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Psychothérapeutes de ville, maladresse ou incompétence ?

 
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cello
Bipote Emeraude

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MessagePosté le: Sam 30 Juil 2016 - 09:24    Sujet du message: Psychothérapeutes de ville, maladresse ou incompétence ? Répondre en citant

Bonjour à tous et toutes.

Ma vie sentimentale est un désastre et j'en suis arrivée au point où je me résigne à rester seule désormais, avec ma chienne tout de même ! J'ai la volonté de comprendre certains événements qui ont rajouté de l'huile sur le feu dans mes relations amoureuses difficiles avec des non-bipolaires. Mon but est de transformer mon amertume en une expérience documentée qui pourrait être utile aux autres, et notamment aux non-bipolaires qui tombent amoureux sans savoir ce qui les attend et sans pouvoir s'y préparer correctement.
Peut-être le sujet est-il déjà largement traité dans le forum ? Je suis nouvelle, je ne m'y retrouve pas encore très bien.

Voici mon expérience, ça s'est produit 2 fois:
Je rencontre quelqu'un, non bipo, et dès que je sens que ça va être sérieux, j'annonce mon handicap et je commence à expliquer. Evidemment, cela n'est possible qu'en phase neutre, quand c'est moi qui maîtrise ma vie et non cette sal------ de maladie !!!
De nos jours, qui n'est pas en thérapie ? Pourquoi pas d'ailleurs ? Ça aide les gens à faire connaissance avec eux-mêmes, soit..... Mais on dirait que le psychothérapeute est devenu le grand manitou qui sait tout, et, s'il affirme que votre migraine vient du fait que votre papa vous a donné une fessée à 2 ans et 1/2, eh bien c'est forcément qu'il a raison.
Je reviens à mes moutons: je parle à la femme dont je suis tombée amoureuse de mes troubles de l'humeur; elle le prend plutôt bien; mais au retour de sa séance de psy suivante, elle m'annonce que la maladie bipolaire n'existe pas, que c'est une névrose comme les autres et que les malades passent par des crises pour imiter leur parent (bipo lui-même) et réclament un statut de "malades" pour ne pas affronter leurs problèmes.
Je parle bien ici d'une psychothérapeute qui n'est pas médecin. Comment ose-t-elle ? Et sur ce coup-là, j'étais tellement soufflée que j'ai laissé dire. Le résultat, ma compagne n'a eu aucun soutien pour faire face à l'enfer que je lui ai fait vivre, nous sommes restées 3 ans ensemble, je l'ai quittée dans une crise d'hypomanie très destructrice et j'ai perdu la femme de ma vie.

Est-ce que quelqu'un a un témoignage sur ce sujet: les infos que les (mauvais) psys donnent aux non-bipos à notre sujet ?

Merci d'avance
Cello
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MessagePosté le: Sam 30 Juil 2016 - 09:24    Sujet du message: Publicité

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girl anachronism
Bipote Saphir

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Inscrit le: 12 Déc 2011
Messages: 1 126

MessagePosté le: Sam 30 Juil 2016 - 09:46    Sujet du message: Psychothérapeutes de ville, maladresse ou incompétence ? Répondre en citant

Bonjour Cello,

Oui, il y a des psychothérapeutes qui font beaucoup de dégâts mais il y a aussi des gens compétents, comme dans toutes les professions en fin de compte. J'ai rencontré un psychothérapeute il ta quelques années qui m'a dit au deuxième rendez-vous que je n'étais pas bipolaire alors même que 3 psychiatres différents avaient posé le diagnostique et que j'avais été hospitalisée un an auparavant...

Je pense qu'il vaut mieux faire venir son compagnon chez son propre psy plutôt que de laisser la personne allait chez un thérapeute au hasard qui risque de ne pas être au fait de la maladie bipolaire.

Je suis comme toi très méfiante vis à vis de cette tendance à tout "psychologiser". Apprendre à se connaître, repérer les modes de fonctionnement malsain,... Tout ça est bénéfique mais attention à ne pas tomber dans l'excès de vouloir tout analyser. Certains psys peu scrupuleux ne favorisent pas l'indépendance du patient et le maintienne dans une introspection sans fin, après tout c'est leur gagne-pain.
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Robbain
Bipote Saphir

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Inscrit le: 18 Mai 2012
Messages: 736

MessagePosté le: Dim 31 Juil 2016 - 13:16    Sujet du message: Psychothérapeutes de ville, maladresse ou incompétence ? Répondre en citant

Bonjour Cello

Je suis cadre en santé maintenant, mais j'ai débuté ma carrière comme travailleur social dans le réseau de santé public et aussi comme psychothérapeute en privé. J'ai eu une clinique pendant 6 ans. Dans cette pratique, j'avais un groupe cliniques avec des professionnels de tout horizons: travailleurs sociaux, psychologues et psychiatres. J'ai aussi moi-même fait quelques thérapies.

