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Chaos total pendant 6 mois et abandon avec bébé au milieu

 
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Puzzled
Bipote Emeraude

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MessagePosté le: Sam 24 Jan 2015 - 10:57    Sujet du message: Chaos total pendant 6 mois et abandon avec bébé au milieu Répondre en citant

Bonjour à tous,

Je me joins tristement à vous tant j'ai vécu l'enfer ces derniers mois. Je qualifierai cette période de la plus grande épreuve de ma vie, et pourtant je ne suis pas non plus née d'hier.
Je vais tenter de vous faire un petit résumé de mon histoire.

J et moi nous connaissions enfants, nos grands-mères vivaient dans la même rue, et lui venait en vacances. C'était (déjà) le petit malchanceux de la rue car sa GM était horrible et qu'il passait ses journées à attendre *je suis disponible pour tchater avec vous* pour jouer avec, sans jouets d'ailleurs. Moi je le voyais au début des vacs puis je partais tout l'été. On s'est revus une fois ados, puis je suis partie vivre à l'étranger.
Nous nous sommes à nouveau revus lorsque je suis venue passer les vacances dans la maison familiale, avec ma fille alors agée de 6 ou 7 ans et son papa. J, lui, vivait à l'année dans la maison de l'autre coté de la rue, et il sortait avec une voisine, de 10 ans son ainée, et avec qui il y a avait des hauts et des bas.
J'ai craqué dès que je l'ai vu... nous sommes devenus potes, parties de cartes à 4, repas sympas, plage.

Ce n'est que 3 ans plus tard, alors qu'il s'était séparé et que mon couple battait de l'aile que nous nous sommes rapprochés.
Cependant, il est à noter qu'il cassait gravement sa nouvelle ex, la traitant de perverse narcissique et de la pire des mégères... mais tout en étant déprimé comme pas possible.

Bref, j'avance le film un peu, nous sortons ensemble plusieurs mois fin 2012 avant d'emmenager ensemble début 2013.
Des premiers mois idylliques, magiques. Nous étions fous amoureux, complètement sur la même longueur d'onde, une osmose parfaite. Il disait que j'étais la femme parfaite, et lui qui n'avait jamais voulu d'enfant (nous avons tous deux 38 ans) il en voulait un, et voulait même qu'on se marie.
Première crise en avril 2013, soit seulement 2 mois après avoir emménagé. Pour une histoire de cuvette pas baissée et que je lui en aurais fait la remarque, il a soudainement explosé en me hurlant que "je n'étais qu'une chieuse, UNE CHIEUSE !!!!!!" On ne m'avait jamais traitée ainsi, et encore moins dit que j'étais une emmerdeuse. Je pense être plutot cool, et loin d'être une maniaque du ménage (mais y'a des limites). J'étais sous le choc.
Puis il est parti. Je lui ai téléphoné en larmes, lui disant qu'il devait y avoir un malentendu, mais je l'ai trouvé distant. Il est revenu quelques jours plus tard, en se faisant un peu prier. Bref, affaire classée, encore plus amoureux qu'avant.

Je tombe enceinte peu après, il est super heureux, et moi je ne me pose aucune question car de toute évidence on s'aime...
Sauf qu'en plus de moments d'irritabilité (il explose une tasse au petit déj, devant ma fille qui prend peur), il pète un gros cable alors que je suis enceinte de 3 mois et demi, me disant des trucs atroces : qu'il veut du bébé mais pas de moi, qu'il sera débarrassé le jour où j'accoucherai... puis au bout de 2h de cette haine gratuite s'éffondre en larmes. Ne comprenant pas, je lui dit que son ancienne relation a du laisser des traces (je savais son ex assez pete sec, et du coup le croyait quand il disait qu'elle était sur son dos perpetuellement). Et il me répond "non, c'est plus grave, c'est plus profond, j'ai un gros problème" en pleurant. La crise est passée...

Rebelotte 2 mois plus tard, pire, en aout 2013. La semaine auparavant il me parlait de mariage. Je venais de lui dire que mon moral n'allait pas fort. J'étais la seule à travailler, enceinte de surcroit, J était irritable, ma fille était partie en vacances depuis 5 semaines pour la première fois. Bref, j'avais besoin d'un homme à l'écoute, alors que j'étais enceinte de 4 mois. Je n'ai pas compris sa réaction. Il s'est mis en colère, m'a menacée de me quitter, "de me laisser dans ma merde". Je lui ai dit que s'il avait la lacheté de m'abandonner, j'annoncerais la grossesse en téléphonant à ses parents et en leur disant ce qu'il m'avait fait.
Du coup, cette annonce si importante que nous devions faire joyeusement et ensemble (nous attendions le retour de vacances de ma fille), il l'a faite en larmes et par téléphone, à son père. J'étais anéantie. Quelques jours plus tard, ma fille est rentrée et c'est en larmes que je lui ai appris qu'un bébé arrivait. Elle était folle de joie.
J m'a écrit de mails de déprime, disant qu'on lui manquait, qu'il nous aimait... et il est rentré.
Les cycles étaient ensuite réguliers, tous les mois. Il était bien, plein d'entrain, amoureux et positif pendant une dizaine de jours, puis irritable pendant quelques jours, pétage de plombs en général le week-end, puis dépression profonde pendant 2 ou 3 jours, puis froideur jusqu'à 1 semaine, puis retour à la "normale".
J'ai fait des recherches sur le net, et j'ai pensé au trouble borderline. Je ne le pensais pas BP car je ne voyais pas de périodes de manie, et ne connaissais pas l'hypomanie.

