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L'hypnose au banc d'essai

 
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Team bipote
Bipote Saphir

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MessagePosté le: Mer 23 Sep 2015 - 17:49    Sujet du message: L'hypnose au banc d'essai Répondre en citant

L’hypnose au banc d’essai


L’hypnose est de plus en plus utilisée pour traiter diverses pathologies et soulager de nombreux patients. Est-elle vraiment efficace ? Une analyse précise des essais cliniques par des chercheurs de l’Inserm suggère que c'est le cas pour seulement quelques applications. Mais les méthodes d’évaluation utilisées sont peut-être obsolètes.

Bénédicte Salthun-Lassalle



Cette femme a vécu un accouchement presque sans douleur parce qu’elle s’est « autohypnotisée » au moment où elle mettait au monde son bébé. En plus, elle garde un souvenir merveilleux de l’événement. Cette autre femme a arrêté de fumer après une seule séance d’hypnose, et le vit très bien. Cet homme ne craint plus de se faire arracher une dent, car son dentiste l’hypnotise avant l'intervention. Celui-ci ne souffre plus de douleurs abdominales, de ballonnements ni de diarrhées (les symptômes du syndrome du côlon irritable) depuis qu’un thérapeute lui suggère régulièrement de se détendre sous hypnose... Les indications de l’hypnose se multiplient et cette pratique fait son entrée dans de nombreux services médicaux et hospitaliers pour soulager la douleur, endormir les patients lors d’actes chirurgicaux « légers » ou diminuer la consommation de médicaments. Mais l’utilisation de l’hypnose reste très hétérogène, les formations ne sont pas reconnues par l’ordre des médecins et n’importe qui peut se dire hypnothérapeute. Alors, qu’en est-il vraiment ?

La Direction générale de la santé a demandé à des chercheurs du Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations (INSERM, UPS, UVSQ) d’évaluer l’efficacité réelle de l’hypnose. Juliette Gueguen, Caroline Barry, Christine Hassler et Bruno Falissard se sont attelés à la tâche. Pour savoir si un médicament ou un soin est efficace, on le soumet à des essais cliniques randomisés : on compare l’effet de la substance à celui d'un placebo (une molécule inactive) ou à l'absence de traitement, sur de grands groupes de sujets et dans des conditions identiques et contrôlées. Les pratiques médicales non conventionnelles ou complémentaires, comme l’acupuncture, la méditation, l’hypnose, etc. n'échappent pas à la règle.

Les chercheurs ont donc analysé les résultats « solides » sur l'hypnose, issus de 6 revues dites « Cochrane » (totalisant une trentaine d'essais) et de 16 essais contrôlés randomisés de plus de 100 sujets. Ils ont aussi étudié 17 essais cliniques concernant l’usage de l’EMDR (Eye movement desensitization and reprocessing), une technique psychothérapeutique fondée sur des mouvements alternés des yeux. Juliette Gueguen précise : « Nous n’avons retenu que les plus grosses études avec des statistiques exploitables et scientifiquement valables. »

Résultats : l’hypnose est « statistiquement et scientifiquement » efficace dans le traitement du syndrome du côlon irritable et pour réduire l’administration d’antalgiques et de sédatifs lors de diverses interventions chirurgicales (extraction de dents de sagesse, biopsies mammaires, interruption de grossesse…). De même, l’EMDR est efficace pour le traitement du syndrome de stress post-traumatique (uniquement chez l’adulte), comme les thérapies cognitivo-comportementales centrées sur les traumatismes, notamment quand les autres techniques n’ont pas permis aux patients de « digérer » un drame physique ou psychique. Autre conclusion de cette étude : l’hypnose et l’EMDR sont sûres, aucun effet indésirable grave ne semble attribuable à ces pratiques, et s’ils existent, leur incidence est très faible.

Une évaluation discutable ?

