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angoisse de la reprise

 
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lizzie33
Bipote Turquoise

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MessagePosté le: Jeu 28 Avr 2016 - 14:38    Sujet du message: angoisse de la reprise Répondre en citant

Bonjour,

Voilà, je suis complètement désespérée car ma mise en disponibilité va bientôt prendre fin puisque j'ai moi-même demandé à reprendre mes fonctions l'an prochain sur un mi-temps, mais je réalise que je n'ai plus du tout le gout de la transmission, et j'angoisse de partir en vrille avec les élèves, de ne pas savoir tenir ma classe, d'autant que je suis en train de faire une demande de poste sur un établissement qui a bonne réputation et où les élèves sont en général bien cadré, alors j'ai peur de faire tâche si je ne sais pas gérer mon autorité. En plus de cela, comme je le disais précédemment, je me rends compte en relisant d'anciens cours que j'avais préparé il y a trois ans (avant ma dépression et ma rechute donc), que j'ai totalement perdu cette faculté imaginative que j'avais pour créer mes cours afin de donner les meilleurs outils aux élèves pour apprendre. Je ne m'en sens plus du tout ni l'envie ni les capacités et j'angoisse à fond de m'être mise dans une impasse. D'une manière générale d'ailleurs, je n'ai plus aucun goût à rien, ni pour la lecture (même Musso, qui ne demande pourtant pas grande concentration, ne m'attire plus), ni pour les préparations de cours, ni pour l'art et l'histoire que j'adorais avant, je me sens comme une coquille vide, sans plus aucun neurones. Ajouté à cela que j'ai la grosse impression que je manque d'autorité avec mon fils (même s'il ne fait pas souvent de grosses bêtises, ce midi il a craché sur la télé et quand je l'ai grondé il m'a tiré la langue, ce qui lui a valu une petite gifle qui est partie toute seule, chose que je ne fais jamais habituellement et qui me remue les tripes, d'ailleurs, mon fils est tellement fier que malgré les larmes de chagrin qui lui sont montés aux yeux, il n'a pas rentré sa langue, mais j'ai cédé et l'ai consolé après), bref, je me dis que j'ai déjà du mal avec mon propre enfant, alors avec 30 élèves qui n'ont aucun lien d'affection pour moi, qu'est-ce que ça va être. Je suis désemparée, mes journées sont vides, je passe la moitié de mon temps au lit à retourner les problèmes dans ma tête, je n'arrive à rien faire et n'ai envie de rien. Je vois mon psy lundi mais je crois que je vais en changer car il n'ai jamais disponible pour moi, la dernière fois que je l'ai vu remonte à un mois et demi, et c'est toujours en coup de vent.
Je lance ce message comme un sos, j'ai vraiment peur de ne pas y arriver, peur du vide que je sens en moi, peur de l'avenir, de la relation aux autres, peur des parents d'élèves, de ma hiérarchie, peur de mon manque de capacité intellectuelle, de mon manque d'envie...
Je ne sais comment faire pour me sortir de là.

Bonne fin de journée à vous, la mienne risque d' être assez glauque, comme d'habitude, puisque je ne fais strictement rien de mes journées, j'ai même du mal à sortir faire les courses, et le ménage je n'en parle même pas :(
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MessagePosté le: Jeu 28 Avr 2016 - 14:38    Sujet du message: Publicité

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laura
Bipote Turquoise

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Inscrit le: 08 Juin 2008
Messages: 229

MessagePosté le: Ven 29 Avr 2016 - 09:51    Sujet du message: angoisse de la reprise Répondre en citant

Bonjour Lizzie

Je crois, et je suppose que je ne te l'apprends pas, que là c'est un fond de dépression qui parle.
Avec ton fils, tu nous le dit, ce problème est occasionnel. Ça arrive. ..
Tes élèves sont trente, mais justement, ce ne sont pas tes enfants, et c'est plus simple.
Reprendre à mi temps est très confortable. Si tu es en état d' en supporter les contraintes, ça peut contribuer à te redonner la pêche. Le contact avec les élèves est aussi stimulant.
Vas y pour retrouver ton plaisir et ta créativité. C'est normal que tout ça t'échappe aujourd'hui, à l' écart de la pratique, avec l' appréhension bien naturelle de la reprise.
Quelle matière enseignes-tu?
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Parabellum
Bipote Turquoise

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Inscrit le: 23 Déc 2013
Messages: 150

MessagePosté le: Ven 29 Avr 2016 - 10:49    Sujet du message: angoisse de la reprise Répondre en citant

Bonjour Lizzie,
ne te force pas à retrouver le gout pour tes activités habituelles, tu es en dépression actuellement et on ne peut pas en sortir en se torturant l'esprit, et en se reprochant à soi même de ne pas pouvoir avancer. Tu dois vraiment trouver un psy qui soit disponible plus souvent et qui te vois plus fréquemment. Ensuite, tu dois avant tout laisser le temps passer en essayant de prendre avant tout soin de toi, te reposer, la lecture ce n'est pas seulement un roman ça peut être un journal. Ne cherche pas à penser au futur, à ce que sera ton travail dans quelques temps, ne penses qu'au présent. Tu exprimes très bien ton ressentit actuel, cela veut dire que tu as envie au moins encore d'une chose c'est d'aller bien à nouveau. Je suis sur que tu y arriveras avec un bon psy et certainement un traitement plus adapté.
Bientôt tu iras mieux c'est comme ça que sont les choses, tu ne resteras pas éternellement en dépression.
Bonne après midi
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lizzie33
Bipote Turquoise

