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Dossier Psychoéducation des troubles bipolaires

 
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Bipote
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MessagePosté le: Mar 26 Aoû 2008 - 09:52    Sujet du message: Dossier Psychoéducation des troubles bipolaires Répondre en citant

 

            

Dossier Psychoéducation du trouble bipolaire
           


Bonjour à tous, 

Nous sommes heureux de vous présenter et de vous offrir ce dossier spécial Psychoéducation des troubles bipolaires qui vous permettra de connaître ce sujet afin de vous aider concrètement à bénéficier des traitements psychoéducatifs du trouble bipolaire.

Notre forum participe à cette démarche et nous vous encourageons à lire ce dossier afin de vous donner des repères suffisants pour vous permettre d’être acteur de vos vies et de vos soins.

Dans un premier temps, il est important de savoir que l'approche psycho-éducative est l'un des éléments clefs de notre prise en charge mais néanmoins elle ne peut se substituer au traitement médicamenteux.

Nous sommes conscients des limites à notre communication ainsi pour une meilleure compréhension de tous, nous comptons sur votre volonté ainsi que celle des différents acteurs de santé pour prendre conscience de l'importance de ses enjeux, de la nécessité de participer à son amélioration et de la rectifier si besoin.

Nous vous conseillons de faire part de vos questions, interrogations, commentaires sur ce sujet à vos soignants et également sur notre forum dans la rubrique "Traitements" ou directement à notre adresse email. 

Nous rendons hommage à Christian Gay qui fait preuve d'un total dévouement à la psychoéducation des bipotes, des proches et auprès du grand public en France.

Nous félicitons grandement Laurence Jeunieaux qui a permit la traduction du livre " Le trouble bipolaire - Manuel d'exercices pour une meilleure qualité de vie"de  Monica RAMIREZ BASCO, ouvrage original qui apporte des outils concrets vraiment utiles dans notre quotidien et nos remerciements vont d'abord à elle.

Nous remercions chaleureusement Hélène SEGARRA-GRETILLAT qui nous donne des outils et des moyens pour améliorer notre communication sur ce forum.

D'une façon générale, nous remercions tous les acteurs bénévoles qui participent à la psychoéducation, à son épanouissement pour nous guider efficacement à reprendre du pouvoir sur nos vies et ainsi sortir de nos souffrances.


Bonne psychoéducation !

Sommaire:

 Introduction de Bipote
 Définition de la psychoéducation des troubles bipolaires, par Bipote
 Editorial de la revue scientifique Janssen-Cilag Interpsy n°9  Septembre 2008 du Professeur Pierre Lalonde, Focus Troubles bipolaires
Nouvelles Approches Psychoéducatives et Psychothérapiques de Katia M'balaira et Chantal Henry
Le regard de l'expert, Christian Gay
Place des mesures psycho-éducatives dans la prise en charge des troubles bipolaires C. Gay,H. Cuche
Liste de centres de psychoéducation
Présentations Vidéos


Bonne lecture !


L'équipe du Forum,
Bipote @ gmail.com


Dernière édition par Bipote le Sam 17 Jan 2009 - 09:33; édité 43 fois
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MessagePosté le: Mar 26 Aoû 2008 - 09:52    Sujet du message: Publicité

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Bipote
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MessagePosté le: Mar 26 Aoû 2008 - 10:03    Sujet du message: Introduction à la psycho_éducation Répondre en citant

 
  



Introduction

de Bipote


Une personne ayant de l'hypertension ou un diabète apprend à vivre avec sa maladie. C'est pareil pour une personne ayant une maladie psychiatrique.

Le trouble bipolaire est une maladie biologique caractérisé par la récurrence de troubles de l'humeur maniaques (ou hypomaniaques) et dépressifs. Malgré les traitements stabilisateurs de l'humeur une partie significative d’entre nous rechutent, de plus une autre partie n'adhère pas aux traitements proposés sans oublier ceux qui ne sont pas ou mal diagnostiqués malheureusement.

Les causes du trouble bipolaire sont multifactorielles et selon le modèle biopsychosocial 2 , le diagnostic et les traitements qui en découlent doivent être adaptés à nos besoins biologiques, psychologiques et sociaux spécifiques.



Dans la conceptualisation de l'évolution des accès thymiques du trouble bipolaire selon le modèle cognitivo-comportemental (1) , on envisage les épisodes de décompensation de l'humeur comme le début d'un cercle vicieux qui provient des modifications des pensées et des émotions générées par le changement d'humeur et qui vont entraîner des changements des comportements ; ces altérations ne vont pas tarder à dégrader le fonctionnement habituel de la personne et à générer des problèmes psychosociaux qui eux même vont créer du stress et des conséquences sur le sommeil ... participant ainsi à intensifier en boucles les symptômes déjà présents ou précipitant un nouvel accès ultérieur.

Une sensibilisation (ou kindling) s'installe, on parle alors d'une vulnérabilité biologique croissante vis-à-vis des événements déclenchants ou précipitants.

L’élément qui paraît le plus déterminant dans le déclenchement du trouble, indépendamment de la réaction émotionnelle, est son impact sur les rythmes sociaux. Il est important de savoir que cette influence des événements de vie tendrait à décroître en fonction du nombre de récidives 2 .

Le traitement médicamenteux est indispensable pour corriger les anomalies biologiques de notre cerveau, cependant même avec une médication nous avons besoin d'autre chose pour contrôler au maximum nos symptômes et prévenir les rechutes.

Par exemple, le traitement peut faire disparaître nos symptômes, mais en cas de problèmes financiers, légaux, relationnels ou familiaux, ces problèmes demeureront malgré l'amélioration de nos symptômes.

Dans la compréhension de la maladie, on reconnaît le rôle des facteurs de stress émotionnel (difficultés conjugales ou expériences de vie avec signification personnelle spécifique ) et physique (perturbation du sommeil, stimulation excessive), lesquels peuvent entraîner un déséquilibre biochimique. C’est le concept de la vulnérabilité au stress 2 .

Il existe des influences réciproques entre le trouble et les familles des patients: les attitudes des familles influencent l'évolution individuelle du trouble et inversement le trouble et ses conséquences représentent une charge importante pour les proches des patients. Il a également été démontré qu’un niveau d’expression émotionnelle élevé dans les familles (emportements ou cris pour des évènements mineurs) était un facteur précipitant de la maladie 2 .

Certaines études montrent que les interventions familiales tendent à réduire les risques de rechute et le nombre d'hospitalisations. Les proches du malade sont en quelque sorte des aidants pour nous, des aidants qui se doivent aussi de s'informer pour accompagner et également se faire aider.

