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Arrêt de travail / TPT / hospitalisation

 
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wenn
Bipote Turquoise

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Messages: 119

MessagePosté le: Ven 9 Jan 2015 - 00:12    Sujet du message: Arrêt de travail / TPT / hospitalisation Répondre en citant

Bonsoir chers bipotes,

Je sais que je n'ai pas été très présente ces derniers temps sur ce forum et m'en excuse.

Je travaille actuellement à mi-temps thérapeutique (je suis enseignante) et je suis dans une situation un peu particulière puisque je vis seule avec mon fils de 8 ans tandis que mon mari et ma fille de 11 ans vivent à 640 km de chez nous dans l'attente d'un rapprochement on ne peut plus incertain.

Diagnostiquée bipolaire il y a environ un an, j'alterne les phases dépressives avec des phases de mieux-être, voire hypomaniaques parfois. Je suis désormais suivie par le Dr Bonvalot à la Clinique de l'humeur de Quimperlé, très à l'écoute et bienveillant. Nous en sommes encore aux tâtonnements au niveau du traitement : après plusieurs mois de théralite 400LP, je prends désormais du théralite 200 mais la lithiémie est un peu déconcertante puisqu'elle peut varier du simple au double. Je prends également du Lamictal.

Il faut savoir que j'étais sous anti-dépresseurs depuis plusieurs mois (Déroxat) après une phase dépressive très importante au mois de septembre et que le psychiatre m'a sevrée le mois dernier. Je ne sais pas s'il y a un rapport de cause à effet, mais, après une phase plutôt positive, où je reprenais goût à la vie, à mon boulot, où je commençais à trouver mes marques dans mon nouvel univers, où j'acceptais tant bien que mal la séparation forcée avec la moitié de notre famille (peut-être légère hypomanie, débit plus rapide, projets un peu farfelus, accident de voiture...), je suis en train de faire une grosse rechute (déclencheurs probables : départ de mon mari et de ma fille, crises à répétition de mon fils) avec crises d'angoisse (je n'en faisais plus) et de larmes, sensation d'anesthésie émotionnelle, prostration, plus envie de rien, perte d'appétit, hypersomnie, idées noires, difficultés à travailler et à me concentrer, dépersonnalisation. Je rase les murs au lycée et évite toute communication. Je parviens tant bien que mal à assurer mes cours, mais j'ai la sensation de ne pas être vraiment là. Il faut savoir également que la relation avec mon fils est de plus en plus difficile, il devient tyrannique et prend une place qui n'est pas la sienne, ce qui me perturbe pas mal. J'ai même appelé le CMP qui ne prend même plus de nouvelles inscriptions tellement il y a de demandes. J'ai peur qu'il soit comme moi ou qu'il le devienne. C'est un enfant très anxieux qui réagit très violemment dès qu'il est contrarié. Depuis ma rechute et après avoir été très marqué par ma dernière crise d'angoisse, il fait beaucoup d'efforts et je culpabilise de n'être pas assez encourageante et affectueuse avec lui.

J'en viens aux faits. J'ai appelé mon psychiatre aujourd'hui et lui ai expliqué mon état. Il m'a conseillé de me faire arrêter par mon médecin traitant en attendant de le rencontrer vendredi prochain et m'a demandé de réfléchir à une hospitalisation éventuelle. Là je suis totalement perdue et incapable de prendre la moindre décision. Non seulement j'ai une peur bleue de me retrouver à nouveau en arrêt (sept mois l'an dernier) et de perdre pied avec la réalité. De plus j'enseigne en lycée et me dis que les élèves passent le bac et ont besoin de moi. En plus je ne suis pas certaine qu'on puisse être en arrêt maladie alors qu'on est en TPT. Et puis j'ai déjà écoulé tous les CMO pour la période en cours et ne sais pas si dans ce cas-là on rebascule sur le CLM. Je ne sais vraiment pas quoi faire. Pour ce qui est de l'hospitalisation, c'est carrément la panique qui m'envahit rien que de l'envisager. Que faire de mon fils ? Aura-t-il l'impression que je l'abandonne ? Que vais-je faire à l'hôpital ? Combien de temps cela durerait-il ? En quoi cela pourrait-il m'aider ? Je n'ai jamais été hospitalisée pour mes troubles et c'est un univers totalement inconnu pour moi.