Pour les autres indications de l’hypnose, en revanche, rien de concluant. Pas de preuve suffisante. Aucune donnée ne permet d’affirmer que l’hypnose est efficace pour la majorité de ses utilisations : accouchement sans douleur, dépression, sevrage tabagique, phobies, soins dentaires, schizophrénie… Pourtant, des études scientifiques portant sur peu de sujets, ainsi que les discours des patients et du personnel soignant, semblent montrer le contraire, les pratiques complémentaires prenant de plus en plus d’importance dans la médecine actuelle.

Où est le problème ? Peut-être dans la méthodologie. Les essais cliniques classiques ne tiennent pas compte du vécu émotionnel des patients, un effet qui n’est pas « capturé » par les échelles d’évaluation scientifiques, quelles qu’elles soient. « Les essais randomisés ne me semblent plus adaptés à toutes les pratiques médicales. Ne faudrait-il pas ajouter une dimension sociale et humaine à l’évaluation des soins ? Ne devrait-on pas demander aux gens comment ils se sentent ? », demande Bruno Falissard. Vaut-il mieux traiter un patient avec des doses élevées d’anxiolytiques et d’antidépresseurs ou lui prescrire deux séances d’hypnose par semaine ? Si le patient rapporte des bénéfices identiques, pourquoi les médicaments sont remboursés, alors que l’hypnothérapie n’est pas prise en charge ? Bruno Falissard conclut : « La médecine, c’est répondre à une plainte. Si la plainte a disparu, n’a-t-on pas fait le job ? » Affaire à suivre.

http://www.cerveauetpsycho.fr/ewb_pages/a/actu-l-hypnose-au-banc-d-essai-35…
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MessagePosté le: Mer 23 Sep 2015 - 17:49    Sujet du message: Publicité

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Brouillon
Bipote Saphir

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Inscrit le: 20 Jan 2011
Messages: 539

MessagePosté le: Jeu 24 Sep 2015 - 10:36    Sujet du message: L'hypnose au banc d'essai Répondre en citant

Quand on me dit que l'hypnose ne peut être qu'inoffensive ou au pire ne peut présenter que de légers désagréments, j'ai envie de bondir. Suite à une séance d'EMDR j'ai fait un épisode psychotique sévère avec hallucinations, insomnie, angoisses destructurantes, ce fut l'enfer sur terre, j'avais l'impression de brûler au purgatoire, ce n'est même pas descriptible, je ne sais pas comment j'ai pu m'en sortir et cela m'a valu quelques TS sérieuses. 5 ans après, me souvenir de cet épisode, me plonge encore dans l'effroi et je garde de lourdes séquelles. L'EMDR n'est pas innocente et peut provoquer des troubles sévères et une seule séance peut suffire ... J'avais d'ailleurs fait des recherches, et la dangerosité de la méthode est évoqué dans certains écrits, il ne faut pas la sous-estimer. Je trouve dons cet article bien léger ! Si pour certains l'hypnose et l'EMDR peuvent être bénéfiques, pour d'autres cela peut être la catastrophe, j'en suis la preuve ...
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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Mer 3 Aoû 2016 - 10:17    Sujet du message: L'hypnose au banc d'essai Répondre en citant

L'hypnose, un atout pour soigner



Pascale Senk - le 19/07/2016





INTERVIEW - Le Dr Manuelle von Strachwitz est psychiatre et psychothérapeute spécialiste de l'hypnose.


LE FIGARO. - Pour l'hypnothérapeute que vous êtes, que représente notre capacité de rêverie?

Manuelle VON STRACHWITZ. - Je dirais que c'est l'état hypnotique sans le savoir. L'être humain a en effet plusieurs manières possibles d'être au monde. Il peut expérimenter tout un continuum d'états de conscience, qui vont de la veille au sommeil profond, en passant par la rêverie justement et d'autres expériences simples de dissociation vécues à l'état conscient. Lorsque l'on conduit, par exemple, on est à la fois ici et ailleurs en même temps, on pense aux courses à faire, à sa journée de travail et, cependant, on n'a pas d'accident! Un concertiste, de même, est à la fois très présent à son instrument et absent à ce qui n'est pas la musique au moment où il joue. Si on interrompt cet état, il perdra sa fluidité de jeu! Ainsi, nous avons tendance à oublier la palette d'états de conscience dont nous disposons. Nous ne nous percevons qu'en modes «on» ou «off», ce qui est très réducteur. Et nous avons du mal à comprendre que l'hypnose n'est qu'une technique qui utilise l'un de nos états de conscience.


