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1ère édition des "Mad days"

 
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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Mer 3 Sep 2014 - 20:37    Sujet du message: 1ère édition des "Mad days" Répondre en citant

PREMIÈRE ÉDITION DES "MAD DAYS" LES 10 ET 11 OCTOBRE 2014

Les MAD DAYS des 10 et 11 octobre marquent la première manifestation d’ampleur organisée en Île-de-France à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale.

Organisé par l’ARS Île-de-France*, la FNAPSY** et l’UNAFAM***, cet événement culturel ouvert à tous aura pour objectif de sensibiliser le grand public aux maladies psychiques, de déstigmatiser les personnes concernées et de faire évoluer les comportements.

Les maladies psychiques touchent 1 personne sur 5 au cours de leur vie. Elles représenteront à l’horizon 2020 la première cause de handicap dans le monde selon l’OMS. Pourtant, elles ne sont pas suffisamment reconnues par la société.

UN QUARTIER GÉNÉRAL A L’UNIVERSITÉ PARIS-SORBONNE
Le Centre Malesherbes de Paris-Sorbonne accueillera une programmation culturelle gratuite et participative :
Les MAD GRAFF : performances d’un collectif inédit de graffeurs de renom,
Les MAD PHOTOS : séances photos pour tous dans la LOL Box du photographe David Ken,
Les MAD CONFS : regards croisés entre experts des troubles psychiques et acteurs du domaine culturel,
Le MAD LIVE : spectacle live inédit,
Le MAD FILMS : projections suivies d’échanges avec les auteurs et réalisateurs,
La MAD AGORA : animations proposées par les associations qui œuvrent pour améliorer le quotidien des personnes malades et de leurs proches.

LE SOUTIEN D’UN RÉSEAU D’INSTITUTIONS CULTURELLES MAJEURES
Une douzaine d’institutions franciliennes labellisées MAD DAYS, parmi lesquelles le Centre Pompidou, la Cité des Sciences et de l’Industrie, la Halle Saint Pierre, la Maison de Victor Hugo, le Musée en Herbe ou le musée du quai Branly, s’engageront pour mettre en lumière les maladies psychiques au travers de leur programmation.


*Agence régionale de Santé Ile-de-France
**FNAPSY (Fédération Nationale des Associations d’Usagers en Psychiatrie)
***UNAFAM (Union Nationale des Amis et Familles de Malades psychiques)

Liens :
http://www.unafam.org/Premiere-edition-des-Mad-Days-les.html
http://maddays.fr/
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MessagePosté le: Mer 3 Sep 2014 - 20:37    Sujet du message: Publicité

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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Mar 23 Sep 2014 - 08:06    Sujet du message: 1ère édition des "Mad days" Répondre en citant

"Mad Days" des 10 et 11 octobre à la Sorbonne :

    La programmation "inédite, gratuite et participative" est publiée sur http://maddays.fr/

    9 institutions culturelles partenaires des MAD DAYS (Centre Pompidou, Musée du Quai Branly, Cité des Sciences ..) s'engagent pour mettre en lumière les troubles psychiques, avec une programmation labélisée MAD DAYS : http://www.maddays.fr/lieux.html


Programmation des Mads Days au Quartier Général à la Sorbonne:

VENDREDI 10/10

 
 
VENDREDI 10 OCTOBRE DE 17H À 18H
Collectif de graffeurs
Le graffiti est une pratique de plus en plus développée, notamment au sein des institutions hospitalières pour interagir avec les patients et créer du lien avec les accompagnateurs et le personnel médical.

Une grande toile sera tendue sur le parvis du Centre Malesherbes. Des artistes tels que Alex Perret, Caligr, Djalouz, Jérémy Elbez, Pimax et Pesca collaboreront avec des adolescents atteints de troubles psychiques afin de créer une œuvre unique et originale sur la thématique du "Lâcher prise".

www.facebook.com/djalouz.anartchik?fref=tswww.facebook.com/jeremie.elbezwww.facebook.com/popeye.streetart


 
 
VENDREDI 10 OCTOBRE DE 16H30 À 19H
Performance musicale
Performance du groupe SWEET GROOVE du Groupe d'Entraide Mutuelle Batucada Social Club, musiciens directement touchés par les maladies psychiques, en accompagnement des graffeurs sur le parvis.