J'ai l'impression de tourner en boucle, c'est épuisant. J'ai fait au moins trois dépressions cette année et je suis usée. C'est comme si je venais de me verrouiller émotionnellement pour ne plus rien ressentir et me protéger. Comment faire pour rompre ce cercle infernal ?

Alors voilà, je viens chercher un peu d'aide sur le forum. Peut-être pourrez-vous m'aider à me décider. Pour l'instant je n'arrive pas à envisager un arrêt maladie ni une hospitalisation, alors qu'au fond j'en meurs d'envie pour faire l'autruche et mettre la tête dans le sable sans avoir à se justifier ou à faire semblant. Mais ce n'est peut-être pas une motivation suffisante ni une solution dans l'immédiat.

Dans l'attente de vos témoignages, je vous souhaite, chers bipotes, une belle nuit
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MessagePosté le: Ven 9 Jan 2015 - 00:12    Sujet du message: Publicité

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jewels
Bipote Saphir

Hors ligne

Inscrit le: 24 Avr 2009
Messages: 717

MessagePosté le: Ven 9 Jan 2015 - 18:47    Sujet du message: Arrêt de travail / TPT / hospitalisation Répondre en citant

Bonsoir Wenn,

Vous semblez traverser une période compliquée ou difficile sur le plan personnel et familial. Celà accélère la phase anxieuse et dépressive du trouble. Pour avoir été hospitalisée, j'avoue que je n'ai pas trouvé un réel mieux être mais parfois une coupure peut être nécessaire si vous avez le sentiment d'être à cran et de ne plus pouvoir gérer vos relations avec votre fils.Demander à son père de le prendre un temps serait l'idéal dans un cas de gros stress. Il semble que vous ayez besoin d'au moins un arrêt de travail si vous sentez que vous perdez pied dans l'exercice de vos fonctions. Sinon au contraire, celà peut fonctionner comme paramètres pour rester dans une dynamique acceptable.L'important est que votre phase ne s'aggrave pas par épuisement ou accumulation de stress dans ce cas n'hésitez pas à lever le pied.

C'est mon humble avis, prenez bien soin de vous.
Bon courage,

Jewels
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emma16
Bipote Saphir

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Inscrit le: 17 Jan 2012
Messages: 517

MessagePosté le: Ven 9 Jan 2015 - 19:38    Sujet du message: Arrêt de travail / TPT / hospitalisation Répondre en citant

Bonsoir Wenn,
merci pour votre témoignage.
écoutez vous. il est difficile parfois de se protéger soi même, faites vous aider pour prendre cette décision par votre médecin. En ce qui concerne une hospitalisation bien sur cela ne résout pas grand chose mais permet de se reposer, de prendre soin de soi, d’être pris en charge, en considération.

Je suis également suivie par le docteur Bonvalot à Quimperlé, ne vous inquietez pas, c'est un havre de bienveillance, attention cependant il s'agit d'un hôpital public donc le public est parfois difficile.

Bon courage.

Emma
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mepine
Bipote Diamant

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Inscrit le: 26 Mar 2012
Messages: 3 840

MessagePosté le: Ven 9 Jan 2015 - 22:58    Sujet du message: Arrêt de travail / TPT / hospitalisation Répondre en citant

Salut Wenn,


Je pense qu'il est tout à fait possible d'obtenir un arrêt en TPT, et que tu peux demander à être replacée en CLM s'il doit durer. Ton CLM de 7 mois a dû te paraître conséquent; mais en fait tu as repris le travail assez rapidement après le diagnostic et dans des conditions difficiles (mutation, séparation d'une partie de ta famille, seule à t'occuper de ton fils...). Personnellement, j'avais mis le triple du temps (1 an et demi) avant de me sentir suffisamment mieux pour retourner au lycée. 


