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Je serais schizo-affective...

 
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Mélusine
Bipote Turquoise

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MessagePosté le: Dim 27 Mar 2016 - 02:33    Sujet du message: Je serais schizo-affective... Répondre en citant

Voilà ma psy m'a dit que souvent les personnalités borderlines (on m'a longtemps dit bipolaire et borderline) se stabilisaient en prenant de l'âge et bien souvent évoluaient vers des formes névrotiques bien définies (phobies, toc, troubles anxieux généralisés...) ou tout simplement évoluaient favorablement dans un contexte de rémission généralisé.

Toutefois certaines personnes borderlines tombaient dans le temps dans une structure psychotique (psychose maniaco-dépressive ou encore trouble schizo-affectif).

En ce qui me concerne, ma psy note (et cela est confirmé par mon entourage) que je sombre de plus en plus dans une trame de fond psychotique.

Exemple: 2011 - 2014: quatre bouffées délirantes aiguës, un virage maniaque, plusieurs états mixtes délirants, plusieurs états mélancoliques soit de formes stuporeuses, soit anxieuses psychotiques et un besoin de repli de plus en plus intense, un émoussement des émotions (alors que durant des années j'étais hyper émotive, je deviens de plus en plus détachée de toutes émotions et du monde qui m'entoure). Pour autant je conserve une grande variation de l'humeur (up et down très profonds ou plus legers selon mes états d'âmes, les événements que je vie, mon traitement qui change tout le temps etc). Je reste toutefois très très émotive et sujette au sentiment d'abandon.

Ce qui me fait dire cela c'est que mon dernier et meilleur ami est schizo-affectif (schizophrénie associée à un trouble bipolaire) et souffre de troubles schizoïdes et plus j'évolue dans les troubles psy., plus j'ai l'impression (qu'il partage avec mes soignants ainsi que ma famille) de souffrir des même symptômes que lui.


Je me referme de plus en plus sur moi, je ne sors presque plus de chez moi depuis les événements de fin 2014, je deviens de plus en plus solitaire et taciturne. Alors que j'aimais jadis les activités sociales, j'apprécie d'avantage à ce jour, les activités solitaires. J'arbore des attitudes très excentriques (vêtements, collections, pensées...).

Mon humeur est excessivement changeante et je ressens des sensations étranges, de plus en plus de dissociation et des sentiments que ma psychiatre définit de sentiments de persécution (j'ai l'impression qu'on me veut du mal, que l'on pense réellement du mal de moi voir il m'arrive d'entendre des voix mauvaises à mon encontre).

Avec mon copain (qui est a assisté à des activités de psycho-éducation sur ces troubles psychotiques) et l'appui de son psychiatre (qui était le mien pendant cinq ans) il serait probable que j'évolue vers un trouble schizo-affectif ce qui, vous vous en doutez m'inquiète et me tourmente de plus en plus.


Je me reconnais de moins en moins dans le TPL (maintenant si les personnes qui me sont proches me tournent le dos, cela ne me fait presque ni chaud ni froid alors que plus jeune, cela pouvait me conduire à des comportements extrêmes voir les ts à répétitions. Malgré tout je reste dans un mode très impulsif et hyperémotif et réactionnel.

La dernière ts que j'ai fait s'est déroulée durant une phase mixte du trouble bipolaire et n'a à mon sens rien à voir avec le trouble borderline.

Alors qu'adolescente et jeune adulte, j'étais le TPL incarné, répondant à tous les critères diagnostiques intensément, je me vois de plus en plus glisser vers une personnalité psychotique, ce que m'ont confirmé tous les soignants (que ce soit les infirmiers psy, les psychologues, les psychiatres...) que j'ai croisé.

J'ai demandé à ma psychiatre actuelle ce qu'elle en pensait et elle m'a dit que je souffrais de réels troubles de l'humeur de type trouble affectif bipolaire de type I et très certainement d'une psychose chronique de type schizophrénie.

J'ai arrêté depuis six mois les neuroleptiques et je dois bien me rendre à l'évidence: ma pensée devient de plus en plus confuse, avec un besoin de repli, des voyages dans ma tête voir des hallucinations que je parviens à reconnaître lorsque la crise retombe et que mes proches et soignants me persuadent que je perdais pied avec la réalité.

Il faut dire que mes ts répétées et mes addictions (surtout d'alcool, de médicaments, d'amphétamines de mdma, de cannabis et d'hallucinogènes) n'ont rien dû arranger.

Bref je ne sais que penser de tout cela et je m'enlise de plus en plus dans la masturbation intellectuelle et l'hyper-cognition tout en vivant des états de léthargie et de ralentissements moteur voir dans le pire des cas, de catatonie (lors des transitions veille/sommeil ou d'un stress majeur).