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Inscrit le: 18 Oct 2015
Messages: 128

MessagePosté le: Sam 30 Avr 2016 - 06:49    Sujet du message: angoisse de la reprise Répondre en citant

Bonjour Laura, Bonjour Parabellum,

Merci beaucoup à tous les deux pour vos messages de soutien, ça m'a fait chaud au coeur Parabellum, de te lire, car tu m'as remonté un peu le moral en relativisant ma situation, ce que je suis incapable de faire seule. Laura, j'enseigne le français. C'est vrai que j'ai tendance à trop me projeter dans l'avenir ce qui augmente mes angoisses mais c'est parce que cela fait si longtemps que ça dure que j'ai l'impression que je ne serai jamais heureuse... A cela s'ajoute (je n'en n'ai pas parlé ou reparlé dans ce post mais c'est un problème de fond pour moi) ma relation avec mon mari qui à mon avis est caduque. Il ne revient définitivement à la maison que le 9 mai, mais je le vois quand il revient le we, nous sommes chacun dans notre coin et cela fait longtemps que je n'ai plus grand chose à lui dire, à part me plaindre. Je n'ai pas de plaisir à être avec lui, et je me sens pieds et poings liés dans ce mariage, mais tout semble s'opposer à une séparation (à commencer par nos familles respectives qui l'une et l'autre s'y opposent alors que ça ne les regarde pas, la mienne est plus mitigée, elle ne se permet pas de s'y opposer mais me le déconseille fortement, quand à mes beaux-parents, eux, ils s'interposent carrément dans ma vie pour me l'interdire (chrétiens conservateurs, chez eux on ne divorce pas, cela a été même cause de violentes disputes à la Toussaint et à Noël qui m'ont conduit directement à l'hôpital une fois rentrée chez moi), même le corps médical s'en mêle et me déconseille une séparation. Il y a quelques mois, l'infirmière m'a dit que j'allais me retrouver à la rue si je faisais ça, quand à mon généraliste que j'ai vu la semaine dernière, il m'a demandé où j'en étais de ce point de vue là, et quand je lui ai dit que j'étais encore avec mon mari, il m'a dit "je pense que c'est mieux") Mais moi, mon ressenti, personne ne semble le prendre en compte, bien sûr il y a les contraintes matérielles, il faut bien vivre et s'auto-gérer ce qui n'est pour l'instant pas mon cas, mais si la situation peut s'éterniser ainsi jusqu'à quand?... J'ai l'impression que ce mal être dans mon couple entretient ma dépression, c'est le serpent qui se mord la queue. Avec mon mari, nous ne voyons jamais personne, lui ça ne le dérange pas, mais pour moi, c'est un vrai problème, j'ai besoin de voir des amis, d'autres hommes, de sentir que je peux encore plaire, j'ai besoin de rire, de discuter, choses que nous ne faisons jamais avec mon mari, et je ne parle même pas de l'intimité, nous n'en n'avons plus et je n'ai plus aucun désir pour lui. A côté de cela il sait se rendre utile voir indispensable pour tout ce qui est matériel, il s'occupe de tout, il est toujours dans l'action, il me dit constamment "regarde mes actes",bien sûr je lui reconnais d'énormes qualités de ce côté là, mais sans chaleur humaine, sans câlins, sans légèreté, je m'étiole complètement.
Voilà, je vais essayer de suivre vos conseils, de ne pas trop anticiper, mais c'est dur, car j'ai un rendez vous d'embauche avec peut-être mon futur chef d'établissement mercredi matin, et je suis liquéfiée à l'idée d'y aller comme ça... Enfin, entre temps j'aurai vu mon psy, je verrai bien ce qu'il me dira, j'ai aussi pris rendez vous lundi matin avec une thérapeute pour mes problèmes d'anxiété. Peut-être est-ce que quand j'aurai repris le travail ce sera différents, mais pour l'instant je me sens seule, seule, seule, je ne vois personne de la journée, et je fume jusqu'à l’écœurement plus par désœuvrement et presque par "auto-destruction" qu'autre chose.

Bonne journée à vous et merci encore, je m'arrête là car sinon je sens que vais continuer dans une sempiternelle plainte... aujourd'hui mon challenge c'est d'aller chez la coiffeuse, ça fait longtemps que je repousse car je me terre chez moi, mais là je n'ai plus trop le choix si je veux être "présentable" mercredi.
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colombe
Bipote Emeraude

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Inscrit le: 28 Juin 2010
Messages: 69

MessagePosté le: Sam 30 Avr 2016 - 11:36    Sujet du message: angoisse de la reprise Répondre en citant

