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"On peut être bipolaire et vivre heureux"

 
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-> Trouble bipolaire, on en parle...
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Team bipote
Bipote Saphir

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MessagePosté le: Sam 28 Fév 2015 - 21:49    Sujet du message: "On peut être bipolaire et vivre heureux" Répondre en citant


"On peut être bipolaire et vivre heureux "

Publié le 20/02/2015 à 03:54, Mis à jour le 20/02/2015 à 08:23
Livres/CD/DVD


Hélène Pérignon raconte sa maladie dans un livre, «pour aider ceux qui souffrent de bipolarité et leur entourage»./DDM Nathalie Saint-Affre


Dans l'histoire d'Hélène Pérignon, il y a la maladie, la même qui a fait souffrir sa mère et qui la ronge depuis dix ans. Hélène est bipolaire, maniaco-dépressive. A 45 ans, l'éditrice toulousaine vient de prendre sa plume pour raconter ses changements d'humeur, ses douleurs, le regard des autres mais aussi son appétit de vivre.

Vous êtes diagnostiquée bipolaire depuis dix ans. Pourquoi écrire maintenant ?

Le cheminement a été long pour accepter la maladie. Avant ce livre, je ne l'acceptais pas forcément. J'ai toujours aimé écrire, ça pouvait me faire du bien. Je l'ai fait, à un moment où j'arrivais à me soigner de mieux en mieux. Ces trois mois d'écriture m'ont bien secouée. A posteriori, ça fait du bien. Le but n'était pas de faire un documentaire, mais de témoigner. C'est pour briser le tabou que je n'ai pas voulu prendre de pseudonyme.

Comment définissez-vous votre bipolarité ?

Pendant les crises euphoriques, j'ai une énergie débordante, je ne me sens jamais fatiguée, je me déconnecte de la réalité, je multiplie les projets, je parle énormément, même avec des personnes inconnues. Je ne suis jamais aussi bien sentie que dans ces moments-là, c'est un état tellement exaltant… Plus cette phase dure, plus la chute est difficile et la dépression grave. Après, j'accuse le coup, je fatigue, mon cerveau est comme embrumé. Mes crises sont assez régulières mais de moins en moins violentes, je suis suivie, je me soigne. Lors de ma dernière crise, je n'ai pas eu besoin d'arrêter de travailler, c'est une grande victoire.

Quel est votre message ?

Je souhaite que mon livre participe à lever le tabou sur cette maladie, qu'il encourage les malades à se soigner. Je veux porter un message d'espoir : on peut vivre à peu près normalement et être heureux lorsqu'on est bipolaire. Il n'y a pas assez de livres sur la bipolarité, la maladie reste méconnue, ceux qui en souffrent -y compris l'entourage- se trouvent très seuls.

Comment a réagi votre entourage à la lecture du livre ?

Mes filles m'ont encouragée, spontanément. Ce livre a aussi été l'occasion qu'on parle ouvertement de ma maladie. J'avais une petite crainte pour ceux qui ne savaient pas que j'étais malade, la peur qu'ils prennent de la distance parce qu'avec les maladies comme la bipolarité, même les gens les plus bienveillants sont gênés et, soi-même, on est un peu honteux. Aujourd'hui, je me sens plus sereine.
Hélène Pérignon, «Je suis bipolaire mais le bonheur ne me fait pas peur », 190 pages, Hugo Doc, 17 €
Recueilli par Emmanuelle Rey 

Source : La dépeche : http://www.ladepeche.fr/article/2015/02/20/2052762-on-peut-etre-bipolaire-et-vivre-heureux.html
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MessagePosté le: Sam 28 Fév 2015 - 21:49    Sujet du message: Publicité

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Team bipote
Bipote Saphir

Hors ligne

Inscrit le: 13 Avr 2014
Messages: 863

MessagePosté le: Lun 19 Oct 2015 - 21:59    Sujet du message: "On peut être bipolaire et vivre heureux" Répondre en citant

Bipolaire et heureux, c’est possible ! 
 


Entre les phases "up" où il se croit invincible, et les phases de dépression durant lesquelles il peut éprouver des envies de mort, le bipolaire a lui aussi droit à ses moments de bonheur. Dans un livre-témoignage captivant, "Je suis bipolaire et le bonheur ne me fait pas peur", Hélène Pérignon lève le voile sur sa maladie et raconte son combat de tous les jours pour mener une existence ordinaire. Le psychiatre Christian Gay, spécialiste de la pathologie, nous apporte son éclairage et fait lui-aussi souffler un vent d'espoir pour les malades. 
 
 
 
 
 
LA POSSIBILITÉ D'UNE VIE "NORMALE" MALGRÉ LA BIPOLARITÉ

"Quand on découvre qu'on est bipolaire, c'est dur à vivre. On peut se laisser embarquer dans la maladie. Mais même si cette pathologie peut nous mener vers les abîmes, briser tout lien social, il n'est pas interdit d'être heureux. Ma vie n'a pas toujours été rose mais je peux dire aujourd'hui que je fais plutôt partie des gens heureux de vivre". Tel est en substance le message résolument positif qu'Hélène Pérignon souhaite véhiculer à travers son livre. 
 
 
Comme l'explique le Dr Christian Gay, "les traitements stabilisateurs d’humeur associés aux psychothérapies permettent dans la majorité des cas de contrôler les épisodes et rendre possible une vie normale", même si certaines formes résistantes sont plus difficiles à équilibrer du fait d'un diagnostic très tardif ou d'autres maladies associées au trouble qui peuvent être plus ou moins pathologiques. 
 
