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maladies mentales : il reste tant à faire

 
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-> Trouble bipolaire, on en parle...
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Bipote Emeraude

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MessagePosté le: Mer 18 Juin 2014 - 17:34    Sujet du message: maladies mentales : il reste tant à faire Répondre en citant

Par Anne Jeanblanc

Les maladies mentales touchent de près ou de loin une majorité de Français. Aujourd'hui, plus d'un Français sur deux (58 %) déclare être concerné, dont 13 % personnellement. La dépression est la plus fréquente : 47 % des Français se disent concernés, dont 8 % personnellement. Et quatre Français sur dix se sont déjà posé des questions sur la santé mentale d'un de leurs proches. Ce sont quelques-uns des résultats d'un sondage mené par Ipsos en avril dernier auprès d'un échantillon représentatif de 1 002 adultes pour le compte de la FondaMental (une fondation de coopération scientifique dédiée aux maladies mentales) et du groupe Klesia (acteur de la protection sociale). Ses résultats viennent d'être dévoilés à la veille d'un colloque organisé au Conseil économique et social.

Cette enquête montre que la méconnaissance de ces pathologies est flagrante : si les maladies mentales les plus citées spontanément sont la schizophrénie (56 %), les maladies maniacodépressives/troubles bipolaires (26 %) et la dépression (18 %), 46 % des Français citent aussi des affections neurologiques comme la maladie d'Alzheimer (38 %) ou celle de Parkinson. Elle confirme également le fait que ces pathologies suscitent toujours des craintes. Deux personnes interrogées sur cinq les associent spontanément à la folie et 7 % utilisent encore des termes tels que "cinglés", "tarés" pour évoquer les patients qui en souffrent.



Globalement, l'image sociale des personnes atteintes de maladies mentales reste liée à la dangerosité, à la dépendance et aux difficultés de socialisation : 74 % des Français pensent que ces individus sont dangereux pour eux-mêmes ou pour les autres et 54 % estiment qu'ils doivent être assistés dans leur vie de tous les jours. Ils sont à peine moins nombreux à imaginer qu'ils ne peuvent pas assumer la responsabilité d'une famille et la moitié d'entre eux déclarent qu'ils se sentiraient gênés de vivre sous le même toit qu'une personne atteinte de troubles mentaux. Un tiers des Français seraient gênés de travailler, voire de partager un repas avec un malade mental.

Des moyens pour la recherche

"Tout reste à faire pour informer le grand public sur les facteurs de risque, les signaux d'alerte, les prises en charge disponibles", estime donc très logiquement le Pr Marion Leboyer, responsable du pôle de psychiatrie et addictologie des hôpitaux universitaires Henri-Mondor à Créteil et directrice de la fondation FondaMental. Les chiffres lui donnent raison puisque plus de huit Français sur dix ne se sentent pas assez informés des moyens de prévention, et presque autant n'ont aucune idée sur les conduites à tenir en cas de problème de santé mentale. C'est pourquoi la fondation en appelle à la mise en oeuvre d'une politique volontariste qui aurait pour triple ambition de diminuer le risque d'entrée dans la maladie,
 de dépister ainsi que de prendre en charge le plus tôt possible les maladies qui n'ont pu être évitées et, enfin, de réduire les risques de rechute et d'apparition de handicaps à plus long terme.

"Pour des raisons à la fois éthiques, médicales et financières, il y a urgence à soutenir les innovations et à améliorer la prise en charge de ces pathologies", conclut Marion Leboyer. "Mais pour relever ces défis, il faut donner aux médecins et aux chercheurs les moyens d'agir. En France, l'effort de recherche en psychiatrie doit être soutenu à la hauteur des défis qui restent à relever." Un message frappé au coin du bon sens et qui devrait être entendu, même - et surtout - en période de crise...