Car comme peut le dire justement, Christophe André 3 : 

"Si une susceptibilité génétique peut être compensée par un modèle parental stabilisant. Si ce rempart contre la maladie n'est pas solide, reste le support social. Si les facteurs biologiques, psychologiques et sociaux se conjuguent, la maladie risque d'avantage à se déclarer."


D'autre part, sur le seul point de vue légal, la nécessité d'une information est définit par la LOI no 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. Le principe et les modalités sont posés à l'article L.1111-2 du code de la santé publique. Annexe 1

La question relative à l'information des jeunes enfants doit se poser, elle est fonction de l'âge, du degré de maturité, de la nature du trouble des parents. 4

Les recommandations récentes du National Institute for Health and Clinical Excellence NICE 5   et celles du Canadian Network for Mood and Anxiety Treatments CANMAT  6 insistent particulièrement sur la place centrale du patient dans la prise en charge. Celui-ci doit être informé sur sa maladie et son traitement ; il participe aux décisions sur son traitement. De plus, et il est important de prendre en compte les résultats des traitements antérieurs et les préférences du patient.

Le trouble bipolaire fait parti de ces maladies ou les engagements du soignant, du malade et de ses proches sont primordiaux, c'est ce que permet la psychoéducation que je vous laisse découvrir.

Je vous souhaite une bonne lecture et une psychoéducation à tous, un bon courage à ceux qui ne peuvent pas bénéficier d'un programme psychoéducatif structuré et qui ont fait ou qui font, tout comme moi avec les possibilités et les moyens possibles pour tenter d'arranger les choses...

Bonne chance!




Références:
(2) Les troubles bipolaires et autres troubles de l’humeur- C. Gay-L'Encéphale Volume 34, numéro S4 pages 130-137 (juin 2008)
(3) Les limites des psychothérapies C. André Revue Pour la science N°358 Août 2007
(4) Place des mesures psycho-éducatives dans la prise en charge des troubles bipolaires- C. Gay, H. Cuche L'Encéphale Vol 32, N° 4-C2 - août 2006 pp. 542-546
(5) O’Dowd A. NICE issues new guidance to improve the treatment of bipolar disorder BMJ 2006, Jul 29 ; 333 (7561) : 220
(6) Yatham L.N., Kennedy S.H., O’Donovan C., et al. Canadian Network for Mood and Anxiety Treatments (CANMAT) guidelines for the management of patients with bipolar disorder : update 2007 Bipolar Disord 2006, Dec ; 8 (6) : 721-739

Annexe 1   la LOI no 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. Le principe et les modalités sont posés à l'article L.1111-2 du code de la santé publique.

Bibliographie:
1 Le trouble bipolaire - Manuel d'exercices pour une meilleure qualité de vie _Auteur: RAMIREZ BASCO Monica Traduction : Dr Jeunieaux Laurence Année: 2008 Socrate Editions Promarex


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Bipote
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MessagePosté le: Mar 26 Aoû 2008 - 13:25    Sujet du message: Défintion de psychoéducation Répondre en citant

 
      
 

Définition de la psychoéducation du trouble bipolaire

par Bipote

        

Bipote @ gmail.com
bipotes.leforum.eu     
  
                                        

C'est quoi?



La psychoéducation, c’est l’éducation ou la formation d’une personne souffrant d’un trouble psychiatrique afin de lui donner les moyens de gérer de la façon la plus autonome possible sa maladie et les conséquences sociales de celle-ci. On peut donner trois dimensions à la psychoéducation 1 :

Une dimension pédagogique : donner des informations sur la maladie et les traitements.
Une dimension psychologique : soutenir émotionnellement la personne face aux difficultés d’accepter ou de vivre avec la maladie.
Une dimension comportementale : donner des outils à la personne pour qu’elle adopte les comportements qui lui conviennent le mieux pour gérer ses problèmes.

Les principales formes thérapeutiques qui apparaissent indispensables à la prise en charge des troubles bipolaires associées au traitement pharmacologique sont :

La Psychoéducation personnelle et familiale

LesThérapies Comportementales et Cognitives. TCC

LaThérapie Interpersonnelle et des rythmes sociaux TIP

Les thérapies psychanalytiques, très fréquentes, n’ont pas apporté la preuve méthodologique de leur efficacité dans le trouble bipolaire ni dans la dépression 3 mais qu’elles présentent un intérêt dans l’amélioration de certains troubles de la personnalité et des phases dépressives qui les accompagnent.

Les mesures psycho-éducatives dépassent le seul cadre de l'information générale transmise sur la maladie et ses traitements.

Dans une définition large ceux sont tout les outils qui nous permettent de mieux comprendre, de réagir et ainsi de nous donner les moyens pour faire nos choix face à nos difficultés. Dans cette perspective, on peut parler de réhabilitation, d'insertion, peu importe, il s'agit d'avoir des repères suffisants pour gérer nous mêmes notre propre vie 1 2 .

Son origine?


 
Le premier à avoir développé la psychoéducation est le Professeur R.P. Liberman de Los Angeles. Il a constaté que les personnes souffrant de psychoses avaient fréquemment des problèmes cognitifs (attention, mémoire, organisation de la pensée) qui rendaient plus difficile la transmission d’informations sur les troubles. Dans l’idée de rendre ces informations plus accessibles, il a construit une méthode spécifique, très structurée et qui s’étale sur plusieurs mois. Ce programme se base sur les méthodes comportementales dont l’Entraînement aux Habilités Sociales (E.H.S.), qui vise à apprendre les "habilités sociales" nécessaires pour vivre avec un trouble mental. Il s’agit par exemple, d’arriver à exprimer ses besoins de manière claire, de savoir demander des informations à son médecin, etc. 1

Les TCC ont été développées dans les troubles bipolaires depuis plusieurs décennies. Les premières TCC ont été proposées à des patients souffrant de troubles anxieux dans les années 1950. En 1960 est apparue la TCC de la dépression ; dans les années 1980-90 ont été développés des programmes et des manuels de TCC pour les épisodes dépressifs. En 1996 paraît le Manuel de TCC pour patients bipolaires de Basco et Rush. Le programme de Lam et al .(7), référence internationale dans ce domaine, est diffusé à partir de 1999, et en 2002 paraît le guide de Newman.

Le Docteur Christian Gay est le pionnier de la psychoéducation en France, il a permis l'existence de France Dépression, d'ARGOS 2001 et il est coordinateur de programme psychoéducatif depuis de nombreuses années.

Peu connues et pratiquées en France les thérapies interpersonnelles (TIP) ont pourtant fait l’objet de nombreux travaux dans d’autres pays depuis leur mise au point au début des années 70. La thérapie interpersonnelle et des rythmes sociaux a été développée par E. Frank et al. à partir de 2000.