J'ai connu depuis deux ans plusieurs états catatoniques (et se sont des symptômes typiquement rattachés aux spectre de la schizophrénie.)

Mon frère qui étudie à ce jour la schizophrénie et ses troubles annexes dans le cadre de ses études de médecine m'a dit qu'il était fort probable que je sois passée de la névrose, au TPL puis à la psychose.

Enfin voilà, je souhaiterais recueillir des témoignages, des avis, des divergences si il puisse y en avoir.

Merci


Mélu fort mal

De plus j'ai des pulsions morbides et je sors d'une grave mélancolie et suis en traitement de sismothérapie étant résistante aux médicaments et mes problèmes de santé me les interdisent presque tous.
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MessagePosté le: Dim 27 Mar 2016 - 02:33    Sujet du message: Publicité

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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Dim 27 Mar 2016 - 18:28    Sujet du message: Je serais schizo-affective... Répondre en citant

Bonjour Mélusine,

Au tout début de mon diagnostique de troubles bipolaires, j'avais très peur de basculer dans le côté psychotique de la maladie. Comme tu le dis, certains resteront bipolaire au sens stricte et d'autres rejoindront l'ancienne dénomination où l'on parlait encore de psychose. Mon parcours est trop différent du tien pour pouvoir te donner un témoignage qui te soulagerait et te permettrait de te dire "si quelqu'un d'autre s'en est sorti, j'ai des chances de m'en sortir aussi".

Malgré tout, je pense que dans l'absolu, tu as des chances que ça s'améliore. Dans le gros pavé "Manic-depressive illness" des Dr. Kay Redlfield Jamison (elle-même bipolaire) et F. Goodwin, ils disent que l'on n'a pas d'études sur l'évolution sur le long terme de la maladie.
Par exemple, on trouve souvent sur le net l'information selon laquelle les troubles bipolaires "s'aggravent avec le temps sans traitement", que "les cycles rapides sont une évolution extrême de la maladie". Or, d'après les études collectées dans cet ouvrage, les données sont bien plus nuancées car il y a tellement de cas différents qu'il n'est pas aisé de prédire l'évolution de la maladie.

Certaines études se basent sur l'évolution de la maladie selon leur sexe, leur classe sociale, l'âge du début des troubles,... mais au final, ça reste très individuel. Tout ça pour dire que ta maladie évolue actuellement vers les états psychotiques mais peut-être que dans 5 ans, ou plus ?, ou moins ?, ça va se calmer tout seul, ou grâce à ta sismothérapie, ou encore grâce à plein de petites choses qui t'aideront à y faire face.

Mon expérience des cycles rapides est, je te l'accorde, moins gênante que des troubles psychotiques, mais j'en étais arrivée à de telles fluctuations (j'oscillais toutes les semaines, voire moins) que j'avais songé à la sismothérapie et puis, en fin de compte, ça s'est calmé. J'ai toujours des cycles rapides mais beaucoup moins qu'avant et je n'ai pas vraiment d'explications si ce n'est que j'ai beaucoup changé en parallèle.

Tu ne peux pas changer ton état actuel mais tu peux changer ton regard sur tes maux, et en changeant de regard, on contribue à améliorer les maux.
L'anxiété, la peur que les choses s'aggravent ne font qu'aggraver les choses. Le fait que tu aies des mots sur tes troubles est nécessaire car il faut pouvoir nommer ce que l'on combat, mais ne reste pas trop fixée sur les mots. On finit après pas oublier que nous ne sommes pas définis uniquement par notre maladie.
Tu cherches des solutions, la sismothérapie en est une, mais n'oublie pas non plus tous les petits fils dont parlait Bipote à l'époque: un fil ne nous sort pas du trou mais plusieurs fils tressés sont assez solides pour le faire. La sismothérapie est déjà une aide mais il faudra en trouver d'autres.

Comme tu le dis, les drogues, l'alcool,... n'ont rien arrangé, mais ça ne sert à rien de se culpabiliser. C'est fait, ce qui compte, c'est ce que tu peux faire maintenant pour aller mieux.

C'est un peu (beaucoup même !) brouillon comme réponse, mais je souhaitais de dire que en dépit de la sévérité de tes troubles, il faut garder espoir car rien n'est jamais irrémédiable. Tout ce que l'on entreprend pour aller mieux ne peut que t'aider. Le combat est long, pénible, en particulier quand on doit faire face à une nouvelle forme de la maladie. Et si, au fil du temps, cette nouvelle bipolarité plus psychotique devait s'installer, tu pourras toujours l'alléger en apprenant à avoir un regard différent sur celle-ci. Certains diront que c'est de la résignation, d'autres de la résilience. Moi, je penche pour la résilience Razz

Garde espoir. Toujours.
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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Dim 27 Mar 2016 - 18:31    Sujet du message: Je serais schizo-affective... Répondre en citant

PS: quand je dis "dans l'absolu, tu as des chances que ça s'améliore", je veux dire par là que jusqu'à preuve du contraire, on a toujours une chance d'aller mieux. Aucun psy ne peut prédire l'évolution de la maladie. On a tendance à voir la bouteille à moitié vide en se disant "ça va forcément se dégrader", mais la bouteille peut être aussi à moitié pleine et se dire "ça va s'améliorer".
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Mélusine
Bipote Turquoise

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MessagePosté le: Dim 27 Mar 2016 - 19:55    Sujet du message: Je serais schizo-affective... Répondre en citant

Merci beaucoup girl pour ta réponse qui me remonte un peu le moral.