SAMEDI 11/10

 
 
SAMEDI 11 OCTOBRE DE 10H À 19H
Fresque de graffs géante
Sur une nouvelle toile, les graffeurs Alex Perret, Caligr, Djalouz, Jérémy Elbez, Pimax et Pesca animent la création d'une fresque participative en invitant le public, sur le thème de la "réflexion".

Accompagnement musical du groupe SWEET GROOVE.

www.fatcap.org/artiste/pesca.htmlwww.facebook.com/pimax.art



 
 
SAMEDI 11 OCTOBRE DE 10H À 19H
Village des associations
Le public pourra venir chercher des informations concrètes sur les troubles psychiques :

- STAND UNAFAM / Union nationale des amis et familles de personnes malades et/ou handicapées psychiques -
- STAND FNAPSY / Fédération Nationale des Associations d’usagers en PSYchiatrie
- STAND ARS (Agence Régionale de Santé Île-de-France), avec le PSYCOM, organisme public d’information, de communication et de formation sur la santé mentale. 


www.ars.iledefrance.sante.frwww.fnapsy.orgwww.unafam.org



 
 
SAMEDI 11 OCTOBRE DE 10H À 19H
Village des associations (suite)- 
STAND ARTAME GALLERY : Groupe d’Entraide Mutuelle d'artistes – exposition

- STAND LIBRAIRIE

- STAND CONVERGENCES : Exposition et dessins collaboratifs avec le graffeur Mathieu Pinède, touché par la maladie, et son collectif. 

+ STAND VIE ETUDIANTE DE LA SORBONNE
www.mathieu-pinede.comwww.merlinmarseille.com
RENDEZ-VOUSHALL D'ENTREE


 
 
SAMEDI 11 OCTOBRE DE 10H À 19H
Photos de fous rires pour tous
Chaque personne est installée dans la LOL BOX du photographe David Ken*. Il provoque un fou rire et saisit ce moment magique de «lâcher-prise» et de perte de contrôle où notre image nous échappe. Chaque personne pourra repartir avec sa propre photo (gratuit). 

*Le LOL PROJECT est né en septembre 2009, avec la volonté de réaliser des portraits de fous rires d’anonymes. Aujourd’hui, le recrutement de "modèles" s’opère directement sur le site du LOL PROJECT.


www.facebook.com/LOLPROJECTwww.youtube.com/user/LOLPROJECTOFFICIELwww.lolproject.com/
RENDEZ-VOUSHALL D’ENTRÉE


 
 
SAMEDI 11 OCTOBRE DE 11H À 15H30
Projection de films


11h-13h15/UN HOMME D'EXCEPTION, DE R. HOWARD, 2h15 /L'histoire vraie d'un mathématicien surdoué qui sombre dans la paranoïa. 
14h-15h30/LES VOIX DE MA SOEUR, DE C. PHILIPPIN, 0h49 /Portrait-témoignage d'Irène, souffrant de schizophrénie. Un journal intime à plusieurs voix : celle d'une patiente décrivant avec lucidité sa pathologie, celle de sa famille, celles de ses soignants. Suivi d’un débat avec la réalisatrice, sa sœur et H. Davtian, psychologue clinicienne, spécialiste des frères et sœurs.

www.allocine.fr/film/fichefilm...voixdemasoeur.surlepalier.com/



 
 
SAMEDI 11 OCTOBRE DE 14H30 À 19H10
Projection de films
14h30-16h20/ LES MORSURES DE LA FOLIE, d'O.PiGHETTI, 1h10 /Comment vit-on avec un enfant maniaco-dépressif, que l'on aime mais qui terrifie la famille? Puis débat avec le réal., Polo Tonka, auteur de "Dialogue avec moi-même" (éd. O. Jacob, 2013) et un pédopsychiatre.
17h-19h10/ 15 JOURS AILLEURS, d’E. ARNAC, 1h30 /Souffrant d'une pression professionnelle devenue insoutenable, Vincent est victime d'un burn-out. Il est interné en psychiatrie. Puis débat avec la réal. F. Babillote, auteur d'"Obscure clarté" (Ed. Laïus, 2013).
www.lemonde.fr/la-morsure-de-la-foliewww.allocine.fr/film/fichefilm...