Les psychothérapeutes les plus enclins à faire le genre de jugement dont ta compagne et toi avez été malheureusement victime sont ceux de formation psychanalytique. Je ne dis pas qu'ils sont tous comme ça, loin de là, mais cette tout de même une forte tendance parce que ça fait partie de leur formation. Personnellement, je recommande à tous ceux que je connais de se tenir loin de ce type de thérapeute. La thérapie peut presque être éternelle sans garantie de mieux être.

En ce qui me concerne, les thérapies à laquelle je crois le plis sont les cognitive comportementale, les humaniste et les systémiques. Il y a dans ces thérapies des changements plus rapide et aussi plus orientés vers les solutions concrètes. Une situation comme tu la décris aurait eu peu de chance de se produire. La thérapie est orientée sur les besoin de la personne. Le thérapeute s'abstient de tout jugement et ne fait aucune interprétation de quoi que ce soit. Bien souvent, il s'inscrit en parfaite complémentarité avec les autres professionnels de la santé. Un bon thérapeute va toujours se garder à jour dans les meilleures pratiques de sa profession et dans les données probantes de la science.

Ceci dit maintenant, il faut trouver la perle rare. Curieusement, c'est comme pour n'importe quel autre produit de consommation. Il faut magasiner sérieusement: demander des références, s'informer auprès des associations professionnels, demander des suggestions à d'autres professionnels de la santé. Aussi, à la première entrevue, il ne faut pas hésiter à demander au thérapeute sa formation, son orientation théorique et comment il compte procéder. Si ça ne vous convient pas, à vous d'y mettre fin sur le champs et de continuer à chercher.

Je trouve absolument dommage ce qui t'est arrivé. Je trouve encore plus dommage que tu tire un trait sur une éventuelle vie à deux. Cette maladie nous malmène, il faut le reconnaitre et elle touche beaucoup nos proches, mais une vie à deux demeure possible tout de même. Le bonheur ne veut pas dire que la vie est exempte de difficultés et de souffrances. Nous devons apprendre à gérer tout ça quand ça arrive pur profiter au maximum des bons moments.

S'il t'arrive de rencontrer une personne et que vous voulez partager votre vie, faire un bout de chemin ensemble, je suis d'accord avec girlanachronisme, c'est probablement une bien meilleure idée de lui suggérer de d'accompagner chez ton psy. Aussi, si vous voulez apprendre à vivre ensemble avec les aléas de la maladie, c'est ensemble que vous devez voir un thérapeute. Sur ce point, un psychoéducateur formé à la thérapie de couple peut faire merveille. Ce type de professionnel est formé à aider les gens à s'adapter de la meilleure façon possible à la vie avec la maladie. Il ne cherchera pas dans votre enfance la raison de votre dysfonctionnement actuel, travail absolument inutile quant à moi. Ce qui est fait est fait et on ne peut pas revenir en arrière, on peut juste aller de l'avant. C'est là que le travail thérapeutique est le plus profitable.

Je me permet de donner en exemple que ce que j'avance. En tant que psychothérapeute, je m'étais fait la réputation d'etre très bon avec les cas très complexes et réfractaires à tout traitement. Je ne sais pas comment j'y suis arrivé, mais c'est comme ça. Mon approche impliquait une évaluation très approfondie avec la personne dont le résultat lui était communiqué par écrit et verbalement. Je lui remettait le rapport et on le lisait ensemble. J'en ai fait réagir plus d'un en fonctionnant ainsi. Par la suite, on s'entendait sur les objectifs à poursuivre ensemble et nous établissons un plan de travail que nous signons tous les deux. Avec ce mode de fonctionnement, je n'ai jamais fait de thérapie qui aie dépassée 15 séances. La majorité même ne se rendant pas à 10.