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/maladies-mentales-il-r…
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MessagePosté le: Mer 18 Juin 2014 - 17:34    Sujet du message: Publicité

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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Jeu 11 Sep 2014 - 07:46    Sujet du message: maladies mentales : il reste tant à faire Répondre en citant

Les maladies mentales, un enjeu sous-estimé
Par 

Nathalie Szapiro-Manoukian - le 05/09/2014 dans le Figaro

Stigmatisation, retard au diagnostic et recherche à la traîne sont le lot commun de nombreux Français.



AMELIE-BENOIST / BSIP/AMELIE-BENOIST / BSIP

Aujourd'hui, si bon nombre de Français touchés par une maladie mentale se sentent exclus ou vivent en marge de la société, ce n'est pas uniquement à cause de leur affection. La méconnaissance qui entoure ces pathologies y est pour beaucoup: elle alimente peurs et tabous, est responsable d'un retard dans l'accès aux soins et conduit trop souvent à sousestimer cet enjeu de santé publique. Conséquence principale: des personnes se retrouvent en situation de handicap et/ou de grande précarité, faute d'un diagnostic précoce et d'une prise en charge spécialisée.

«Il y a vraiment urgence à changer la donne», confirme le Pr Marion Leboyer, responsable du Pôle de Psychiatrie (CHU Créteil) et de l'unité Inserm U955, directrice de la Fondation FondaMental dédiée à la recherche et aux soins en Santé Mentale (www.fondation-fondamental.org). «C'est possible, en agissant sur trois leviers. D'abord, il est essentiel d'informer les Français sur ce qu'est une maladie mentale car les préjugés sont encore légion dans ce domaine: le niveau de connaissance du grand public sur les maladies mentales en 2014, ce n'est pas mieux que le Sida dans les années 1980»! Or connaître les maladies, leurs symptômes et les acteurs impliqués dans leur prise en charge constitue autant d'informations primordiales pour aider les familles et les personnes malades.

Financer la recherche
Ensuite, il y a urgence à organiser la psychiatrie à l'instar de ce qui a été mis en œuvre dans les autres disciplines, avec des centres experts labellisés et un parcours de soins clarifié. On n'envoie pas des malades atteints d'un cancer du poumon dans le même service qu'une personne ayant un cancer du sein. Alors pourquoi des malades avec des affections très différentes devraient être seulement pris en charge dans un service psychiatrique généraliste? «Il existe trente-quatre centres experts sous l'égide de la Fondation FondaMental, qui fonctionnent tous en réseau autour de quatre thèmes que sont la dépression résistante, les troubles bipolaires, la schizophrénie et l'autisme de haut niveau (syndrome d'Asperger). L'ouverture de deux autres réseaux portant sur les troubles obsessionnels compulsifs et le stress post-traumatique est en phase de réflexion. Ce que nous demandons aux pouvoirs publics, c'est de labelliser ces centres experts et de leur donner les moyens de fonctionner de façon pérenne», insiste le Pr Emmanuel Haffen, directeur des soins de la Fondation FondaMental et coordonnateur de la recherche du service de psychiatrie du CHU de Besançon.

Il est enfin grand temps d'avoir une politique de recherche ambitieuse et volontariste: «Alors que le coût direct et indirect des maladies mentales en France est estimé à 109 milliards d'euros par an, le budget recherche consacré à ces affections est de l'ordre de 2 % des investissements faits dans la recherche biomédicale, soit cinq fois moins qu'en Angleterre et huit fois moins qu'aux États-Unis, s'insurge le Pr Leboyer. Sachant que si l'on ne fait rien, les troubles psychiatriques deviendront la première cause de handicap et d'invalidité dans le monde à l'horizon 2020 et que le retour sur investissement (financement de la recherche) pourrait être considérable, il y a urgence à agir. Les équipes françaises ont des expertises de grande qualité, mais nous manquons de moyens pour mener à bien nos projets et attirer de jeunes talents vers la recherche en psychiatrie.»