Je vais à l'hôpital deux fois par jour pour mes séances de sismothérapie.

Je vais avoir des injections d'haldol.


Je suis très choquée. Même si le psychiatre qui me suivait durant plusieurs années avait dit à ma mère en 2014 que j'avais cette maladie je ne voulais pas y croire. Quant à l'hp ils me l'ont aussi dit je refusais d'y adhérer car on m'avait toujours dit borderline bipolaire.


Mais depuis 2011 j'ai eu toute une série d'éléments typiquements psychotiques avec notamment deux grosses bouffées délirantes aiguës qui avaient durées quatre et deux mois.

En plus je présente d'autres troubles psychiatriques tels que les pensées magiques, la dissociation presque constante, de la paranoïa, des symptômes de sentiments de persécution... Et les plus graves sont ce dans le jargon psy on appelle le syndrome de cotard ainsi que plusieurs états catatoniques. Et puis même je suis un peu étrange pour les autres. On me dit fréquemment (ça ne me le fait peu à l'écrit) que j'ai un discours décousu, faisant du coq à l'âne, parfois j'invente mon propre vocabulaire, j'ai un style assez excentrique dans ma façon de me vêtir etc. Avec en plus des problèmes pour organiser mes pensées, je parle très souvent toute seule comme si il y avait quelqu'un presque tout le temps.

Et sinon j'ai tout le temps énormément de mal à gérer ma vie. Je me suis progressivement coupée de tous mes amis à part M. J'aime rester seule. Je vie la nuit bien souvent mais je suis sujette aux terreurs nocturnes. Je suis presque tout le temps apathique et dans le farniente. Beaucoup de problèmes à me concentrer, tenir une discussion, suivre un film, lire... Je suis souvent passive et inactive en dehors des crises mixtes ou maniaque où là c'est brutalement tout l'inverse.

J'admets volontiers ce trouble car 100% de mes proches me reconnaissent là dedans mais moi honnêtement c'est très dur de se dire qu'en plus de troubles de l'humeur j'ai une forme de schizophrénie.

À la base j'étais borderline bipolaire mais je pense que tous les choques émotionnels que j'ai vécu, et mes abus de substances illicites et licites ont provoqués chez moi une forme de schizophrénie et de graves troubles de l'humeur.


Franchement je regrette bien amèrement d'avoir abusée de toutes ces foutues merde.

Mais tu as raison ce qui est fait est fait et je crois aussi au concept de la résilience (merci Mr Boris cyrulnick).
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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Dim 27 Mar 2016 - 20:52    Sujet du message: Je serais schizo-affective... Répondre en citant

Je comprends que ce soit un choc ce double diagnostique, mais derrière les mots et les symptômes il y a un être humain avec sa personnalité propre. Pour l'instant, tu es assommée par les maladies mais au fil du temps, tu parviendras à les dompter et à en faire des alliés.

L'art peut être un bon exutoire pour mettre en image ou en volume ce que tu vis. Il y a le dessin, la peinture, la photo, la sculpture,... Tous les formes d'expression artistiques sont bonnes.
On ne passe pas de l'apathie à la maîtrise de sa vie du jour au lendemain, c'est normal que ça prenne du temps. Peut-être que tu as physiquement et psychiquement besoin de ce repli temporaire pour digérer la nouvelle.

Quand on a beaucoup de troubles concomitants, on a l'impression qu'on ne parviendra jamais à tous les faire coexister sereinement. J'ai d'autres problèmes que les troubles bipolaires, dont comme toi, des troubles dissociatifs. Certains jours, tout s'acharne contre moi. Tant que ça ne dure pas trop longtemps, je parviens à garder le cap mais quand ça n'en finit pas, le moral est mis à très rude épreuve.

Pour les troubles dissociatifs, ce qui m'aide, c'est de me concentrer sur des choses physiques : sentir un parfum, mon corps dans l'eau du bain ou d'une piscine,... Ça aide à se reconnecter avec le réel.
J'y suis sujette régulièrement mais pendant des années c'était non-stop 24/24h. C'est l'EMDR qui m'a permis d'avoir des moments de répit.