A quoi ça sert?



Les traitements psychoéducatifs favorisent l'alliance thérapeutique, tendent à améliorer les connaissances sur la maladie, l'adhérence au traitement, la capacité à faire face aux prodromes (identification dés le début) des épisodes maniaques, à réduire les risques de rechute maniaque et par un travail avec les familles. Ils améliorent la prévention  des abus de substances,  meilleure gestion de la vie sociale, professionnelle et affective, identification des facteurs déclenchants et précipitants, respect des règles d'hygiène de vie, amélioration  des relations interpersonnelles et du fonctionnement social dans les périodes intercritiques  (symptômes mineurs et symptômes résiduels). En outre le patient durant le temps de cette prise en charge est mis sur des rails et bénéficie de l'expérience du groupe.

L’approche des TCC est à la fois curative mais surtout préventive et augmente de façon significative l’engagement du patient dans la prise en charge de sa pathologie.

Les principales cibles des programmes de TCC sont :

une connaissance de la maladie permettant au patient de mieux l’accepter au sens d'une reconnaissance et non d'une résignation.

une définition et une maîtrise d’une sorte de système d’alarme qui permet au patient une reconnaissance précoce des symptômes qui annoncent une récidive ( identification des prodromes ). Plusieurs études ont montré que 62 % des bipolaires ne repèrent pas spontanément les signes précurseurs de la dépression et 36 % de la manie. Cela évite notamment que les rechutes soient vécues comme brutales par le patient.

la mise en œuvre de techniques pour essayer de les prévenir et pour mieux contrôler les symptômes.

l’amélioration et le maintien de l’observance médicamenteuse, véritable pierre angulaire permettant la rémission de la maladie.

une réduction des facteurs de stress psychosociaux.

TCC et traitements psychoéducatifs partagent le même modèle de la maladie. Il est donc difficile de départager clairement l'impact de l'une ou l'autre des interventions, elles sont étroitement liées. 4

L’intervention familiale (consistant essentiellement en la délivrance d’informations) réduit le nombre de rechutes et améliore la symptomatologie dépressive, notamment au sein des familles à haute expression émotionnelle 5 . Elle permet de réduire l’émotion exprimée et donc la fréquence des rechutes, elle améliore la symptomatologie, le fonctionnement socio-professionnel des patients et l'amélioration de la qualité de vie du sujet et de sa famille. 6  

La thérapie interpersonnelle et des rythmes sociaux consiste en un travail sur les rythmes biologiques et circadiens, partant du principe que « des dérèglements de l’hygiène de vie favorisent l’instabilité circadienne et précipitent les épisodes thymiques ».

Les buts communs de tous ces programmes sont de diminuer la probabilité de rechutes et de récidives.



Ses méthodes?




La psychoéducation renvoie à des méthodes très différentes qui ont toutes en commun cette volonté d’informer l’usager et de lui donner les moyens d’être acteur de sa vie. Il existe des programmes structurés avec un groupe fixe, des cycles de séances d’information ouverts à tous, des débats animés par un professionnel où l’échange entre patients est important, …

L’un des principaux programmes est le Programme de Psycho-éducation des Troubles Bipolaires de Barcelone 8 9 . Il s’agit d’un programme de 21 sessions, sur des groupes fermés de 8 à 14 patients bipolaires I ou II en phase euthymique, durant 6 mois avec une séance hebdomadaire de 90 minutes. Le programme de chacune des sessions est codifié de manière rigoureuse.

Sessions du programme de psycho-éducation des troubles bipolaires de Barcelone. 8 9
  1. Introduction
  2. Qu’est ce que la maladie bipolaire ?
  3. Facteurs étiologiques et déclencheurs
  4. Symptômes(I) : manie et hypomanie
  5. Symptômes (II) : dépressions et épisodes mixtes
  6. Évolution et pronostic
  7. Traitements (I) : stabilisateurs de l’humeur
  8. Traitements(II) : antimaniaques
  9. Traitements (III) : antidépresseurs
10 .Niveaux plasmatiques : lithium, carbamazépine, valproate
11. Grossesse et conseil génétique
12. Psychopharmacologie VS thérapies alternatives
13. Risques associés à l’abandon du traitement
14. Substances psychoactives : risques dans la maladie bipolaire
15. Dépistage précoce des épisodes maniaques et hypomaniaques
16. Dépistage précoce des épisodes dépressifs et mixtes
17. Que faire lorsque l’on détecte l’arrivée d’une nouvelle phase
18. Régularité
19. Techniques pour le contrôle du stress
20. Stratégies de résolution de problèmes
21. Session finale

Tous les programmes de TCC des troubles bipolaires s’appuient sur des stratégies éducatives, des techniques comportementales et cognitives, des stratégies de résolution de problème, et le développement de méthodes de coping skills (adaptation à surmonter les épreuves) pour faire face aux conséquences psychosociales de la maladie.

Elles sont issues de différents travaux de psychologie expérimentale qui montrent que les comportements humains s’apprennent selon certaines lois de l’apprentissage et peuvent se « désapprendre » et disparaitre.

On définit la cognition comme étant un contenu de pensées qui viennent influencer l’expérience émotionnelle et le comportement de l’individu. Les théories comportementales passent d’un modèle où les réponses de l’individu sont apprises automatiquement par un conditionnement à un modèle plus personnel appelé comportemental et cognitif où des pensées brèves, conscientes et accompagnant le vécu émotionnel de l’individu influencent ses réponses. 10

Son but est alors de modifier les systèmes de pensée qui représentent des points de vulnérabilité chez les patients bipolaires : par exemple, en plein épisode dépressif, un patient aura une très mauvaise estime de lui, il se sentira coupable, en plein échec, il n’arrivera pas à gérer son stress et déniera être malade. La TCC vise à écarter ces idées négatives.

La TCC est une psychothérapie qui comporte des objectifs personnalisés (même si la thérapie se déroule en groupe). Le thérapeute qui dirige la séance tente d’amener le patient à identifier lui-même son humeur, le contexte dans lequel elle se développe et la réaction comportementale qui en découle. Il apprend au patient différentes techniques comportementales et cognitives qui lui seront utiles dans le futur. 11

                                      
Les modèles de tcc selon Basco et Rush et selon Lam et Al 10


 

Basco et Rush
 


Lam et al
 

20 séances individuelles sur une année 

20 séances individuelles par groupes sur trois mois 


1 - Phase éducative


  1. questionnement inductif et déductif
  2. Reformulations.
  3. Permet d'aborder des thèmes comme le TB, les traitements, les symptômes personnels.