 
"Notre fonction principale est de maintenir l’espoir et d'aider les personnes à traverser les moments dépressifs. Entre les épisodes, nous nous trouvons face à des personnes emplies d’humilité, très sensibles, authentiques, spontanées et généreuses. Ces traits de personnalités sont des moteurs de vie mais parallèlement à cela, la maladie, si elle n’est pas traitée, est extrêmement douloureuse et handicapante", ajoute le psychiatre. 


 
 
L'INÉVITABLE PHASE D'ACCEPTATION

Ecrire ce livre, et non sous couvert d'anonymat, constitue pour Hélène Pérignon "le plus grand pas vers l'acceptation". C'est crier au monde qu'elle est bipolaire... et alors ? Car sa maladie, elle ne l'exposait pas au grand jour jusqu'ici, comme beaucoup d'autres bipolaires terrassés par la honte. 
 
 
Pour le Dr Gay, l'acceptation est une étape incontournable. "Accepter ne signifie ne pas se résigner ou renoncer. Il s’agit au contraire d’une prise de conscience et d'une identification du trouble comme une maladie à part entière, sous-tendue par des causes multiples et intriquées. Je répète très souvent aux personnes touchées qu’elles ne sont pas responsables de leur trouble, que cela n’a rien à voir avec un manque de volonté", insiste-t-il. 
 
 
De la volonté, Hélène Pérignon n'en manque effectivement pas. Cette envie de vivre, elle la tire de ses passions, de ses enfants... Dans son combat contre la bipolarité, sa meilleure arme est sans doute la parfaite connaissance d'elle-même et des cycles de la maladie. 


 
 
LE BONHEUR ILLUSOIRE DE LA PHASE MANIAQUE

Lorsque le bipolaire vit sa première crise, il a l'impression de n'avoir jamais été aussi bien. Il multiplie les activités car sa créativité lui semble alors décuplée, mais en fait, il n'arrive pas à faire aboutir ses projets car il n'est plus du tout en phase avec le réel. Il ne dort presque plus, et quand ses proches lui conseillent d'aller se coucher, il s'emporte. "Je sais que j'ai été agressive avec mes proches qui s'inquiétaient pour moi, alors que ce n'est pas du tout dans mon caractère. J'étais persuadée que j'étais invincible, supérieure à la moyenne", décrit l'auteure. Après cet épisode qui peut durer deux semaines, suivent souvent des mois de dépression, avec des traitements lourds. 
 
 
Lors de l'apparition de la seconde crise, le bipolaire peut être tenté de replonger dans cet état euphorique, qu'Hélène Pérignon compare à une "drogue" dont on connait pourtant les conséquences néfastes. "On comprend après que ce bonheur est illusoire et que c'est dans la stabilité que le bonheur est durable. Si on se laisse emporter dans la phase up, on sait que la chute va être terrible. C'est pour ça que j'ai décidé de tout faire pour l'éviter", confie l'auteure. 


 
 
GAGNER DES BATAILLES D'ANNÉES EN ANNÉES FACE AUX TROUBLES BIPOLAIRES

La particularité de la bipolarité est que plus on fait d’épisodes, plus on a de risques d’en faire, et inversement. "On gagne des batailles d'années en années, le trouble a tendance à s'améliorer, mais à l'inverse, si on ne le soigne pas, il s'aggrave et les cycles s'accélèrent", explique Hélène Pérignon. Pour cela, elle estime que les proches, souvent très affectés, sont essentiels. "Osez dire au bipolaire qu'il ne va pas bien même s'il montre une image de lui très assurée et vous envoie balader. Il vous remerciera par la suite, et s'il ne le fait pas, sachez qu'il avait vraiment besoin de cette aide" soutient-elle. 
 
 
D'autres facteurs ont également permis à l'auteure d'éviter les rechutes, comme une dose minimum de sommeil et peu d'alcool. Par ailleurs, "les mesures psychosociales permettront d’acquérir des mesures de protection, d’avoir des routines, d’identifier les situations stressantes, d’appliquer des règles d’hygiène de vie", affirme le Dr Gay. 
 
 
Bien entendu, le traitement médical évoqué plus haut, et la psychothérapie, sont essentiels. D'après Hélène Pérignon, il est impossible de s'en sortir sans, même si de nombreux malades se montrent réfractaires. "C'est là que le psychiatre doit faire preuve de pédagogie", lance-t-elle. Si elle sait qu'elle ne pourra jamais se déclarer définitivement guérie, Hélène Pérignon le dit haut et fort, elle-aussi a "droit au bonheur". 


 
 
Paulina Jonquères d'Oriola
Créé le 26 mars 2015 
 
 
Sources : 
 
 
Des livres pour aller plus loin 
 
 
Je suis bipolaire et le bonheur ne me fait pas peur
Hélène Pérignon
Editions Hugo Doc 
 
 
Manuel de psychoéducation, Troubles bipolaires
Dr Christian Gay, Marianne Colombani
Editions Dunod 
 


http://www.doctissimo.fr/psychologie/principales-maladies-psy/bipolaire-quo…
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vanille1964
Bipote Emeraude

Hors ligne

Inscrit le: 15 Aoû 2013
Messages: 40

MessagePosté le: Lun 2 Nov 2015 - 12:57    Sujet du message: "On peut être bipolaire et vivre heureux" Répondre en citant

un bopolaire est plus souvent malheureux que heureux desolee de vous contredire,c est mon avis.quand on est un peu heureux ca ne dure pas longtemps alors que la depression n en finit pas,et quand on est heureux on fait plus de mal que de bien dans mon cas le up m as mis en difficulte depense,achats,jeux,donc y a pas de bipolaire heureux,je lirais volontier ce livre pour trouver sa recette du bonheur
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 19:13    Sujet du message: "On peut être bipolaire et vivre heureux"

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