 
 
SAMEDI 11 OCTOBRE DE 11H À 12H30
Maladies psychiques et médias
LA REPRESENTATION DES MALADIES PSYCHIQUES DANS LES MEDIAS : VERS UN NOUVEAU REGARD? 
Intervenants :
- Bruno Cras (Journaliste Europe 1) 
- Dr Nikos Kalampalikis (Professeur de psychologie sociale EHESS) 
- Dr. Jean-Luc Roelandt (Psychiatre)
- Aude Caria (Directrice du Psycom)




 
 
SAMEDI 11 OCTOBRE DE 16H À 17H30
Troubles psychiques au quotidien
Intervenants :
- Pr Marie-Odile Krebs (Psychiatre, Hôpital Sainte-Anne)
- Une patiente 
- Un parent de personne touchée par les troubles psychiques 
- Odile Pouget (Journaliste RTL) 
- Isabelle Amado (Psychiatre - Hôpital Sainte-Anne)

« Avec le concours de la Fondation Pierre Deniker »



 
 
SAMEDI 11 OCTOBRE DE 18H À 19H30
Génie et folie
TROUBLES PSYCHIQUES ET CREATION ARTISTIQUE : Y A-T-IL UN LIEN ENTRE GENIE ET FOLIE? 

Intervenants :
- Anne-Marie Dubois (Psychiatre et responsable d’unité d’art-thérapie, Hôpital Sainte Anne)
- Olivier Pighetti (Journaliste et réalisateur) 
- Pierre Le Roy (Artiste vidéaste)




 
 
SAMEDI 11 OCTOBRE À 20H
Concert du groupe Abraxas
ABRAXAS est composé de 4 amis d'enfance, qui ont créé leur univers musical ensemble. Il ne se définit pas facilement tant leurs influences sont multiples. Ils ont inventé un nouveau style: la "protodancepop" caractérisé par une énergie fulgurante. Chaque morceau est une profusion de sons et de mélodies inattendues et excitantes. Leur premier EP Totem est un bon échantillon de leur folie, de leur musique à tiroirs entrainante. Ils vous emmènent à chaque fois vers une destination différente.
www.facebook.com/abraxasofficialwww.youtube.com/channel/UCE...www.soundcloud.com/abraxasofficial


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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Dim 12 Oct 2014 - 21:51    Sujet du message: 1ère édition des "Mad days" Répondre en citant

Mad Days: poser un autre regard sur les maladies mentales

Huffington Post, 10/10/2014 07h18

http://www.huffingtonpost.fr/marieodile-krebs/mad-days-poser-un-autre-regard-sur-les-maladies-mentales_b_5957446.html



 

Porter un autre regard sur les maladies psychiques : telle est l'ambition des Mad Days, les 10 et 11 octobre, manifestation à laquelle la Fondation Deniker a souhaité s'associer. Il est en effet urgent de sensibiliser le grand public aux maladies psychiques, de déstigmatiser les personnes concernées et de faire évoluer les comportements. Une urgence d'autant plus grande qu'elle concerne une personne sur 5 au cours de sa vie, et que, paradoxalement, malgré cette fréquence, la maladie psychique reste une source d'exclusion, quant la société devrait apporter soutien et intégration. Au delà des soins, le rétablissement passe par la réinsertion, la reprise d'un parcours scolaire ou professionnel, le retour à une autonomie, dont le niveau sera variable selon la sévérité et la durée des troubles mais aussi selon les attentes du patients.
En France s'ouvre depuis quelques années une ère nouvelle en psychiatrie. Le regard porté sur la pathologie mentale évolue, doucement. Si recevoir les bonnes thérapeutiques et bénéficier d'une prise en charge médicale soutenante sont des préalables indispensables, les approches psychosociales ont une place grandissante pour améliorer la qualité de vie et diminuer l'impact du handicap psychique associé à la maladie.
Comment vivent les personnes qui ont des troubles psychiques, quels sont leurs atouts, leurs faiblesses, leurs souhaits et leurs projets de vie, comment souhaitent elles agir; que décident elles ? Ce nouveau regard fait appel aux notions « d'empowerment », qui vise à redonner à la personne ayant des troubles psychiques la capacité d'agir via une meilleure autonomie, la prise en compte de son avenir et sa participation aux décisions la concernant.