Pas tous égaux
Selon un sondage Ipsos-FondaMental-Klesia réalisé à l'occasion du colloque «Prévention en psychiatrie, les clés de l'efficacité», qui s'est déroulé en juin au Conseil économique social et environnemental (Cese) à Paris, huit Français interrogés sur dix ne se sentent pas assez informés sur les maladies mentales qui touchent 20 % de nos concitoyens - alors qu'en comparaison, plus de 80 % déclarent l'être suffisamment sur le sida - et seulement 7 % considèrent que l'association de traitements médicamenteux à la psychothérapie et au respect d'une bonne hygiène de vie constitue une stratégie efficace de prise en charge. Avec une telle opinion négative, il n'y a rien d'étonnant à ce que les Français émettent d'importantes réserves sur la capacité des malades à s'intégrer dans la société. Pire: les malades mentaux seraient perçus comme étant des gens violents, alors que dans les faits, ils sont dix fois plus souvent victimes d'actes criminels qu'ils n'en sont auteurs.
Face à ce constat, les psychiatres tiennent à remettre quelques pendules à l'heure. «Du fait de notre terrain génétique, nous ne sommes pas tous égaux face aux facteurs environnementaux: certains vont être plus sensibles que d'autres aux infections de la petite enfance, au stress, au manque de sommeil, à la prise de cannabis, etc., et finir par développer un trouble psychiatrique. Dans la très grande majorité de ces affections (et exception faite de certaines formes d'autisme par exemple), il n'y a pas donc pas un seul, mais une multitude de gènes impliqués, ce qui est aussi le cas des maladies cardiovasculaires, de bon nombre de cancers, des allergies, etc. Les maladies mentales sont des affections comme les autres», conclut le Pr Leboyer.


http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/09/05/22750-maladies-mentales-enjeu-sous-estime


 
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feuilledarbre
Bipote Diamant

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MessagePosté le: Jeu 11 Sep 2014 - 08:01    Sujet du message: maladies mentales : il reste tant à faire Répondre en citant

Merci d'avoir signalé ce bon article, c'est bien qu'il paraisse dans un journal comme le Figaro.
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Gémo
Bipote Emeraude

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MessagePosté le: Sam 4 Oct 2014 - 05:51    Sujet du message: maladies mentales : il reste tant à faire Répondre en citant

exclus, j'en ai bien l'impression, l'opinion publique s'en fiche de ces "assistés" non productifs
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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Mer 14 Oct 2015 - 18:31    Sujet du message: Carton rouge pour la recherche française en psychiatrie Répondre en citant

Carton rouge pour la recherche française en psychiatrie


Par Sylvie Riou-Milliot - Publié le 08-10-2015 à 17h30

Un rapport pointe de nombreuses lacunes : absence de registres, manque de structures réellement dédiées à la santé mentale, pénurie de chercheurs, très rares échanges universitaires...




C’est l’un des enseignements du projet Roamer (Road for mental research for Europe), un vaste travail mené pendant 3 ans et démarré en 2011 par plus de 1.000 personnes (scientifiques, patients et leurs familles, professionnels de santé) dans plusieurs pays d’Europe.

Publiées fin septembre 2015 dans la revue The Lancet, les conclusions ont été présentées début octobre à Paris lors d’un colloque organisé par la Fondation Fondamental (voir encadré). Résultat : un état des lieux plutôt préoccupant de la recherche en santé mentale dans notre pays. Le rapport pointe en effet de nombreuses lacunes : absence de registres et donc de données épidémiologiques, manque de structures réellement dédiées à la santé mentale, pénurie de chercheurs (4 fois moins que pour le cancer !), très rares échanges universitaires avec les chercheurs étrangers, recherches excluant l’accompagnement psychosocial en se concentrant uniquement sur le bio médical….

Des insuffisances qui se traduisent par des résultats plus que médiocres : "une 17e place européenne dans le volume mondial des publications, la 19e pour sa recherche sur les prises en charge psychosociale, la 21e pour la recherche en santé publique…", détaille le Pr Karine Chevreul, médecin de santé publique qui a dirigé la partie française de l’étude Roamer. "Il est plus que jamais temps de faire de la recherche en santé mentale une des priorités des politiques publiques", martèle le Pr Marion Leboyer, psychiatre (hôpital Henri Mondor, Créteil) qui dirige la Fondation Fondamental.


