles mentaux : Des milieux de travail toxiques

Un ouvrage analyse le phénomène de la stigmatisation des travailleurs souffrant d'un trouble mental.



Par Claude Gauvreau





Plus de 20 travailleurs sur 1000 devront, dans leur vie, s'absenter pour un problème de santé mentale, indique Santé Canada. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la dépression est devenue la deuxième plus importante cause d'invalidité dans le monde après les maladies coronariennes. Même si leur nombre est en progression, les travailleurs souffrant d'un trouble de santé mentale continuent d'être confrontés aux attitudes négatives, aux stéréotypes et aux préjugés à l'égard de la maladie mentale.

Ce phénomène de stigmatisation est au centre de l'ouvrage intitulé Stigmatisation. Les troubles mentaux en milieu de travail et dans les médias de masse (Presses de l'Université du Québec), paru sous la plume des professeurs Henri Dorvil (École de travail social) et Gilles Dupuis (psychologie), ainsi que de la postdoctorante Laurie Kirouac (Ph.D. sociologie, UQAM-Université Charles de Gaulle – Lille 3).

Selon ces chercheurs, plusieurs facteurs interviennent quand il s'agit de cerner les causes des troubles de santé mentale en milieu de travail. «Certes, des événements de la vie personnelle peuvent favoriser l'apparition d'un trouble mental, reconnaît Gilles Dupuis. Mais de plus en plus d'enquêtes soulignent le rôle décisif joué par l'environnement de travail et ses contraintes: surcharge de travail, manque de reconnaissance, relations difficiles avec les collègues et les supérieurs, pression au rendement, insécurité d'emploi. Voilà des conditions hautement toxiques qui engendrent le désenchantement, le stress et l'épuisement.»

D'autres études montrent que les travailleurs situés au bas de l'échelle hiérarchique, peu qualifiés, à temps partiel ou sans sécurité d'emploi, et ayant un faible niveau de scolarité sont plus susceptibles de vivre un trouble de santé mentale. «C'est vrai, mais personne aujourd'hui n'est à l'abri, dit le psychologue. Dans toutes les catégories professionnelles, des travailleurs, y compris des cadres et des gestionnaires, peuvent connaître un jour ou l'autre l'expérience d'un trouble de santé mentale au travail.»

Les chercheurs distinguent dans leur ouvrage les troubles mentaux graves – schizophrénie, trouble bipolaire – et les troubles mentaux dits courants – dépression, burn-out, trouble anxieux. «Ces derniers sont ceux ayant connu la plus forte croissance dans les milieux de travail ces dernières années et ayant contribué le plus à l'augmentation du taux d'absentéisme», souligne Henri Dorvil.


Un double discrédit

Être désigné comme un travailleur ayant un trouble mental et devoir se retirer de son milieu de travail peut ébranler l'estime de soi. On traverse alors différentes phases: la période pré-diagnostic, le retrait du travail et la prise en charge médicale et socioprofessionnelle, puis le retour au travail. «Tout au long de ce processus social, les travailleurs continuent d'être exposés au regard d'autrui à travers leurs interactions avec les acteurs des milieux médical – médecin généraliste, psychologue ou psychiatre – et du travail – collègues, supérieurs, syndicat, assureur», note Gilles Dupuis. Pour les travailleurs qui éprouvent souvent un sentiment de vulnérabilité et la crainte d'une rechute, le retour au travail constitue une étape cruciale à franchir.

«Les travailleurs qui effectuent un retour après avoir surmonté l'épreuve d'un cancer ou d'une maladie coronarienne sont généralement accueillis comme des héros, dit Henri Dorvil. Par contre, ceux qui éprouvent un trouble mental vivent une stigmatisation prenant la forme d'un double discrédit, moral et capacitaire.» Leur supérieur ou leurs collègues les soupçonnent souvent de ne pas souffrir d'une vraie maladie ou de jouer au malade pour bénéficier d'un congé payé. On considère qu'ils sont fragiles et incapables de répondre aux exigences du travail. Certains sont tablettés, disqualifiés professionnellement ou encore incités à prendre une retraite non désirée.