Automne 2013, nous avons déménagé. J'ai trouvé en location la maison de nos rêves, en particuliers des siens, car avec un grand potager lui qui révait d'apprendre à cultiver ses propres légumes. Et un grand garage, pour y garer ma voiture et sa moto. Il n'était pas d'humeur le jour de la visite, mais quand il a vu la maison il a voulu signer de suite. Un gros coup de bol cette maison, car grande mais pas trop chère (car déco mamie), et pas trop loin de la gare pour lui (qui n'a pas de voiture). Nous avons signé en octobre, pour emmenager en décembre.
3 jours avant le déménagement (et 1 mois et demi avant la naissance du bébé), pétage de plombs. Il se tire chez ses parents (encore), à 1h de route de chez nous. Le plus insupportable c'est qu'à chaque crise, il n'avait qu'à claquer des doigts pour que son père ou sa soeur fasse le taxi (à ma barbe).
J'ai appris par la suite qu'il a dit des trucs insensés du genre qu'on serait collocs, ou qu'il paierai la maison pour les enfants et moi mais qu'il vivrait chez ses parents...
Bref, il est revenu pour préparer les cartons (froidement), on a déménagé. Changement d'humeur soudain, il est heureux. Euphorique même. Il adore cette nouvelle maison, fait des projets sur le potager, les travaux etc.
Mais j'ai eu quand même une crise 3 semaines avant d'accoucher (là je commencais sérieusement à m'inquiéter). Il m'a dit qu'il n'y avait plus d'amour (en hurlant), et qu'on "s'arrangerait concernant la garde du petit quand il naitrait". J'ai eu le malheur de dire qu'à force de crises "je me retrouverais à aller accoucher seule"... que n'ai je dit. La machine à parano était embrayée, je l'avais "menacé de l'exclure de la naissance de son fils".
Pleurs, supplications, injures, tout y est passé ce soir là. J'avais beau lui expliquer que cela ne dépendait que de son attitude, il ne voulait rien comprendre. J'aurais du réaliser qu'il commencait vraiment à pas aller bien du tout. Lorsqu'il est tombé dans la dépression quelques jours plus tard (pendant quelques jours), je lui ai donné des gélules aux plantes que j'avais commandées à un labo suisse (millepertuis, griffonia etc), sensés aider à stabiliser l'humeur. Lui, a pris rdv chez un psy(chiatre je crois) de sa propre initiative pour janvier. Malheureusement il n'y est pas allé, car a t'il dit cela tombait pendant le congé paternité (et que le rdv était à coté de son travail...)

A la naissance du bébé mi janvier 2014, il a été super. Très présent, plus calme, gentil, tout. Je lui donnais tous les soirs le traitement aux plantes, et il ne rechignait pas, ça avait évidemment de l'effet. Dans ma tête, c'était en attendant qu'il voit un médecin, et non sur la durée.
Relatif calme pendant plusieurs mois, mais c'était le calme avant la tempête :-(
Un couac en avril ou mai, où il m'a insultée devant ma fille. Je suis partie en week end de 3 jour avec les enfants, histoire de le laisser souffler de son coté, et de m'aérer la tête. Je ne voulais pas vivre au gré de ses humeurs. Mais à notre retour il n'était pas mieux, au contraire.
Il a fini par pleurer, on a parlé. Il m'a avoué vivre avec la peur viscérale que je m'enfuie avec le bébé. Je l'ai rassuré comme j'ai pu, expliquant que ça n'était pas mon intention, et que de plus ma fille allait à l'école ici et voyait son père régulièrement. Mais les choses allaient mieux, il gérait mieux ses émotions, parvenait à me faire confiance quand je lui disais qu'il "partait en vrille", arrivait à défouler ses nerfs en faisant du jardinage et en était très fier. Mais j'étais consciente qu'il s'agissait d'une lutte au quotidien et qu'il s'agissait d'un équilibre fragile. Cependant j'étais sensible à la confiance qu'il me montrait. Il se confiait davantage, cherchait à mieux se controler, me répétait qu'il m'aimait, que le bébé était parfait, ma fille adorable et qu'il ne manquait plus que le mariage pour que ce soit vraiment parfait. Je n'étais pas convaincue pour le mariage, et c'était un sujet qui nous faisait rire, lui essayant de trouver des arguments pour me convaincre. Il parlait de la robe avec ma fille, pour gentiment me taquiner. Il me disait souvent admirer mes qualités d'écoute et de coeur, disant qu'il se savait pas facile à vivre et qu'il appréciait le fait que j'apprenne à mieux relativiser ses humeurs.
Son père venait quasiment tous les week-ends pour refaire la chambre du bébé à neuf, dans la bonne humeur. J était heureux et fier.

