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Bienperdue
Bipote Emeraude

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MessagePosté le: Lun 11 Avr 2016 - 11:58    Sujet du message: Help ! Répondre en citant

Bonjour à tous, et merci à ceux qui prendront la peine de lire ce message-fleuve.

Comme manifestement plein de gens ici, je me suis inscrite car je suis arrivée, hélas avec violence, au bout d’une (belle) histoire avec un homme, et que je suis bien triste et perdue, me demandant, comme tant d’autres, ce qui relève de la maladie, et peut-être ce qui pourrait être tenté pour sauver l’estime que nous éprouvions l’un pour l’autre et qui paraît détruite, qu’au moins ça ne se termine pas comme ça, de façon si glauque.

J’ai rencontré cet homme il y a bientôt quatre ans, dans le cadre d’un projet artistique sur lequel nous avons collaboré tous deux. C’était une espèce de grosse brute, mais instinctivement je sentais sous sa brutalité et ses virulentes manifestations de désintérêt à mon égard un cœur tendre surprotégé et une attirance qui ne voulait pas s’avouer. Nous étions à chacune de nos rencontres dans la joie de nous voir, heureux, comme sur des rails, complices intellectuellement et artistiquement, en un mot amoureux, mais sans que jamais rien ne soit exprimé de façon claire. Ce long temps d’apprivoisement mutuel me convenait très bien, car je suis moi-même très sauvage, ai été cruellement blessée en amour et n’avais plus été amoureuse depuis de longues années.
Je sentais qu’il était inquiet sur tout, qu’il ne se sentait pas à la hauteur (travail, argent, statut social, physique, milieu familial, etc.) : ce qui pouvait par exemple se traduire, alors qu’il n’y avait rien de « concret » entre nous, par des manifestations de jalousie si je mentionnais d’autres hommes dans nos conversations. Mais je me disais qu’avec le temps et de la patience, il allait se tranquilliser, percevoir qu’il pouvait me faire confiance.

Plusieurs fois je lui ai déclaré ma flamme, mais par écrit car j’ai du mal à exprimer ce genre de choses à l’oral. Il a en général réagi à ces textes enflammés soit par le silence, soit par une nouvelle proposition de rencontre… au cours de laquelle il ne faisait aucune référence aux aveux en question. Je me disais que, connaissant la teneur de mes sentiments, s’il continuait ainsi à désirer me voir, c’est qu’il les partageait, ce qui m’apparaissait en outre assez clairement au vu de ses attitudes à mon égard.

Notre rapprochement intime paraissait être chez lui conditionné à plusieurs changements. Ainsi, il était tout heureux de m’annoncer qu’il avait arrêté de fumer, s’était fait refaire les dents, qu’il tâchait de se débarrasser de certaines compulsions, etc. Il avait l’air d’avoir envie de changer pour moi, et même si je l’aimais tel qu’il était, ça me touchait. D’autant que moi aussi j’en profitais pour faire un bon coup de ménage dans ma vie avant qu’il y débarque.

Deux fois, au cours de la conversation, l’air de ne pas y toucher et en embrayant immédiatement sur un autre sujet, il m’a dit qu’il était « maniaco-dépressif ». Peut-être aurais-je dû le questionner alors, considérer cela comme une perche qu’il me tendait, mais il n’avait vraiment pas l’air de souhaiter en faire un sujet de conversation, et je ne voulais pas être indiscrète. Je me suis néanmoins beaucoup documentée sur la question à ce moment-là, notamment via votre forum. Je ne sais s’il m’a dit la vérité à ce sujet, car les fois où j’ai tenté par la suite de remettre ça sur le tapis afin qu’il puisse m’en parler, il m’a affirmé n’avoir « aucun problème psy »… En fait, il raconte souvent une chose un jour et son contraire le lendemain, avec la même conviction et troublante sincérité : une fois il a fait des études de ci, une autre fois de ça, une fois il a visité telle ville, une autre fois il n’y a jamais mis les pieds, bref, pas mal mytho mais j’ai mis ça sur le compte d’une personnalité très artiste et bien déjantée (comme j’aime – hélas ?), et puis je voyais bien qu’il ne me racontait pas des salades pour que je le croie (sinon, il aurait mieux menti…).