1 - Phase éducative (6 séances)



  1. Vise à introduire les modèles cognitifs
    d'interaction de pensées, d'émotion et de comportement.
  2. Tenue d'un carnet d'auto-observations
    (liste de problèmes pour en définir des objectifs
    à atteindre).


2 - Augmentation de l'observance médicamenteuse


  1. Démarche cognitive.
  2. Permet d'identifier les pensées du sujet mettant en péril le traitement.
  3. Permet d'identifier les perturbations cognitives provoquées par la dépression et la manie.


2 - Phase cognitive

  1. Auto-enregistrement quotidien de l'humeur afin d'en identifier les fluctuations (sont elles pathologiques ou normales?)
  2. Mise à jour des mouvements de l'humeur en rapport avec les aspects de la personnalité.
  3. Lien entre vécu émotionnel et mode de pensée.

3 - Phase cognitive

  1. Auto-enregistrement quotidien de l'humeur afin d'en identifier les fluctuations (sont elles pathologiques ou normales?)
  2. Mise à jour des mouvements de l'humeur en rapport avec les aspects de la personnalité.
  3. Lien entre vécu émotionnel et mode de pensée.

3 - Phase de consolidation

  1. Vérification de la compréhension et utilisation des techniques de TCC apprises jusqu'alors.
  2. Gestion du stress individuel et interpersonnel.




4 - Résolution des problèmes


  1. Identification du problème.
  2. Faire la liste des solutions possibles en les hiérarchisant selon un ordre de préférence.
  3. Avantages et inconvénients de chaque solution et en choisir une.
  4. Mettre en œuvre la solution choisie et décider si une autre doit être tentée.


Le thérapeute apprend au patient un certain nombre de techniques comportementales (comme la technique de résolution de problème) qu’il pourra utiliser seul et poursuivre après l’arrêt du traitement cognito-comportemental. Il prescrit également des « assignations par tâches » ou actes, exercices, séances de relaxation à poursuivre à domicile entre deux consultations. Ces techniques de « psychoéducation » donnent aux patients les moyens théoriques et pratiques d’améliorer leur compréhension de la maladie et la gestion de ses conséquences.

L’entourage proche est aussi concerné par ce type d’approche. Il peut être constitué par les conjoints, parents, enfants ou amis. Il peut être inclus au groupe de patients ou être intégré dans des groupes spécifiques d'accompagnants. Les programmes destinés à l'entourage se superposent à ceux des patients.

En France, Christian Gay a été l'initiateur et participe toujours avec d'autres à l'animation de conférences publiques d'information sur le trouble bipolaire. Différents psychiatres participent avec des associations comme ARGOS à leur mise en place. L' Association pour l'Information sur les Troubles Bipolaires A.I.T.B. a permis et non sans mal, d'enregister ses conférences pour en faire bénéficier le plus de monde possible.

Le Docteur Bayle et les Drs Christian Gay, Christophe André, François Petitjean, dispensent une formation qui débouche sur un diplôme universitaire "informations, psychoéducation et remédiation cognitive des troubles psychiatriques" à l'Université Paris-Descartes.

Toujours en France, la plupart des centres-experts du trouble bipolaire ont un programme de psychoéducation.

FONDA-MENTALE est le premier réseau national thématique de recherche et de soins (RTRS) en santé mentale. Coordonné par le Pr Marion Leboyer, responsable du pôle santé mentale du groupe hospitalier AP-HP Albert Chenevier – Henri Mondor à Créteil, ce réseau inter-CHU, au statut de Fondation de coopération scientifique, rassemble dans une même démarche innovante, équipes de soins et acteurs de la recherche. Objectif : combler le retard de diagnostic, améliorer la prise en charge et développer la recherche psychiatrique française.

Notre forum participe à un "esprit" de psychoéducation, je vous invite à lire les différents articles d'informations ainsi que nos échanges. Vous avez la possibilité de vous rapprocher des associations que vous pouvez trouver ici en France, Belgique, Suisse, Canada.... Associations, Blogs, etc les livres, articles, actualités, etc... des livres, livrets Bibliographie.
Nos soutiens, nos échanges participent à cela... si vous sentez le besoin d'une aide psychologique et/ou comportementale, on peut être amener entre nous à conseiller mais comme le statut de psychothérapeute n'est pas encore bien définit 15 , on doit être très prudent en la matière et de plus les critères de choix restent personnels.

L'Association Française de Thérapie Comportementale et Cognitive (AFTCC) a été fondée en 1971, son objectif est de promouvoir la pratique, l'enseignement et la recherche en matière de thérapie comportementale et cognitive. Cette association nationale réunit plus de 1200 membres, répartis sur tout le territoire, et dont la majorité est formée de praticiens psychiatres, psychologues, médecins,... le trouble bipolaire est enseigné dans ses modules du programme de formation.


Ses résultats?



L’approche psychoéducative constitue un des éléments clefs de la prise en charge du trouble bipolaire, elle ne peut que s'accompagner d'un traitement médicamenteux et ses résultats sont donc en fonction de son observance.

D’après les études 12 de Colom et al. (2003), de Sachs (2003) la psychoéducation favorise:

 moins de symptômes et épisodes dépressifs
 moins de taux de rechute pour la dépression
  Les personnes développent plus de stratégies d’auto-efficacité face à leur maladie.

Les dernières études publiées confirment ces données et rapportent une diminution du nombre de récidives et de rechutes, une diminution de la durée d’hospitalisation, un meilleur équilibre de la vie familiale, une amélioration de la qualité de vie.

En septembre 2007, les importants essais cliniques publics (STEP-BD) pour le traitement de la dépression bipolaire ont démontré l'efficacité de la psychoéducation longue. Inefficacité des antidépresseurs et efficacité de la psycho-éducation longue.

Les études contrôlées évaluant l’effet d’une TCC dans les troubles bipolaires concluent toutes à une augmentation de l’observance médicamenteuse, une diminution du nombre d’hospitalisations, une amélioration du fonctionnement social, une augmentation de la confiance en soi et de ses limites, et une augmentation de l’estime de soi. L’approche TCC apparaît ainsi curative et préventive, et augmente l’engagement du patient dans la prise en charge de sa maladie. 13

L’intervention familiale (consistant essentiellement en la délivrance d’informations) réduit le nombre de rechutes et améliore la symptomatologie dépressive, notamment au sein des familles à haute expression émotionnelle . Elle permet de réduire l’émotion exprimée et donc la fréquence des rechutes, et elle améliore la symptomatologie et le fonctionnement socio-professionnel des patients. 14

Ses limites?