En quoi cet état peut-il s'avérer thérapeutique?

Nous vivons la plupart du temps avec un moi conscient très présent. Mais il est important pour notre équilibre d'avoir accès à notre intériorité, de nourrir un dialogue entre notre inconscient et notre conscient et de pouvoir être dans le mouvement de la vie et de changer. L'état d'hypnose ou de rêverie induite, avec ce moi plus lointain et une dissociation modérée, amène la personne à vivre différemment sa réalité. Elle entraîne une mise en mouvement, comme lorsque vous laissez un enfant s'ennuyer: au bout d'un certain temps, il «lâche intérieurement», et va se mettre à un nouveau jeu… Il devient créatif.


Avec un patient en difficulté, comment cela se passe-t-il?

L'objectif est de mettre la personne dans une disposition d'esprit qui lui permette de changer. Trop souvent, on arrive en psychothérapie après avoir tout essayé. Mais la plupart demandent de changer, dans la continuité. La plus grande difficulté, c'est le «oui, mais…» à chaque solution envisagée: «je voudrais arrêter de fumer… oui, mais je suis stressé», ou «je voudrais apaiser mes relations avec mon enfant… oui, mais il est insupportable». Quand l'état hypnotique est induit, on peut proposer à la personne de «métaphoriser» son problème, l'amenant ainsi à être créative avec ce qu'elle vit. Ainsi, si elle se décrit dans un «cul-de-sac», on l'invitera à s'asseoir tranquillement au fond de cet espace… Le plus souvent, après l'apaisement qui en découle, une solution apparaît. Si, au contraire, il y a résurgence d'angoisse, on l'invite à se placer différemment dans son «film». Car il faut être vigilant: si notre capacité de rêverie, en nous reliant à notre inconscient, peut nous guérir, elle peut aussi être néfaste.


De quelle manière?

Toute bienfaisante qu'elle soit, la rêverie mérite attention. En effet, certains peuvent se retrouver «subjugués» par le pouvoir des images surgissant dans leur esprit…. Ces rêveurs peuvent alors avoir tendance à se réfugier dans cet imaginaire au point de vivre de moins en moins dans la «vraie vie». Il y a alors un trop grand écart entre vie consciente et vie imaginée… Le cannabis est un grand activateur de ce genre de situation.


Qu'est-ce qui, selon vous, nuit le plus à cette capacité d'auto-thérapie naturelle?

Indéniablement, les écrans. Ils nous maintiennent dans l'inertie psychique. Lorsque l'on joue à certains jeux vidéo, ou lorsqu'on se perd dans un «solitaire» pendant des heures, on est non créatif. Seul le fait de lâcher l'état conscient permet de laisser advenir de nouvelles idées.



http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/07/19/25220-lhypnose-atout-pour-soi…
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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Jeu 1 Sep 2016 - 19:17    Sujet du message: L'hypnose au banc d'essai Répondre en citant

Les secrets de l'hypnose se dévoilent



Damien Mascret - le 08/08/2016


L'imagerie cérébrale permet de voir le cerveau en action et notamment de comprendre les modifications de son comportement lorsqu'une personne est sous hypnose.





C'est d'abord en captant leur attention que le personnage de Merritt, l'hypnotiseur du film Insaisissable 2 actuellement sur les écrans, piège ses victimes. Un procédé que ne contestera sans doute pas le Pr David Spiegel, directeur du «Centre de santé et stress» de l'université de Stanford, en Californie. Il vient de scruter à l'aide d'IRM fonctionnelles (IRMf), une technique d'imagerie qui permet de voir le cerveau en action, les modifications de l'activité cérébrale de 57 étudiants soumis à un protocole d'hypnose. Les résultats sont étonnants. Ils viennent d'être publiés en ligne dans la revue Cerebral Cortex.