Alors, malade ou pas ? Je ne sais pas. Je ne sais pas s’il prend un traitement, et je suis à peu près certaine qu’il n’a pas fait de séjour en hôpital psy. Il ne boit pas du tout d’alcool. Il a un travail, un enfant en garde alternée dont il s’occupe admirablement, des amis de longue date, des occupations… À la fois, il est effectivement très fluctuant, extrêmement réactif (et donc très sensible), et je finissais par toujours marcher sur des œufs de peur de le blesser avec un mot, une attitude.
Par exemple, à une époque, lorsque je passais le voir sur son lieu de travail, il me recevait comme un chien. Du coup, je me disais qu’il ne souhaitait pas me voir, et j’y allais de moins en moins. Jusqu’au jour où j’ai compris que s’il me traitait ainsi, c’était peut-être justement parce que je passais de moins en moins le voir. Une fois, j’ai pu lui exprimer que j’avais l’impression de le déranger lorsque je passais. La fois d’après, il était tout gentil. Il avait manifestement compris de quelle manière il entretenait un cercle vicieux…
Ainsi, quand il était hypernerveux, tendu, agressif, en y réfléchissant par la suite, je comprenais souvent qu’un de mes actes ou mots l’avait blessé sans que j’en aie conscience, qu’il avait mal pris, mal interprété mes agissements ou mes paroles. Je tentais alors de rectifier le tir, et je me suis souvent assez bien sortie de cet exercice délicat. Je crois que dans ces cas-là il se sentait aimé et compris, et en était heureux (et moi fière de le rendre heureux).

Un jour, je me suis déclarée un peu plus directement. Il m’a dit qu’il n’était « pas là-dedans » avec moi, mais qu’il ne fallait pas que je « perde l’espoir ». Je lui ai dit que j’avais compris le message (ce qui était à moitié vrai car il n’était pas franchement clair), et que j’allais faire en sorte qu’il n’y ait plus d’ambiguité entre nous. Mais, à notre rencontre suivante, c’est lui qui a remis une bonne couche d’ambivalence.

Et puis les choses ont commencé à changer : plus nos rencontres se passaient bien, plus il mettait de la distance entre chaque. Ça, j’en ai beaucoup souffert. Il m’a beaucoup manqué entre deux rencontres (il fallait batailler ferme pour obtenir un rendez-vous avec lui, mais néanmoins, il y venait toujours avec des yeux amoureux…). Plus ça allait, moins je comprenais cette distance qu’il mettait alors que tout se passait bien (PARCE QUE tout se passait bien, me disais-je…). Plus ça allait, moins j’arrivais à être naturelle : toujours faire attention à ne pas le blesser, essayer de comprendre ce qui se passait lorsqu’il était agressif, ce que j’avais pu faire ou dire, rassurer… J’essayais de trouver la bonne distance, mais j’avais l’impression qu’alors même il se sentait envahi, si je mettais plus de distance pour respecter son ressenti, il le prenait encore plus mal. C’est comme si ça l’agaçait que je sois proche, mais qu’il m’en voulait de tenter de m’éloigner. Je ne savais plus ce qu’il fallait faire. Rien ne paraissait lui convenir.

Un jour, il a suggéré, certes à mots détournés, que nous vivions ensemble (je venais de lui confier qu’en tant que femme seule aux revenus fluctuants, je m’en sortais difficilement). J’étais tellement heureuse qu’il m’a fallu du temps pour être sûre d’avoir bien compris, et je n’ai pas réagi immédiatement. Or, à la rencontre suivante, plus moyen d’aborder la question avec lui : il avait manifestement zappé. J’avais souvent l’impression que si je ne comprenais pas ses allusions dans l’instant, ma chance était définitivement passée.

L’été dernier, pensant qu’il souhaitait que je « le lâche », je ne lui ai plus donné de nouvelles pendant deux mois. Mais, n’y tenant plus et pensant à lui sans relâche, j’ai fini par lui envoyer un courrier où je lui parlais à cœur vraiment ouvert des sentiments que je lui portais, à quel point c’était dur sans lui, à quel point il me manquait. Je lui ai signalé que je n’attendais pas de réponse. Or, il m’a répondu, pour me proposer un café… au cours duquel il n’a fait aucune mention à ce courrier mais m’a dit qu’on allait se revoir régulièrement. Je suis remontée illico sur mon nuage. J’avais tellement eu peur de le perdre, j’étais tellement heureuse de le revoir !