Cette sensation que tu décris de ne pas te sentir vraiment présente me rappelle des moments difficiles... L'avantage de travailler est que cela conserve des liens sociaux et une impression de "fonctionner". Mais si tu n'en peux plus, tu n'as pas vraiment d'autre choix que d'accepter de faire une nouvelle pause. Quant à la culpabilité que l'on peut ressentir à laisser les élèves alors qu'ils doivent passer un examen, je sais ce que c'est. Mais n'oublie pas que tu n'es pas responsable du fonctionnement de l'éducation nationale, et que tu devrais être remplacée!


Quant à l'hospitalisation, c'est encore une autre étape, à laquelle tu peux réfléchir. Ce peut être l'occasion de se couper du monde, et de se recentrer sur soi. Tout dépend je suppose de l'endroit, du suivi qui y est proposé.


Bon courage!


Mépine
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wenn
Bipote Turquoise

Hors ligne

Inscrit le: 09 Mar 2014
Messages: 119

MessagePosté le: Sam 10 Jan 2015 - 01:41    Sujet du message: Arrêt de travail / TPT / hospitalisation Répondre en citant

Bonsoir Jewels et Emma que je ne connaissais pas (ravie Emma de savoir que nous partageons le même psy, peut-être pourrons-nous échanger à ce sujet sur un autre post, il est adorable mais un peu débordé par la paperasse et victime de son succès je crois ; ceci dit il m'a proposé de participer à son programme de mindfullness et de rejoindre d'autres ateliers en hôpital de jour pour échanger avec d'autres bipolaires et cela m'intéresse beaucoup, parce que les médicaments c'est bien mais je pense que ça ne fait pas tout Si tu as déjà expérimenté tout cela à Quimperlé je serais très contente d'avoir ton témoignage à ce sujet) et Mépine que je retrouve avec plaisir sur ce forum.

Merci pour vos contributions et conseils, qui se rejoignent globalement, ainsi que pour le réconfort que vous m'apportez (je me sens moins seule ; mes proches essaient de m'aider mais j'ai beaucoup de mal à répondre au téléphone et je leur en veux sans trop savoir pourquoi, c'est vraiment très étrange et assez nouveau).

Voilà ce que j'ai décidé :

Pour l'arrêt de travail, je me laisse le week-end pour réfléchir :
- soit j'arrive à rattraper mon retard dans mon boulot (ce qui n'est pas gagné, parce les cours ne se préparent pas tout seuls et les copies ne se corrigent pas toutes seules non plus (malheureusement) et j'irai au lycée lundi. Je dors tellement que je n'arrive pas à me mettre à jour. Par exemple j'étais si fatiguée ce matin que je me suis recouchée après avoir déposé mon fils à l'école et j'ai dormi jusqu'à presque 14h (je ne vais au lycée le vendredi). J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps en me réveillant parce que je n'avais plus assez de temps pour travailler avant d'aller chercher mon fils à l'école et me suis sentie d'une inutilité et d'une incompétence terribles.
- soit je n'y parviens pas et je vais voir mon médecin traitant lundi pour qu'il m'arrête, comme l'a préconisé le psychiatre. Tu as raison Mépine quand tu dis qu'il faut arrêter de culpabiliser, après tout l'Education Nationale n'a qu'à faire ce qu'il faut pour nous remplacer correctement.
Ceci dit j'aimerais au moins tenir cette semaine et faire le point avec mon psy vendredi, mais je ne suis pas sure d'en être capable, même à mi-temps (c'est vraiment la honte quand je vois la quantité de travail que j'étais capable d'abattre avant). Et si je dois me faire hospitaliser, j'imagine que ce sera pour une courte durée, alors autant réserver mes absences à cette période.