Bonjour Lizzie,

J'ai lu tes messages.Et ils m 'ont beaucoup touchée.Je voulais déjà répondre à ton premier post tant la situation que tu décris est proche de celle que je ressens actuellement.Certes, je ne suis pas en situation de reprise de travail puisque j'enseigne à mi-temps mais j'ai les mêmes angoisses.Je n'ai aucune confiance en moi.Je me demande tous les jours si je vais arriver à gérer mes classes.J'ai de plus en plus de difficultés à être investie dans mon travail car je me dis que de toute façon je ne suis pas à la hauteur.Alors à quoi bon!Chaque jour est un combat.Je ne sais combien de temps je tiendrai encore.Vivre avec l'angoisse chevillée au corps me devient de plus en plus insupportable.Mais je ne voudrais surtout pas t'envoyer un message négatif.Chaque cas est différent.Si tu as un bon environnement dans ton lycée, cela peut t'aider énormément dans ta reprise.Personnellement,c'est ce qui m'aide.J'ai une hiérarchie très humaine et compréhensive et des collègues très sympas.Sans cela,je sais que je me serais arrêtée.Ma psy m'a conseillée pour calmer mes angoisses la méditation.Je suis sceptique mais peut-être cela vaut-il la peine d'essayer.Garde confiance et surtout choisis un psy qui soit vraiment à ton écoute.
Je réagis aussi à ton deuxième post.Quand je me suis inscrite sur ce forum j'étais mariée.Je ne me doutais pas que je divorcerai.J'ai repris mon travail en 2010 après plusieurs années d'interruption et en 2012 je divorçais.Je ne veux pas rentrer dans les détails.Ce que je veux juste dire c'est que tout ce que tu racontes sur ton couple est assez semblable à ce que je vivais.Et un mal-être que je n'osais exprimer m'envahissait.Mon ex-mari était un soutien moral et matériel mais il n'y avait plus rien entre nous.Pas d'échanges pas de désir.Je souffrais.J'étais au fond du gouffre.Mais c'est là que ma psy a joué un rôle important.Quand j'ai enfin osé lui parler de mes problèmes de couple,elle a établi une sorte de diagnostique sur notre relation et m'a conseillée s'il n'y avait pas de changement dans notre relation d'envisager une séparation.Au retour de cette visite,j'ai eu une conversation avec mon ex-mari.Je lui ai dit qu'il fallait que certaines choses changent sinon je demanderai le divorce.Mon ex-mari ne voulant rien entendre a dit qu'il acceptait ma demande et c'est ainsi que la procédure de divorce a été engagée.Nous avons trois enfants et à l'époque mon dernier avait 7 ans.Cela n'a pas été facile.Mais je me suis sentie libérée.J'ai connu même une période un peu d'euphorie avant de me stabiliser.Aujourd'hui j'ai refait ma vie.Je suis heureuse dans ma vie amoureuse et cela m'aide beaucoup.Je ne me sens plus déprimée.Je dois seulement lutter contre mes angoisses.
Je voulais juste te livrer mon témoignage.Je pense que les problèmes de couple peuvent être source d'un mal-être.Il faut d'une manière ou d'un autre essayer de les régler.Mais surtout ne baisse pas les bras.
Belle journée à toi
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lizzie33
Bipote Turquoise

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Inscrit le: 18 Oct 2015
Messages: 128

MessagePosté le: Lun 2 Mai 2016 - 08:37    Sujet du message: angoisse de la reprise Répondre en citant

Bonjour Colombe,

Merci pour ton témoignage. Je vois tout-à-l'heure pour la première fois une thérapeute pour essayer de trouver une solution à mes problèmes d'anxiété. J'y vais avec espoir mais tout en n'attendant pas non plus trop de miracles..., mais bon il faut y croire, de toute façon il faut bien que je trouve une solution. Hier, mon mari m'a "trainée" pour que je sorte me promener au parc avec mon fils et lui, cela m'a coûté sur le coup car je n'avais rien moins envie que de voir du monde, des enfants qui crient et jouent partout, mais finalement, j'étais contente une fois revenue de ne pas être restée seule une fois de plus à la maison. Mes journées sont toujours aussi vides et sans envie, je n'ai pas de pensées noires, mais juste l'impression de ne pas trouver ma place sur terre. Je n'ai même plus envie de voir du monde, de socialiser, comme à une certaine époque, je m'habitue à ma solitude et ce n'est pas très bon. J'appréhende beaucoup mon rendez vous d'après demain avec le chef d'établissement, vu que je ne suis plus du tout motivée pour reprendre (mais en même temps je ne me vois pas refaire une année comme ça, à ne rien faire, seule à la maison). Voilà, sinon pour ce qui est de mon couple, je laisse les choses évoluer, je verrai bien comment elles tourneront. Plusieurs personnes extérieurs qui se fient aux apparences (ma coiffeuse encore vendredi dernier) me disent que j'ai de la chance, que j'ai "tout pour être heureuse" (un mari, un fils...), mais les choses ne sont pas si simples que cela, malheureusement. J'ai l'impression de ne plus avoir de force intérieur, de courage pour faire face, mais peut-être cela reviendra-t-il. Pour l'instant en tout cas, je me sens comme une poupée de chiffon désarticulée, dont le mécanisme est cassé.

