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Comment les bipolaires sont devenus populaires

 
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Team bipote
Bipote Saphir

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MessagePosté le: Mer 11 Mar 2015 - 00:33    Sujet du message: Comment les bipolaires sont devenus populaires Répondre en citant

Comment les bipolaires sont devenus populaires
21/02/2015 05:36
http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Communautes-NR/Dialogue/n/Contenus/Articles/2015/02/21/Comment-les-bipolaires-sont-devenus-populaires-2232393




Dans la presse, à la télévision, entre amis, tout le monde parle de la bipolarité. Inconnu il y a peu, ce mot est entré dans le vocabulaire courant.


Des stars telles que Jean-Claude Van Damme ou Catherine Zeta-Jones confient y être sujettes. Des patients témoignent pour raconter comment ils vivent avec… Jamais maladie de l'âme n'avait connu un succès aussi étonnant, à l'exception peut-être de l'autisme de haut niveau. 
Les récits de schizophrènes ou de grands paranoïaques sont rarissimes. Et pour cause : ce sont des troubles invalidants, rarement compatibles avec une existence normale. Tandis que la bipolarité, avec ses longues périodes de répit entre les phases hautes et les épisodes dépressifs, l'est, surtout sous ses formes les plus bénignes.

Une maladie adaptée à la fébrilité actuelle
 « La confiance, l'exaltation et l'énergie qui caractérisent les débuts d'une phase haute sont au diapason des impératifs de réussite contemporains », constate le psychanalyste britannique Darian Leader, auteur de Bipolaire, vraiment ? Elles donnent l'impression de penser plus vite, d'être plus intelligent. Et, quand les horaires impossibles, le stress au travail, la précarité poussent au burn-out, cette hyperactivité est un atout pour résister. 
Les idées de toute-puissance, également typiques, sont très proches des idéaux du développement personnel qui nous invitent à aller jusqu'au bout de nos rêves. Les sensations de force, de liberté, de connexion avec l'univers procurent l'impression d'être pleinement vivant. La personne bipolaire éprouve l'enivrante sensation d'être reliée au grand tout, expérimentant ce sentiment océanique d'expansion de soi évoqué par Romain Rolland dans une célèbre lettre à Freud (1). 
Si la bipolarité entraîne souffrances, angoisses, désespoirs terribles dans les phases aiguës elle rend aussi merveilleusement fort, créatif et puissant. Voilà pourquoi on n'a pas honte d'avouer sa bipolarité et pourquoi elle peut même être perçue comme un plus : Alexandre le Grand, Mozart, Napoléon, Newton, Balzac, Einstein… nombre des grands génies en étaient, paraît-il, atteints.
Il y a vingt ans, nous étions tous dépressifs, il semble que nous soyons entrés dans l'ère bipolaire. En fait, c'est le diagnostic qui s'est élargi, sous l'influence du DSM (2), la bible des psychiatres anglo-saxons. Il englobe désormais l'ancienne psychose maniaco-dépressive, les troubles de l'humeur tels que la cyclothymie, la dépression qui ne cède pas aux antidépresseurs, les troubles du comportement provoqués par l'alcool ou la drogue et l'irritabilité.

Un marché porteur pour les laboratoires

Des impulsifs, des colériques sujets aux sautes d'humeur, des adeptes du cannabis ou de la boisson ayant du mal à tenir en place, à garder un emploi, à mener une vie affective stable sont eux aussi diagnostiqués bipolaires, souvent abusivement.
Et la bipolarité est un marché juteux puisque, dans les situations graves, la personne se voit prescrire un anxiolytique, un antidépresseur, un régulateur de l'humeur et un antipsychotique. « L'industrie pharmaceutique est un énorme business, commente Allen Frances, psychiatre américain. À l'échelle mondiale, les ventes de psychotropes dépassent les sept cents milliards de dollars par an. La meilleure façon de continuer à générer du profit est de trouver de nouvelles cibles pour les médicaments, et de préférence des pilules faciles à consommer. » 
Cette « épidémie » de bipolarité aurait été impossible sans la spécificité des troubles psychiques : ils sont invisibles. Pas de lésion cérébrale, d'anomalie de la formule sanguine, de bactérie, de virus, comme dans les maladies organiques. « Les psychiatres ne possèdent pas les critères de vérification qui existent dans les autres spécialités médicales », reconnaît Allen Frances.
Rien n'empêche de poser un diagnostic de " bipolarité " sur un ensemble de symptômes qui, hier encore, auraient évoqué une dépression. Quelle sera la pathologie à la mode de demain ?

 (1) « Un beau visage à tous sens », choix de lettres (Albin Michel, 1967). (2) Le « Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders » est publié par l'Association américaine de psychiatrie.

les trois formes de bipolarité
• Type 1. Autrefois appelée psychose maniaco-dépressive, c'est la forme la plus aiguë de bipolarité. La personne ne se contrôle plus : euphorique, agitée, elle obéit à ses impulsions, mue par un sentiment de toute puissance. Ses pensées s'accélèrent, ce qui lui donne l'impression que ses capacités sont augmentées. Le rapport au langage est altéré, avec accumulation de calembours, confusion… Puis, brutalement, l'angoisse monte et la personne bascule du côté de la dépression. Hallucinations, pensées paranoïaques, mystiques, culpabilité intense font partie du tableau. La personne est dangereuse pour elle-même car elle nourrit des élans suicidaires et prend des décisions qui mettent sa vie en jeu.
Les hospitalisations en psychiatrie sont fréquentes.
• Type 2. La vie n'est faite que de hauts et de bas, avec une nette prédominance des phases dépressives. Un jour, tout semble possible, magique. Le lendemain, plus rien ne l'est, le monde est vide.
• Type 3. Il regroupe les personnes chez qui les antidépresseurs provoquent des crises maniaques ou ne donnent aucune amélioration.

Isabelle Taubes, avec Psychologies
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MessagePosté le: Mer 11 Mar 2015 - 00:33    Sujet du message: Publicité

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