Puis problème au travail. Il est programmateur info, et il me disait souffrir du fait qu'il servait d"homme à tout faire" et qu'on l'interrompe toute la journée "pour des conneries". Il était très stressé, et me parlait de ses embrouilles tous les soirs. De plus il rentrait tard, le plus souvent à 20h30. Je gérais tout seule, car il ne faisait plus rien du tout à la maison, même le week-end, en dehors du potager. J'étais épuisée, dormais peu avec bébé qui pleurait souvent. Il y a eu un clash car un week-end j'avais des douleurs de sciatique terribles, et lui est resté sur son ordinateur à jouer à des jeux vidéos, sans me filer un coup de main, et en plus en ralant.
Je lui ai écrit un mail pas piqué des vers expliquant pourquoi son comportement était égoiste. Il m'a répondu avec un courrier de séparation, disant que lui était un gars "de l'ancien temps" (?) et moi "une femme moderne" (??), et que quand il rentrait d'une semaine difficile, tout ce qu'il voulait c'était le respect. Et que j'étais sur son dos. Et qu'il se proposait de "parler calmement des modalités de notre séparation et de la garde" de notre bout de chou, âgé de seulement 5 mois...
Je n'ai rien eu à carrer de son courrier, et j'ai préféré l'embrasser, tenter l'apaisement. Ca a fonctionné, il s'est calmé. Il s'est même excusé (pour la première et dernière fois) des horreurs qu'il m'avait dites etc.
Environ 15 jours plus tard, il m'appelait urgemment de son travail pour me demander à ce que je lui trouve un psy d'urgence". J'ai téléphoné un peu partout, mais comme nous vivons près d'un hopital psychiatrique très grand, on m'a conseillé qu'il se rende quand il pourrait à la permanence psy.
Il est rentré le soir tard, épuisé, extrêmement angoissé, malheureux. Je l'ai soutenu gentiment, on a parlé. Il a dit qu'il irait le lendemain.
Mais le lendemain, toujours aussi tendu, il n'a plus mentionné le psy. Alors je l'ai encouragé à y aller, et quand il m'a répondu sèchement de me méler de mes affaires, je lui ai dit que je n'en pouvais plus de tout ça, qu'il fallait qu'on se fasse aider, car je n'étais pas son psy. Il a commencé à s'enerver et je lui ai fait la remarque que si le père de ma fille le voyait péter une durite devant elle en venant la chercher, il serait furax. Et là, CRISE DE RAGE, et il nous a hurlé qu'on ailler dormir à l'hotel ! C'est ce que j'ai fait, pour avoir la paix, calmement, en disant à ma fille que ce serait comme un week end de vacances. Elle avait presque 10 ans, et je lui avais expliqué qu'il était malade. N'empeche qu'à l'hotel, je me suis dit qu'on atteignait des sommets.
Pendant ce temps, lui est allé à la permanence. A mon retour le lendemain matin, il était plus énervé que jamais, et m'a parlé de "conjugopathie" et que sais-je. Comme si le psy l'avais conforté dans son idée de "mésentente conjugale". Mais en fait (je l'ai su après), le fait qu'il ait obtenu un suivi au CMP pour la semaine d'après prouve qu'ils ont "détecté" un réel problème.

Le voyant très agressif (avec du recul je dirais début de folie) le lendemain, j'ai voulu déposer une main courante mais les gendarmes ont ensuite envoyé une patrouille (sans mon accord). Ils nous ont dit "de nous séparer" et "que si monsieur n'était pas content qu'il parte plutot que de mettre sa femme et ses enfants à la rue"... très utile... Il a fait son sac, et sa soeur est venu le chercher.

Puis il est revenu une semaine plus tard, notamment parce que mon petit frère (qu'il n'avait jamais vu) de 19 ans venait nous voir. C'est un gamin adorable, mais qui a eu quelques mauvaises fréquentations et c'est justement pour cela qu'il venait. L'objectif à la base était qu'il vienne vivre avec nous. J a totalement paranoié sur sa venue, m'envoyant des tas de textos et de mails, puis décidant de rappliquer. Cela s'est assez bien passé, mais mon frère et moi avons constaté que J paraissait parano, mettant des mots de passe partout (téléphone, ordi). J'ai trouvé ça louche, très louche.
Une semaine plus tard, mon frère parti, J était d'ailleurs mieux disposé à mon égard, il avait laissé son ordi allumé, et le mien était chez le mécano. En regardant son écran d'emails, j'ai vu 2 choses choquantes : 1) il avait contacté un avocat derrière mon dos (!) afin de "connaitre ses droits de père" et 2) il avait pondu une méga tartine sur son sentiment de persécution (à vomir), où il transformait notre quotidien en supplice permanent, et il avait envoyé le document à ... une conseillère du pole emploi !!! Elle a du halluciner la pauvre. Il envoyait ensuite un autre message pour s'en excuser et lu demander d'ignorer le document. Je ne saurai jamais à qui il devait envoyer ces horreurs.
J'étais tellement choquée qu'à son retour de la douche, je lui ai tout envoyé à la tronche. Que la confiance était brisée, qu'il enlaidissait notre relation, que je ne pouvais pas continuer une relation basée sur le mensonge etc. J'ai sans doute mal fait, je ne sais pas.
En tout ça cela l'a propulsé dans la 4ème dimension. Il a fait une immense crise de paranoia, et la dégringolade vers l'enfer a débuté.