Or, depuis ce jour, il a encore laissé passer plus de temps entre deux rendez-vous, me demandant de l’appeler mais ne répondant pas au téléphone, trouvant toutes sortes de prétextes pour ne pas me voir, repoussant sans cesse nos rencontres mais ne les annulant jamais. Pourtant, lorsque celles-ci avaient finalement lieu, elles se passaient en général merveilleusement bien.
Et puis, au lendemain d’un nouveau désistement, à bout de forces (cette histoire finissait par me manger tellement qu’assurer mon boulot était devenu difficile…), je suis allée le voir et lui ai dit que tout ça était trop dur à vivre, qu’amoureuse de lui, il m’était trop douloureux qu’il me fuie ainsi. Devant sa réaction (« je ne suis pas amoureux de toi »), je lui ai dit qu’il valait mieux que j’arrête de le voir mais qu’il allait me manquer. Il a tâché ce jour-là, fort gentiment, de me faire changer d’avis et m’a proposé qu’on discute de tout ça tranquillement, m’a dit que si je lui parlais (c’est vrai que je ne suis pas causante à l’oral), il me comprendrait mieux et pourrait faire en sorte de ne pas me blesser, mais je sentais qu’à essayer de suivre ses nombreux revirements, ses pas en avant puis en arrière, j’allais finir par me mettre en danger (j’ai une vie compliquée à gérer par ailleurs) et suis restée sur ma position. Néanmoins, j’ai regretté bien vite car je tiens énormément à lui, et lui ai envoyé un mail quelques jours après pour lui dire que j’accepterais sa proposition de discussion, mais qu’il me fallait le temps de revenir au calme avant. Mail resté sans réponse. Puis je suis retournée le voir (je peux le rencontrer sur son lieu de travail), mais il était glacial et agressif. J’ai quand même décidé de lui proposer un café par mail, auquel il a répondu très violemment et fielleusement qu’il ne voulait plus me voir, car j’avais « passé les bornes du savoir-vivre et du self-control » (ce qui est faux, et d’autant plus injuste que, si je suis pour ma part toujours restée courtoise et pondérée, je l’ai vu bien souvent manquer de la plus élémentaire politesse et dans un état de nervosité confinant à l’agressivité).

Voilà, j’en suis là, je sors un peu de mon état de choc pour découvrir la tristesse, tant de gâchis, toute cette fabuleuse rencontre qui nous a changés, toutes ces merveilleuses choses partagées depuis tant d’années, tout ce qu’on ressentait l’un pour l’autre rayé en deux phrases assassines. J’aurais eu très mal qu’il me dise ne pas vouloir me revoir, mais j’aurais une nouvelle fois essayé de comprendre. Mais là, non seulement c’est une fin de non-recevoir sans appel et sans négociation possible, mais en plus il me dit que c’est de ma faute, et il l’exprime avec une grande agressivité ! Je suis perdue, sonnée, malheureuse. Qu’on stoppe une relation qui ne mène nulle part c’est acceptable, ou qu’on essaye de la transformer en amitié, mais ça, c’est horrible : fini, terminé, en deux phrases, tout ce qu’on a patiemment construit, et en me retirant son estime de surcroît. J’ai l’impression de plonger… Je n’arrive pas à comprendre qu’il soit si dur, d’autant qu’il sait que je traverse une période bien difficile, notamment au niveau du boulot. Lui qui m’avait assuré craindre de me faire du mal… J’ai aussi l’impression que les confidences que je lui ai faites se retournent contre moi et qu’il les a parfois utilisées pour m’atteindre. Pourtant, il peut être si gentil, touchant, attachant, adorable. Je l’ai vu faire mille efforts pour me comprendre et ne pas me perdre. Je me dis qu’il doit être bien en colère pour être aussi dur, donc malheureux aussi, que peut-être il me rejette à la mesure de ce qu’il s’est lui-même senti rejeté, mais je ne comprends pas ce que j’ai fait pour générer ça. Et je ne sais pas ce qu’il vaut mieux faire maintenant : lui répondre ? laisser passer du temps ? tâcher de le fuir et de l’éviter à tout prix ? lui foutre la paix ? essayer de le retenir (mais comment ?) ? Que faut-il essayer de comprendre ? Je suis perdue…