Je me souvien ainsi d'un homme qui m'avait été référé pour un état de stress post-traumatique sévère. Il avait fait deux thérapies avant d'arriver dans mon bureau. Après évaluation et plan de travail, il avait choisi de travailler sur sa relation avec sa famille comme point de départ. Je passe les détails, mais il avait une relation très toxique avec ses parents. Il a beaucoup réagit à mon rapport d'évaluation. Le travail sur le plan de travail a été une joute épique. Mais lorsque' il a commencé à réaliser son plan de travail, nous n'avois travailler que ses problèmes relationnels avec son environnement et indirectement, je lui ai enseigner des techniques poire faites face à l'anxiété généré pas son trouble d'état de stress post-traumatique qui était lié à une agression physique par des jeunes. En moins de 10 séances, les problèmes pour lesquels il était venu me voir étaient réglés. Une relance 6 mois plus tard m'a confirmé que les changements avaient été durables. Tout n'était pas réglé dans sa vie, mais ce qui l'embetait le plis était désormais derrière lui.

J'aurais plein d'autres exemples que j'aurais envie de partager, mais le message risquerait de s'alourdir beaucoup. Je veux juste ajouter que le mérite de ces belles thérapies ne me reviens pas aucunement. Il reviens aux personnes qui ont accepté de me faire confiance et de prendre une part très active dans leur traitement. Dans ce type d'approche thérapeutique, l'évaluation, le partage de cette évaluation avec le patient et l'élaboration du plan de travail sont plus de la moitié de la thérapie.

Je te souhaite le meilleur pour l'avenir.

Bye

Robbain

▬▬▬▬▬▬▬▬▬ஜ۩۞۩ஜ▬▬▬▬▬▬▬▬▬
 
Le chemin vers le rétablissement est aussi personnel qu'une empreinte digitale. À chacun de trouver sa voie...avec, parfois les lumières des autres qui forment des points de repère pour ne pas s'y perdre. Le rétablissement est une façon de voyager dans ces méandres parfois un peu compliqués.
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cello
Bipote Emeraude

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Messages: 85

MessagePosté le: Lun 1 Aoû 2016 - 10:58    Sujet du message: Psychothérapeutes de ville, maladresse ou incompétence ? Répondre en citant

Merci Girl anachronism, merci Robbain,

C'est ma 3ème réponse à vos commentaires, j'ai déjà posté 2 longs messages qui n'apparaissent pas sur le forum. Quelque chose doit m'échapper au niveau technique !!!
Je ne cherche pas à condamner les psys systématiquement même si je pense qu'il y a un paquet de fumistes dans cette profession.

Je suis en quête de témoignages de bipos qui auraient vécu la même expérience que celle que j'ai décrit dans mon 1er message. Je n'aurai de cesse de chercher à améliorer mes relations avec les non-bipos.
Racontez-moi, frères et soeurs, comment vous parvenez à ne pas tout saccager dans le domaine amoureux.

Je vous embrasse toutes et tous

Cello
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girl anachronism
Bipote Saphir

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Inscrit le: 12 Déc 2011
Messages: 1 126

MessagePosté le: Lun 1 Aoû 2016 - 12:04    Sujet du message: Psychothérapeutes de ville, maladresse ou incompétence ? Répondre en citant

Bonjour Cello,

Je comprends ton besoin de réponse et d'aide mais n'oublie pas que chaque situation est unique et que tu ne pourras pas forcément transposer les témoignages des uns et des autres à ta propre histoire. En apparence, toutes les histoires se ressemblent (les bipolaires se plaignent du manque de compréhension du conjoint, les proches du déni de la maladie de la part de la personne bipolaire) mais chacune a ses propres solutions.

Du côté de la personne bipolaire, il peut y avoir une incapacité ou difficulté à gérer la maladie pour diverses raisons : déni pur et simple, forme de bipolarité très instable, hygiène de vie inadaptée, comorbidités (alcool, drogues, troubles de la personnalité,...). Certaines personnes déplacent leurs problèmes sur leur conjoint pour éviter d'avoir à faire un travail sur eux-mêmes par exemple.
Mon credo, c'est : être déjà bien avec soi-même avant de vouloir être bien avec un autre.

Du côté des non bipolaires, il y a des gens très bien intentionnés qui font plus de mal que de bien ("L'enfer est pavé de bonnes intentions") ou encore ceux qui ne se remettent pas en cause et qui invoquent à tout va la maladie pour se plaindre de l'autre. Vivre avec une personne bipolaire, c'est s'engager à se documenter sur la maladie et à soutenir la personne bipolaire quoi qu'il arrive. Mais vivre avec une personne non bipolaire, c'est aussi un engagement : celui de ne pas faire souffrir l'autre et de faire tout son possible pour que la maladie soit sous contrôle.