Un manque cruel de financement

Et donc de trouver de l’argent. Car ces lacunes ont une cause bien identifiée : un manque cruel de financement. La part de la recherche en santé allouée à la santé mentale est en France de 4% contre 6% en Espagne 7% au Royaume Uni, 10% en Finlande (16% aux Etats-Unis ) ! Une insuffisance d’autant plus préoccupante que les maladies mentales touchent en 2015 une personne sur trois, constituent la première cause d’invalidité, la 2e cause de perte de qualité de vie, juste après les troubles cardiovasculaires, et diminuent l’espérance de vie de 9 ans…

Plusieurs axes stratégiques (voir encadré) ont été établis par les contributeurs du projet Roamer. Ils insistent tout particulièrement sur la prévention mais aussi sur le dépistage précoce, dès l’enfance et l’adolescence. Car, "à l’inverse des maladies neurologiques, les pathologies mentales apparaissent souvent tôt dans l’existence et durent toute la vie", plaide le Pr Patrice Boyer, psychiatre à l’université Paris Diderot et vice-président de l’European Brain Council.

De plus, un changement de cap serait souhaitable. Aujourd’hui, en raison d’un financement provenant essentiellement du secteur privé et donc des laboratoires pharmaceutiques, "une grande prévalence des recherches est consacré au biomédical", pointe le Pr Karine Chevreul. En clair, des travaux visant à la mise sur le marché de nouveaux médicaments, potentielle source de futurs profits. Un choix qui exclut par conséquent des études sur l’accompagnement psycho-social des malades, la santé publique ou encore le bien-être des patients, des notions éternellement oubliées en matière de recherche en santé mentale..


Fondamental pour les maladie mentales
Crée en 2007 par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, la Fondation Fondamental est une fondation de coopération scientifique dédiée à la lutte contre les maladies mentales. Elle se concentre sur les troubles bipolaires, la schizophrénie, l’autisme de haut niveau, les dépressions résistantes, les conduites suicidaires, les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) résistants et le stress post traumatique. Les axes stratégiques de Roamer rejoignent son ambition : mieux comprendre, soigner et prévenir les maladies mentales. Elle a bénéficié, à sa création d’un financement de l’Etat. Depuis, son fonctionnement est assuré par la générosité du public, le mécénat ainsi que des partenariats avec des laboratoires pharmaceutiques.


http://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/20151008.OBS7298/carton…
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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Dim 25 Oct 2015 - 14:03    Sujet du message: maladies mentales : il reste tant à faire Répondre en citant

Handicap mental : la France dans le collimateur de l'ONU





L'ONU n'en finit pas de rappeler la France à l'ordre (à la raison ?)… Une première fois le 17 septembre 2015 où des experts des droits de l'Homme dénonçaient le placement d'un jeune autiste de 16 ans, Timothée D., dans un hôpital psychiatrique pour adultes, où il a été soumis à des traitements médicamenteux sans son accord ni celui de sa mère. Il vivait jusqu'alors en milieu ordinaire, était scolarisé. Mais une décision de justice datant de mai 2015 (confirmée en septembre 2015) l'avait confié à la garde de son père, favorable à sa prise en charge en établissement spécialisé ; or, au bout de 4 jours, il consentait à le placer en hôpital. Un collectif d'associations de parents d'enfants handicapés avait alors déployé ses banderoles devant le Palais des Nations à Genève pour s'insurger contre les dérives du système français.

Grave atteinte à la liberté

Alertée, l'ONU s'était empressée, par la bouche de sa rapporteuse spéciale sur le droit des personnes handicapées, Catalina Devandas-Aguilar, de dénoncer cette institutionnalisation qu'elle considère comme une « grave atteinte au droit à la liberté et sécurité de la personne et au respect de son intégrité physique et mentale » et qui « viole également les droits de cet adolescent à l'autonomie et à l'inclusion dans la société, à vivre au sein de sa famille et à exprimer librement son opinion sur toute question l'intéressant ». Des experts de l'Onu ont alors informé l'Etat français de leurs préoccupations sans que cela ne soit suivi d'effet.