Je sais que je ne suis pas irréprochable, qu’avec lui j’ai péché, par maladresse, connerie et lenteur (j’avais l’impression de ne jamais comprendre assez vite ses allusions, ne jamais m’adapter assez vite à ses fluctuations), tort aussi de ne pas assez m’exprimer à l’oral (ce qui aurait sans doute été plus rassurant pour lui que tous mes écrits), mais j’ai toujours été de bonne volonté, j’ai toujours tâché de l’aimer et de le comprendre, et n’ai rien fait me semble-t-il qui puisse justifier un tel rejet violent.
J’ai bien conscience qu’il est extrêmement difficile de résumer une telle histoire ici, et que vous ne pouvez avoir d’avis clair sur la question sans nous connaître, mais en fait j’aimerais savoir si certaines choses que j’ai pu noter chez lui, et que je vous dévoile ici, peuvent à votre avis relever typiquement de la maladie si elle existe, et si oui, s’il y a quelque chose que je puisse dire ou faire pour au moins tenter de finir les choses proprement, dignement, et non pas de cette manière violente et pourrie.

Je pense que lui ne reviendra pas : il est très orgueilleux, et même si je l’ai vu bien souvent regretter ses mots ou ses comportements à mon égard et essayer de se faire pardonner (ce que je faisais avec joie), s’il a pris une décision, il n’est pas du genre à flancher. D’autant que si un jour il regrette, il risque de se juger lui-même impardonnable et ne pas oser reprendre contact…

En tout cas, de vous lire me touche beaucoup. Bien sûr, je tiens à ne pas généraliser, mais vous m’apparaissez au fil de vos messages comme des gens ayant une exeptionnelle capacité de remise en question, une honnêteté intellectuelle comme on en rencontre rarement, et beaucoup de souci des autres.

Merci à vous.

PS : ce message a été rédigé fin mars, alors que je venais de recevoir son mail, mais il y a eu un problème avec mon inscription sur le forum et je n’ai pu poster. J’ai fini par lui répondre que j’étais désolée si je l’avais blessé, et que je le remerciais pour tout ce qu’il avait été et ce qu’il avait fait pour moi. Mail resté sans réponse… Plus aucune nouvelle. J’ai du mal à remonter la pente, et je souffre encore beaucoup de son violent rejet.
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MessagePosté le: Lun 11 Avr 2016 - 11:58    Sujet du message: Publicité

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girl anachronism
Bipote Saphir

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Inscrit le: 12 Déc 2011
Messages: 1 126

MessagePosté le: Lun 11 Avr 2016 - 15:35    Sujet du message: Help ! Répondre en citant

Bonjour Bienperdue,

Toutes les ruptures sont difficiles, mais je pense sincèrement que souvent, c'est la meilleure solution. Je ne pense pas que l'on puisse former un couple durable et aimant si on marche sur des oeufs avec l'autre. Pour moi, pouvoir être soi, avoir une relation sincère, c'est une des base d'un couple réussi.
Combien de temps peut-on vivre avec quelqu'un quand on est obligé de ne rien dire, de ménager, de peser chaque mot ?

Les anciens (nos grands-parents) ne divorçaient pas, ils restaient bon gré, mais surtout mal gré les difficultés. Que de couples mal assortis qui se sont faits souffrir mutuellement ! Je ne parle pas des difficultés que l'on peut surmonter et qui ne sont pas des causes suffisantes de divorce, mais des grandes incompatibilités de caractère.

Dans ton histoire, j'ai l'impression que tu aurais bien aimé jouer le rôle de la mère réconfortante et bienveillante. Tu as eu certainement un peu pitié de son côté mal dans sa peau, bourru mais on ne peut pas construire une relation sur la pitié. Peut-être que ce n'était pas ce qu'il voulait. Tu dis qu'il se sentait "envahi", qu'il avait beaucoup d'orgueil.

