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Comment aider un proche dépressif

 
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Team bipote
Bipote Saphir

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MessagePosté le: Mar 22 Sep 2015 - 23:31    Sujet du message: Comment aider un proche dépressif Répondre en citant

Dépression: comment aider un proche malade?




Difficile lorsqu'on est proche d'une personne atteinte de dépression de savoir comment l'aider. Etre là sans étouffer, accompagner sans brusquer... Témoignages et conseils.

"C'est arrivé assez brusquement. Bien sûr, après coup, je pourrais parler des signes avant-coureurs, d'une certaine mélancolie, de son irritabilité. Mais on vit tellement dans le stress du travail, on croule sous nos obligations de jeunes parents, que je me suis dit que c'était normal. Mais un matin, elle n'a pas pu se lever. Elle était comme tétanisée dans son lit et ne pouvait plus s'arrêter de pleurer. Et moi, honnêtement, j'étais totalement désemparé".

Désemparé, Louis, 35 ans, l'a été pendant les six mois qu'ont duré la dépression de sa femme, Alix. Difficile en effet de comprendre pourquoi l'autre, qu'il s'agisse d'un conjoint, parent, enfant ou ami(e) sombre dans un trou qui semble sans fin. Compliqué de trouver la juste place, la bonne distance et les mots qui apaisent et soutiennent. Pourtant, les psychologues et psychiatres s'accordent à dire que l'entourage joue un rôle déterminant dans l'accompagnement des personnes dépressives. A condition de savoir comment s'y prendre...

>>> A LIRE. Dépression: 10 signes qui ne trompent pas

Comprendre que la dépression est une maladie

"La première chose à faire lorsqu'on est proche d'une personne que l'on pense dépressive, c'est d'établir avec certitude le diagnostic, pour qu'une prise en charge médicale soit mise en place. Il y a certes un débat autour des antidépresseurs, mais pour certains, c'est une nécessité, afin de faire cesser les symptômes les plus envahissants", recommande Elizabeth Facchini, psychologue clinicienne. "Il faut en effet bien intégrer le fait que la dépression n'est pas un petit passage à vide ou un coup de cafard, mais une vraie maladie, aux causes diverses et souvent difficiles à identifier, mais qu'il faut traiter comme telle".

Une fois la personne stabilisée, "l'encourager à se faire accompagner par un psychologue est également recommandé. Les antidépresseurs sont efficaces sur les symptômes, mais si l'on ne tente pas de trouver les origines de la dépression, celle-ci risque de revenir". "Votre proche peut avoir besoin que vous le souteniez dans son projet de soins. (...) pour bien suivre le traitement qui lui a été prescrit et l'inciter à consulter à nouveau avant de prendre une décision d'arrêt. En revanche, il serait tout à fait préjudiciable que vous l'incitiez à prendre un traitement qui a été efficace pour quelqu'un d'autre ou pour vous-même", recommandent par ailleurs les psychologues et médecins auteurs de l'ouvrage La dépression, en savoir plus pour en sortir, publié par l'INPES (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé).

Se faire soi-même aider

Autre conseil prodigué par Elizabeth Facchini, "se faire soi-même aider, lorsqu'on vit avec un(e) dépressif(ve). L'entourage n'échappe pas à la culpabilité inhérente à la dépression. Il faut savoir aussi se préserver, pouvoir parler à quelqu'un d'extérieur à tout cela de ce que l'on subit. La dépression, hélas, ne se limite pas à la personne qui en est atteinte." "J'ai eu besoin personnellement de consulter un psychologue quand ma mère a sombré suite à son divorce. Je subissais ses sautes d'humeur, les rares fois où elle émergeait de sa léthargie, elle n'était pas forcément aimable. J'étais tentée de la secouer, ce qui ne servait à rien. Pouvoir confier mes "mauvaises pensées" à un psy m'a permis d'être bienveillante avec elle pendant cette difficile période", confie Marguerite, 23 ans.