8 octobre, nouvel appel

Le 8 octobre 2015, ses deux rapporteurs spéciaux, Catalina Devandas-Aguilar et Dainius Puras (droit à la santé), réitèrent leurs avertissements, envers la France mais également tous les Etats qui pratiquent des « traitements psychiatriques non-consensuels », arguant que « la dignité doit prévaloir ». Prenant la parole lors de la Journée mondiale de la santé mentale (10 octobre), les experts indépendants ont exhorté les gouvernements à mettre fin à la détention arbitraire, l'institutionnalisation et le traitement forcés. « Enfermé dans les institutions, attaché et mis en contention, souvent à l'isolement, drogué et en sur-médication… » Ce ne sont, selon eux, que « quelques illustrations de la façon dont les personnes handicapées, ou celles perçues comme telles, sont traitées sans leur consentement, avec de sévères conséquences pour leur intégrité physique et mentale ». Et d'affirmer que « globalement, les personnes ayant des troubles développementaux et psychosociaux sont confrontées à la discrimination, la stigmatisation et la marginalisation et sont soumis à la violence psychologique et physique dans les établissements de santé mentale et dans la communauté. » Allant même jusqu'à assimiler la « pratique de traitement de force » à de la « torture ». Ces rapporteurs exhortent les Etats concernés à « mettre fin à cette situation d'urgence et à respecter l'autonomie de chaque personne, y compris leur droit de choisir ou de refuser un traitement et des soins. »

Une visite sur le terrain ?

Ils s'appuient sur la Convention relative aux droits des personnes handicapées et invitent toutes les parties prenantes à poursuivre le dialogue, en incluant les utilisateurs de ces services et leurs proches et pas seulement les professionnels. Pour en finir avec des pratiques d'un autre temps, 28 associations françaises lançaient un appel le 9 octobre 2015 demandant à l'ONU de venir constater sur le terrain. Catalina Devandas-Aguilar reste en attente de la réponse du Gouvernement français, déjà rappelé à l'ordre à plusieurs reprises, y compris par sa propre justice puisqu'en juillet 2015 sept familles obtenaient des dédommagements de l'Etat totalisant 240 000 euros pour « carences » de prise en charge de leurs enfants autistes. Une première qui pourrait encourager d'autres actions devant les tribunaux.


http://informations.handicap.fr/art-onu-france-personnes-handicapees-853-83…
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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Mar 22 Déc 2015 - 20:02    Sujet du message: maladies mentales : il reste tant à faire Répondre en citant

Le projet ROAMER est une feuille de route pour réduire le fardeau lié aux troubles mentaux



Les troubles mentaux constituent un fardeau de taille pour les individus, leurs familles et la société. Chaque année, un européen sur trois souffre de problèmes de santé mentale. Pourtant, le financement destiné à la recherche en santé mentale en Europe est très inférieur à l’impact de ces troubles sur la population.

Le projet ROAMER est la première étude portant sur la manière dont la science doit aborder le défi de la santé mentale en Europe. Le projet a été développé avec un groupe de chercheurs de renommée en santé mentale, une approche méthodologiquement solide, pragmatique et intégrale, et une large participation de tous les acteurs impliqués.


Cette initiative a permis d’identifier six priorités intégrales de recherche en santé mentale, pouvant avoir un impact majeur sur la prise en charge sanitaire sur les 5 à 10 prochaines années en Europe. Il a été estimé que le coût lié aux troubles mentaux sur le continent était de 461.000 millions d’euros en 2010, hors coût lié à la démence. En Espagne, les troubles mentaux provoquent 12% d’invalidité totale. Malgré cela, seulement 5,6% du budget de la recherche en santé est destiné à la santé mentale.