Bonne journée à toi, et je te souhaite beaucoup de courage avec tes élèves, c'est malgré tout une chance d'avoir la compréhension de ta hiérarchie et la sympathie de tes collègues, ça doit t'aider beaucoup. Moi je n'ai qu'une peur, c'est de ne pas réussir à m'intégrer de ce point de vue là non plus et de me sentir "mise aux bancs"...
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girl anachronism
Bipote Saphir

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Inscrit le: 12 Déc 2011
Messages: 1 126

MessagePosté le: Lun 2 Mai 2016 - 09:04    Sujet du message: angoisse de la reprise Répondre en citant

Bonjour Lizzie33,

Lorsque ta coiffeuse ou d'autres personnes te disent que tu as "tout pour être heureuse", ils pensent réellement t'aider même si ce n'est pas approprié comme aide. Il ne faut pas donner trop de crédit à ces paroles, ils ne peuvent pas comprendre. Seuls ceux qui sont déjà passés par la dépression peuvent comprendre que l'on peut tout avoir et être malheureux comme une pierre.

Essaye de ne pas trop te mettre la pression, tu as besoin de temps pour aller mieux. Tu finiras par retrouver de l'envie au fil du temps, mais comme tu le dis, il faut avoir une démarche active pour relancer la machine. Cette sortie, c'est un bon début ! Si tu parviens à te forcer tout en respectant ton rythme tu parviendras à faire de plus en plus, et surtout à avoir envie de faire.

Ce qu'il te manque c'est l'envie, mais je suis certaine que plus tu auras d'expériences positives, plus tu auras envie de les reproduire. Au début, l'envie est faible, l'effort est énorme, puis petit à petit, la balance penche et inverse la tendance.
Tes efforts ne se verront pas tout de suite, cela demande du temps et de la persévérance. C'est là que l'entourage a un rôle clé pour soutenir tes efforts.

Quant au travail, ça viendra quand tu seras prête. Le travail peut t'aider à reprendre confiance en toi et à relancer la machine, comme il peut te faire replonger si tu n'arrives pas à reprendre le rythme. Une reprise à temps partiel thérapeutique pourrait être une bonne solution pour reprendre le travail en douceur.
Et surtout, ne mets pas la charrue avant les bœufs ! Si toi ou ton psy a des réticences quant à ta capacité à reprendre, ne précipite pas les choses.
Tu n'as sans doute pas épuisé tes congés, tu as le temps pour reprendre dans de bonnes conditions, sans hâte.

Et si tu ne peux pas encore reprendre en septembre, tu n'es pas obligée de "rester une année de plus à la maison sans rien faire". Cela pourrait être l'occasion pour reprendre des activités et une routine qui t'obligeraient à sortir de chez toi. Je pense que c'est une étape importante avant le travail. On n'existe pas seulement par le travail, mais par plein d'autres choses. Si je me retrouvais du jour au lendemain en invalidité, je ne pense pas que ça me poserait problème du point de vue du regard des autres car je sais faire plein de choses mais à mon rythme.
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Parabellum
Bipote Turquoise

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Messages: 150

MessagePosté le: Lun 2 Mai 2016 - 16:49    Sujet du message: angoisse de la reprise Répondre en citant

Bonjour Lizzie,
je partage totalement ce que dit girlanachronism. A savoir que le travail peut être un facteur d'épanouissement mais que ce n'est pas notre identité. C'est une part de notre vie, ça peut aussi être une source de bonheur pour certain mais pour beaucoup d'entre nous c'est avant tout un moyen de gagner de l'argent. Je dirais que le travail passe loin derrière la santé (physique et morale), les amis/familles, les loisirs, etc... Tu dois comme je l'ai dit plus haut, prendre soin de toi, cela veut dire qu'il te faut faire uniquement ce qui te fait plaisir et tant pis si il n'y a pas grand chose qui te plaise pour le moment, il ne faut pas forcer au delà de tes limites. Il faut faire les choses petit a petit, la dépression c'est comme si tu avais une jambe cassée, tu ne ferais pas un 100 mètre du jour au lendemain, et bien là c'est pareil tu dois faire tout lentement. Je pense qu'ici tout le monde connait ce qu'est la dépression, tout le monde te comprends, nous sommes tous passé par là. Pour ce qui est de tes problèmes avec ton fils, et ton manque d'autorité, je suis pareil, je n'arrive pas à gérer correctement mes enfants, j'aimerais être plus calme, posé, tenir un discours autoritaire mais je ne peux pas j'ai l’impression d'être dépassé, les cris, le bruit tout ça m'embrouille le cerveau et je maitrise mal avec eux. Je pense que cela est du au trouble donc il ne faut pas culpabiliser. Pour ta relation avec ton mari, je dirais que cela peut arriver dans n'importe quel couple, tu n'est pas en cause, ou du moins pas plus que lui. Tu devrais écouter ce que tu ressens et non pas ce que l'on te conseille.
Bonne soirée
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lizzie33
Bipote Turquoise

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Inscrit le: 18 Oct 2015
Messages: 128

MessagePosté le: Mar 3 Mai 2016 - 06:49    Sujet du message: angoisse de la reprise Répondre en citant