La réserve qu’on entend le plus souvent vis-à-vis de la psychoéducation est la crainte que l’usager s’identifie trop à son diagnostic, reste trop dans son "rôle de malade", qu’on lui aurait appris à tenir, alors qu’il est avant tout un homme ou une femme avec une vie, une famille, des envies, des activités, etc. C’est en effet un risque important. La psychoéducation doit être utilisée en fonction des envies de connaissance de chaque personne. Il faut toujours garder à l’esprit que, comme tout apprentissage, la psychoéducation doit permettre de penser par soi-même ! 1

Commentaires:

Si à cet instant je vous demande par exemple, quelles sont les trois dimensions principales qui définissent la psychoéducation?... vous aurez peut être besoin de revenir au début de cette définition, c'est humain. Nos limites dépendent de chacun, de nos dispositions, de nos humeurs et de nos efforts pour assimiler.

Pour vous aider, je vous rappelle ses trois dimensions pour vous en imprégner:

Une dimension pédagogique : donner des informations sur la maladie et les traitements.
Une dimension psychologique : soutenir émotionnellement la personne face aux difficultés d’accepter ou de vivre avec la maladie.
Une dimension comportementale : donner des outils à la personne pour qu’elle adopte les comportements qui lui conviennent le mieux pour gérer ses problèmes.

Je  vous conseille de poursuivre cette lecture par l'éditorial de la revue scientifique InterPsy Janssen-Cilag n°9 Focus troubles bipolaires Septembre 2008 et d'en discuter avec vos soignants qui je le rappelle doivent vous informer les différentes investigations, traitements ou actions de prévention qui peuvent vous être proposées.

Je tiens à remercier personnellement cette firme pharmaceutique car elle bénéficie d'un savoir-faire pour développer des programmes d’éducation à destination des psychiatres, des infirmiers ou des usagers. Ainsi, le programme PACT (Psychose – Aider – Comprendre– Traiter), composé de trois cassettes vidéo, associées à autant de livrets d’animation aborde les thèmes "dire la maladie", "vivre avec son traitement", "vivre avec la maladie". Les films, alternant témoignages, fictions et documentaires, doivent permettre au patient et à la famille de mieux comprendre la psychose. Ils doivent également encourager les questions, échanges et débats. Des bandes dessinées et des livres de vulgarisation sont également édités : "La micro-puce cérébrale","Si loin, si proche". 1




Références:

(1) http://www.psytoyens.be le journal n°5 Mai 2005
(2) http://www.espace-socrate.com Les modules de Liberman sont disponibles en Belgique à l’Espace Socrate
(3) Traitement non médicamenteux de la dépression- Thierry Bottai- La Presse Médicale Volume 37, numéro 5P2 pages 877-882 (mai 2008)
(4) Psychoéducation et traitements cognitifs et comportementaux du trouble bipolaire-KHAZAAL Yasser; PREISIG Martin; ZULLINO Daniele Fabio; 2006, vol. 31, no1, pp. 125-143
(5) Miklowitcz D.J., George E.L., Richards J.A., et al. A randomized study family-focused in the outpatient management of bipolar disorder Arch Gen Psychiatry 2003 ; 60 : 904-912
(6) Vivre avec un maniaco-dépressif, Ch Gay. Hachette Littératures, Paris (2008). 224 pp.
(7) Lam D.H., Jones S., Hayward P., et al. Cognitive Therapy for bipolar disorder : a therapistʼs guide to concepts, method and practice New York: John Wiley and Sons; 1999.
( 8 )  Colom F., Vieta E., Martinez-Aran A., et al. A randomized trial on the efficacity of group psychoeducation in the prophylaxis of recurrences in bipolar patients whose disease remission is in remission Arch Gen Psychiatry 2003 ; 60 : 402-407 [cross-ref]
(9) Colom F., Vieta E., Reinares M., et al. Psychoeducation efficacity in bipolar disorders beyond compliance enhancement J Clin Psychiatry 2003 ; 64 : 1101-1105
(10) Mirabel-Sarron C. Approche comportementale et cognitive des troubles bipolaires. In : Leboyer M. Troubles bipolaires : pratiques, recherches et perspectives. Paris : John Libbey Eurotext ; 2005. p. 103-117
(11) Colom F., Vieta E., Martinez-Aran A., et al. A randomized trial on the efficacity of group psychoeducation in the prophylaxis of recurrences in bipolar patients whose disease remission is in remission Arch Gen Psychiatry 2003 ; 60 : 402-407
(12) Association Revivre-La psychoéducation Line Roy, inf. M.Sc. Clinique Bois-de-Boulogne Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal 20/11/2007
(13) Watkins E. Combining cognitive therapy with medication in bipolar disorder. Advances in Psychiatric Treatment 2003; 9: 110-116
(14) Psychoéducation et traitements cognitifs et comportementaux du trouble bipolaire-KHAZAAL Yasser; PREISIG Martin; ZULLINO Daniele Fabio; 2006, vol. 31, no1, pp. 125-143
(15) Association Francophone de FOrmation et de Recherche en THérapie Comportementale et Cognitive www.afforthecc.org Le décret sur le statut du psychothérapeute suit son chemin



Sommaire Focus Troubles bipolaires :

 Editorial de la revue Interpsy n°9 Septembre 2008 du Professeur Pierre Lalonde, revue scientifique Janssen-Cilag
Nouvelles Approches Psychoéducatives et Psychothérapiques de Katia M'bailara et Chantal Henry p.7
Le regard de l'expert, Christian Gay p.12


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MessagePosté le: Mar 26 Aoû 2008 - 17:41    Sujet du message: Dossier Psychoéducation des troubles bipolaires Répondre en citant


Éditorial


Pierre Lalonde

Professeur titulaire à l'université de Montréal

et psychiatre à l'hôpital-H. Lafontaine, Montréal, Canada



Dans les maladies mentales, il existe des traitements efficaces, influençant de façon très positive l'évolution de la maladie, diminuant les rechutes, améliorant l'adaptation psychosociale et la qualité de vie des patients et de leur famille.

Mais la collaboration des patients à ces stratégies thérapeutiques, qu'elles soient médicamenteuses ou de réadaptation, reste faible. Une des raison tient au manque d'information donné sur la maladie elle même et sur les modalités de traitements possibles. Un bon point de départ consiste à donner de l'enseignement au patient,en le personnalisant avec beaucoup de nuances, comme c'est l'usage pour les maladies physiques. Mais cette éducation devrait viser non seulement l'acquisition de connaissances nouvelles, mais surtout susciter des changements de comportement (1).