Responsabilité organisationnelle

Les mesures proposées pour prévenir les problèmes de santé mentale et y parer continuent d'interpeller davantage la responsabilité individuelle plutôt que la responsabilité collective et organisationnelle. «Les programmes de gestion du stress, la psychothérapie et le traitement pharmacologique, parfois utiles mais généralement insuffisants, représentent encore les principales réponses sociales à ces problèmes», observe Gilles Dupuis.

Compter sur la possibilité d'un retour progressif, disposer d'un horaire flexible, accomplir des tâches moins lourdes, bénéficier du soutien de ses supérieurs et de ses collègues, ainsi que de la collaboration entre les intervenants internes et externes du milieu de travail sont des facteurs qui appellent à la responsabilité organisationnelle et favorisent la réussite du retour au travail.


Représentations médiatiques

En s'appuyant sur l'analyse documentaire d'un corpus d'articles tirés de la presse écrite, les chercheurs ont consacré la dernière partie de leur ouvrage aux représentations sociales de la maladie mentale véhiculées dans les médias, lesquelles contribueraient, selon eux, à alimenter la stigmatisation ou la discrimination.

«Les médias ont tendance à poser sur la maladie mentale un regard déformé, voire sensationnaliste, en introduisant un lien non fondé entre folie et dangerosité, affirme Henri Dorvil. On sait pourtant que les personnes atteintes de troubles mentaux sont plus dangereuses pour elles-mêmes que pour leur entourage. Moins de 3 % des actes de violence sont commis par des personnes ayant des troubles de santé mentale.»


Calcul et gestion du risque

Nous vivons dans une société obsédée par le calcul et la gestion du risque, ce qui affecte notre rapport à l'anormalité et à la déviance sociale, rappellent les deux professeurs. Dans le traitement des affaires criminelles, écrivent-ils, les médias aiment ainsi braquer les projecteurs sur les comportements déviants, inusités et étranges. Lorsque les accusés viennent de conditions modestes, le traitement journalistique porte davantage sur les comportements hors normes et déviants, en des termes dépréciatifs et sans effort de contextualisation. Mais quand il s'agit d'accusés occupant une position élevée dans l'échelle sociale, comme le cardiologue Guy Turcotte, les propos sont plus conciliants et moins négatifs.

Les préjugés à l'égard des troubles de santé mentale perdurent malgré les campagnes publiques de sensibilisation. «Défaire les préjugés, en particulier ceux concernant la santé mentale, est un travail de longue haleine, notamment parce que ces préjugés sont ancrés dans le sens commun et dans le domaine de l'affectif, souligne Gilles Dupuis. Les messages ayant le plus d'impact sont ceux mettant en scène des personnalités connues – comédiens, athlètes, politiciens – qui racontent comment elles sont parvenues à surmonter leurs problèmes. Cela permet de "re-normaliser" la maladie mentale et de montrer qu'il est possible de composer avec elle.»


http://www.actualites.uqam.ca/2015/stigmatisation-travailleurs-souffrant-tr…
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MessagePosté le: Mar 26 Avr 2016 - 17:46    Sujet du message: Bipolaire au travail Répondre en citant

Bénéficier d’un reclassement dans son entreprise



Violette Queuniet | Le 14/04/2016






Avant de licencier un salarié pour motif économique ou pour inaptitude, un employeur doit rechercher toutes les possibilités de reclassement dans l’entreprise.


Votre employeur a l’obligation légale de tenter de vous reclasser dans l’entreprise dans deux cas :

- dans le cadre d’une procédure de licenciement économique pour les salariés en contrat à durée indéterminée (CDI) ;

- ou encore si vous êtes déclaré inapte à votre poste par le médecin du travail, que vous soyez en CDI ou contrat à durée déterminée (CDD).
Le refus d’une offre de reclassement n’est pas fautif. Vous serez licencié et vous recevrez les indemnités qui vous sont dues.


EN CAS DE LICENCIEMENT ÉCONOMIQUE


Lors de l’entretien préalable de licenciement pour motif économique, mon employeur ne m’a pas fait d’offre de reclassement. Est-ce normal ?

Votre employeur n’est pas tenu de vous proposer une offre le jour de cet entretien. En revanche, il doit satisfaire à l’obligation légale de reclassement avant la notification du licenciement. Le reclassement est en effet encadré dans le Code du travail par les articles L. 1233-4 et L. 226-2 à L. 226-24.