Bonjour Girl anachronism, bonjour Parabellum,

Merci pour vos messages. Pardon de me plaindre encore mais je suis très très angoissée ce matin encore, (hier soir grosse crise d'angoisse avant de m'endormir avec vomissements à répétition, j'ai appelé mon mari qui était impuissant au bout du fil). Mon gros problème c'est que je ne suis même pas sûre d'être réellement bipolaire, car je ne me reconnais pas du tout dans les symptômes up, je n'ai jamais eu de phase haute d'exaltation où je peux abattre des tonnes de travail, où j'ai une conduite un peu exubérante etc... , ce qui me fait douter du diagnostique (les psys que j'ai vu d'ailleurs, pour certains, étaient beaucoup dans le flou à mon sujet lors de mes différentes hospitalisations). Mon problème est très profond, il vient de tout mon vécu. Ce serait long à tout raconter et je ne suis pas sûre que cela vous éclairerait plus, mais en gros, quand j'avais environ 24 ans, j'ai eu une relation avec un prêtre libanais pas du tout assumée, à laquelle j'ai mis un terme mais trop tard, les dégats étaient déjà faits (cela en plus de mon histoire familiale compliquée). Tout en étant homme avec moi, il a également joué au prêtre et a essayé de me convertir sans mon accord car (je ne l'ai su qu'après, quand j'ai rompu) il a songé au mariage, puis après quand je lui ai dit pour m'en dépatouiller que je ne voyais pas plus en lui qu'un "ami", il m'a dit d'aller me faire soigner en gros, qu'un ami psy lui avait dit que j'étais malade etc... ça, plus ma mère qui me courait après depuis mon enfance en me disant que j'étais malade et qu'il fallait que j'aille voir un psy, j'ai commencé à perdre les pédales et à mes poser des questions. Mes problèmes ont commencé a cette époque avec mon entrée dans la vie active, et c'est aussi à ce moment là, que je me suis rapprochée de mon mari, chrétien. Bref je fais court, depuis ce temps je n'ai jamais trouvé la paix, j'ai fait une psychanalyse il y a huit ans qui s'est avérée catastrophique, ensuite j'ai vu sur Paris une thérapeute qui m'a envoyé voir un psy et là, nouvelle catastrophe, j'ai transféré à fond sur le psy, sans en être consciente, je croyais que j'étais amoureuse de lui mais je n'osais pas le lui dire. Bref je renonce, c'est trop long et trop compliqué à raconter, mais cette histoire avec le psy m'a valut une bouffée délirante en juin dernier, la seule que j'ai jamais eu de ma vie, mais j'estime qu'il a sa part de responsabilité là dedans car il n'a pas été très net, très clean avec moi (je ne saurais jamais si c'était voulu de sa part ou un hasard mais il et moi aussi avons à un moment donné cherché à garder un contact après que je soit parti de Paris, en fait c'est plus moi que lui, mais je n'ai pas rêvé, j'ai tout de même reçu une invitation à faire partie de son réseau professionnel, bref de fil en aiguille, de mail échangés (il a une boite mail, au début il a répondu à quelques uns de mes mails, puis il a vite cessé, après m'avoir envoyé un mail tout à fait sybillin, qui m'a complètement fait partir en vrille, j'ai compris, je pense, bien après, qu'il avait tenté de faire de la psychanalyse par mail) en coup de fil passé de ma part, ça a explosé en une phase délirante érotomane. Bref j'ai l'impression que je n'entre pas dans une case qui permettrait de me soigner et d'espérer un jour un mieux, j'ai l'impression que mon cerveau a des lésions irréversibles, je les sens même physiquement dans ma tête.
Hier mon début de thérapie sur l'anxieté s'est bien passé, je me sentais un peu mieux dans la journée, ce qui m'a permis d'envoyer paître mon psy et le cmp qui n'étaient pas du tout à la hauteur à mon avis dans la prise en charge. Comme je l'avais écris, la dernière fois que j'avais vu mon psy remontait au 18 mars, et là il a bien failli ne pas me recevoir car il y avait un bug dans les rendez vous au niveau du secrétariat, du coup, il m'a reçue mais à peine 5mn quand je lui ai dit que je compatis partir, j'étais très remontée et le lui ai fait savoir. J'ai trouvé hier soir un autre psy qui peut me recevoir rapidement, lundi prochain, mais il n'empêche que j'ai très peur car je vais devoir recommencer mon histoire de A à Z, reparler de ce psy qui m'a fait beaucoup de mal, et cela sans avoir grand espoir que ça aille mieux.(sans compter le prêtre... cette nuit j'ai encore rêvé de prêtre, quelle horreur... je précise en plus que le cousin et parrain de mon mari est prêtre, et qu'au début quand il nous a préparés au mariage, je me suis sentie très attirée par lui d'un côté, alors que de l'autre pas du tout, car je n'appréciais pas du tout ses prises de postions politiques, bref ça a été compliqué, car je portais toujours en moi le poids de la culpabilité d'avoir eu une relation avec un prêtre, et du coup je m'en suis confessée à lui (alors que je n'étais même pas sûre d'être chrétienne, et aujourd'hui encore j'oscille) Je me sens comme une morte-vivante, avec une partie du cerveau retournée, et l'autre à peu près valide, vraiment comme dans un entre deux, incapable de vivre, incapable de mourir (et je n'en n'ai pas envie, ne serait-ce que pour mon fils). Voilà, j'ai honte de ma vie, honte de moi, et je suis morte de peur de passer le restant de mes jours en institution.
Bonne journée
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girl anachronism
Bipote Saphir