Cet empowerment va de pair avec les développement des thérapies psychosociales: Celles-ci sont essentiellement : 
1) la psychoéducation : qui invite la personne souffrante à une meilleure connaissance de ses difficultés, des symptômes, des traitements et des évolutions possibles des troubles. Des programmes existent actuellement pour la schizophrénie, pour les troubles de l'humeur, et des projets voient le jour dans le domaine de l'autisme de l'adulte. La psychoéducation concerne non seulement le sujet souffrant mais aussi les aidants, et le réseau Profamille en est un bel exemple en France. La psychoéducation permet une meilleure adhésion au traitement et diminue le nombre de rechutes et d'hospitalisation.
2) la remédiation cognitive qui se développe de manière extensive en France. Là où elle est dispensée, et la France est le pays en pointe dans ce domaine (c'est les Anglo-Saxons qui nous le disent !), les patients bénéficient de programmes individuels ou de groupe d'entraînement de leurs capacités cognitives (attention, mémoire, planification) mais aussi de leurs capacités à interagir socialement.

Citation:
Lire aussi: 


• Remédiation cognitive: pourquoi en a-t-on besoin et quelles sont ses applications en psychiatrie?

• Un schizophrène et son psy bousculent les idées reçues sur la maladie

• Les maladies mentales sont responsables de morts prématurées

• La dépression est la première maladie des adolescents, selon un rapport de l'OMS





Ces programmes surtout lorsqu'ils sont personnalisés permettent de retrouver plus d'autonomie et une bonne intégration sociale, pourvu qu'ils soient inscrits dans un parcours d'insertion ou de réinsertion: retour aux études, préparation à un emploi voire simplement la réalisation de soi même dans des activités épanouissantes. On entend encore trop souvent, « il ne veut pas faire », « il doit se secouer », s'il veut il peut »... alors que, bien souvent, les patients ne savent plus comment faire.
Les programmes de remédiation sont là pour leur réapprendre comment faire. Cet autre regard porté sur les maladies mentales déstigmatise la vision traditionnelle: la personne ayant des troubles psychiques doit reprendre une place pleine et entière dans la société, et atteindre le rétablissement, la guérison sociale. Actuellement, il est possible de renverser l'image de la « folie » qui isole et exclut la personne qui souffre de troubles psychiques. C'est ce que les Mad Days nous disent. Un renversement tant attendu, par les patients, leurs soignants, leurs proches...
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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Mer 15 Oct 2014 - 23:35    Sujet du message: 1ère édition des "Mad days" Répondre en citant

MAD DAYS : 3 FEMMES TÉMOIGNENT POUR BRISER LES CLICHÉS SUR LES MALADIES PSYCHIQUES

"Grazia" , le 11 octobre 2014
Par Pauline Pellissier 11 oct. 2014 - 00h17 , mis à jour 12 oct. 2014 - 18h14


ALORS QU’UNE PERSONNE SUR 5 SERA TOUCHÉE PAR UNE MALADIE PSYCHIQUE AU COURS DE SA VIE (DÉPRESSION, TROUBLE BIPOLAIRE, SCHIZOPHRÉNIE…), L’AGENCE RÉGIONALE DE SANTÉ D’ILE-DE-FRANCE, LA FNAPSY ET L’UNAFAM LANCENT LA PREMIÈRE ÉDITION DES MAD DAYS, JOURNÉES DE SENSIBILISATION DESTINÉES À PORTER UN AUTRE REGARD SUR CES MALADIES.  

© GETTY IMAGES



De multiples événements seront organisés en France, samedi 11 octobre, à l’occasion des MAD DAYS, pour lever le voile sur les maladies psychiques. Grazia.fr a tenté de comprendre, plus précisément, de quoi il s’agit. Avant de partir à la recherche de malades (ou d’anciennes malades), afin de recueillir leurs témoignages.
Qu’entend-on par maladies psychiques ?
Contrairement aux maladies mentales (autisme, Alzheimer), les maladies psychiques conservent toutes les capacités intellectuelles des personnes qui en souffrent. Seule la capacité à les mobiliser est momentanément perturbée ou défaillante. Ainsi, les malades auront souvent du mal à organiser leur pensée, à gérer leur temps, à anticiper les conséquences de leurs actes, à communiquer, à mémoriser ou à concevoir la réaction des autres…
Combien de personnes sont concernées ?
En France, on estime que plus de deux millions de personnes souffrent de troubles psychiques sévères et que plus de 3 millions de personnes les accompagnent au quotidien. Ce qui en fait la troisième maladie la plus fréquente dans notre pays, après le cancer et les maladies cardio-vasculaires.
Certaines personnes sont-elles plus menacées ?
Non, car les troubles psychiques concernent toutes les populations sans distinction d’âge, de sexe ou de milieu social. Néanmoins, elles apparaissent le plus souvent au moment de l’adolescence ou au début de la vie d’adulte. Les causes de ces maladies sont multifactorielles : biologiques, sociales, psychologiques et environnementales. On sait par exemple que certains troubles peuvent être déclenchés ou accentués par le stress ou par la consommation de drogue.
Quelles sont les conséquences de ces maladies ?
Les personnes concernées sont souvent victimes de discrimination, de rejet et d’isolement. Certains malades arrêtent leurs études, d’autres perdent leur emploi, voire tombent dans la précarité. L’accompagnement et le soutien des proches est donc indispensable pour parvenir à guérir, ou à apprendre à vivre à avec la maladie. 