Tu regrettes ces "foutues merdes", moi je regrette d'avoir pris des antidépresseurs car je souffre de syndrome de sevrage prolongé. Ça s'améliore mais c'est très, très lent et j'ai encore des angoisses très fortes. On en parle très peu, les seules informations qui correspondent à ce que je vis, je les ai lues sur les sites dédiés... aux consommateurs de drogues. Comme quoi, on peut ne s'être jamais droguée dans un but récréationnel et se retrouver confronté quand même à des problèmes de dépendance.

Mais j'essaye de positiver: nos problèmes nous pourrissent la vie mais ils nous obligent à être plus mûrs, à mieux cerner ce qui est utile ou pas,...
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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Dim 27 Mar 2016 - 21:03    Sujet du message: Je serais schizo-affective... Répondre en citant

Ton excentricité n'est pas forcément quelque chose de négatif, ce serait triste si nous étions tous pareils. Ce qui compte, c'est que tu parviennes à ne pas te sentir dominée par la maladie. Une fois que tu te sentiras plus acteur, les symptômes comme l'excentricité, le fait de parler tout seul à voix haute,... ne te gêneront plus autant.

Là, ils te gênent d'autant plus qu'ils sont la preuve tangible de ta différence, mais si tu arrivais à gérer la maladie sans te sentir dominée par elle, est-ce que ces symptômes te poseraient autant problème ?

Si ça peut te rassurer, il y a des gens qui parlent tout seuls à voix haute et qui n'ont pas de problème psy.
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Mélusine
Bipote Turquoise

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MessagePosté le: Lun 28 Mar 2016 - 00:46    Sujet du message: Je serais schizo-affective... Répondre en citant

Moi la différence c'est que lorsque je parle toute seule on me répond souvent...


Je gère mal mon côté très marginal car cela m'a valu beaucoup de rejet. En plus je n'arrive pas à travailler donc j'ai l' AAH. C'est dur car je reste enfermée chez moi avec mes chats et je ne vois personne hors mis mon meilleur ami qui est lui aussi schizo-affectif.

Bizarrement j'ai vraiment souvent besoin d'affection car j'en ai beaucoup manqué étant enfant.

Je souligne que mon père est bipolaire et ma grand mère schizophrène. J'ai un cousin proche schizophrène également et pas mal de cas de bipolarité dans la famille.




Donc premier délire en avril 2011 en voyage en Hollande chez un ex qui y vivait. Prise beaucoup trop forte de cannabis et psychédéliques (lsd, champi, lsa...) Et dissociatifs (surtout kétamine).


Petit à petit je fus prise de délires paranoïdes. De plus en plus je pensais que mon copain était à la tête de la CIA et que cette dernière voulait me faire cracher des secrets bien gardés. Je voulais alors passer en contre intensive: éliminer cet ex. J'avais l'impression que tout l'appartement était sous écoute, sous caméra surveillance etc. Donc dans un excès de folie je retournais tout l'appartement et m'enfuie dans les rues de Breda avec armes dissimulées en plein délire.


Mon ex de cette époque s'en rendit compte absolument tout de suite et alerta la France. Je fus rapatriée en France en ambulance après avoir fait un séjour en hôpital psychiatrique hollandais et fus placée au départ en HO (hospitalisation d'office) puis en HDT (hospitalisation à la demande d'un tiers) signé par ma mère et un psychiatre. Je resta un mois dans cette horrible hp de ma ville (et bon sang comme il y a une marche ÉNORME entre les bonnes petites cliniques psychiatriques et les hôpitaux psychiatriques!! Déjà au début j'étais attachée et allez vous tenir tranquilles attachés lorsque dans les couloirs rôde la terreur du pavillon: un jeune adulte autiste de 19 ans de 1m90.et de 130 kilos à tout bout de champ prêt à péter une durite sanglante! Il hurlait, tapait contre les murs et a finit par agressé physiquement une infirmière du pavillon qui l'envoya (et cela je ne le su que bien après) six mois en arrêt maladie!

Ensuite alors que mes délires augmentaient je fus transférée en chambre d'isolement. Et là l'horreur! Lumière h24 donc impossibilité de savoir quand était la nuit du jour, l'aube de l'aurore... Je mangeais de la nourriture que je ne servirais même pas à des chiens. Je devais me toiletter devant des infirmières... Bref l'humiliation totale.

Comme j'étais anorexique ils m'ont mise sous sonde gastrique et c'est là que je me souviens du sort de ces pauvres oies et canards ...

J'étais aussi sous perfusions diverses et variées (pour m'hydrater, me nourrir et me donner mon traitement afin qu'il agisse plus rapidement). J'avais aussi une sonde urinaire et... Comme ils refusaient de me prescrire le fameux subutex je me faisais dessus (et là je ne parle pas d'urine!) tout en vomissant mes tripes en aillant tout bonnement l'impression d'avoir attrapé la plus énorme grippe intestinale de ma vie!