Je ne sais pas, je ne fais que donner mes impressions et à mon avis, vous n'aviez pas les mêmes attentes, ni les mêmes modes de fonctionnement.
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Bienperdue
Bipote Emeraude

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Inscrit le: 21 Mar 2016
Messages: 8

MessagePosté le: Lun 11 Avr 2016 - 20:41    Sujet du message: Help ! Répondre en citant

Merci beaucoup Girl Anachronism pour cet avis qui me fait réfléchir sous un angle intéressant. Je vais méditer tout ça, et l'histoire fera le reste :-) (Sinon, non, je n'ai pas "pitié" de son côté mal dans sa peau. Ce n'est pas quelqu'un qui inspire de la pitié (c'est l'homme le plus drôle que je connaisse), mais de l'amour. Et je l'aime, tout simplement, avec ses bons et ses mauvais côtés : j'en ai aussi.)
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Perséphone
Bipote Turquoise

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Inscrit le: 21 Déc 2013
Messages: 224

MessagePosté le: Mar 12 Avr 2016 - 18:31    Sujet du message: Help ! Répondre en citant

Bonsoir,

Eh bien, quel courage!!! 4 ans d'une relation qui ne semble pas très définie et avec une personne qui ne me semble pas particulièrement bipolaire pour ma part. Je vis avec un bipote et c'est vrai que parfois, il faut nous adapter à leur humeur, mais là j'ai l'impression que pour toi, c'était au quotidien qu'il te fallait être vigilante et donc pas naturelle.

Je ne saurais trop quoi te dire si ce n'est qu'il me semble indispensable que tu prennes du champ pour savoir ce que tu veux toi. Je le dirais à n'importe quelle personne en couple et pas qu'à une compagne de bipote, protège toi mieux que ça et sincèrement, qu'attends tu de cette relation?

Je suis avec mon bipote depuis 4 ans et on en a traversé des épreuves mais entre avant et maintenant, il y a eu une vraie évolution de couple, nous habitons ensemble, faisons construire notre petit cocon à tout deux et avons des projets plein la tête. Il lui a fallu beaucoup de temps pour comprendre certaines choses et pour en accepter d'autres mais aujourd'hui, nous avons trouvé notre équilibre.

Il faut vraiment faire attention à ne pas tomber dans le piège de la culpabilité. Au vu de ce que tu dis, il a un problème, c'est à lui de se prendre en main et de faire les choses bien, avec de l'aide et la tienne pourquoi pas. Mais ça doit venir de lui, sinon ce sera un échec tout le temps.

Je te souhaite bon courage en tout cas et sincèrement, souhaite toi autre chose. S'il ne change pas, tu ne peux pas vivre une telle vie.

Désolée si je te semble dur mais je fais le distingo entre une personne malade qui cherche à se faire aider et une personne (dont on n'est pas sûrs qu'elle le soit) et qui fait du mal. Je suis une pro couple avec un bipote car je sais que c'est possible et que ça peut être merveilleux aussi mais pas dans de telles conditions, pas quand il y a une telle abnégation des deux: lui pour sa maladie et toi pour ce que tu es réellement.

Voilà, j'espère au moins que ton moral est bon et que tu as du monde pour t'entourer dans tout ça.

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Perséphone...
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Bienperdue
Bipote Emeraude

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Inscrit le: 21 Mar 2016
Messages: 8

MessagePosté le: Mar 12 Avr 2016 - 21:33    Sujet du message: Help ! Répondre en citant

Merci beaucoup Perséphone pour ta lecture et le temps que tu as pris pour me donner ton avis.

Je n'ai pas l'impression d'avoir eu du courage, simplement de la patience, dont il a fait preuve aussi car je suis moi-même très sauvage, difficile à apprivoiser et à mettre en confiance. Et puis j'étais (je suis ?) très amoureuse, et cet homme m'a fait un bien fou. C'est justement la rencontre qui m'a fait comprendre qui j'étais vraiment, qui m'a fait changer, évoluer, qui m'a adoucie et rendue meilleure. Je me suis sentie comprise et aimée comme jamais avant lui. Mais c'est vrai qu'il y a eu de part et d'autre un vrai problème de communication. J'ai très mal de l'avoir perdu, mais j'ai également conscience que je ne peux pas faire le chemin à sa place.
Maintenant, il faut laisser le temps au temps. Peut-être nous retrouverons-nous (ce dont je doute), peut-être ferai-je une nouvelle rencontre (ce que je me souhaite quand j'aurai surmonté mon chagrin)... Mais cette fin violente sans possibilité d'explication me laisse un goût très amer et me déchire le cœur... Je déteste la guerre qui suit l'amour, ça fait encore bien plus mal que la rupture. Je reste souvent amie avec les hommes qui ont partagé ma vie. C'est ça qui est douloureux, plus que tout le reste. Je ne suis pas maso, et je ne pourrais pas vivre dans la peur constante qu'il me blesse. Mais, même si on ne se voit plus, je préfère essayer de comprendre sa violence plutôt que d'avoir du ressentiment ; ça m'aiderait de ne pas lui en vouloir.

