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To be or not to be? That is, or not, the question?

 
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kawua
Bipote Turquoise

Hors ligne

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MessagePosté le: Mar 12 Aoû 2014 - 11:37    Sujet du message: To be or not to be? That is, or not, the question? Répondre en citant

Bonjour à tous!

J'avais commencé à évoquer ce sujet dans un autre sujet, mais je préfère en ouvrir un nouveau, qui ne doit pas être si nouveau que ça.

Cela fait 20 années que je me demande ce que j'ai, j'avais 15 ans lors de ma première "crise". Et il y a un an, ma femme m'a parlé de mes "sautes d'humeur", ce que je n'avais jamais remarqué. Depuis la fin de mon alcoolisme (actif) il y a 8 ans, j'étais suivi par diverses généralistes au fil des déménagements et je me contentais de mon xanax. Et l'AVC de mon dernier généraliste m'a poussé à retenter de voir un psychiatre pour enfin avoir une idée, une piste de diagnostique. Les autres se contentaient de me faire une sorte d'analyse et de me dire que "j'allais très bien"!!

J'ai pris mon premier rendez vous au CMP de Redon avec une infirmière qui était très bien. Puis le premier rendez vous avec le psychiatre tardait à venir. C'est sur ce forum que j'ai trouvé les coordonnées d'un "spécialiste" des troubles bipolaires qui dirige la clinique de l'espérance à Rennes. Je suis donc allé le voir avant mon premier RDV de psychiatre au CMP. Ce "spécialiste" m'a tout d'abord dit que j'étais un anxieux avant de voir mon test d'hypomanie de Angst avec 25 items cochés sur 32. Et là il a complètement changé de ton en me disant que j'étais bipolaire associé à des troubles anxieux de type phobo-obsessionnels avec plus ou moins de délires paranoïaques... Tout ça en quelques minutes ... Il a eu la gentillesse d'écrire son "diagnostique" sur un papier pour que je le transmette au psychiatre du CMP.

J'ai alors rencontré le psychiatre du CMP trois semaines après, et il a refusé d'aborder l'aspect bipolaire en se contentant de l'anxiété. Objectif: "passer de 5 xanax à 3 xanax à l'horizon de mes 40 ans" ... OK!

Je revois ensuite le spécialiste rennais qui confirme son diagnostique en disant simplement BP II ou II-1/2 et que sa porte était ouverte si je voulais un traitement. Ce que je ne voulais pas à l'époque.

A noter que durant la période que je viens de décrire j'étais en mode "rapide", speed, des messages très longs, des idées de partout, l'écriture d'un bouquin de 130 pages en quelques jours et j'en passe. Et ensuite, à partir de novembre, la chute en "dépression" (j'ai toujours des doutes sur ce que ça veut réellement dire).

J'ai eu pendant cette année trois autres rendez vous avec le psychiatre du CMP. Je ne voulais pas prendre de traitement pour la bipolarité donc ça ne me posait pas de problème de ne pas aborder cet aspect... Et j'ai eu le droit à chaque fois à des discours contradictoires allant de "vous êtes juste anxieux" à "vous êtes maniaco-dépressif et inconscient de ne pas vouloir vous soigner". J'avoue que lors de mes entretiens avec le psychiatre, je cachais un peu mon réel état, quand on me demande comment ça va, je dis toujours que ça va. Je n'arrive pas à dire que ça va pas, pour moi tant que je vie, je vais bien...

Bref, avant dernier rendez vous avec le psychiatre du CMP, qui dure 10 minutes car M. était en retard, il me dit, on va tenter le xeroquel la prochaine fois...

Vu que j'avais passé une très mauvaise année, que je me trouvais nul, que je parlais de me séparer de mon épouse (alors que je l'aime!) de disparaître etc... On a évoqué avec ma femme l'idée de penser tout de même à un traitement. J'ai donc regardé énormément de documentations, je voulais quelque chose qui allait plutôt traiter l'aspect "dépressif" et qui n'aurait pas trop d'effets secondaires etc... Et j'ai sélectionné le Lamictal. Et j'ai repris rendez-vous avec le psychiatre de Rennes.

Lors de ce rendez vous, je lui ai raconté mon année, les bas que j'ai vécu en insistant sur le fait que je ne savais pas si ça pouvait être une dépression ou autre chose. Il m'a dit "vous êtes BP II, on ne peut ABSOLUMENT pas mettre ce diagnostique en doute"... Mouais... Et ensuite quand je lui ai parlé de traitement, il ne savait pas trop lequel, alors j'ai parlé du Lamictal et m'a dit "ah oui, je le prescris beaucoup, allons-y" et finissant le rendez-vous par la question "vous voulez peut-être une ordonnance?". "Ben euh, ... comment dire, je ne crois pas que ça se vende comme du paracétamol"...

Je revois une deuxième fois ce même psychiatre un mois après pour vérifier qu'il n'y a pas d'effets négatifs du Lamictal, et tout va bien. On fixe la dose à 100mg par jour et je le revois en septembre prochain.

Mais hier, je vais voir le psychiatre du CMP. Je lui transmet ce qu'a écrit le spécialiste sur une feuille volante. Et là, il n'est pas content, "il aurait dû m'envoyer un courrier si il veut échanger avec moi", "il choisi le Lamictal, je ne suis pas d'accord avec ça, alors si vous voulez le continuer, ce n'est pas moi qui ferait les ordonnances"... Ensuite, il affine enfin ses pensées et je vois clairement les deux écoles de la psychiatrie se révéler devant moi: "vous êtes obsessionnel névrosé, vous ne pouvez donc pas être PMD (il ne dit jamais bipolaire) car c'est une psychose", je lui dit qu'on parle de trouble BP II et il me répond "je sais, mais tout ça c'est la PMD et ce n'est pas possible car névrose ou psychose il faut choisir" ... !!! Il me dit ensuite "bon, si on voit que ça marche le lamictal, on reviendra sur ce que j'ai dit, mais pour moi, marcher c'est plus aucun symptôme, je veux le miracle"....