Heureusement pour moi je fus transférée à la clinique où mon psychiatre de l'époque me suivait. De suite tin tin tin traitement de choque. Tranxene 50 , valium en injection, risperdal 8 mg, tercian je-ne-sais-combien-de-gouttes, et Ô subutex! Et haldol.

Complètement lobotomisée. Même mes proches qui venaient me rendre visite je ne les reconnaissais pas et je passais mon temps à baver, me lamenter sur mon sort et penser à me supprimer (a un moment j'ai bien essayé de l'étouffer avec le sac poubelle de ma chambre mais les bruits ont alerté les veilleurs de nuit.)

Je restais hospitalisée trois mois dans cette clinique. Après tout rentra dans l'ordre.

On me dit brièvement que j'avais fait une bouffée délirante aiguë.


La deuxième:


Déjà fin 2013 je fus secouée d'une redoutable crise maniaque: en deux mois envolés les 3 000 euros d'emprunt! Licenciement de mes deux boulots.

Puis mon ex se trouva muté dans le sud. ÉNORME traumatismes. Je le trompa avec un mec et me retrouva hospitalisée en clinique mais plusieurs fois j'essaya de d'ôter la vie en brisant des flacons de liquide de cigarette électronique pour m'ouvrir les veines mais les bruits avaient alerté les infirmières.


Je finis par m'automutiler avec mes clés.

Je rrgagna le monde extérieur début juin 2014 et après un mois de bien être je rentrais en phase maniaque après l'acquisition successivement de deux lapins, des poissons, un chaton et un chiot dans mon 30 mètres carrés! Je voyageais aussi beaucoup en compagnie de mon Chat. Puis je fus prise d'une folie nymphomaniaque. Je n'arrêtais pas de tromper mon ex en pensant que j'avais une mission divine. Mais chez lui dans le Sud il fouilla dans mo téléphone et tomba sur des conversations très explicites. Il me mit à la porte alors que je me trouvais de plus en plus confuse. J'avala avec une dose massive d'alcool plusieurs flacons de tercian et de loxapac ainsi qu'un nombre incroyable de boîtes de seresta 50, tranxene 20 depakote et Xeroquel 600.mg. je finis par m'enfuir dans les petites rues tortueuses d'Aix-en-Provence afin de m'y cacher et d'y rendre mon dernier souffle. Malgré tout les flics me retrouvèrent et sans doutes les pompiers m'amenerent au CHU d'Aix. Je ne me souviens de rien. Juste de mon rêveil quelques semaines plus tard après un long coma et apparemment un arrêt cardiaque (deux infirmières surveillaient mes constances jour et nuit).


J'arrivais à l'hôpital psychiatrique de montperrin (celui d'Aix-en-Provence) en état de larve. Pendant plusieurs semaines je ne repetais que les mêmes phrases: je suis SDF, on m' a prit mon appartement et mes animaux, je suis dépouillée, privée de tous droits, si on voulait bien l'euthanasier??! Très passivement. Bref je demandais l'euthanasie.

Je pleurais sans cesse et d'après mes comparses j'avais les traits du visage tragiques, très tragiques. Comme si il m'étais arrivé quelque chose d'éminent grave. Un peu comme si je vivais un état post-apocalyptique. L'Heure était sombre et je n'avais qu'une idée en tête: fuir ou me supprimer si je me trouvais acculée. J'étais bizarrement dans ma passivité maladive capable de raptus suicidaire tant mes plans étaient élaborés et tant je n'avais que cela en tête.


S'en suivirent plusieurs états catatoniques graves (je restais prostrée dans la même position aussi inconfortable qu'elle soit même en me sollicitant par tous les moyens du monde (comme en me disant "il y a le feu!"). Je crois sans mentir qu'à ce moment là il y aurait eût le feu au bâtiment j'aurais péri dans les flammes.


Je me rappelle que des gens essayaient désespérément de me donner à manger mais je refusais toute nourriture quelle qu'elle soit. M'hydrater était également devenu un problème.


Puis de plus en plus je me mis en tête que mes viscères étaient entrain de pourrir. J'étais également persuadée que j'avais un foetus modifié dans mon utérus. Puis petit à petit que je n'appartenais plus au commun des mortels. Je faisais alors partie étrangement (et quel horrible souvenirs j'en cauchemarde encore maintenant) du monde des fantômes, des morts vivants et que personne ne pouvait rien pour moi et que puisque j'étais défunte inutile de l'alimenter ou de m'hydrater....

Je deambulais d'après mes comparses la nuit tel un spectre en émettant de sortes de plaintes incompréhensibles.