Il a passé la soirée à parler, parler, m'empêchant de partir avec le bébé (je voulais aller à l'hotel, car je le trouvais effrayant, heureusement ma fille était chez son père). Puis il s'est lamenté au téléphone avec sa soeur, et son beauf est venu. J voulait qu'ils embarquent le bébé, mais le beauf a refusé. Dans tout ce délire, j'ai tenté d'aller me coucher, tout habillée, au cas où il fallait que je parte en urgence. J'étais angoissée. Il a parlé toute la nuit, pour se plaindre je suppose. Son beauf a cru à sa version de la mésentente conjugale... D'ailleurs je devais être la méchante. Le beauf est parti.

Le lendemain, J était toujours aussi dingue, il a commencé à m'enregistrer "pour se protéger" (alors que je ne disais quasiment rien). Puis il est soudainement entré dans un désespoir hallucinant, hurlant dans le jardin, puis son père a téléphoné. Après la discussion, il m'a dit "j'ai toujours été mal, aujourd'hui je vais très mal, et je me ferai interner à la rentrer". J'ai décidé de téléphoner au père, me disant qu'il serait de bon conseil, sa propre femme étant bipolaire (mère de J), et ayant vécu l'enfer depuis 50 ans à ses coté, je le pensais compréhensif. Mais quand je lui ai demandé "que fais-je ? je l'emmene à l'hopital", le ciel m'est tombé sur la tête lorsqu'il m'a dit froidement "tu en as assez fait, nous venons le chercher"...
Il est parti dans sa famille, au lieu d'aller à l'hopital.
J'ai tenté de lui téléphoner quelques heures plus tard, afin de lui dire que j'étais là, lui demander comment il allait, mais sa soeur a répondu sur son téléphone et m'a dit "c'est terminé entre vous".
Nous devions partir en vacances quelques jours plus tard pour le sud, mes parents allaient voir le bébé pour la première fois, et nous ensemble par la même occasion... je me suis retrouvée à faire 1000km seule avec les enfants. Lui, est descendu en train avec sa soeur et a décidé de loger dans la maison de famille de l'autre coté de la rue de la mienne... super !
L'été a été délirant. Il était extrêmement déprimé, mais agressif aussi. De plus en plus victime, persécuté. J'ai tout fait pour l'inclure dans des sorties, afin qu'il profite aussi des premiers moments de notre bébé à la plage et tout ça. Il fallait en plus que je me plie à ses 4 volontés débiles. Tout d'abord à ne le voir qu'en compagnie d'un membre de sa famille (rapidement j'ai refusé). Puis il est venu seul, mais il fallait tout de même que je lui laisse le bébé pour aller chez ses parents.
Au mois d'aout, il a accepté de venir faire une virée en voiture le soir, vers l'endroit de notre premier baiser, endroit très symbolique pour nous, nous avions décidé d'y fêter fin aout nos 2 ans. La sortie l'a touché. Au retour, j'ai réussi à le prendre dans mes bras, il tremblait de tout son corps. Puis il est redevenu lucide, aimant, gentil et calme pendant quelques heures... on a fait l'amour, puis on a parlé le reste de la nuit. IL m'a confié le sentiment d'horreur quand il constate ce qu'il a détruit, a dit se savoir malade, qu'il voulait tout faire pour préserver les enfants, m'a dit "quoi qu'il se passe, je t'aimerai toujours", et que "le vrai lui c'était ça, le mec tendre et gentil, et non le violent".
Mais bien sur ça n'a pas duré...

Il a recommencé à me hair, et de plus en plus les mois suivants.
L'automne a été de pire en pire. Je pense qu'il est passé en manie, se sentant au-dessus des lois, ne ressentant aucune émotion, parlant très vite, écrivant des tonnes de messages agressifs et incohérents. Début octobre nous avons tenté "une thérapie de couple" chez un spécialiste du trouble borderline. Ca a été un déclencheur terrible, la séance a été l'occasion de me dire des trucs horribles (qu'il avait été forcé pour tout, même à avoir un enfant, qu'il n'aurait jamais du revenir quand j'étais enceinte, qu'il était revenu par devoir). Après la séance, il était fou. Horriblement énervé, répondant à coté de la plaque, méchant. Le thérapeute nous a aussi vu séparément, et par la suite m'a dit "il n'est pas borderline (ou pas que), il est psychiatrique. Schizo ou schizo-affectif, il est urgent qu'il aille chez un psychiatre car il est paranoiaque et persécuté."
C'était la première fois que quelqu'un d'autre disait qu'il avait un gros problème, pas juste moi. Ca a été un soulagement...