« C’est une obligation de moyen, pas de résultat. Le reclassement peut s’avérer impossible, et donc aboutir au licenciement. Mais l’employeur devra prouver qu’il a tout mis en œuvre avant d’arriver à cette issue », souligne Guillaume Bros, avocat au barreau de Nîmes.

Les offres de reclassement doivent être écrites, précises et personnalisées. Une circulaire qui listerait l’ensemble des postes disponibles dans l’entreprise n’est pas valable. Vous devez notamment connaître la localisation du poste, la description des tâches et le niveau de rémunération. Aucun délai de réponse n’est fixé par la loi, mais votre employeur doit vous laisser un temps raisonnable pour vous prononcer. Il est conseillé de répondre par écrit, même si ce n’est pas obligatoire.


Peut-on me reclasser à l’étranger ?

L’offre de reclassement peut être proposée aussi bien dans l’entreprise que dans d’autres sociétés du groupe auquel elle appartient, y compris à l’étranger. Dans ce cas, votre employeur vous informe de la possibilité de reclassement à l’étranger par lettre recommandée avec accusé de réception (RAR). Si vous êtes d’accord, vous devez envoyer votre réponse par RAR dans les sept jours suivant la réception du courrier de votre employeur. Vous pouvez préciser dans votre courrier le type de poste que vous souhaitez et les conditions de rémunération. Dès la réception de votre réponse, votre employeur vous présentera des offres.


L’employeur a-t-il le droit de me proposer un poste moins bien rémunéré ?

L’employeur doit offrir un emploi assorti d’une rémunération équivalente. S’il n’y en a pas, il peut proposer un poste d’une catégorie inférieure, et donc, moins bien rémunéré que le précédent. Il s’agit alors d’une modification du contrat de travail qui nécessitera un avenant.


Peut-on m’offrir un poste dans une autre fonction ?

L’employeur doit proposer en priorité un « emploi équivalent ». Cela signifie des tâches, un niveau de responsabilité, un salaire et une technicité équivalents. Le poste en question doit donc être en rapport avec vos aptitudes et vos capacités, quitte à ce que vous bénéficiiez d’un complément de formation. Mais ce ne peut être qu’une formation d’adaptation. Si un poste est disponible dans un domaine très éloigné du vôtre, nécessitant une formation longue, votre employeur n’a pas l’obligation de vous le proposer.


On me suggère un CDD comme offre de reclassement, alors que je suis en CDI. Est-ce légal ?

Oui. « L’employeur doit proposer tous les emplois disponibles, qu’il s’agisse d’un CDD, d’un CDD à temps partiel, ou même d’une mission d’intérim. La notion d’emploi s’entend au sens économique. Si le salarié peut rester trois mois de plus parce qu’un surcroît de travail s’annonce, avec la saison d’été par exemple, il faut le lui proposer », précise Me Guillaume Bros. De la même façon, une proposition de temps partiel est valable.


Si j’accepte l’offre de reclassement, est-ce que je garde mon ancienneté ?

Oui, si vous êtes reclassé dans la même entreprise. S’il s’agit d’un poste dans une autre entreprise du groupe, vous rompez le contrat avec la première entreprise et vous en signez un autre avec la seconde. Deux possibilités s’offrent alors à vous :

- soit partir avec des indemnités de licenciement et perdre votre ancienneté ;
- soit renoncer aux indemnités et récupérer l’ancienneté auprès du second employeur. « L’employeur doit proposer la solution la plus favorable au salarié », indique Me Bros.



EN CAS D’INAPTITUDE


Tant qu’un poste de reclassement n’a pas été trouvé, est-ce que je conserve mon salaire ?

Pendant le mois qui suit la déclaration d’inaptitude (prononcée, sauf cas particuliers, après deux examens médicaux du médecin du travail), votre contrat est suspendu tant qu’un poste n’a pas été trouvé. Vous ne percevez donc pas de salaire. Passé ce mois, le salaire vous est à nouveau versé, même si la recherche de reclassement se poursuit. Si votre inaptitude est due à une maladie professionnelle ou si elle a pour origine un accident du travail, vous avez droit, en remplacement du salaire, à une indemnité de la Sécurité sociale. Le médecin du travail vous remet un formulaire S6110 de demande d’indemnité temporaire d’inaptitude (Cerfa n° 14103*01), qu’il faut remplir et adresser à votre caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM).