Plus ça va plus je pense qu'une hospitalisation pourrait être bénéfique dans le sens où elle me couperait un peu de mon quotidien difficile. A chaque fois que je passe devant l'hôpital et que je vois des chambres allumées, je me dis que les patients doivent être bien tranquilles et que j'aimerais être à leur place. Je sais que cette idée est totalement mal venue et déplacée étant donné que je n'ai aucune idée de la raison pour laquelle ils sont là, que certains sont sans doute très gravement malades et que rester dans une chambre d'hôpital n'a rien d'une partie de plaisir... mais pourtant elle me traverse l'esprit... De même, ma belle-mère l'autre jour parlait de sa belle-sœur qui avait autrefois été hospitalisée et placée en maison de repos loin de sa famille pour dépression profonde. Je n'ai pas pu m'empêcher de penser :"Quelle chance !". J'ai honte de toutes ces pensées négatives et peur de tous ces anxiolytiques dans ma pharmacie qui me tendent les bras. Peut-être, sans mauvais jeu de mots, qu'une pause s'impose. Emma, as-tu déjà été hospitalisée à la clinique de l'humeur ? Que veux-tu dire en parlant de "public difficile ?"

Je me sentais un peu mieux ce soir (vous allez rire mais je suis dans un état semi-grippal depuis une dizaine de jours et je me suis rendue compte que j'avais toujours un peu de fièvre, ce qui m'a réjouie parce que j'ai pensé que c'était peut-être pour ça que j'en étais arrivée là... Bon d'accord je me suis un peu emballée parce que je me suis remise à pleurer peu de temps après ; cet état fébrile ne doit rien arranger en tout cas !) mais tout à l'heure j'ai failli péter un câble suite à une énième crise de mon fils. Là aussi j'ai pris la décision de l'emmener voir quelqu'un dans le privé, ce n'est plus possible. Et en même temps le Dr Bonvalot a l'air de penser que mon fils ira mieux quand moi j'irai mieux. C'est un cercle vicieux ! Nous avons pensé comme le conseille Jewels à le renvoyer chez son père, mais il a déjà subi un changement de région et d'école en début d'année et le remettre dans son ancien univers en cours d'année pourrait s'avérer très perturbant.

Voilà, je suis très diserte comme souvent, désolée pour ces logorrhées verbales.

Je vous souhaite à tous une douce nuit.

Mépine, j'espère que les problèmes que tu as rencontrés par rapport à ton allègement de service se sont résolus et que tu t'en sors bien personnellement et professionnellement. En voyant ton humeur, je me dis que tu es sans doute sur la bonne voie. Promis, je vais être patiente moi aussi !
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emma16
Bipote Saphir

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Inscrit le: 17 Jan 2012
Messages: 517

MessagePosté le: Sam 10 Jan 2015 - 06:42    Sujet du message: Arrêt de travail / TPT / hospitalisation Répondre en citant

bonjour wenn,
oui j'ai été hospitalisée trois moi l'année dernière à quimperlé. j'en avais vraiment besoin et au début ça a quand même été difficile comme je le disais d'accepter de partager mon repos avec des patient psychotiques, dépendants alcoolique ou à d'autres drogues, débiles légers voire plus. il n'y a bien sur pas que des patients bipolaires et très peu d'ailleurs.
cependant, les équipes étaient très à l'écoute, en mesure de recarder des situation déstabilisantes, toujours disponibles que j'ai fini par accepter les autres comme eux m'acceptaient finalement.
s'il te plait jette vite tous tes tranquillisants ou apporte les an ton médecin et accorde toi du repos, si cette semaine te paraît nécessaire pour t'arrêter sereinement pourquoi pas mais pas au péril de ta santé, par pour tomber. lorsque je suis hospitalisée mes enfants vont à droite et à gauche (ils sont plus gd. maintenant, mais la première fois ma fille avait aussi 8 ans) et ça se passe très bien. ton fils voit il que tu ne vas pas bien et à quoi son dues ses crises à ton avis ? il serait peut être très bien avec son père. quelle autre solution de toute façon ?

pour terminer, j'ai été en hôpital de jour pendant 6 mois( art thérapie, mindfullness et pleine conscience corporelle)
l'équipe est tout bonnement exceptionnelle, de professionnalisme et. de bienveillance.
maintenant , je suis un cycle de psycho éducation le mardi matin et peut être un jour de la résolution de problème , mais comme tu le dit le docteur bonvalot est un peu débordé par la paperasse.
prends soin de toi.