J'ai tenté malgré tout d'informer sa famille (chez qui il logeait donc) du "pré-diagnostic" du thérapeute, mais ils n'ont rien voulu comprendre. Pire, ils l'ont informé de ce que le thérapeute avait dit, en soulignant bien que celui ci n'était pas un médecin mais un charlatan. Super. J'avais conseillé qu'ils appellent le psy pour plus de conseils, mais ils l'ont appelé pour lui pourrir la gueule...

Il a eu un comportement épouvantable pendant 3 mois, d'octobre à décembre, toujours largement soutenu par sa famille dysfonctionnelle. Il a tout fait pour me nuire, à commencer par une lettre de préavis de notre maison en octobre. Chose illégale, puisque nous sommes cosolidaires sur le bail, et qu'en plus je ne travaillais plus, pour m'occuper de notre bébé. Mais tout de même... Puis il a écrit à la CAF, y joignant 25 documents ! Pour justifier de tout ce qu'il avait payé depuis le début de notre relation. Pendant ce temps, je lui proposait une médiation afin de se mettre d'accord sur l'argent, mais il a refusé. En fait il semblait vouloir me maintenir sous sa dépendance, tout en me mettant la pression. Quand je me suis enfin saignée pour lui rembourser le loyer en novembre, il a refusé, et m'a remboursée dans l'autre sens (???).

Sa famille est venue me harceler chez moi, car le père étant garant, et J leur ayant dit que j'était vénale et avait "menacé de faire payer le père", ils étaient tous surexcités. Aucun ne m'a demandé comment j'allais, si je m'en sortais seule avec les enfants. J'étais sur le point d'obtenir une attestation de la CAF pour avoir des colis du resto du coeur. Heureusement, une travailleuse sociale de la CAF m'a suivie et remis mon dossier sur pied, car avec tout ce qu'il avait raconté, ils avaient tout suspendu. Je passais mon temps à courir d'un bureau à l'autre, demande de logement social (qui n'a pas abouti), nounou pour mon bébé, police (main courante), Cmp (infirmière pour me soutenir), UNAFAM (très grand soutien), entretiens d'embauche (j'ai trouvé un emploi depuis début janvier). J'ai énormément pleuré, mes enfants aussi, à la fois en voyant et ressentant ma détresse, et aussi à cause du changement de rythme (nounou...).
J, lui, me harcelait de messages tous les jours, pour exiger de pouvoir prendre le bébé, ou demandant des nouvelles. Ou alors il débarquait à l'improviste, toujours voituré par son carpette de père. Il a plusieurs fois voulu prendre le bébé de force, avec les gendarmes au bout du fil... l'horreur.

J'ai consulté une avocate dès octobre, mais la démarche à suivre est compliquée. D'un commun accord j'ai d'abord dit que je ne voulais pas passer devant le juge car il n'était pas en état de s'occuper d'un bébé le week-end, et que d'ailleurs il venait passer un aprem par week-end à la maison avec le bébé (et son père......), et que cela lui convenait. Mais avec les visites impromptues et hostiles, j'ai envisagé une requête au juge. J'ai demandé l'aide juridictionnelle en décembre, et quand elle sera accordée (autour de février), je pourrai décider de si j'envoie une requete.
J m'a "menacée" de juge depuis juin, mais n'en a rien fait... pourquoi, je l'ignore.

Elle lui a envoyé une lettre mi - decembre avec mes propositions (qui rejoignaient ce que lui demandait), à savoir un jour par week-end 10h-18h. Inutile de préciser que laisser mon bébé à un mec dans son état non traité n'est pas la panacée, loin de là.

En novembre, il s'est invité à passer le week-end de 3 jours ici. D'un coté, heureux de passer ce temps en famille, mais de l'autre se trimballant toujours avec un dictaphone dans sa poche (acheté pour l'occasion)...
Je lui ai dit que je ne lirai plus ses mails horribles et angoissants. Alors il s'est piqué de m'envoyer des lettres recommandées, 3 d'affilée. Et aux proprios aussi. Pour déclarer qu'il me "laissait la jouissance de ses biens matériels". C'est pitoyable. Lorsque j'étais enceinte et que j'assumais tout, il a bossé ponctuellement sur de courtes missions. Et pour contribuer au ménage, a acheté une machine à laver et un frigo... voilà ses "biens matériels". Ah oui, et ses parents nous ont "offert" une table à langer et une "magnifique commode" (ses termes) pour le bébé...
En décembre, on a réussi à parler au téléphone calmement (il devait avoir reçu la lettre), et je lui ai proposé de réveillonner ensemble. Il a accepté, il était heureux. Mais le lendemain, il a annulé pretextant "que c'était trop tot". (J'ai répondu que ce serait surtout bientot "trop tard").