Ne pas s'isoler ni infantiliser le malade

"Il faut résister à la tentation de ne faire plus qu'un avec la personne dépressive, d'entrer dans une bulle que l'on imagine protectrice", poursuit Elizabeth Facchini. "L'isolement est la dernière chose dont on a besoin dans ces cas là, mais cela peut être tentant". "Même si elle n'en donne pas l'impression, une personne qui souffre de dépression est très sensible aux offres d'aide (courses, ménage, cuisine, bricolage...) et aux "petites attentions", constatent les auteurs du guide de l'INPES.

Mais attention, préviennent-ils, à ne pas être trop "maternel" ou "envahissant". "Si votre proche se sent infantilisé, vous risquez de renforcer son sentiment de dévalorisation -"Je ne suis plus bon à rien". "Tomber dans l'infantilisation de la personne n'est pas la meilleure des options", confirme Elizabeth Facchini. Pour la psychologue, la question n'est par ailleurs pas tant de trouver sa juste place que "d'être en mesure d'entendre ce que le malade attend de nous".

Autrement dit, plutôt que de chercher à tout prix à "faire plaisir", ce qui peut en outre s'avérer assez vain, mieux vaut poser la question à l'autre, de ce dont il pense avoir besoin. Sachant que l'on est en droit de répondre favorablement ou non à certaines exigences, de dire à l'autre, "ça, je ne peux plus l'entendre, je n'arrive pas à supporter telle ou telle chose, mais ça, je peux le faire."

Proscrire les "bons conseils" et les injonctions

Également à proscrire, les "bons conseils" et injonctions, "qui peuvent être tentants quand on n'a jamais été soi même aux prises avec la dépression", analyse Elizabeth Facchini. Il ne sert en effet à rien d'accabler le proche à coup de "Si j'étais toi, je ferais...", "Ne te laisse pas aller!", ou du fameux "Bouge-toi un peu au lieu de traîner au lit tous les matins!".

"Demanderiez-vous à une personne atteinte de la grippe d'arrêter d'avoir de la fièvre?" interrogent également les auteurs du guide de l'INPES. "En revanche, vous pouvez rassurer votre proche en lui disant (en lui répétant au besoin) que vous comprenez ses difficultés, qu'il n'est pas fou, que la dépression est une maladie qui touche beaucoup de monde et que l'on peut s'en sortir avec de l'aide et du temps."

Oser parler des idées noires

"Il ne faut pas faire abstraction des risques de suicide inhérents à la dépression. Heureusement, cela n'est pas systématique, mais l'une des issues les plus graves peut-être la tentation de mettre fin à ses jours. Là aussi, en tant que proche, on a la responsabilité de ne pas se voiler la face, de ne pas balayer d'un revers de main les allusions dans ce sens que le malade peut faire. Il ne faut pas avoir peur de mettre des mots sur ces pensées sombres, même si c'est angoissant de les entendre".

"Le risque suicidaire ne doit pas être sous-estimé: environ 7 % des personnes touchées par la dépression meurent par suicide", confirme l'INPES. "Cependant, il faut savoir que l'immense majorité des personnes en proie à des idées de suicide ne feront pas de tentative". Il faut, souligne le guide de l'institut, être particulièrement alerté par "l'évocation d'un 'départ' ou de la volonté de 'rejoindre des êtres disparus'"; les dons d'objets qui ont une valeur affective pour votre proche ; la mise en ordre de ses affaires personnelles; la prise de dispositions testamentaires; la prise de contacts pour remercier ou dire au revoir; un apaisement ou un soulagement soudain sans raison apparente: cette 'amélioration' inattendue peut être provoquée par la décision de passer à l'acte et par la perspective de mettre ainsi un terme à ses souffrances.