Emma
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mepine
Bipote Diamant

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Inscrit le: 26 Mar 2012
Messages: 3 840

MessagePosté le: Sam 10 Jan 2015 - 19:23    Sujet du message: Arrêt de travail / TPT / hospitalisation Répondre en citant

Salut Wenn,


La description que fait Emma de la clinique a l'air positive, autant pour l'hospitalisation que pour l'hôpital de jour. C'est une chance d'être à proximité d'un tel établissement, et si j'étais toi j'en profiterais!


De mon côté, j'ai modifié mon humeur sur mon profil après ton commentaire  . En effet, je ne peux pas dire qu'elle est au beau fixe, car je suis un peu morose en ce moment. Mais c'est la période qui veut ça à mon avis, et j'attends plus ou moins que ça passe pour entrer à nouveau dans ces mois où je me sens bien! Au niveau du travail, j'assume mes 15 heures grâce à l'emploi du temps adapté que j'ai réussi à obtenir de mon proviseur. Je suis cependant souvent fatiguée, voire épuisée, et j'ai dû prendre un petit arrêt avant les vacances de Noël, afin de pouvoir tenir le coup durant ces semaines harassantes de conseils de classe et compagnie. J'essaie d'accepter mes limites et d'avancer au jour le jour... 


Donc en effet, je te conseillerais la patience. Il faut trouver le bon traitement, le bon dosage, attendre qu'il fasse effet. Mais aussi mettre en place des stratégies pour mener une vie équilibrée, avant que cela ne se ressente moralement.


A bientôt,


Mépine
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wenn
Bipote Turquoise

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Inscrit le: 09 Mar 2014
Messages: 119

MessagePosté le: Mer 14 Jan 2015 - 12:35    Sujet du message: Arrêt de travail / TPT / hospitalisation Répondre en citant

Salut les bipotes !

Merci Emma et Mépine pour vos conseils.

Emma, en lisant ton témoignage je me rends compte à quel point j'ai de la chance d'être suivie dans cette clinique, même si tout le monde a toujours l'air débordé. J'ai hâte de commencer à travailler de manière plus "concrète" sur la gestion du quotidien. Promis, je vais confier mes médocs à ma mère juste en cas de besoin mais pour ne plus les avoir sous la main.

Mépine, je suis désolée que tu traverses à nouveau une phase difficile. Le mi-temps thérapeutique avait l'air confortable pour toi l'an dernier (et je confirme que c'est une manière très efficace d'arriver à concilier vie familiale et vie professionnelle et de prendre un peu de recul avec son boulot, si je pouvais je ferais toute ma carrière ainsi !). Sans doute le passage à 75% a-t-il été difficile à supporter pour toi. Je pense demander moi aussi un allègement de service l'an prochain, mais vu la tournure que prennent les événements dans l'Education Nationale je ne suis pas sure de l'obtenir... Effectivement cette sensation de fatigue permanente que tu décris est assez éprouvante (je suis obligée de faire des siestes pour tenir le coup ! Du coup je me demande comment je faisais avant et ça pose la question de l'après : comment tenir le coup lorsqu'on travaille à plein temps ? Cela me paraît difficile à envisager. Il faudrait rester à temps partiel mais financièrement ce n'est pas toujours possible. Qu'en pensez-vous ?). J'espère vivement pour toi que tu vas réussir à t'adapter.