Quelles sont mes chances réelles de reclassement ?

Il n’y a pas de données nationales sur le sujet. Mais les études parues dans certaines régions montrent qu’il est très difficile d’être reclassé dans son entreprise après une inaptitude. Une enquête menée dans le Nord-Pas-de-Calais en 2014 (1) révèle que 4 % des personnes déclarées inaptes ont gardé leur emploi et que 88 % ont été licenciées (il n’y a pas de réponse pour les 8 % restantes). Voilà pourquoi il est conseillé de rencontrer son médecin du travail, bien avant d’en arriver à l’inaptitude.


Peut-on me proposer un poste moins bien rémunéré ?

Oui, comme dans la procédure de licenciement économique. « Nous recommandons souvent un aménagement du temps de travail, ce qui conduit à une baisse de la rémunération », observe Laurence Nonclercq, médecin du travail à Valenciennes. Vous pouvez, sous certaines conditions, obtenir une pension d’invalidité tout en maintenant votre activité professionnelle. La demande d’invalidité se fait auprès de votre CPAM, par lettre recommandée.


Puis-je contester l’avis d’inaptitude ?

Oui. Vous avez deux mois pour le faire auprès de l’inspecteur du travail, qui saisira un médecin-inspecteur du travail. Les recours sont en hausse : en Île-de-France, par exemple, ils sont passés de 223 en 2010 à 305 en 2012. Attention, il est préférable de prendre conseil avant de contester cet avis. « Les médecins du travail prennent des précautions, afin de limiter les recours. Par souci de loyauté, le salarié a intérêt à avertir l’employeur pour lui permettre de retarder le licenciement », conseille Me Bros.


J’ai été victime d’un accident du travail. Ai-je des droits supplémentaires ?

Lorsque l’inaptitude est consécutive à un accident du travail ou à une maladie professionnelle, l’employeur doit consulter les délégués du personnel sur les possibilités de reclassement. En cas de licenciement, les indemnités légales sont doublées et donnent droit à une indemnité compensatrice d’un montant égal à celui de l’indemnité de préavis. En revanche, une disposition introduite par la loi Rebsamen du 17 août 2015 pourrait se révéler défavorable à ces salariés : la possibilité pour l’employeur de rompre le contrat de travail sans obligation de reclassement si l’avis du médecin du travail mentionne que « le maintien du salarié dans l’entreprise serait gravement préjudiciable à sa santé ».


Si je suis licencié pour inaptitude, ai-je des chances de retrouver un emploi ?

Une étude menée en Bretagne (2) montre que seulement 18 % des personnes exercent un emploi dans les douze mois suivant leur déclaration d’inaptitude. Celles qui ont bénéficié d’une formation trouvent plus facilement un travail. Il est conseillé de demander de bénéficier d’une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) auprès de la Maison départementale des personnes handicapées. La RQTH donne accès aux services de Cap emploi, qui dispose de davantage de moyens que Pôle emploi.


(1) Suivi d’indicateurs sur les inaptitudes en Nord-Pas-de-Calais, Institut de santé au travail du Nord de la France, 2014.
(2) Trajectoires inaptitudes. Devenir à douze mois des personnes déclarées inaptes au poste de travail, Gref Bretagne, septembre 2012.


« Le reclassement est une source importante de contentieux »
Guillaume Bros, avocat associé au cabinet Fakt, à Nîmes

« Dans le contentieux du licenciement économique et de l’inaptitude, le débat sur le reclassement est récurrent, et le défaut de reclassement est le premier motif de condamnation prudhommale. Une entreprise condamnée pour défaut de reclassement doit verser des dommages et intérêts au salarié : six mois de salaire brut au minimum, quand l’entreprise a plus de dix salariés et que le salarié a au moins deux ans d’ancienneté. Dans les autres cas, les dommages et intérêts varient en fonction du préjudice subi. En ce qui concerne l’inaptitude, il faut ajouter l’indemnité compensatrice de préavis. »


« Il faut anticiper l’avis d’inaptitude »
Laurence Nonclercq, médecin du travail, service de santé, arrondissement de Valenciennes