"Le plus important", ajoute Elizabeth Facchini, "est de comprendre que la dépression n'est pas qu'une 'parenthèse': après un tel épisode, rien n'est plus jamais totalement pareil. La dépression survient souvent après un deuil, une transition comme un déménagement, la perte d'un emploi, etc. Elle marque chez la personne qui en est atteinte une transformation, dont on peut ressortir parfois plus fort, ou plus fragile, mais toujours différent. "Minimiser ces conséquences lorsqu'on est dans la peau d'un proche risque de compromettre la relation à terme. D'où, j'insiste, la nécessité de ne pas sous-estimer les conséquences que la maladie peut avoir sur soi même et donc de savoir demander de l'aide, même lorsqu'on n'est pas celui ou celle qui souffre de dépression".

http://www.lexpress.fr/styles/psycho/depression-comment-aider-une-proche-de…
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MessagePosté le: Mar 22 Sep 2015 - 23:31    Sujet du message: Publicité

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Team bipote
Bipote Saphir

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MessagePosté le: Mer 30 Déc 2015 - 19:19    Sujet du message: Comment aider un proche dépressif Répondre en citant

14 choses à ne plus dire à ceux qui souffrent de dépression


Jack Parker - 13 décembre 2015


La dépression est une maladie difficile à vivre d’abord d’un point de vue personnel mais aussi parce que les gens ne comprennent pas toujours de quoi il s’agit. Si vous avez un-e proche atteint-e de dépression, voilà quelques phrases à éviter, même si vous pensez bien faire.



1. « Si tu sortais plus souvent aussi… »


reddit.com

Est-ce que vous conseilleriez à une personne avec la jambe dans le plâtre d’aller courir un 100 mètres haies ? Eh bien là, c’est pareil. Une personne dépressive est souvent physiquement incapable de sortir et le fait de se retrouver dans un contexte social «normal» peut même empirer son état.



2. « Ça te ferait du bien de voir des gens ! »


jasminejuliette.tumblr.com

Non, parce que je vais devoir faire bonne figure alors que j’arrive à peine à enfiler mes chaussettes le matin et que je vais devoir répondre aux «Ça va ? Quoi de neuf ? Tu fais quoi en ce moment ?» qui me ramèneront systématiquement à mes échecs.



3. « Tu te prends trop la tête. »


FOX / Via giphy.com

Je ne me cherche pas des problèmes, j’ai juste un énorme démon sur l’épaule qui me répète à longueur de journée que je suis bonne à rien et qui m’empêche de fonctionner. J’aimerais bien sortir de ma tête de temps en temps, on n’y est pas très à l’aise.



4. « Arrête de t’apitoyer sur ton sort ! »


giphy.com

Même s’il est tentant d’adopter la technique de l’amour vache dans l’espoir de secouer ses proches, ça ne fonctionne pas vraiment chez les dépressifs qui se rajoutent déjà une bonne dose de culpabilité par-dessus le reste.



5. « Mais pourtant tu as tout pour être heureux-se ! »


CBS / Via starscream-and-hutch.tumblr.com

La dépression ne discrimine pas en fonction de la classe sociale et du niveau de popularité de la personne atteinte.



6. « Y a plus malheureux que toi tu sais ! »


FOX / Via giphy.com

Le truc c’est que je ne cherche pas à concurrencer les autres sur l’échelle du malheur, donc savoir que le voisin va plus mal que moi ne peut pas m’aider à guérir d’une maladie qui me paralyse depuis des années.



7. « Pourquoi t’appelles pas quand ça va pas ? »


vane-dde.tumblr.com

Parce que j’en suis incapable. Si on vient pas me chercher, je suis physiquement incapable d’aller chercher de l’aide, du soutien et de la compagnie ailleurs parce que je suis persuadé-e que je vais juste vous embêter et que vous en avez sûrement marre de m’entendre chouiner.



8. « Tu devrais faire des efforts, c’est pas compliqué ! »


E! / Via giphy.com

Pour moi, mettre moins d’une heure à sortir de mon lit (avant midi) c’est un exploit alors que pour le reste du monde c’est de la flemme. Donc c’est compliqué parce que mes efforts ne sont pas les mêmes que les vôtres, et que la dépression est physiquement handicapante dans ses pires moments.



9. « Secoue-toi un peu ! »


Nickelodeon / Via reddit.com

Tu vois quand tu touches les yeux d’un escargot et qu’il file se carapater dans sa coquille ? Ça me fait le même effet.