Finalement j'ai décidé de ne pas me faire arrêter en attendant le rendez-vous avec mon psychiatre après-demain et de voir ce qu'on décidera à moyen terme. J'ai bien fait parce que j'ai pu retourner progressivement à la vie sociale, discuter avec mes collègues, manger avec eux, prendre du plaisir à être avec mes élèves (eh oui !) et cela m'a sortie du marasme dans lequel j'étais en rumination permanente. De plus les efforts de mon fils m'aident : depuis ma dernière crise d'angoisse qui lui a fait très peur il est adorable et c'est très agréable de trouver un peu de sérénité au sein de son foyer.

Mais (car il y a un "mais") depuis 3 jours je suis dans un état d'excitation intense. Jamais je ne m'étais trouvée dans cette situation aussi "extrême" (ou alors je ne m'en étais pas rendu compte) de passer d'un état totalement down à un état up en si peu de temps. Même mon mari qui pourtant est loin de moi l'a senti à ma voix et à mon débit de parole. De plus cela fait trois nuits que je ne dors presque pas (sommeil agité, cauchemars violents lors des rares moments d'endormissement, les heures défilent) et je parviens pas non plus à me poser, à me concentrer et à travailler correctement. Je suis passée d'un extrême à l'autre. Ce manque de sommeil devient de plus en plus problématique, puisque j'ai des maux de tête et surtout des étourdissements très fréquents qui font penser à un état de légère ébriété (sans avoir bu une goutte d'alcool, je préfère préciser Razz ). Avez-vous déjà fait ce genre d'expérience ? Je commence à me demander si ce ne sont pas les médicaments qui occasionnent ce genre de troubles, mais dans ce cas ils auraient l'effet inverse de l'effet attendu. J'avoue que je suis perplexe ça va pas la tête? .

Sur ces interrogations, je vous laisse et vous souhaite une bonne journée.
A bientôt j'espère.
Wenn
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mepine
Bipote Diamant

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Inscrit le: 26 Mar 2012
Messages: 3 840

MessagePosté le: Lun 19 Jan 2015 - 00:23    Sujet du message: Arrêt de travail / TPT / hospitalisation Répondre en citant

Salut Wenn,


Je suis contente d'apprendre que tu as réussi à prendre du plaisir à aller travailler et que tu as pu éviter l'arrêt. Manifestement, tu es confronté à des cycles rapides. Pourtant, tu ne prends plus d'AD... Peut-être te faut-il du temps avant de t'adapter à ton nouveau traitement? Ton sommeil s'améliore-t-il? J'espère que ton psy parvient à bien analyser ta situation et à te conseiller!


Pour ma part, je ne suis pas dans une mauvaise passe, dans la mesure où même si j'ai des baisses de moral, elles sont gérables. En effet, le mi-temps était très agréable. J'avais l'impression d'avoir du temps à consacrer à mes préparations, d'être en forme devant les élèves. Mais mes moyens financiers ne me permettent pas d'y rester, sinon je ne me serais pas posée la question et l'aurais adopté! L'emploi du temps de 15 heures est plus difficile à gérer, mais j'y parviens car l'aménagement de mon emploi du temps me laisse des moments de repos. Donc j'essaie d'être optimiste et de me dire qu'il me serait peut-être possible de reprendre à temps plein, en conservant des aménagements d'horaires. Mais surtout, j'essaie de ne pas me poser de questions sur le long terme, pour éviter les montées d'angoisse, qui me sont épargnées pour le moment. Je crois vraiment qu'il faut faire les choses pas à pas et voir ce que ça donne!


A bientôt,


Mépine
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emma16
Bipote Saphir

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Inscrit le: 17 Jan 2012
Messages: 517

MessagePosté le: Lun 19 Jan 2015 - 06:58    Sujet du message: Arrêt de travail / TPT / hospitalisation Répondre en citant

bonjour wenn,
j'espère que tu vas toujours bien,tiens nous au courant.

pour les effet es des médicaments. deux choses à mon avis, le manque de sommeil peut provoquer ce que tu décris. mais les médicaments aussi, avec le lithium j'ai souvent des tremblements et des sensations vertigineuses au DÉBUT. attention au surdosage si cela apparaît tout à coup. l'infirmier de l'hdj me conseille toujours d'avoir une ordonnance de lithemie d'avance. n'hésite pas à appeler ton médecin ttt, nous prenons tellement de médicaments qu'il faut être vigilants.

toutes mes pensées positives en ce lundi matin.