TÉMOIGNAGES

Missdoc, 30 ans, schizophrène : "je mène une vie presque normale"
"Septembre 2008. Je ressens un manque de sommeil important doublé d’un sentiment de désœuvrement, dû au fait d'être livrée à moi-même à l'université… si bien qu'un matin je me réveille ne sachant pas où je suis. Avec le peu de lucidité qui me reste, voyant qu'un élément cloche je me précipite aux urgences de l'hôpital Saint-Antoine à Paris. Depuis, je souffre d’une très grande fragilité, d’un important besoin de repères pour tout ce que je fais et d’une grande réserve à l'égard d'autrui.
Je peux dire que je mène une vie presque normale mais pas complètement car je dois composer avec les angoisses que je tente de réguler grâce à mon traitement. Je suis actuellement en formation professionnalisante dans les métiers du livre et de la documentation afin de devenir responsable de catalogue dans une bibliothèque. Côté vie sociale, j’ai un petit groupe d’amis avec qui je sors de temps en temps sinon je fréquente les clubs de jeunes et les associations étudiantes. Néanmoins, je subis malgré tout des remarques de certains proches et je redoute d’être discriminée par les professionnels de l'emploi".

Barbara,  30 ans, anorexique aujourd’hui guérie : "j’ai été isolée pendant 6 ans".
"Tout a commencé l'année de mes 17 ans, par une mononucléose infectieuse, qui m'a fatiguée et m'a fait perdre du poids. Je n'aimais pas mon image à l'époque et donc j'ai décidé d'essayer de continuer à perdre du poids après, en supprimant petit à petit des catégories entières d'aliments. C’est là que la spirale infernale a commencé. Je ne me considérais pas comme malade, du moins au début. Je me sentais plus forte que les autres car j’arrivais à vivre sans rien avaler. On se créé alors un autre monde, dans lequel on maîtrise tout, on contrôle sa nourriture et toute sa vie.
Mes relations sociales ont diminué et je me suis retrouvée isolée pendant au moins six bonnes années. L'anorexique n'a plus envie d'être avec des gens qui vont la regarder, lui demander ce qu'elle a. Puisqu'elle pense qu'elle n'a rien. Elle refuse d'aller boire des verres, car c'est calorique et préfère aller dépenser ses calories en se levant la nuit pour aller courir par exemple (ce que j'ai fait). Mon cerveau était entièrement polarisé sur la perte de poids, sur l'hyperactivité, sur le fait de ne pas manger et sur la peur du vide. Il n'y avait plus jamais un seul trou dans mon emploi du temps, tout était millimétré à la seconde près.
Si ma vie professionnelle restait quasi normale, côté vie perso c’était différent. Je ne partageais plus rien avec mes amis et je n’ai pas eu de petit amis sérieux, pour la simple et bonne raison que je n'avais plus rien d'une femme... ni le corps, ni les hormones (les anorexiques n'ont plus leurs règles), ni de désirs sexuels. Il m’arrivait bien évidemment d’avoir droit à des remarques totalement à côté de la plaque, du genre : "l'anorexie, c'est une maladie de jeunes filles riches qui veulent maigrir" ou "mais mange, c'est quand même pas compliqué".
Un jour, je suis passée à deux heures de la mort. J'ai senti mon corps et ma conscience s'envoler, partir. J’étais allée au bout du bout de la maladie, j'allais mourir. Je ne contrôlais plus rien. A cet instant, j'ai accepté de me faire hospitaliser pour reprendre du poids, alors que je le refusais depuis trois-quatre ans. La guérison a finalement pris quatre bonnes années, faites de hauts et de bas, mêlant soins psychiques, physiques (ostéopathie), diététiques... Et en réapprenant à aimer la vie."