La société kleenex ne favorise pas les engagements à long terme. L'engagement effraie, encore plus d'ailleurs si l'un(e) souffre d'une maladie. On veut bien se marier mais le divorce est toujours là dans un coin de la tête, prêt à surgir à la moindre difficulté. Chacun réclame sa part de bonheur et d'accomplissement de soi, c'est devenu une injonction. On est passé du droit au bonheur au devoir d'être heureux, il n'y a qu'à lire les couvertures des livres de développement personnel ou de magazines pour s'en convaincre. Je dérive un peu mais je m'interroge sur la place de la difficulté et de l'échec dans une société qui valorise la performance et l'hédonisme décomplexé et ses répercussions sur la vie de couple.
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fontaine
Bipote Diamant

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Inscrit le: 03 Mar 2008
Messages: 2 387

MessagePosté le: Mar 9 Aoû 2016 - 16:57    Sujet du message: Psychothérapeutes de ville, maladresse ou incompétence ? Répondre en citant

bonjour cello

sur l'utilisation du forum ( je ne fais pas partie des modérateurs, je n'ai pas l'engagement suffisant pour ce difficile travail)
donc sur l'utilisation du forum, le nombre de réponse, parfois faible, n'équivaut pas à un manque d'intérêt
lire, lire des longs textes demandent des efforts, une concentration
écrire aussi
en ce beau mois d'aout ,nous ne sommes pas forcement sur notre micro
nos vies, nos experiences varient

et, certains, sont peut être, comme moi, fataliste sur l'état de la psychiatrie en France, il y a des très bons professionnels, il y a des catastrophes
l'hypothèse de robbain (et sa grande experience) tient fortement la route: les réflexions que tu as encaissée sentent la psychanalyse à plein nez.
je vais devoir reprendre une psychothérapie, mon ancienne psychothérapeute est partie à la retraite. c'était un médecin généraliste qui exerçait, à coté, ce métier
il est necessaire de connaître la formation des psychothérapeutes, le diplôme en tant que tel n'existe pas, d'où les surprises
elles ou ils ont des origines variées :psychologues, psychanalyste, médecin....
par ailleurs, le premier rendez vous est toujours un exercice de style, je prends les mots avec des pincettes.
d'où sans doute mon peu d'empressement à partir en quête d'une personne qui puisse m'apporter un peu d'analyse

je suis mariée depuis longtemps à une personne à priori équilibrée
une vie à deux n'est jamais simple
mes problèmes de santé sont un handicap, il est très patient, il a peut être appris à le devenir à force d'explications
j'ai la chance d'avoir une petite vie de peintre, écrire un peu. les petits fils de ma vie peuvent s'enrouler autour de petites constructions personnelles qui intéressent mon mari, parfois.

malheureusement, une vie amoureuse peut être aussi faite de rupture

j'ai aussi croisé un ancien ami dont la vie consiste d'aller de filles en filles sans se poser de question

j'ai un tas de copines célibataires

je crois pas qu'il existe de recette miracle en amour, mais nous pouvons chercher à estomper nos défauts
je crois que dans n'importe profession, qu'un imbécile reste un imbécile (existe t il un stock chez les psy ?)

j'espère que tu retrouveras l'âme sœur
bonne soirée!
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cello
Bipote Emeraude

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Inscrit le: 24 Juil 2016
Messages: 85

MessagePosté le: Mar 9 Aoû 2016 - 18:02    Sujet du message: Psychothérapeutes de ville, maladresse ou incompétence ? Répondre en citant

Bonjour Fontaine,

Merci pour ton message, je ne râlais pas du tout en vérité, je cherchais à comprendre comment poster un message. J'ai vite compris et tout se passe facilement à présent au niveau technique !!!

Je pense que l'explication de Robbain sur l'incident que j'ai évoqué est juste; les psychanalystes ne reconnaissent guère finalement la maladie mentale.
Je n'ai jamais eu l'aplomb de demander la formation d'un psy, son credo, son école de pensée et, pourtant, tu as raison, un patient devrait savoir à qui il va se confier.
J'aimerais bien savoir, quand même, si d'autres personnes, bipos ou proches ont entendu ce genre de réflexions.....