Je fouttais les chocottes à beaucoup de patients et certains vinrent se plaindre au personnel soignant. Mon état detegnais sur eux-elles. Et comme je fis deux comas ils me maintenerent en chambre d'isolement une semaine entière.


Là coup de théâtre: mon état se transforma sous les effets des anti-depresseurs: je me montra alors hyper agitée, faisant les cent pas, parlant toute seule dans de treeeeees longs monologues interminables qui pouvaient d'après les infirmières durer toutes les nuits.


Je Mr trouva de plus en plus confuse, privée de toute logique spato-temporel. Je ne savais si il faisait jour où nuit, où je me trouvais etc.


Puis je trouvais une explication logique à mes états: on avait essayé de m'empoisonner! Un gang de dealers payé par l'hôpital m'avait mené jusqu'à l'overdose plusieurs fois de suite! Je me rappelle de cette télé derrière une vitre blindée avec la chaîne Arte que j'avais demandé et je croyais mortibus que des messages codés étaient émis et qu'il y allait avoir un grand procès en Belgique au tribunal de la cour publique.


Je disais à chaque personne que croisais: "regardée Arte + 7!.regardez Arte + 7" vraiment persuadée que ce que je vivais était réel.


Je me souviens de cet état onirique où je me croyais à la gare de la part dieu et que je n'arrivais pas à sortir du compartiment de repos de la gare (normal en chambre d'isolement... Je ne risquais pas d'aller bien loin!).


Ce n'est que petit à petit que j'ai pu regagner mes esprits après une bonne injection de Clopixol et de tercian en solution buvable. Je dormi alors plusieurs heures à la suite voir plusieurs jours que sais-je... Je fus libérée et je rejoignis le pavillon.


Et là je débuta huit séances de sismothérapie (électrochocs) et mon état se trouva nettement amélioré malgré les importantes pertes de mémoire. Je commença alors à récupérer mes affaires propres (vêtements et non le pyjama de l'hp....) Et après plusieurs jours ô miracle mon téléphone! Je me faisais toute belle et je me permetta de nouer des liens très forts avec les autres patients.



Je tiens à souligner qu'en état de pleine confusion mentale je me baladais à poils dans les couloirs et une fois mes esprits retrouvés, je fus victime de plusieurs violences sexuelles.

Voilà pas top du tout.

Je passe beaucoup de temps à palper mon visage et à l'observer pour voir si il n'a pas changé. Je me sens éclatée, je recherche mon identité.


Moi aussi je fais beaucoup de dissociation et rien n'y fait, je n'arrive pas à enrayer ce mécanisme.

J'ai toujours l'impression que la télé me parle et je vois des sortes de messages codés dans les affiches publicitaires.

J'ai des passages auto agressifs comme l'automutilation ou les coups de tête dans les murs violemment. Et parfois mais rarement hétéro agressifs.
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Bipote Saphir

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MessagePosté le: Lun 28 Mar 2016 - 10:37    Sujet du message: Je serais schizo-affective... Répondre en citant

Bonjour Mélusine,

Ton témoignage est poignant. Mais si tu as réussi à traverser toutes ces épreuves, c'est bien que tu as une grande force.
J'ai peur que mes conseils tombent à plat et te semblent dérisoires. Pire, j'ai peur que tu te dises "mais elle ne comprend rien à ce que je vis".
C'est toujours délicat d'apporter des conseils pertinents quand on n'a pas vécu la même chose, mais je pense sincèrement que tu peux arriver à trouver des moyens d'alléger ta souffrance.

La sismothérapie t'a bien aidée, c'est très positif. Tu sais qu'il y a un traitement qui marche pour toi.
En complément, tout ce que tu mettras en place pour aller mieux ne pourra que consolider ton état et prévenir les rechutes.
Tu dis que la marginalité te pèse, il y a moyen de s'ouvrir progressivement aux autres à nouveau, ou du moins, au monde extérieur. Le but n'est pas de s'inclure parfaitement à la société mais de parvenir à maintenir des moments où tu te sens dans la société.

C'est bien d'avoir un ami qui partage les mêmes troubles, mais il y a un risque que l'on tourne en rond à deux autour de la même maladie. Garde cet ami, mais garde pour but d'avoir des connaissances qui ne soient pas bipolaires ou dépressifs ou schizophrène,... (je ne parle pas forcément d'amitié car je sais que c'est difficile d'avoir de vrais amis quand on est différent, moi-même, j'ai énormément de mal à avoir de vraies amitiés avec des gens "normaux").