Le professeur Josep Maria Haro, coordinateur du ROAMER, chercheur au CIBERSAM et directeur de l’unité de recherche du Parc Sanitari Sant Joan de Déu, estime que « les six priorités de recherche identifiées par le projet ROAMER portent sur des questions qui peuvent être résolues dans les 5 à 10 années à venir, à condition d’un investissement suffisant en recherche ». Quant au professeur José Luis Ayuso-Mateos, chercheur principal du projet ROAMER au CIBERSAM et Directeur du Département de Psychiatrie de l’Université Autonome de Madrid, il affirme que : « c’est seulement par un engagement ferme d’investissement dans la recherche en santé mentale, qu’il sera possible d’alléger le lourd fardeau des troubles mentaux en Europe ».

Les six priorités de recherche sont axées sur les différents acteurs qui interagissent dans le domaine de la santé mentale. Premièrement, il faut miser sur la recherche pour la prévention des troubles mentaux, la promotion de la santé mentale et les interventions chez les enfants et les adolescents. Le retour sur investissement d’un euro dans la détection précoce des troubles mentaux supposerait un bénéfice pouvant atteindre 10,27 euros. Si cet investissement était fait en prévention, le retour économique serait de 18 euros, voire de 83,73 euros s’il était fait dans le cadre de la promotion de la santé mentale.

Deuxièmement, il faut identifier les causes des troubles et les facteurs de risque sous-jacents de comorbidité et de multi-morbidité, puisque la comorbidité engendre aujourd’hui l’un des plus grands coûts, et reste pourtant l’un des moins visibles dans la prise en charge en santé. La troisième priorité est axée sur l’augmentation de la portée des réseaux de recherche, l’obtention des bases de données plus performantes et l’amélioration de leur rentabilité.

Dans le domaine de la recherche, la priorité est également donnée au déploiement des interventions novatrices et efficaces en utilisant les avancées scientifiques et technologiques récentes. Internet fournit des méthodes simples et extrêmement rentables pour offrir un traitement complémentaire, permettant que de nombreuses interventions soient plus efficaces et sans engager de frais supplémentaires importants.

Une autre priorité est celle de lutter contre la stigmatisation et d’impliquer les patients et leurs soignants, dans les décisions concernant les soins en santé mentale et la recherche. Aujourd’hui, les effets négatifs de la stigmatisation et des soins informels pèsent lourdement sur les individus et les groupes qui étaient déjà en situation défavorable, notamment chez les femmes. Enfin, la sixième priorité est axée sur la recherche dans l’organisation des systèmes de santé, qui analysent la qualité des soins et qui prennent en considération les contextes et les approches socio-culturels et socio-économiques.

Le professeur Til Wykes, chercheuse principale du ROAMER au King’s College de Londres, a déclaré que : « l’impact des troubles mentaux est en train d’augmenter. Aujourd’hui, nous possédons la connaissance scientifique pour réduire les brèches. Financer la recherche en santé mentale sera bénéfique pour tous à long terme, avec un impact en termes de santé, de bienêtre et aussi économique».

Pour définir les six priorités de l’étude ROAMER, plus de 1.000 chercheurs, patients et familles de toute l’Europe ont participé au projet, qui a été coordonné par le Centre d’Investigation Biomédicale en Réseau de Santé Mentale (CIBERSAM), dépendant de l’Institut de Santé Carlos III.

ROAMER est un projet sur trois ans, financé par la Commission Européenne, dans le cadre du Seventh Framework Programme. Il porte sur la création d’une feuille de route coordonnée pour la promotion et l’intégration de la santé mentale et du bien-être des personnes dans la recherche à travers le continent, et sur une base méthodologique commune et dans un cadre conceptuel couvrant les facteurs biologiques, psychologiques, épidémiologiques, de santé publique, les aspects sociaux et économiques de la santé mentale et le bien-être.


Source: European Commission. ROAMER a road map for mental health research in Europe. 2015. Disponible a: http://www.roamer-mh.org/


http://somapsy.org/le-projet-roamer-est-une-feuille-de-route-pour-reduire-l…
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:22    Sujet du message: maladies mentales : il reste tant à faire

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