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Inscrit le: 12 Déc 2011
Messages: 1 126

MessagePosté le: Mar 3 Mai 2016 - 08:15    Sujet du message: angoisse de la reprise Répondre en citant

Bonjour Lizzie33

Je ne suis pas aussi catégorique que toi, je suis convaincue que rien n'est irrémédiable. Le cerveau a une formidable neuroplasticité !
Ce que tu as vécu s'apparente à une problématique de traumatisme. Est-ce que tu as déjà tenté l'EMDR pour ça ?
Je pense que ça pourrait grandement t'aider pour ton expérience traumatisante à 24 ans. Les autres souvenirs tomberont par effet domino.

L'EMDR est bien indiqué pour dépasser des souvenirs négatifs sur lesquels on bloque. Avec toute la volonté du monde, on ne parvient pas à se libérer du passé. On se sent prisonnier, condamné à agir en fonction de lui. Le psy qui m'avait fait l'EMDR m'avait dit que les traumatismes sont comme des noeuds dans le cerveau où se concentre les images mentales, les émotions,... associés au traumatisme.
L'EMDR permet de défaire le noeud et de te réapproprié ton passé pour pouvoir vivre sereinement dans le présent.
Chaque situation est revue et corrigée, tu termines la séance en revivant le passé mais avec la clé, la solution trouvée dans le présent. Un peu comme si Lizzie de 2016 entrait dans le souvenir et en changeait le déroulement.

ça peut paraître "simpliste" et pourtant c'est puissant. Depuis l'EMDR, je ne garde plus que le souvenir actualisé et corrigé de mes traumatismes et dès qu'une situation fait ressortir le souvenir du passé, j'ai la réponse qui vient automatiquement.
L'EMDR m'a été vraiment très, très bénéfique. Bien sûr, il reste des séquelles, notamment l'anxiété chronique mais je ne me sens plus dominée par le passé. J'ai même fini par pardonner à ceux qui m'ont fait du mal, chose qui me paraissait inconcevable avant l'EMDR.

Comme quoi, on peut retrouver le contrôle de son histoire personnelle. La tienne est complexe mais il y a de grandes branches desquelles découlent les problèmes, tu devrais arriver à débroussailler tout ça avec un bon thérapeute.
Si tu envisages l'EMDR, je te conseille vivement de ne faire les séances que si tu as une entière confiance en la personne. A noter que tu n'es absolument pas obligée de parler de ton traumatisme pour que ça marche. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai opté pour ce thérapeute sans hésitation, je n'ai rien eu à dire. J'aurais eu trop honte de parler. C'est absurde d'avoir honte alors que l'on est la victime. On a honte parce qu'on a peur que le psy se dise "mais comment a-t-elle pu se laisser faire ?" alors que dans les faits, on n'était pas en mesure de se battre ou de trouver du secours. La culpabilité est forte. Les séances d'EMDR nous autorisent à nous placer en victimes, elles légitiment notre souffrance pour mieux nous aider à la dépasser.


Ensuite, par rapport à tes troubles bipolaires avérés ou non, ton questionnement est légitime si tu ne te reconnais pas dans les descriptions des phases hautes. Tu connais désormais les signes de l'hypomanie, même si les personnes bipolaires peuvent avoir un jugement altéré, tu peux tout de même sentir si l'humeur est trop haute. Il y a un débordement général, un emballement de la machine. L'avenir te dira si tu es bipolaire ou non, selon que tu aies des hypomanies ou pas.

Ne cours pas trop de lièvres à la fois. Apparemment, ton passé est ton problème n°1. Gère d'abord ce problème et une fois que ce sera réglé, tu pourras te pencher sur la question de la bipolarité. Il est possible qu'après l'EMDR tu sois nettement mieux et que tu te rendes compte que tout était lié à ça. Tu peux aussi continuer à avoir des dépressions et des fluctuations d'humeur malgré l'EMDR, auquel cas, il y a bien autre chose en plus.

Le spectre bipolaire comprend toutes les formes de bipolarité, de la plus légère (cyclothymie) à la plus sévère (troubles bipolaires I et II).
J'ai lu hier matin des articles du Dr Hantouche sur le site du Centre des Troubles Anxieux et de l'Humeur (Attention : Toute personne (physique ou morale) souhaitant créer un ou (des) lien(s) vers une ou plu), c'était très intéressant. Les troubles bipolaires sont très complexes et de plus en plus difficiles à traiter. Il y a de plus en plus de formes atypiques, ou bien est-ce dû à une meilleure prise en charge des troubles (puisque l'on consulte plus facilement un psy qu'il y a 50 ans).


Enfin, pour le transfert que tu as vécu, sans minimiser ce que tu as vécu, c'est quelque chose de très courant. Pour être sûr des sentiments de chacun, il n'y a qu'une solution: demander "est-ce que vous m'aimez ?" Malheureusement, lorsque l'on aime, on préfère chercher des signes d'affection partout (souvent à tort) plutôt que d'oser poser la question. Quand tu parles de l'invitation à son cercle professionnel, je crains de te décevoir mais les messages de type LinkIn sont des messages automatiques. J'en ai reçu de gens que je ne connais même pas ! Cette invitation n'était pas un signe pertinent.