Je me réjouis pour toi que ta vie de couple soit harmonieuse et te souhaite la sérénité.

Cello
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Charles
Bipote Emeraude

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Inscrit le: 24 Juin 2016
Messages: 96

MessagePosté le: Mar 9 Aoû 2016 - 19:42    Sujet du message: Psychothérapeutes de ville, maladresse ou incompétence ? Répondre en citant

J'ai bien tout lu de ce sujet. Hélas, la psychanalyse est encore enseignée en médecine, en psychiatrie, dans beaucoup de domaines ...jusqu'en orthophonie !...

Il existe bel et bien un lobby de ces charlatans, la France étant un des derniers pays au monde où l'on soutient ces fadaises, l'autre pays est l'Argentine.

Cello : le "coup des parents", si j'avais été à ta place, je me serais sauvée en courant et sans payer. Les deux fois où j'ai été voir un psychologue (pas pour moi mais pour comprendre ce qu'était un BP II), je m'étais renseigné si son discours était étayé par la psychanalyse. Si cela avait été le cas, je ne m'y serait pas rendu.

Malheureusement, il existe à la fois ces gourous malfaisants, et des clients disponibles à la réception d'une forme de la pensée magique...
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cello
Bipote Emeraude

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Inscrit le: 24 Juil 2016
Messages: 85

MessagePosté le: Mar 9 Aoû 2016 - 21:19    Sujet du message: Psychothérapeutes de ville, maladresse ou incompétence ? Répondre en citant

Salut Charles, te voici donc sur cette question également ?
Le pire, c'est que ce n'est pas moi mais ma compagne qui a eu affaire à cette psy; c'est-à-dire que la femme que j'aimais n'a pas cru que la maladie bipolaire est vraiment une maladie, à cause de cette praticienne qui proposait des séances où l'on se tutoie et où prend le thé !!!
Personnellement, mon rapport avec une psy non-médecin a donné ceci: je jouais à l'époque de la flûte traversière, est-ce que le fait de mettre l'instrument dans ma bouche ne me rappelait pas quelque chose ? Je l'informe que la flûte n'a pas de bec et qu'on ne met rien dans sa bouche. Elle faisait juste une analogie avec une patiente qui s'était souvenue brutalement d'une fellation imposée dans une grange de ferme et qui ne supportait plus de se laver les dents !!!
Peut-être devrais-je mettre cette anecdote dans la rubrique "humour" ??? En tous cas, ça fait peur, ces gens sont des charlatans, pervers, toxiques et dangereux.

Cello
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girl anachronism
Bipote Saphir

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Inscrit le: 12 Déc 2011
Messages: 1 126

MessagePosté le: Mer 10 Aoû 2016 - 08:22    Sujet du message: Psychothérapeutes de ville, maladresse ou incompétence ? Répondre en citant

Bonjour Cello,

Je ne sais pas si c'est de la perversion ou une déformation professionnelle. A force de voir les gens uniquement sous l'angle de la psychanalyse, elle a fini par ne plus arriver à les voir autrement.
La perte de discernement des professionnels de santé est malheureusement possible dans tous les domaines. Un de mes proches en a fait les frais auprès d'un médecin qui au départ était excellent et qui a progressivement dérivé dans des attitudes sectaires. Ce médecin est de plus en plus contesté mais je ne suis pas sûre qu'il se soit remis en question malgré les conséquences de diagnostics erronés.

Toujours le même problème, certaines personnes ont trop d'orgueil pour reconnaître qu'elles se sont trompées. Alors un professionnel de santé qui fait des bourdes, tu penses bien que c'est tabou !
Le domaine de la santé est compliqué. Auparavant, il y avait peu de connaissance des maladies, peu de traitements et les patients n'avaient accès à aucune information, c'était simple.

Aujourd'hui, il y a une surabondance d'informations, nourrie par les découvertes issues de la recherche. Les médecins ont de plus en plus de mal à suivre la remise à jour permanente de leurs connaissances et les patients ont un accès de plus en plus aisé aux informations, sans pour autant toujours bien les comprendre.

Face à cette situation, il y a les professionnels qui font preuve d'humilité et de bonne volonté et ceux qui, se sentant mis en question par le patient, se réfugient dans leur tour d'ivoire. Bien sûr, ce tableau est à nuancer mais c'est globalement la situation actuelle.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:10    Sujet du message: Psychothérapeutes de ville, maladresse ou incompétence ?

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