Je traverse une période très difficile : à 45 ans, je n'arrive plus à gagner ma vie avec mon métier que j'aime, et je me vois contrainte de vendre mon appartement, que j'aime aussi, pour pouvoir m'en sortir, et peut-être financer une reconversion dont je n'ai ni l'idée, ni le courage, ni l'envie. Des décisions bien lourdes à prendre seule et vidée... Je n'ai aucune idée de quoi demain sera fait, ni où tout ça va m'emmener. Mais j'ai des amis formidables, et la vie continue...

Je te souhaite tout le bonheur du monde avec ton bipote, et bonjour au Finistère que j'aime tellement :-)
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mepine
Bipote Diamant

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Inscrit le: 26 Mar 2012
Messages: 3 840

MessagePosté le: Mer 13 Avr 2016 - 15:13    Sujet du message: Help ! Répondre en citant

Salut,

Je ne sais pas s'il fallait prendre au premier degré son expression "maniacho-dépressif". Certains l'utilisent - à tort - pour se désigner comme ayant une personnalité changeante, lunatique. La bipolarité est bien plus complexe que cela, avec ses hauts et ses bas. Si tu ne l'a jamais vu en dépression ou en état d'excitation, je pense que c'est en fait un homme mal dans sa peau, qui ne sait pas ce qu'il veut...

Je suppose moi-aussi que la rupture est ce qu'il y a de mieux dans cette situation, même si tu es sentimentalement attachée à cet homme. Tu as manifestement des choses à régler dans ta propre vie, et il n'est visiblement pas en mesure de t'apporter grand chose, ni même simplement de te soutenir. Quelquefois, on est attiré par des personnes qui sont un peu des miroirs de nous-mêmes, mais à la longue, ces relations sont des impasses.

Courage!

▬▬▬▬▬▬▬▬▬ஜ۩۞۩ஜ▬▬▬▬▬▬▬▬▬
 
Mépine

«Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l'être mais aussi la sagesse de distinguer l'un de l'autre.» Marc Aurèle
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Bienperdue
Bipote Emeraude

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Inscrit le: 21 Mar 2016
Messages: 8

MessagePosté le: Jeu 14 Avr 2016 - 21:08    Sujet du message: Help ! Répondre en citant

Merci Mepine pour ton avis :-) Oui, je sais que le mot "bipolaire" (comme "pervers manipulateur") est à la mode et employé à tort et à travers, ce qui doit bien agacer les vrais malades. Mais je sais aussi que cet homme a un vrai problème que le côté "mal dans sa peau" ne peut suffire à expliquer et que j'ai pu constater maintes et maintes fois, mais dont je ne connais pas la nature exacte (je ne suis pas très versée dans tout ça...). Puisqu'il a coupé les ponts, je ne peux plus faire grand-chose de toute façon, il fera son chemin ou pas, et les nôtres se rejoindront... ou pas. J'ai besoin de réserver mon énergie pour me sortir du pétrin. À ce propos, j'ai eu une excellente nouvelle au niveau boulot cet après-midi, un truc complètement inespéré qui me sauve, et sauvera peut-être mon appart avec :-) Alors vive la vie ! Et pour le reste, inch Allah...
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Perséphone
Bipote Turquoise

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Inscrit le: 21 Déc 2013
Messages: 224

MessagePosté le: Sam 16 Avr 2016 - 10:05    Sujet du message: Help ! Répondre en citant

Bonjour Bienperdue,

Je pense que tu as raison de réagir ainsi et de relativiser tout cela. Même si rien n'évolue avec ton bipote, au moins les choses bougent positivement pour toi et c'est important aussi. Il aurait été difficile de tout gérer pour toi. S'il revient, qu'il le fasse pour les bonnes raisons et parce qu'il a pris conscience de certaines choses, s'il ne revient pas, eh bien cela aura été une expérience et t'aura permis de te poser aussi des questions sur tes attentes à toi.

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Perséphone...
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:29    Sujet du message: Help !

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