Quelques pistes pour sortir progressivement de son cocon:
- si tu as une médiathèque ou bibliothèque, vas-y régulièrement (même si tu as du mal à te concentrer pour lire, il y a des films, des CD,...) et si le/la bibliothécaire te paraît sympa échange deux-trois mots sur le temps, la fréquentation du lieu, le document que tu viens d'emprunter ("vous l'avez regardé ?")
ça peut tomber à plat, comme ça peut être le début d'un lien social. En revenant régulièrement, tu t'y sentiras presque comme chez toi.
Pour moi, ça fait partie des lieux "refuge".

- il y a aussi les activités sportives qui sont à la fois solitaires et collectives, comme l'aquagym. Certaines piscines municipales ont des prix attractifs, mais je comprends que ça puisse être un frein. ça m'a aidé parce que tu fais ton activité mais tu es quand même dans un groupe, au fil des mois, tu peux nouer des liens, certes très lâches, mais on se sent moins seul. Au début, c'est dur de se retrouver en maillot de bain mais c'est une habitude.

- si c'est trop difficile pour toi d'affronter directement le monde extérieur, tu peux peut-être te rapprocher d'hôpitaux de jour pour rythmer ta semaine et ne pas rester seule. Le bémol, c'est que de rester qu'entre personnes malades, on peut difficilement oublier sa propre maladie. ça peut être un tremplin mais sur le long terme, je ne suis pas sûre que ça aide à avoir une bonne estime de soi.

L'affirmation de soi et l'estime de soi t'aideront à mieux accepter ta différence: tu es différente, tu as vécu des choses que la majorité des gens ne connaîtront jamais, mais ça ne fait pas de toi quelqu'un de moins intéressant. Vois ce que ton expérience comme quelque chose de positif (je sais, c'est dur), quelque chose qui t'amène à te dépasser, un peu comme un challenge (on en revient à la résilience). Si tu rencontres un(e) bon(ne) psychothérapeute pour faire travailler l'estime de soi, c'est super mais je pense que l'affirmation de soi et l'estime de soi se travaillent par l'action plus que par la parole.

On ne se sent pas capable de faire et en faisant, on gagne en confiance, et plus on fait, plus on a d'estime de soi. Un psy me disait que le plus dur, ce sont les premiers tours de pédalier pour mettre le vélo en marche. On vacille, le vélo n'avance pas avec assurance mais petit à petit, on gagne en confiance et on avance bien mieux.

J'avais une dernière chose à dire mais j'ai oublié. J'espère que ce que je dis ne te paraît pas à côté de la plaque. Comme je le disais tout au début, c'est normal que tu sois choquée et affligée, mais dès que tu le peux, pense à construire l'après diagnostique. On a tendance à se dire "je ferai quand j'irai mieux", hors les traitements n'apportent qu'une partie de la solution. L'autre partie est beaucoup plus difficile car elle nous oblige à revoir notre façon d'être au monde, à s'accepter tel que l'on est et à parvenir à vivre dans la société (ne serait-ce que par moments, on peut être à la marge et revenir au centre, repartir à la marge. Un peu comme une vie en société à temps partiel).

Prends soin de toi et garde espoir.
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girl anachronism
Bipote Saphir

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MessagePosté le: Lun 28 Mar 2016 - 11:02    Sujet du message: Je serais schizo-affective... Répondre en citant

PS: je viens de lire ton message laissé dans la rubrique information, au sujet de tes addictions. Tu as toutes les raisons d'avoir une excellente estime de toi. Pour moi, tu es une survivante qui un corps hors norme, beaucoup seraient déjà morts avec tes expériences en matière d'addiction. Tu y as laissé beaucoup de plumes, mais tu es en vie. Contrairement à ceux qui n'ont jamais eu à galérer de rien, toi, tu as déjà un recul sur beaucoup de choses.
L'expérience est un bien très précieux qui nous guide sur la voie de la sagesse.
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Mélusine
Bipote Turquoise

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MessagePosté le: Lun 28 Mar 2016 - 12:21    Sujet du message: Je serais schizo-affective... Répondre en citant

Vraiment merci pour tes réponses

L'eau j'ai du mal mais il y a une salle de sport juste en face de mon immeuble à raison de 20 euros/mois donc je pense y aller.

Je vais courant de l'année rejoindre un nouvel hôpital de jour mais je vois ça plutôt comme un tremplin car comme tu dis, je ne crois pas que trop rester entouré de personnes malades soit une bonne chose.

Toutefois je fais partie du GEM Iceberg pour les bipolaires et troubles annexes dont ce dont je souffre.

D'ailleurs je me suis inscrite à la journée mondiale de la bipolarité. C'est le trente.


Après ce qui est le plus entravant sont mes incessants changements d'humeur (comme toi j'ai des cycles rapides) mes symptômes liés à la psychose à proprement parler.

Je vais essayer d'appliquer tes conseils car il me semble effectivement essentiel de gagner en estime et en confiance.