Début décembre son père lui ai trouvé un appart à 15km de chez moi, à coté de la gare de RER. Il devait en avoir marre de l'avoir à domicile. Et J étant incapable de se gérer sur un plan matériel, il n'aurait jamais pu se trouver un appart seul. Quand nous vivions ensemble je devais me taper TOUTE la paperasserie (pas mon fort à la base pourtant), même ses impots ! Alors le voir écrire des courriers tous azimuts, ça a été une réelle insulte. Le 30 décembre il a téléphoné aux proprios (car son "préavis" illégal prenait fin... dans sa tête) afin de leur exiger "qu'ils donnent leur accord pour qu'il quitte la maison", leur disant que "sinon il devrait revenir y vivre" (?), et qu'ils se liguaient avec moi contre lui, que je le faisais passer pour fou etc. Les pauvres vieux ont été gavés grave. Heureusement le papy se laisser pas faire, et la mamie a bossé toute sa vie en HP...

Aujourd'hui la situation est très triste, pour pas dire tragique.

Je suis seule avec les enfants, et je n'arrive pas à tout gérer seule. Je début un travail d'enseignante extrêmement difficile, et (chose que j'ignorais à l'entretien) avec des horaires parfois compliqués (la semaine prochaine je travaille le samedi, ils demandent des cours du soir, réunion hier qui s'est terminée à 18h). Mon bébé pleure car il reste 10 à 11h par jour chez la nounou, ma fille va au périscolaire du matin, du soir et du mercredi complet. Ils sont épuisée et moi aussi, levés à 6h. Ma fille, tout comme moi, parle souvent de J. Elle sait qu'il est malade, mais elle cherche encore à comprendre. Les bons moments lui manquent.

J est toujours le premier à souhaiter un joyeux noel, une bonne année, bonne chance au travail... on croirait qu'il est en voyage d'affaire.

Il y a 2 semaines, il m'a téléphonée en fin de semaine pour discuter, et me demander comment se passait mon nouveau boulot. J'étais sidérée. Il avait l'air NORMAL ! Puis il ma' proposée un café quand j'ai déposé le bébé (je ne suis pas conviée à voir son appart), et à nouveau je l'ai trouvé normal. Plus les yeux exorbités, plus d'hostilité...

Du coup, la semaine d'après, j'ai craqué. Je suis allée le voir le soir à l'improviste (sans les enfants), et j'ai toqué à sa (mystérieuse) porte. Il a proposé une "promenade nocturne" et je lui ai tout envoyé à la tronche. J'espérais un électrochoc, mais non. Il s'est posé en donneur de leçon de zénitude. Et surtout ça ne le touchait en rien, il se fout éperdument de moi, de notre petite famille, de nos projets, de notre maison.

Ensuite, je l'ai suivi jusqu'à chez lui et j'ai forcé le passage pour rentrer. J'avoue que ne pas savoir où est mon fils toute une journée le week-end me rendait dingue. Et j'ai été surprise. Il m'avait décrit un appart agréable avec une chambre pour le petit. Moi j'ai vu un studio (le clic clac ouvert prenant quasi toute la place) et une seule porte (la salle de bains je suppose). Ca l'a rendu fou que je sois là, et il a téléphoné instantanément aux flics, tout en bloquant le passage pour pas que je sorte (?). J'ai haussé la voix et dit au policier "dites lui svp de me laisser sortir", et je l'ai entendu dire "laissez sortir madame, vous pouvez venir déposer une main courante si vous le souhaitez".

Malgré cela, le lendemain (dimanche dernier), il m'a texté "qu'il espérait que j'allais mieux" et si on pouvait se mettre d'accord pour le premier annif du petit le lendemain. J'ai accepté qu'il s'en occupe la journée car il avait pris un congé, et qu'on mange un gateau ensemble chez moi.
Il n'est pas resté longtemps avec nous le soir et heureusement car il me tape sur les nerfs.
Par exemple il dit "je peux emprunter tes toilettes ?" alors qu'il a les clés, et qu'il sait pertinemment qu'il n'a pas l'intention de les rendre.

Hier soir, j'étais pas bien du tout. J'avais eu une semaine exécrable, les enfants aussi. Je me suis jetée pour la première fois depuis ma séparation, avec le père de ma fille (qui n'est jamais dispo pour s'en occuper), puis j'ai écrit en réponse à la demande de J de prendre le petit ce week-end, "qu'il avait détruit nos vies, celles des enfants, la mienne et la sienne. Et qu'à présent qu'il répare." Il dit ne pas être du tout d'accord avec "ma version", "que je ne me remets jamais en question", et "qu'il fait de son mieux pour être un père présent, comme il l'a toujours fait".
Il m'a répondu "Je n'ai aucune envie de réparer notre couple. Quant à ta vie il n'y a que toi qui puisse la prendre en main."
Il m'a laissée dans une m.... noire, verse moins que ce qu'avait demandé mon avocate dans son courrier (200 euro au lieu de 250) et moi je dois TOUT assumer, financièrement, émotionnellement, logistiquement etc.
Ah, et j'oubliais, son charmant papa a écrit un courrier aux proprios, cherchant des vices de forme dans le contrat "pour ne plus être garant". Cela lui a été refusé, mais ça en dit très long sur la mentalité.