Il ne s'agit pas seulement de transmettre de l'information éducative comme le professeur le fait avec des élèves. La psychoéducation, qui s'applique aussi bien bien au malade qu'à sa famille, est offerte par un thérapeute dans un contexte particulier puisque les personnes son directement concernées par la maladie discutée. Il s'agit de mettre les proches, souvent des aidant naturels, dans un rôle de cothérapeute et de leur donner, grâce à l'éducation sur la maladie et à l'apprentissage de différente stratégies,les moyen de rendre leur milieu familial plus adapté aux particularités physiologiques, psychologique et sociales du patient.


Comme les autres psychothérapies, la psychoéducation encourage l'expression des affects,mais privilège surtout la maîtrise cognitive et une forme d'auto-observation inspirée de technique de thérapie comportementale. La psychoéducation apparaît donc comme un processus qui au-delà de la simple éducation, vise à soutenir émotionnellement le patient et sa famille et à leur donner les moyens de gérer au mieux la maladie et ces conséquences personnelles et familiales. Ces dans ce sens que l'on peut parler de «thérapie psychoéducative» (2).


Des modèles psychosociaux (théory of planned behavior[3]; social cognitive theory[4]; health belief model[5]) invitent à prendre en considération trois catégories de facteurs dans une démarche d'éducation du patient:

facteurs qui prédisposent au changement de comportement:

croyance en sa vulnérabilité potentielle à la maladie;

croyance dans la sévérité des conséquences de la maladie;

croyance en l'efficacité des comportements à adopter;

croyance dans sa capacité à pouvoir effectuer ces comportements;

croyance quant à l'opinion des personnes influentes et motivation à s'y conformer.

Facteurs qui aident à l'émergence du comportement:

habiletés de la personne;

ressources dont elle dispose;

modèles qu'elle peut observer.

Facteurs qui renforcent le maintien du comportement:

attitude de l'entourage;

relation médecin-patient;

autorenforcements (autoverbalisations).

Autrefois, les psychiatres fournissaient peu d'information à leurs patients et étaient peu disponibles pour les familles. C'est de cette ignorance que sont nés bien des malentendus et, même, les mouvements antipsychiatriques. Maintenant, des professionnels acceptent de répondre aux invitations des groupes d'entraide et réponde aux questions posées par les patients et leur famille. En améliorant leurs connaissances, on favorise un mouvement de collaboration pas toujours facile, mais qui s'amplifie avec le temps. Si la question du pourquoi le faire ne se pose plus, celle du comment le faire garde toute son actualité.



1-Lalande R -L'intervention éducative auprès du patient: une démarche essentielle. Le médecin du Québec 1994; 29:31-3.
2-Deleu G, Lalonde P -Thérapie psychoéducative,chapitre 52, p.1342. In Lalomde P, Aubut J -psychiatrie clinique:Approche bio-psychosociale (3° édition).
3-Ajzen I, Madden TJ -prediction of goal-directed behavior: attitudes,intentions and peirceived behavioral control. Exp Soc psychol 1986; 22:453-74.
4-Bandura A -Social foundation of thought and action: a social cognitive theory. Prentice hall,Englewood cliffs, 1986
5-Janz NK,Becker MH -The belief model: a decade later. Health educ Q 1984; 11:147






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MessagePosté le: Mar 26 Aoû 2008 - 17:44    Sujet du message: Dossier Psychoéducation des troubles bipolaires Répondre en citant



Troubles bipolaires
  

Nouvelles approches psychoéducatives et psychothérapiques


Katia M'bailara, Chantal Henry

CH Charles Perrens, Univesité Bordeaux-2


L'influence des facteurs génétiques et biologique dans le déclenchement des troubles bipolaire est désormais largement établie. Pour autant les facteurs psychologique et sociaux conservent leur importance. En effet la, la compréhension de l'évolution du trouble ne peut faire l'économie de la recherche d'événements de vie stressants, de conflits familiaux (incluant le haut niveau d'expression émotionnelle), d'une instabilité chronobiologique (trouble des rythmes circadiens et des rythmes sociaux), d'une non-observance thérapeutique et de trouble de la personnalité.

De même le taux élevé de rechutes des patients pris en charge uniquement sur un plan pharmacologique encourage à s'interroger sur les bénéfices d'une aide psychologique à coté du traitement pharmacologique. Cette interrogation nous invite à réfléchir sur la place des différents types de psychothérapies et sur les résultat que l'on peut en attendre.



Une prise en charge psychologique s'inscrit dans le rapport du patient et de sa maladie. Elle peut se donner pour objectif de potentialiser les effets du traitement pharmacologique en améliorant, en particulier, l'alliance thérapeutique et l'observance médicamenteuse. Les troubles bipolaires se caractérisent en effet par un fort taux de rechutes. Un an après un accès thymique, 37% des patients rechutent, ce taux s'élevant à 60% à 2 ans et à 73%à 3ans (1).


Ainsi il devient légitime d'espérer qu'une prise en charge psychologique s'accompagne d'une réduction du nombre d'épisode,ou,tout au moins, que les accès thymiques, s'ils survivent,puissent être moins intense et s'accompagnent d'une diminution du nombre d'hospitalisations. Pour cela, le sujet doit accepter la maladie et, donc, s'accepter comme patient. La question de la conscience de la maladie se pose. Une majorité de patient, en particulier en phase maniaque,ont un faible insight (2) et celui -ci se détériore au cours du temps (3). Cette question est sujette à la polémique. Une absence de la conscience de la maladie peut s'accompagner d'un désintéressement du soin, mais une conscience intense de la maladie peut, elle, s'accompagner d'une perception de soi uni focale sur son statut de malade. Qu'elle serait alors la bonne dose d'insight à prescrire? La réponse à donner se situe peut être du coté de la prise en charge psychologique qui accompagnerait le processus de prise en charge de la maladie sans, pour autant, favoriser une identification unique à celle ci. Ainsi, si l'on considère que la prise en charge est importante pour améliorer la compréhension de la maladie, s'accepter en tant qu'être malade nécessite un travail qui entre pleinement dans les objectif d'une psychothérapie. Le travaille même d'amélioration de la conscience de la maladie est,en soi, une bonne indication pour la psychothérapie,l'idée étant de ne pas laisser le patient dans cet entre-deux représenté certes par une pleine conscience de son trouble,mais sans avoir les ressources nécessaire pour y faire face. Cette conscience de la maladie ne se limite pas à la seule connaissance de la maladie,mais inclut la perception, même rétrospective, de l'impact sur soi et sur l'entourage. De plus au-delà des accès thymiques,les phases de normothymie décrites comme étant indemnes de tout trouble psychiatrique s'accompagnent pourtant de difficultés. En effet, un pourcentage élevé de patients présente des symptômes résiduels (4). Quasiment un patient sur deux à des symptômes dépressifs subsyndromaux (5). S'agit il de la «mornitude de la normothymie» telle que s'en plaint Mme L. ? de nombreux patient expriment fréquemment la tonalité terne de leur vie actuelle, tout en reconnaissant qu'ils sont mieux adaptés à leur environnement sous traitement. Le sentiment d'etre étranger à sa propre vie touche profondément le questionnement sur l'identité. Les patients sont taraudés par la question de savoir ce qui leur appartient en propre et ce qui relève de la maladie, comme si pathologie,par certains aspects, tendais à cliver l'identité. Au-delà de de l'accès il est aussi indispensable d'aider le patient à se repenser comme sujet. «Qui suis je? L'homme sans valeur tel que je me perçois lors de mes phases dépressives? L'homme tout-puissant des phases maniaques? L'homme qui vit dans la nostalgie des moment d'exaltation ou bien qui appréhende de telles périodes tant il faut en assumer les conséquences?»