«On observe une réduction de l'activation des régions cérébrales (cortex cingulaire dorsal antérieur) qui évaluent le contexte, nous aident à décider parmi la multitude de choses qui nous entourent lesquelles il faut ignorer et celles qui méritent notre attention», explique au Figaro le Pr Spiegel. «Sous hypnose, on réduit son attention comme sous l'effet d'un téléobjectif. Ce que l'on voit est beaucoup plus détaillé mais on voit moins ce qu'il y a autour.»

Mais tout le monde n'est pas aussi sensible à l'hypnose. Pour sélectionner 43 sujets «hautement hypnotisables», l'équipe du Pr Spiegel a d'abord soumis 545 étudiants à différents tests de suggestibilité. L'objectif était ensuite de comparer leurs IRM avec celles de 24 étudiants «peu hypnotisables». «Dans la population générale, il y a plus de personnes réfractaires à l'hypnose (environ une sur trois) que de personnes très sensibles, environ 15 %», souligne David Spiegel.


Modification de conscience de soi

«La suggestibilité hypnotique est liée à la modification de l'activité du cortex préfrontal dorsolatéral», confirme le Pr Antonio Del Casale qui mène des travaux similaires sur l'hypno-analgésie (traitement de la douleur par hypnose), avec le groupe Nesmos (Neurosciences, santé mentale et organes des sens) dirigée par le Pr Paolo Girardi à l'université Sapienza de Rome.

«L'entrée en état d'hypnose est associée à un deuxième mécanisme, ajoute le Pr David Spiegel: une augmentation des connexions entre la partie du cerveau impliquée dans le contrôle exécutif (le cortex préfrontal dorsolatéral ou DLPFC) et la partie qui règle les fonctions corporelles (insula). L'hypnose aide ainsi les gens à contrôler leurs réactions physiques en réponse à des pensées et des facteurs de stress.»






Enfin, troisième modification de l'activité cérébrale mise en évidence par l'équipe américaine, «l'inversion de la connexion fonctionnelle entre la région de contrôle exécutif et une région profonde du cerveau qui gère les pensées intérieures et la rumination mentale (cortex cingulaire postérieur). Ce qui explique que les individus hypnotisés manquent de conscience de soi et font juste ce qu'ils doivent faire sans se préoccuper des implications de ce qu'ils font ou de ce qu'en pensent les autres», détaille encore David Spiegel.

«Ce travail montre des modifications neurologiques fonctionnelles pendant l'hypnose allant jusqu'au système limbique (réaction émotionnelle, NDLR), remarque le Pr Del Casale, ce qui est cohérent avec plusieurs caractéristiques de l'état hypnotique: altération induite de l'attention, augmentation du contrôle des émotions et des sensations, manque de conscience de soi.» Pour le chercheur italien, «de nombreux travaux restent à faire dans le domaine des fondements neurologiques de l'hypnose pour clarifier cet état de conscience modifié et ouvrir la voie pour de nouveaux diagnostics et traitements de nombreux troubles mentaux et maladies organiques».



http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/08/08/25277-secrets-lhypnose-se-dev…
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siryl11
Bipote Emeraude

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Inscrit le: 29 Aoû 2016
Messages: 10

MessagePosté le: Dim 4 Sep 2016 - 12:27    Sujet du message: L'hypnose au banc d'essai Répondre en citant

Personnellement, j'ai testé l'Hypnose ericksonienne (1 seule séance), simplement par curiosité. J'ai dis que je voulais travaillé des problèmes relationnelles au travail

Il s'agissait d'exercice de visualisation (de soi à différentes époques et dans différents environnement)

Je m'attendais à une modification de mon état de conscience, mais pas du tout..... Je n'ai pas appris grand chose sur moi que je ne savais pas déjà, c'est à dire une peur terrible d'être rejeté petit, et le sentiment de devoir être ferme, responsable, irréprochable, au travail

Je pense que c'est à tester mais dans mon cas çà n'a pas beaucoup aidé ma problématique....
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:08    Sujet du message: L'hypnose au banc d'essai

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