Mais comme tu le dis, la faute est partagée dans la mesure où il aurait dû mettre les pieds dans le plat et dire qu'il n'avait pas de sentiments pour toi. Peut-être n'a-t-il pas eu le cran de te remballer, peut-être s'est-il senti flatté et a voulu ménager la chèvre et le chou ?
Les psys se doivent d'agir en professionnels mais ils n'en sont pas moins des êtres humains avec leurs faiblesses et leurs contradictions. Souvent, je me dis que ça doit être un métier bien difficile.

Je ne sais pas s'il a voulu faire "une psychanalyse par correspondance et dissimulée" avec toi, mais si c'était le cas, ce n'était vraiment pas réglo. La base d'une relation thérapeutique saine et de ne pas laisser trop de place à l'interprétation du patient. Il faut que tout soit clair et verbalisé.


Pour l'EMDR, demande à un médecin (généraliste ou psy) le nom d'un bon thérapeute. Il y a des charlatans dans le domaine, il faut que le thérapeute soit affilié à l'association EMDR France. Si c'est un psychiatre, les séances sont remboursées.

Bonne journée et surtout courage ! On peut se libérer du passé.
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lizzie33
Bipote Turquoise

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MessagePosté le: Mar 3 Mai 2016 - 09:13    Sujet du message: angoisse de la reprise Répondre en citant

Merci beaucoup Girl anachronism, pour tous ces renseignements. Je ne connaissais pas du tout l'EMDR, je n'en n'avais jamais entendu parlé, par aucun psy. Tu me redonnes un peu d'espoir, j'ai lu et relu ton mail attentivement, je crois que c'est peut-être ma dernière chance, il faut que je la tente. J'ai vu sur internet qu'il y avait un institut spécialisé dans l'EMDR sur ma ville, j'en parlerai à mon nouveau psy lundi et à ma thérapeute (dommage elle me semblait plutôt bien, mais je ne connais même pas sa spécialité, je ne sais pas si c'est une comportementaliste, en tout cas ce n'est pas une spécialiste de l'EMDR) car je n'en peux plus de cette vie d'angoisse et d'engluement dans le passé, c'est trop douloureux, et je m'auto-détruis en attentant en fumant toute la journée (et quand je fume je ressasse évidemment). Merci encore pour ce que tu es, tu connais plein de chose et reste toujours positive, je t'admire énormément, en plus de tes capacités intellectuelles qui s'en ressente dans ton écriture toujours claire et précise. J'aimerais être comme toi, même s'il ne faut pas se comparer, car même les petites choses simples de la vie, je ne m'en sens pas capable et n'y ait pas gout, je négativise tout et reste prostrée, repliée sur mes malheurs. Tout me demande des efforts insurmontable, même quand je ne fais rien... J'ai l'impression de lutter sans cesse pour ne pas sombrer dans la folie. Bref, je m'arrête là sinon je vais effacer en moi les ondes positives de ton message.
Merci encore et bonne journée.
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girl anachronism
Bipote Saphir

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Messages: 1 126

MessagePosté le: Mar 3 Mai 2016 - 18:07    Sujet du message: angoisse de la reprise Répondre en citant

Si tu as des questions sur l'EMDR n'hésite pas. Il y a d'ailleurs des discussions sur le sujet dans le forum.

Merci pour tes compliments Razz mais il vaut mieux ne pas être moi, je suis une malade ambulante. Je cumule pas mal de problèmes de santé, c'est lourd au quotidien. Je n'ai pas le choix; si je n'ai pas une démarche positive, c'est la porte ouverte aux idéations suicidaires.
Pendant trop longtemps je pensais qu'il n'y avait que deux options: effacer tous les maux (par les médicaments, la volonté, les traitements alternatifs,...) ou mourir. J'ai fini par me rendre compte que ce schéma binaire générait beaucoup de souffrance et de pression, et était vain. On ne peut pas faire disparaître les maladies. Elles sont là, et irréversibles (à moins que la médecine fasse des progrès).
Si je choisis de vivre, il faut trouver des solutions. On ne peut pas faire disparaître les maladies mais on peut essayer de rendre sa vie plus douce.

Ce que tu dis "incapable de vivre, incapable de mourir", je l'ai gardé en tête pendant très longtemps (c'était "je ne veux pas vivre, je ne veux pas mourir"). En fait, on refuse cette vie, pas la vie. On ne demande qu'à vivre une autre vie, mais ce n'est pas possible. Et puis l'herbe n'est pas forcément plus verte ailleurs non plus.

Le psy qui me faisait l'EMDR disait qu'il fallait profiter pleinement des bons moments, même s'ils ne duraient que 2 minutes. ça me révoltait, j'étais très en colère d'être condamnée à grappiller des minutes de bonheur par ci, par là. Quelle injustice !
Et puis, on finit par arrêter d'être toujours en colère, toujours dans l'autodestruction parce que ça ne mène à rien.