La prise en charge médicale reste prépondérante, mais le rôle du psychologue pourra se situer autour du vécu douloureux et épuisant de ces patients et de la confusion de leur repère identitaires. Au-delà du rapport de la maladie, c'est la question du rapport du sujet à lui même qui est ici en jeu.



Il existe différents types de prise en charge psychologiques. Certaines psychothérapies n'ont pas opérationnalisé leur spécificité pour la prise en charge de patients atteints de troubles bipolaires. Elles n'en sont pas moins pertinentes, mais ne feront pas ici l'objet d'une présentation de leur tenants et aboutissants. D'autres flirtent avec la mise à l'épreuve scientifique en émettant des hypothèses sur leur intérêts et en cherchant une validation grâce à des essais thérapeutique randomisés. Ainsi, la littérature scientifique internationale actuelle se développe-t-elle autour de la psychoéducation, des thérapies cognitives et comportementales, des thérapies interpersonnelles et des rythmes sociaux et des thérapies centrées sur la famille.


- La psychoéducation

Classiquement, les cliniciens travaillent avec les patients sur la mise en mots de leur ressenti, et l'expression propre de leur maladie. Cela correspond à l'approche clinique qui se veut singulière et intégrative. Le terme de psychoéducation présente l'intérêt d'avoir opérationnalisé ce qui est fait par chacun et d'avoir proposé des supports pour le clinicien. Cette prise en charge psychologique n'est pas une approche simplement éducative. Il s'agit d'informer le patient et sa famille sur les troubles bipolaires et rendre le patient expert de sa maladie. Agir sur le rapport du patient à sa maladie modifie, en retour, l'évolution de la maladie. La psychoéducation permet de lutter contre l'incompréhension (6).

La psychoéducation a un effet prophylactique (7). Elle favorise l'alliance thérapeutique, l'observance et la capacité à demander de l'aide en cas de situation complexe. Le patient devient donc actif dans son traitement. Sont également abordés au cours des séances de psychoéducation des thermes tels que: contrôler le stress, éviter l'usage et l'abus de toxiques, obtenir une régularité de style de vie, prévenir les conduites suicidaires. si tout ces objectifs sont atteints, on peut tendre à augmenter les connaissances et les capacités d'affrontement des conséquences psychosociales engendrées par les épisodes passeés, à améliorer l'activité sociale et interpersonnelle entre les épisodes, à aider à affronter les symptômes résiduels subsymdromiques et, enfin, à améliorer le bien être et la qualité de vie. L'étude de F. Colom et al. ( 8 ),

effectuée auprès de 120 patients bipolaires, reste une référence pour déterminer l'impact de la psychoéducation sur la prévention des rechutes chez les patients atteints de troubles bipolaires de type 1 et 2. Leurs résultat montre que sur une période de deux ans après la prise en charge psychoéducative, il est obtenu une réduction du nombre de patient et une augmentation du temps écoulé avant la rechute.


- Les thérapies cognitives et comportementales

Les thérapies cognitives et comportementales classique propose des interventions à différents niveaux sur:

-la psychoéducation orienté vers l'évolution du trouble bipolaire, l'observance thérapeutique et la gestion du stress;

-les événement de vie programmés pour soulager l'inactivité ou réduire l'activité;

-la restructuration cognitive;

-l'entraînement à la résolution de problème;

-les stratégies de détection précoce et d'intervention en cas d'accès thymiques;

les interventions orientées vers les comorbidités.

Une nouvelle prise en charge psychothérapique combinant des aspects de la thérapie cognitives et de l'entraînement à la méditation est décrite dans la littérature actuelle: la MBCT (mindfulness-based cognitive therapy). Le clinicien transmet aux personnes les habiletés à être plus conscients, plus sensible à leurs pensées, sans jugement et en observant les pensées négatives (positives et neutres) comme des événement mentaux passé plutôt que comme des faits. Cette thérapie à montré son efficacité dans la prévention des rechutes auprès de patients en dépression. L'étude de J.M Williams et al. (9), bien que préliminaire, suggère un effet immédiat de la MBCT sur les symptômes résiduels dépressifs et anxieux chez les patients ayant un trouble bipolaire avec idées ou comportement suicidaires.


- Thérapie interpersonnelle et des rythmes sociaux

Les thérapies interpersonnelles et des rythme sociaux s'intéressent aux relations interpersonnelles et aux contextes pouvant avoir une influence sur le déclenchement et l'évolution du trouble. Dans un premier temps, les thérapeutes mènent des entretiens fondés sur l'histoire de la maladie en considérant tout particulièrement les épisodes thymiques associés à des perturbations dans les routines sociales et les cycle veille/sommeil (rythmes sociaux).les principaux problèmes sont aussi répétés (ennuis, conflit de rôle, modifications de rôle,déficit interpersonnels).Par la suite,le thérapeute travail avec le patient autour de la duré des activités quotidiennes (incluant la lever et le coucher), de l'humeur et du niveau de stimulation sociales. Au cours de la prise en charge, les thérapeutes encouragent les patients à garder des rythmes sociaux stables ( respecter les temps pour manger, se livrer à des activités, dormir....), à anticiper les événements qui pourrait perturber les rythmes et développer des projets assurant une stabilité des rythmes sociaux et de l'humeur. Par ailleurs le thérapeute et le patient travaillent autour de la résolution des problèmes interpersonnelles et élaborent des stratégies pour prévenir les problèmes interpersonnels similaire et les perturbations des rythmes sociaux dans le futur.

Une étude de E. Franck à montré que les patients ayant bénéficies d'une telle prise en charge ont un temps de rémission plus long.