« Le salarié ne doit pas hésiter à consulter son médecin du travail, même pendant son arrêt-maladie. Au-delà de trois mois d’arrêt, une visite de préreprise est même prévue par la loi. Si le salarié est d’accord, le médecin peut prendre contact avec l’employeur pour qu’ils recherchent ensemble un poste de reclassement. Il peut également lui proposer une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, qui permettra de déclencher l’obtention d’aides techniques et financières à l’aménagement de postes par le service d’appui au maintien dans l’emploi (Sameth). Pendant son arrêt, le salarié peut aussi se former, effectuer un essai encadré à un nouveau poste. Les solutions sont nombreuses si elles sont anticipées. Lorsque rien n’a été mis en place avant la déclaration d’inaptitude, c’est souvent trop tard. »



http://www.dossierfamilial.com/emploi/entreprise/beneficier-d-un-reclasseme…
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MessagePosté le: Mar 31 Mai 2016 - 18:47    Sujet du message: Bipolaire au travail Répondre en citant

Quels revenus après trois ans d’inactivité ?



02/05/2016





La survenue d’un cancer ou d’une longue maladie ouvre le droit au versement d’indemnités journalières de la part de la sécurité sociale pendant trois ans. Mais que se passe-t-il après ?


Peu de gens sont au courant que les indemnités journalières (IJ) ne sont versées que pendant trois ans maximum en cas d’arrêt maladie. Alors comment faire après ?

Après 36 mois – ou à tout moment en fonction de l’état à la fois physique et psychologique de la personne – plusieurs options sont possibles. Soit une reprise du travail à mi-temps (temps partiel ou plein temps), soit une mise en invalidité avec le versement, par la Cramif (Caisse Régionale d’Assurance Maladie), d’une pension d’invalidité.


Un revenu de remplacement

Il s’agit d’un revenu de remplacement, accordé à titre temporaire car destiné à compenser la perte de salaire due à la maladie ou à un accident d’origine non professionnelle. La capacité de travail (ou de gain), estimée par un médecin-conseil de la Sécurité Sociale, doit être réduite au moins des 2/3 à la date d’attribution de cette pension. Celle-ci peut donc varier en fonction de l’évolution de l’état de santé du patient via un contrôle médical obligatoire.

Le versement de la pension d’invalidité par la Cramif peut débuter, selon les cas, soit au lendemain de la date de fin de versements des indemnités journalières, soit à la date souhaitée par le patient, soit, enfin, à la date de constatation de l’état d’invalidité. Elle prendra fin à l’âge légal de départ à la retraite et sera remplacée à ce moment-là par une pension de retraite. La personne peut également faire une demande de maintien de cette pension d’invalidité en lieu et place d’une pension de retraite pour raison d’activité professionnelle et ce, jusqu’à 65 ans.


Trois cas de figure, trois montants

Une fois que le médecin-conseil de la Sécurité sociale aura estimé que la capacité de travail de la personne est bien réduite d’au moins des 2/3, la pension qui lui sera versée sera calculée en fonction d’une des trois catégories possibles.

- Si la personne est capable d’exercer une activité professionnelle rémunérée, la pension sera égale à 30 % de son salaire annuel moyen (plafond maximum au 1er janvier 2015 : 11 412 €).

- Si elle n’est plus en mesure de travailler, le montant versé sera alors égal à 50 % du salaire (plafond maximum : 12 020€).

-Troisième catégorie selon la Cramif, si la personne, en plus de ne pouvoir exercer une activité professionnelle, a besoin d’une aide constante pour l’assister dans les gestes du quotidien, la pension d’invalidité sera égale à 50 % de son salaire annuel moyen. S’y ajoute une majoration dite « pour tierce personne » (plafond maximum : 32 256,96 € incluant la majoration qui s’élève à 13 236,96€).
En cas d’hospitalisation, cette majoration sera versée jusqu’au dernier jour du mois civil suivant celui de l’hospitalisation. Au-delà de cette date, elle est suspendue sauf en cas d’hospitalisation dans un établissement long séjour.

Ces dispositifs sont essentiels pour accompagner les personnes malades, dont la situation financière est souvent précaire.


Source : CRAMIF



http://www.voixdespatients.fr/revenus-apres-trois-ans-dinactivite.html?plat…
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:26    Sujet du message: Bipolaire au travail

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