Je n'ai pas toujours eu une démarche positive, j'ai eu des périodes très noires que je redoute de vivre à nouveau. Je vivais tellement dans la noirceur que je ne connaissais que ça, c'était mon état "normal". Des années de dépressions entrecoupées de rares hypomanies.

Encore aujourd'hui, le mieux-être actuel me paraît parfois douteux. Il faut toujours se battre, se convaincre, recadrer en permanence les pensées,... On ne lâche pas facilement son vieux manteau de tristesse, quand bien même il nous faisait souffrir ! C'est assez étrange, un peu comme si on avait peur de trahir ce que l'on a été.
Je ne sais pas si la sérénité, ou du moins le mieux-être, peut être acquis une fois pour toute. En tout cas, pour l'instant, je me sens encore très fragile, même si à mesure que le temps passe, je me sens de plus en plus étrangère à celle que j'ai été. Je ne sais pas encore quel regard porter sur toutes ces années gâchées. De la compassion ? De l'amertume ? De la pitié ?


Il y a de l'espoir que tu ailles mieux, et je ne dis pas ça pour te faire plaisir. On évolue au fil du temps en fonction de nos expériences de vie, de nos lectures, de nos rencontres,... Tu n'es pas condamnée à être celle que tu es aujourd'hui. Changer demande énormément de temps, certains trouveront une sérénité durable plus vite que d'autres, pendant que d'autres auront besoin de toujours redresser la barre pour éviter de sombrer.

Malheureusement, tout n'est pas une question de volonté, il y a aussi une part biologique (en particulier chez les femmes pour qui les fluctuations hormonales n'arrangent rien). On ne maîtrise pas complètement les dépressions. Pour ceux qui ont une forte part de l'hérédité, la dépression reviendra de façon spontanée beaucoup plus facilement.

Bises et bon courage pour ton rendez-vous chez ton nouveau psy !
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lizzie33
Bipote Turquoise

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Inscrit le: 18 Oct 2015
Messages: 128

MessagePosté le: Mer 11 Mai 2016 - 09:02    Sujet du message: angoisse de la reprise Répondre en citant

Bonjour,

J'écris pour donner des nouvelles positives, pour une fois! J'ai trouvé un nouveau psy qui est formidable, il m'a reçue dans la semaine lorsque je l'ai appelé. Je l'ai vu pour la première fois lundi et j'ai toute de suite eu une bonne impression qui s'est confirmée lors de l'entretien. Comme ça n'allait pas hier, je l'ai rappelé et il m'a à nouveau reçue dans la journée. Je dois le revoir vendredi, le temps qu'il me connaisse mieux pour éventuellement ajuster le traitement, mais pour l'instant il n'a rien touché. J'ai également commencé la semaine dernière une thérapie sur l'anxiété et la confiance en soi avec une thérapeute qui est super et cela m'aide beaucoup, rien qu'en deux séances, j'ai senti une nette amélioration de mon état. Aujourd'hui je reprends un peu confiance en l'avenir, je me suis même replongée dans mes cours ce matin, alors que depuis des semaines je ne faisais strictement rien de mes journées et je souffrais. J'ai hâte de revoir mon psy vendredi et ma thérapeute mardi pour consolider ce mieux être. Ma thérapeute m'a dit que même si mes entretiens professionnels ne se passaient pas bien et que je devais retourner dans mon ancien établissement, je serais d'ici quatre mois déjà beaucoup mieux pour la rentrée. Mon entretien pour le poste que je convoite ne s'est effectivement pas très bien passé, car je n'avais pas encore mon nouveau psy et je venais à peine de commencer la thérapie donc je n'étais pas du tout prête et je n'ai pas fait bonne impression du tout au chef d'établissement. Il m'a dit qu'il me fixerait quand même un second rendez vous, mais je ne suis pas sûre qu'il tienne parole car il a un emploi du temps très chargé, il est donc tout à fait possible qu'il me refuse sur le poste sans me laisser de seconde chance. Je croise juste les doigts pour ne pas avoir à retourner dans mon ancien établissement où je ne suis pas du tout en accord avec le nouveau projet éducatif (suppression totale des notes, et même des classes!... un élève de 6è peut se retrouver mélanger désormais avec des 4è en français et des 5è en maths par exemple, on parle désormais de groupes et plus de classes) qui me crée du stress supplémentaire, en plus du public difficile de l'établissement.
Bref, l'important dans un premier temps est que j'aille mieux, et maintenant que j'ai trouvé de bons médecins je reprends espoir.
Bonne journée
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Pichu
Bipote Emeraude

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Inscrit le: 28 Jan 2016
Messages: 65

MessagePosté le: Mer 11 Mai 2016 - 10:56    Sujet du message: angoisse de la reprise Répondre en citant

Bonjour Lizzie33,

Content que ça aille mieux, ça fait plaisir d'avoir de tes nouvelles, et des nouvelles positives :)
Bon courage pour la suite !
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lizzie33
Bipote Turquoise

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Inscrit le: 18 Oct 2015
Messages: 128

MessagePosté le: Mer 11 Mai 2016 - 17:07    Sujet du message: angoisse de la reprise Répondre en citant

Merci beaucoup Pichu!
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:15    Sujet du message: angoisse de la reprise

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