10. « C’est confortable la déprime, c’est pour ça que t’en sors pas. »


Cartoon Network / Via reddit.com

Il y a effectivement une notion lointaine de «confort» (plutôt de familiarité en réalité) mais je t’assure que je payerais très cher pour ne plus me sentir aussi mal au quotidien et savoir ce que ça fait d’être heureux plus de deux jours d’affilée.



11. « Le bonheur c’est un choix, tu sais. »


E! / Via reddit.com

Ah ! AAAH ! C’était ça le secret depuis le début en fait ? Ah ben merci, pfiou, si j’avais su, j’en serais sorti-e depuis longtemps, merci mille fois !



12. « Tu en fais des caisses, arrête d’exagérer ! »


Copperheart Entertainment / Via funnycutegifs.com

Et après tu te plains parce que je ne te parle jamais de mes problèmes ? Si tu ne passais pas ton temps à invalider mes émotions et mon état, peut-être qu’on pourrait communiquer plus facilement.



13. « Tout le monde est déprimé, y a pas que toi. »


Nickelodeon / Via applejuicefan46.tumblr.com

Tout le monde a des périodes où ça ne va pas, bien sûr, mais il ne faut pas confondre les contrariétés de la vie ou même les coups de déprime avec la dépression qui est une maladie réelle et vraiment, vraiment débilitante.



14. « Ça ira mieux demain. »


HBO / Via spounder.tumblr.com

Malheureusement, il y a peu de chances, parce que la dépression n’a pas obtenu la garde alternée de mon cerveau, elle est là constamment, sans arrêt, et quand je suis au plus bas, elle ne me lâche pas après une bonne nuit de sommeil.



Et un truc qu’on aimerait entendre plus souvent ?


NBC / Via queenof-newyork.tumblr.com

« Je suis là pour toi », « Je t’écoute »… En fait on n’attend pas que vous nous apportiez une solution, parce que si c’était aussi simple ça fait longtemps qu’on serait guéris.
En étant là, présent-e pour quelqu’un atteint de dépression, même quand cette personne ne vous appelle pas, et en ne minimisant pas sa douleur, vous pouvez offrir une soupape de décompression et une oreille attentive (sans chercher à répondre à chaque plainte par une solution magique).
Vous ne comprendrez jamais vraiment ce qui se trame dans notre tête mais votre présence et votre réconfort nous sont néanmoins précieux, même quand l’effet ne se fait pas sentir immédiatement. Et si vous remarquez des efforts même petits, réjouissez-vous et montrez que vous les voyez et que vous comprenez que c’est un pas en avant de notre part, c’est une marque de soutien qui fait vraiment du bien.



http://www.buzzfeed.com/jackx/14-choses-que-les-gens-qui-souffrent-de-depre…
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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Dim 7 Fév 2016 - 18:21    Sujet du message: Comment aider un proche dépressif Répondre en citant

Quand la dépression s'immisce dans la vie de couple



Publication: 26/01/2016


Dans le cadre de la semaine «Bell Cause pour la cause», je vous invite à causer sur les impacts de la dépression sur la vie de couple. D'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), d'ici 2020, cette maladie deviendra la deuxième cause d'invalidité à travers le monde. Ce n'est pas rien. Et elle ne s'attrape pas comme un rhume! Elle est liée à plusieurs facteurs dont l'épuisement au travail, une séparation, un deuil, une perte d'emploi, des problèmes conjugaux et familiaux... et peut menacer la vie conjugale et familiale. Attardons-nous à cette dernière dimension.


Impacts sur la vie conjugale

Même si la dépression n'est pas contagieuse, elle affecte sérieusement la vie à deux. Quand l'un des partenaires en souffre, des manifestations de détresse, d'hostilité, de fatigue et de tristesse chronique risquent de détériorer grandement la qualité de vie du couple qui était auparavant satisfaisante.