Et on fini enfin sur le seul point sur lequel les deux psychiatres sont d'accord, le fait que je sois obsessionnel.

Alors où est-ce que je veux en venir? (pour ceux qui ont eu le courage d'arriver jusque là) Certes un diagnostique ne fait pas tout, et avant de décider de prendre un traitement, ce n'était pas si important. Mais maintenant que je tente le lamictal, je ne veux pas prendre quelque chose qui ne servira à rien, même si je ressens déjà des aspects "positifs" sur la tension physique quotidienne... Entre un psychiatre qui fait un diagnostique en quelques minutes (ce que je trouve beaucoup trop rapide) et un autre qui change sans cesse de discours, je ne sais plus trop que faire. Dois-je consulter un troisième qui serait réellement "spécialise", si oui, en connaissez vous autours de Nantes ou Rennes?

Bon, je ne suis pas en détresse, je suis un peu bas en ce moment, mais dans le normal bas je pense, donc ça va plutôt correctement, mais j'aimerai que ça avance enfin! Je sais que c'est utopique de chercher une réponse miracle, mais ça m'use de voir encore et encore ces guerres entre psychiatres. Je sais très bien que la tendance à vouloir absolument se mettre dans une case précise est inutile et que les psychiatres répondant à cette demande ne sont pas forcément tout à fait corrects (enfin quand il le font en 10 minutes). Mais voir ça, cette guerre névrose/psychose, chez un psychiatre qui est pourtant assez jeune. Me dire que des personnes moins préparées que moi et dans une réelle souffrance urgente et profonde soient confrontées à de tels incohérences, ça m'énerve!

Bref, désolé pour ce très long message, je ne sais pas si je pose réellement de questions, mais bon, quel domaine étrange que celui de la médecine psychiatrique...
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MessagePosté le: Mar 12 Aoû 2014 - 11:37    Sujet du message: Publicité

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Luciole
Bipote Diamant

Hors ligne

Inscrit le: 28 Déc 2011
Messages: 4 006

MessagePosté le: Ven 15 Aoû 2014 - 19:58    Sujet du message: To be or not to be? That is, or not, the question? Répondre en citant

Bonsoir !

J'ai tout lu
Bon, à mon humble avis, vu de loin, le psy de Rennes doit avoir fait un bon diagnostic, ton psy de CMP n'ayant pas évolué en ce qui concerne l'aspect psychose de la bipolarité...

Pour te répondre, vu que tu es à Rennes, je pensais que si tu souhaitais un diagnostic, tu pouvais aller à la clinique de Quimperlé, spécialisée dans les troubles de l'humeur (j'y ai été diagnostiquée).
Je te recommande cet établissement, très humaniste, et très à la pointe sur le sujet de la bipolarité.

Bonne soirée,

Luciole
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Madmod
Bipote Emeraude

Hors ligne

Inscrit le: 29 Juil 2014
Messages: 29

MessagePosté le: Ven 15 Aoû 2014 - 20:56    Sujet du message: To be or not to be? That is, or not, the question? Répondre en citant

wow! j'ai tout lu aussi, et ça me laisse perplexe... rien n'a évolué depuis 10 ans, c'est aberrant!!
Comment mettre à terre des gens qui sont déjà fragiles... ça me donne l'impression que dans les CMP, ils ne sont pas trop au fait des avancées en matière psychiatrique... J'ai filé les conférences du Dr Gay à ma psychologue qui ne connaissait absolument pas ce nom, tout en suivant manifestement de nombreux bipolaires... il me semble pourtant qu'il fait partie de ceux qui font référence sur le sujet? Elle ne connait aucun des 3 livres que je lui ai amené etc... jsais pas...
Mais bon, elle m'a dit qu'elle allait faire circuler dans son service et auprès des psychiatres de l'HP dont elle dépend... allez savoir...
...du coup, essaie Quimperlé d'après l'expérience de Luciole ^^
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kawua
Bipote Turquoise

Hors ligne

Inscrit le: 23 Juil 2013
Messages: 105

MessagePosté le: Mar 19 Aoû 2014 - 12:00    Sujet du message: To be or not to be? That is, or not, the question? Répondre en citant

Je n'avais pas conscience d'avoir écris un tel pavé en fait... Je suis pourtant plutôt moi en ce moment, enfin bref merci aux courageux qui ont lu :-)

@Luciole: C'est ce que je pense aussi. J'ai contacté le docteur Gay et il m'a dit qu'il connaissait bien le médecin de Rennes, que je pouvais lui faire confiance. Bon ce n'est pas dieu qui parle mais c'est rassurant de voir que mon doc n'est pas un illuminé.
Je pense du coup à la clinique de l'humeur, je reviens justement du Finistère. Après, je vais peut-être attendre de voir comment va se passer la prochaine consultation psy.

Pour la clinique, combien de temps prenaient t-ils pour faire le diagnostique?

@Madmod, oui et c'est ce que est problématique dans cette partie de la médecine... comment s'y retrouver, surtout quand il y a derrière un traitement qui n'est pas sans conséquences...

Je pense que déjà je vais demander au spécialiste de Rennes si il veut bien me prescrire le xanax et après, j'annule avec le second. Un psychiatre pour le suivi c'est mieux que deux!

Merci à vous de votre courage d'avoir tout lu et de vos conseils
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:19    Sujet du message: To be or not to be? That is, or not, the question?

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