Non t'inquiète tu n'es pas à côté de la plaque
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girl anachronism
Bipote Saphir

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MessagePosté le: Lun 28 Mar 2016 - 12:56    Sujet du message: Je serais schizo-affective... Répondre en citant

Tu me rassures si tu me dis que je ne suis pas tombée à côté. En parlant de troubles dissociatifs, je suis en plein dedans suite à un immense épuisement nerveux. Du coup, je rame pour aligner deux pensées. Samedi, je n'ai pas été capable de sortir hors de mon jardin tellement tout me paraissait irréel. Aujourd'hui, je vais sortir marcher un peu mais accompagnée. A 30 ans, devoir marcher au bras de quelqu'un... Pffff une vraie mémé Very Happy

Ça y est, je me souviens de ce que je voulais te dire et que j'avais oublié: l'importance de l'autodérision. J'essaye de rire de mes problèmes ou d'en voir le côté drôle, ça aide à dédramatiser.

Tu es sur le bon chemin avec ce que tu prévois ! Les cycles rapides sont usants mais chez moi, ça semble se calmer alors que les psys avaient un mauvais pronostic pour mes cycles. Comme quoi, personne ne peut rien prédire. Je n'oscille plus fortement à l'échelle d'une semaine mais ça reste très instable. L'année dernière, j'ai eu plus d'hypomanies que de dépressions alors que j'étais auparavant majoritairement dans la dépression. Certains ont la chance d'avoir une bipolarité régulière qui répond bien aux médicaments et pour d'autres, c'est plus chaotique. Au moins, on ne s'ennuie pas Mr. Green
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Mélusine
Bipote Turquoise

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MessagePosté le: Lun 28 Mar 2016 - 13:54    Sujet du message: Je serais schizo-affective... Répondre en citant

Moi là c'est plus des impressions Zarb genre la tv me parle, les voix toujours, impression que mon visage et mon corps se déforment... Et toujours cette foutue phobie de sortir et de toute façon j'ai pas envie de me bouger.

Et pire ça fait deux semaines que je ne me suis pas lavée car je suis persuadée qu'il y a un cadavre dans ma baignoire. C'est hyper flippant.

Bref ouais faut prendre de l'humour , j'suis Zarb c'est comme ça

T'inquiète j'ai beaucoup d'autodérision Mdr

Même si je souffre beaucoup.

J'ai aussi cette sensation que mes membres se détachent de mon corps enfin bon c'est bizarre à décrire comme truc Arrow


Tiens on a le même âge. Moi aussi j'ai l'impression d'être une p'tite vieille Mort de Rire

Là c'est la dissociation aussi qui me colle aux basques.
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mepine
Bipote Diamant

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Inscrit le: 26 Mar 2012
Messages: 3 840

MessagePosté le: Lun 28 Mar 2016 - 18:11    Sujet du message: Je serais schizo-affective... Répondre en citant

Salut Melusine,

Effectivement ton témoignage est poignant, et très expressif.


Je n'ai rien à ajouter aux conseils de girl anachronism, qui sont toujours bien choisis. La salle de sport est une très bonne idée. On peut y pratiquer un exercice physique : j'aimais bien les cours de fitness personnellement, pas tellement le travail seule sur les machines de musculation. Mais on y côtoie également des gens, sans pour autant avoir besoin d'approfondir le lien. On peut se contenter de partager le plaisir du sport.


Je t'écris surtout pour te dire que je comprends tes états psychotiques, puisque j'en ai vécus. J'ai fait notamment une bouffée délirante il y a 7 ans. J'ai eu des hallucinations auditives. L'impression que tout faisait sens, que tout me faisait signe, dans un projet plus grand. Je me souviens d'avoir eu le sentiment qu'on essayait de communiquer avec moi à travers mon ordinateur! Ce qui m'a permis de tenir, c'est d'avoir eu bizarrement conscience qu'il y avait quelque chose qui clochait, que je ne devais pas totalement me fier à ce que je ressentais. Il m'arrive encore d'avoir des pensées magiques en cas de phase haute intense, mais pareillement, je prends du recul, et j'attends que ça passe...


Pour le diagnostic, je comprends ta détresse face à ces mots lourds de sens. Mais il n'a en fait que peu d'importance, ce terme. Le nom qu'on utilise est secondaire. Ton état est tel qu'il est, et il peut se stabiliser. Prends-tu des antipsychotiques? Il faut trouver le bon traitement, la bonne hygiène de vie, et je suis persuadée que ta santé s'améliorera. On ne peut pas changer le passer, mais on peut se battre pour avancer!

▬▬▬▬▬▬▬▬▬ஜ۩۞۩ஜ▬▬▬▬▬▬▬▬▬
 
Mépine

«Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l'être mais aussi la sagesse de distinguer l'un de l'autre.» Marc Aurèle
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:16    Sujet du message: Je serais schizo-affective...

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