Voilà où en est l'histoire, désolée ce fut long.
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MessagePosté le: Sam 24 Jan 2015 - 10:57    Sujet du message: Publicité

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Bipote Emeraude

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MessagePosté le: Sam 24 Jan 2015 - 10:59    Sujet du message: Chaos total pendant 6 mois et abandon avec bébé au milieu Répondre en citant

Désolée je ne sais pourquoi ce *je suis disponible pour tchater avec vous* est apparu au milieu... si quelqu'un pouvait éditer mon message...merci.
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Bipote Turquoise

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MessagePosté le: Dim 25 Jan 2015 - 11:19    Sujet du message: Chaos total pendant 6 mois et abandon avec bébé au milieu Répondre en citant

Bonjour Puzzled,

Je viens de lire ton histoire et j'ai envie de dire: "Comme tu es courageuse!!!" Je ne sais pas si j'aurais pu passer par tout cela ou si je pourrais accepter tout cela.

Je ressens dans ton histoire quelques similitudes avec la mienne concernant SA famille. J'ai rencontré les mêmes problèmes que toi avec celle de mon ami. En gros, dès que mon ami voyait ses parents seuls, ils (ses parents) faisaient en sorte qu'on se sépare, à me critiquer à la moindre occasion. Mon ami, adorable et honnête me racontait tout ce qui était dit. C'était douloureux, mais au moins je savais à quoi m'en tenir. Ils n'avaient rien contre moi réellement, mais suite au divorce de mon ami, ils avaient repris le contrôle de sa vie depuis presque 5 ans en l'ayant eu à domicile pendant presque 4, contrôlant tout et allant jusqu'à ouvrir ses courriers et j'en passe. Alors, tu imagines bien qu'une femme qui emménage chez lui et met un peu d'ordre dans tout cela, cela n'a pas trop plus à "Moman et papa". Quand on a eu une première longue rupture, j'ai été mise dehors en l'espace d'une petite demie heure un vendredi soir. Sauf que ses parents avaient dit que comme j'étais en CDD, fallait surtout pas qu'on achète de deuxième voiture pour mon travail et nous en avaient prêté une... Sympathique, tu me diras... Sauf que mon ami les a prévenus le samedi, et dans la journée, ils venaient récupérer la voiture, sans se poser plus de questions. Dès la semaine d'après, ils l'encourageaient à rencontrer d'autres personnes et j'en passe... Bref, des gens pleins d'amour et de compréhension...

J'ai eu la chance d'avoir ma famille à mes côtés pendant cette période et cela m'a beaucoup aidée. Parce que comme toi, j'ai eu le droit à des déclarations accompagnées de reproches incroyables. Il s'en voulait de la séparation mais avait trop peur de faire marche arrière à cause de ses parents. Il faut savoir que ce sont des gens qui savent tout mieux que tout le monde et qui cherche à tout contrôler. Il ne faut pas être blonde, pas porter de jeans, faut faire sa cuisson de viande comme çà, ne peindre qu'en blanc sa maison, ne pas avoir de bijoux, ne pas se marier, ne pas avoir d'enfants, ne pas avoir d'amis car ils trahiront... Ils ont un avis sur tout et ils essayent de t'embrigader dans leurs idées de haine de l'autre... Et forcément, n'ayant pas été élevée, là dedans, je ne peux pas leur convenir... Mais je m'en moque. Enfin, j'ai appris à m'en moquer...

Je me suis permis cet aparté pour te dire que je comprends le poids de la maladie de ton ami mais aussi le poids de cette famille destructrice qui croit tout savoir mais ne sait rien en fait. Comme je te comprends.

Tu n'en fais pas mention, mais as-tu de la famille? Des amis? Tu sembles réussir à reprendre le dessus même si j'imagine que cela doit être plus que dur. En tout, pour avoir été élevée par l'une d'entre elles, je peux te dire que tu es une sacrée "mère courage" et çà tes enfants t'en remercieront toute leur vie.

Surtout accroche toi, tiens bon!!! Pense d'abord à toi et tes enfants, parce qu'aussi triste que ce soit, tant que lui ne voudra pas être réellement aidé, je pense que rien ne pourra réellement changer...
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Puzzled
Bipote Emeraude

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MessagePosté le: Dim 25 Jan 2015 - 12:12    Sujet du message: Chaos total pendant 6 mois et abandon avec bébé au milieu Répondre en citant

Merci Perséphone, c'est vraiment gentil.
Tu sais, je ne sais pas si je suis vraiment une mère courage, j'ai juste pas eu le choix. C'était la survie, juste la survie.