Lorsqu'on se brise un membre, la radiologie détectera une fracture, on immobilisera l'os et tout rentrera dans l'ordre quelques semaines plus tard. Mais allez donc mettre un plâtre dans le cerveau! La dépression est souvent une longue descente aux enfers avant d'en arriver à un diagnostic clair et précis. Et c'est là qu'entrent en ligne de compte les effets néfastes autant pour celui qui en souffre que pour l'autre conjoint qui lui (ou elle), se porte bien. Ce dernier se sentira abandonné ou rejeté, avec l'impression d'être moins intéressant aux yeux de la personne qu'il aime. Il risque de vivre de la colère. Comme il ne comprend pas ces changements, la crainte s'installera devant un univers incompréhensible et ce sont les deux conjoints qui risquent de se retrouver en détresse psychologique.

Par ailleurs, des études révèlent que les gens ayant des diffucultés conjugales chroniques sont 25 fois plus susceptibles de souffrir de dépression majeure que les personnes ayant une relation à deux satisfaisante.

Lorsque ça fait des années qu'on endure des problèmes, qu'on se bat, qu'on est tanné d'avoir mal, qu'on pense à la séparation sans passer à l'action, la marmite un jour éclate.


...et sur la sexualité

Ajoutez à ça la perte de libido qui est habituellement incluse dans ce forfait. Difficile d'avoir du plaisir au lit quand on n'en trouve même plus ailleurs! De plus, les antidépresseurs causent parfois des effets secondaires tels que la baisse de désir sexuel, des difficultés d'érection, de lubrification ou à atteindre l'orgasme. Comme dirait le bon Québécois, ça va mal à shop!


Comment répondre à son SOS

La première chose à faire lorsque la dépression survient chez l'un des deux partenaires sera, pour celui (ou celle) qui va bien, de savoir à quoi il a affaire. Être renseigné est sécurisant et permet de dédramatiser. Les ressources ne manquent pas (livres, internet, groupes de soutien, professionnels de la santé). Même avec la meilleure volonté du monde, la situation ne s'arrangera pas du jour au lendemain. Il faut s'armer de patience, de douceur, de flexibilité, apporter à celle ou celui que l'on aime une oreille attentive pour écouter ce qui n'est pas dit.

C'est Félix Leclerc qui disait «ils n'arrivent pas à se parler, (...) l'un rampe et l'autre vole». S'aérer l'esprit en solo et rechercher du soutien dans l'entourage est également primordial.


À éviter

Ce qu'il faut prévenir, c'est se noyer avec l'autre. Ne pas chercher à sauver à tout prix celui ou celle qui tente de garder la tête hors de l'eau. Sa maladie lui appartient et sa guérison est entre ses mains. Materner ou déresponsabiliser n'est pas un bon remède. Voilà pourquoi la patience est à ce point requise. Souffrir d'une dépression signifie que le «disque dur» est plein. Le plafond est bas, mais le beau temps reviendra.

Quitter la relation n'est pas toujours une bonne idée non plus. Le pire, c'est partir et revenir, car l'ambivalence peut envenimer la maladie. C'est aussi le couple qui risque d'être en épuisement total! Par contre, il arrive que la personne dépressive trouve enfin le courage de rompre lorsque son mal-être est la conséquence d'un épuisement amoureux. Toutefois, il est souhaitable qu'une telle décision soit avant tout réfléchie et que la phase aigüe de la maladie soit sous contrôle, car la séparation génère en soi beaucoup de stress et exige de se sentir suffisamment solide pour traverser l'inévitable désorganisation qu'une telle décision implique, pour ensuite réorganiser sa vie.


Un mot pour les enfants

Ces témoins se sentent facilement coupables. On les rassure en leur faisant comprendre dans leurs mots que ce n'est pas de leur faute, qu'on reçoit de l'aide et que la situation risque de prendre du temps.


Une bonne raison de garder espoir

La dépression est difficile à comprendre et à accepter. C'est une maladie qu'il ne faut pas minimiser. Fort heureusement, depuis les 20 dernières années, les nouvelles approches en psychothérapie individuelle et/ou conjugale, combinées à une médication judicieuse, donnent d'excellents résultats.


http://quebec.huffingtonpost.ca/nicole-desjardins/sante-mentale-depression-…
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:20    Sujet du message: Comment aider un proche dépressif

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