Emma
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wenn
Bipote Turquoise

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Inscrit le: 09 Mar 2014
Messages: 119

MessagePosté le: Lun 19 Jan 2015 - 22:54    Sujet du message: Arrêt de travail / TPT / hospitalisation Répondre en citant

Salut chers bipotes, Emma et Mépine,

Je suis effectivement confrontée à une situation que je n'avais jamais connue et qui m'épuise puisque je suis passée d'un "down" intense à un "up" qui ne l'était pas moins en l'espace de quelques jours. J'ai l'impression que les cycles sont de plus en plus rapprochées et de plus en plus forts, ce qui me fait peur. J'en ai parlé au psychiatre (j'étais encore bien agitée quand je l'ai vu et cela faisait presque une semaine que je n'avais pas dormi) qui ne m'a pas reparlé d'hospitalisation (les pensées suicidaires s'étaient envolées) mais m'a prescrit du Rispéridone (neuroleptique) pour me faire "redescendre" car je ne pouvais pas rester comme ça : il fallait que je dorme et surtout que je me calme.

Ce médicament, que je prends depuis deux jours, me fait (encore une fois, je suis très sensible aux effets secondaires) un effet affreux. C'est sûr que l'endormissement est plus rapide (je tombe comme une masse), mais la première nuit j'ai eu le nez tellement bouché que j'ai dû respirer par la bouche, résultat : bouche très sèche, besoin permanent de boire, angoisse de ne plus respirer ; de plus je me suis levée dans la nuit et je ne tenais pas sur mes jambes, comme si j'étais ivre (décidément...). Le lendemain matin je me suis réveillée avec la tête dans un étau et l'impression d'avoir une "gueule de bois" carabinée. J'ai mis beaucoup de temps à émerger. Cette nuit a été plus supportable mais ce matin quand le réveil a sonné j'ai cru que j'allais mourir. Là encore "gueule de bois " carabinée, vertiges, sans parler des difficultés à grimper les escalier pour me rendre au boulot et du manque d'articulation et de "connexions neuronales" devant les élèves ! C'était pathétique. Clairement je n'étais pas dans mon état normal et j'ai maintenant un peu la trouille de continuer ce traitement. Demain matin je ne vais pas au bahut, cela me facilitera les choses. On verra bien.

Depuis ces épisodes successifs et très rapides de dépression et d'hypomanie (je crois qu'on peut appeler ça ainsi), je me sens non seulement littéralement vidée mais aussi très perplexe car maintenant j'alterne dans une même journée ou d'un jour à l'autre des moments où je vais mieux et d'autres où je pleure et retrouve mes vieilles idées noires. Et je suis actuellement tout le temps sur les nerfs, avec une légère tendance à l'agressivité. Est-ce cela qu'on appelle un cycle mixte ? Je suis un peu découragée car j'allais mieux au mois de décembre et voir les cycles se rapprocher et s'intensifier m'effraie pour la suite. Jusqu'où peut-on aller comme ça ? Mon psychiatre pense qu'il va être difficile de me réguler tant que ma situation familiale ne sera pas rétablie. Le problème c'est que l'Education Nationale n'est pas toujours très à l'écoute des problèmes humains...

Voilà, encore une logorrhée verbale ça va pas la tête?
Je vous remercie encore pour vos conseils et votre écoute, ça fait beaucoup de bien. J'apprivoise la maladie peu à peu mais je ne suis pas encore très au point.

Bonne nuit chers bipotes et portez-vous bien
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:44    Sujet du message: Arrêt de travail / TPT / hospitalisation

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