Tu sais tout ce que sa mère a trouvé à faire quand ils sont venus me prendre la tête en novembre, just'avant qu'il emmenage dans son studio ?
Récupérer des rideaux qu'elle avait cousus et que nous devions poser dans la chambre du bébé.
Bah oui hein, il faut savoir se rabattre sur le matériel n'est ce pas.
Ces mêmes rideaux, je les ai vus au pied de son clic clac ouvert dans son studio miteux...

J'ai eu des amis extraordinaires heureusement. Sans eux je crois que je serais à l'asile en train de faire une horrible dépression.
J'ai passé beaucoup de temps dans ma vie à aider et à soutenir les gens, et c'est la première fois que j'ai eu vraiment besoin d'aide. Et voir mes amis présents a été énorme.
Par contre la famille, bof. Ma mère (assez caractérielle) m'a fait des reproches au plus profond de la galère (en octobre), disant que j'avais eu un enfant trop vite, que c'était de ma faute car je m'étais engagée trop rapidement etc... Je lui ai dit que cela ne m'aidait en rien mais elle n'a pas apprécié et depuis... silence radio !
Hallucinant, même pas joyeux noel aux enfants. Je ne sais pas si je pardonnerai cela un jour. Comme quoi, une trahison n'arrive pas seule.
Mon père (séparé de ma mère) en revanche, et ma belle-mère, prennent des nouvelles régulièrement et se soucient réellement de nous.
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Sabine69
Bipote Saphir

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MessagePosté le: Jeu 29 Jan 2015 - 00:29    Sujet du message: Chaos total pendant 6 mois et abandon avec bébé au milieu Répondre en citant

Bonjour Puzzled,

Triste histoire.

Ton ex est-il diagnostiqué bipolaire?

J'ai fréquenté quelques mois un homme du même type, c'était le big love pendant 4 mois, on s'est installé ensemble rapidement, et 2 mois après j'ai dû me sauver en courant avec mes enfants sous le bras tellement il avait changé et la vie était devenue un enfer. C'était plus un pervers narcissique qu'un bipolaire, et il faut fuir ce type de personnages, très toxiques.

Bon courage en tout cas!
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Puzzled
Bipote Emeraude

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MessagePosté le: Jeu 29 Jan 2015 - 20:08    Sujet du message: Chaos total pendant 6 mois et abandon avec bébé au milieu Répondre en citant

Bonjour Sabine, non il n'est pas officiellement diagnostiqué.
Le thérapeute que nous avions vu m'a dit "ni PN ni borderline", schizophrène ou bipolaire.

Mais tout de même, le BP ayant une part génétique, et sa mère étant diagnostiquée depuis au moins 40 ans, il y de fortes probabilités pour que ce soit ça.

De plus, même si aujourd'hui il se comporte comme un robot, par le passé il ne semblait pas tirer satisfaction du malheur qu'il crééait.
Et surtout, un PN est froid et calme, calculateur.
Lui est instable, caractériel, incohérent dans ses actions.
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Puzzled
Bipote Emeraude

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MessagePosté le: Sam 31 Jan 2015 - 20:28    Sujet du message: Chaos total pendant 6 mois et abandon avec bébé au milieu Répondre en citant

J'ai enfin compris qu'il n'était pas (plus) l'homme que j'ai connu (ou cru connaitre), mais un type qui ne pense qu'à LUI et ce qui LUI convient.
Il se fout des autres, notamment de leur bien-être. Tant que la vie est simple pour lui, qu'il a ce qui lui convient, ça lui va.
Et moi il faut que j'arrive à en avoir rien à faire de le voir.
De toutes façons il est tellement inconstant que même lorsque je le vois "aimable" voire "amical", je sais que ça peut changer demain matin.
Le mieux est encore de zapper autant que je peux.
S'il m'aime, IL REVIENDRA.
S'il ne revient pas, c'est qu'il ne m'aimait pas comme il le prétendait. Ni notre vie de famille, ni nos projets, ni rien de tout ce qui (à mes yeux) constituait un bonheur sans prix.
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sateen
Bipote Turquoise

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MessagePosté le: Mar 3 Fév 2015 - 10:23    Sujet du message: Chaos total pendant 6 mois et abandon avec bébé au milieu Répondre en citant

Bonjour puzzled,

Comment vas tu? Il y a quelques jours que tu n'es pas venue et j'espère que tu vas bien!!

Je t'embrasse
Flo
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sateen
Bipote Turquoise

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MessagePosté le: Mar 10 Fév 2015 - 16:47    Sujet du message: Chaos total pendant 6 mois et abandon avec bébé au milieu Répondre en citant

Puzzled, je m'inquiète, je n'ai plus de nouvelles... Tu vas bien? Quoi de neuf?
Des bisous
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 19:17    Sujet du message: Chaos total pendant 6 mois et abandon avec bébé au milieu

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