Laurence, 41 ans, bipolaire : "la discrimination je la vis indirectement quand j’attends les gens parler de bipolaires comme des cinglés"
"J'ai été diagnostiquée bipolaire il y a presque huit ans durant une hospitalisation suite à un épisode dépressif mélancolique. Etant très ouverte d'esprit, j'ai accepté tout de suite ma pathologie. Cette acceptation vient également du fait d'avoir été prise en charge par deux médecins psychiatres spécialisés dans les troubles de l'humeur qui ont vraiment pris le temps de m'expliquer ma maladie. Dans un premier temps, la gestion de la maladie a été très difficile car mon hypersensibilité aux événements extérieurs influait sur mon humeur. Ma psychothérapie qui dure depuis 7 ans m'a aujourd’hui transformée positivement en m'apprenant à gérer mes émotions et en m'apprenant un self control interne. Désormais stabilisée, j'ai appris à reconnaître mes signes avant-coureurs de rechute et je vis de manière normale avec des fluctuations d'humeur que chacun connaît.
J'ai de nombreux amis qui m'ont toujours apporté soutien et réconfort. Je n'ai jamais subi de discriminations, personne ne m'a jamais tourné le dos dès lors que j'annonçais que j'avais une pathologie traitée en psychiatrie. La discrimination, je la vis indirectement. Elle me touche, me fait mal et me scandalise quand j'entends très régulièrement les gens parler de schizophrènes ou de bipolaires comme des gens cinglés, fous, dangereux. Je sais que ces discours sont le résultat d'un manque d'information, d'un manque de connaissance engendrant des préjugés très négatifs et préjudiciables pour la personne malade. Oui, les personnes traitées en psychiatrie sont des personnes qui ont une vraie maladie liée à un dysfonctionnement neurobiologique. On ne juge pas une personne diabétique pourtant, elle aussi, souffre d'un dysfonctionnement au niveau du pancréas. Il faut vraiment que les mentalités changent, et que les préjugés cessent."




Pour en savoir plus
-Le site internet des MAD DAYS (les 10 et 11 octobre) où l’on retrouve le programme détaillé de la manifestation. 
-Le site internet du PSYCOM, organisme public d’information, de communication et de formation sur la santé mentale, aide à mieux comprendre les troubles psychiques. 
- Le livre de Barbara Leblanc : Anorexie, 10 ans de chaos (Ed. Volume)
- Le livre de Laurence Rousseau : Vivre sereinement avec son trouble bipolaire (Ed. Société des écrivains)
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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Mer 15 Oct 2014 - 23:38    Sujet du message: 1ère édition des "Mad days" Répondre en citant

MAD DAYS : sensibiliser aux maladies psychiques à travers la création artistique

France 3 Ile de France, Isabelle Audin, Publié le 12/10/2014

http://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/2014/10/12/mad-d…

Les MAD DAYS des 10 et 11 octobre marquent la première manifestation d’ampleur organisée en Île-de-France à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale.



Cet événement culturel est organisé par l’ARS Île-de-France*, la Fnapsy** et l’Unafam***. Il est ouvert à tous et a pour objectif de sensibiliser aux maladies psychiques à travers la création artistique.

Balayer les idées reçues sur la maladie mentale et dédramatiser les peurs que provoquent certains troubles psychiques. C'est l'objectif des Mad Days, organisé pour la première fois en Ile-de-France.

Grâce à la création artistique, les associations proposent un autre regard sur cette maladie, mais aussi d'aider les malades à sortir de leur isolement.

Les troubles psychiques touchent 1 personne sur 5  au cours de sa vie (schizophrénie, troubles bipolaires, dépression sévère, troubles obsessionnels compulsifs, notamment).

Les maladies psychiques représenteront, à l’horizon 2020, la première cause de handicap dans le monde, selon l’OMS. Pourtant, les personnes concernées sont trop souvent victimes de discrimination, de rejet et d’isolement.

Reportage Matthieu Caillaud

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