-Thérapie centré sur la famille

Face à la pathologie bipolaire, les familles passent par le mêmes processus d'adaptation de la maladie que les patients: déni, colère, ambivalence et anxiété. Par ailleurs, l'expression de la pathologie a des répercussion sur le système familial. Les thérapies centrées sur la famille se focalisent sur la communication dans la famille et ont, en particulier, pour objectif de diminuer le haut niveau d'expression émotionnelle. Elles peuvent s'effectuer avec une famille seule ou en thérapie multifamiliale, à savoir plusieurs patient et leurs familles ensemble. La thérapie focalisé sur la famille débute par une session de psychoéducation orientée sur le symptômes, les causes, l'évolution de vie, le traitement et l'autogestion du trouble bipolaire. Les patient et leur famille sont encouragés à:

-développer une compréhension commune des facteurs favorisant l'apparition des épisodes dépressifs, la vulnérabilité des patients pour les épisodes futur, la nécessite de continuer la pharmacothérapie et le rôle du stress dans le déclenchement des épisodes;


-développer un projet de prévention des rechutes incluant des interventions précoces face aux signes prodromaux de la manie et de la dépression (prévoir une réévaluation de la pharmacothérapie, diminuer l'intensité des échanges verbaux stressants).

Par la suite,les patients et le membres de la famille participent à des exercices d'entraînement à la communication ayant pour objectif de réduire le niveau d'expression émotionnelle négative et de repérer les bases d'une communication adaptée.

Dans la phase finale, les familles identifie, définissent et tente de résoudre les problèmes en lien avec la maladie dans:

-l'intégration des expériences associés aux épisodes thymiques;

-l'acceptation de la notion d'une vulnérabilité face à de futur épisodes;

-l'acceptation du traitement pharmacologique pour le contrôle des symptômes;

-la distinction de la personnalité du patient et de son trouble bipolaire;

-la reconnaissance et l' apprentissage pour faire face aux événements de vie stressent qui déclenchent la récurrence des accès thymiques;

-le rétablissement des relations interpersonnelles adaptées après un épisodes thymique.



Une large éventail d'études décrit l'intérêt de psychothérapies spécifiques pour les patients souffrant de troubles bipolaires. Certaines méthodes ont la particularité de pouvoir débuter au cours de l'accès aigu, d'autres se présentent comme adaptées aux patients ayant des symptômes résiduels dépressifs ou anxieux en phase de normothymie, d'autres, encore, se focalisent davantage sur le contexte sociale ou familial du patient.

Une étude récente tend à montré que les formes de psychothérapies intensives ont probablement plus de points communs entre elles que de différences.

La synthèse de ces travaux amène à certaines conclusions



Les patients ayant bénéficié d'une psychothérapie intensive (thérapie interpersonnelle, thérapie cognitive et comportementale et thérapie centrée
sur la famille) ont, d'une part, une guérison plus rapide que ceux ayant eu une aide ponctuelle. En revanche, dans la comparaison des psychothérapies intensives entre elles, aucune différences, aucune différence n'est observée au niveau de la contribution à la guérison et à au maintien de la normothymie. Ce résultat est peut-être lié au fait que, au-delà de leurs différences apparentes, ces psychothérapies ont beaucoup d'éléments communs à l'origine de leur efficacité. En tenant compte de leurs demandes et de leurs possibilités, les patients bipolaires devraient pouvoir bénéficier de tels types de prise en charge.


REFERENCES



1.Gitlin MJ, SSwendsen3, Heller TL, Hammen C-Relapse and impairment in bipolar disorder.AmJ Psychiatry 1995; 152:1635-40 2.Ghaemi SN,Stoll AL, Pape HG- Lack of insight in bipolar disorder.The acute manic episode.J Nery Ment Dis 1995; 183:464-7. 3.Yen CF, Chen CS, Yeh ML, Ker JH et al.- Correlates of insight among patients with bipolar I disorder in remission.J Affect Disord 2004; 78:57-60. 4.Shastry BS- Bipolar disorder: an update.Neurochem Int 2005; 46:273-9. 5.Judd LL, Akiskal HS, Schettler PJ, Endicott J et al.-The long-term natural history of he weekly symptomatic status of bipolar I disorder.Arch Gen Psychiatry 2002: 59:530-7. 6.Rouget BW, Aubry JM- Efficacy of psychoeducational approaches on bipolar disorders: a review of the literature.J Affect Disord 2007; 98 : 11-27. 7.Colom F, Vieta E- Manuel de psychoéducation pour les troubles bipolaires.Editions Solal, Marseille, 2008. 8.Colom F,Vieta E- A randomized trial on the efficacy of group psychoeducation in the prophylaxis of recurrences in bipolar patients whose disease is in remission. Arch Gen Psychiatrie 2003 ; 60: 402-7. 9.Williams JM, Alatiq Y, Crane C, Barnhofer T et al;- Mindfulness-based Cognitive (MBCT) in bipolar disorder: Preliminary evaluation of immediate effects on between-episode functioning. J Affect Disord 2008; 107: 275-9. 10.Frank E- Interpersonal and social rhythm therapy : a means of improving depression and preventing relapse in bipolar disorder. J Clin Psychol 2007; 63: 463-73. 11.M'bailara k, Henry C- Psychoeducation multifamiliale et troubles bipolaires.In S Cook-Darzens (ed), Thérapies multifamiliales. Erès, Ramonville, 2007. 12.Miklowitz DJ, George EL, Richards JA, Simoneau TL et al.-A randomized study of family-focused psychoeducation and pharmacotherapy in the outpatient management of bipolar disorder. Arch Gen Psychiatry 2003; 60 : 904-12 13. Morris CD, Miklowitz DJ, Waxmonsky JA- Family-focused treatment for bipolar disorder in adults and youth. J Clin Psychol 2007: 63 :433-45.14.Scott J, Colom F, Vieta E-A meta analys of relapse rates with adjunctive psychological therapies compared to usuel psychiatric treatment for bipolar disorders. Int J Neuropsychopharmacol 2007; 10 ; 123-9.15. Miklowitz DJ, Otto MW, Frank E, Reilly-Harrington NA et Al.- Psychosocial treatments for bipolar depression : a 1 year randomized trial from the systematic treatment enhancement program. Arch Gen Psychiatry 2007 ; 64: 419-26


Source: revue scientifique Janssen-Cilag Interpsy N°9 Septembre 2008







Dernière édition par Bipote le Sam 30 Aoû 2008 - 16:48; édité 3 fois
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MessagePosté le: Mar 26 Aoû 2008 - 17:46    Sujet du message: Dossier Psychoéducation des troubles bipolaires Répondre en citant

Le regard de l'expert


Christian Gay

Garches


L'article de katia M'Bailara et de Chantal Henry suscite un certain nombre de commentaires? Il est avant tout pédagogique et synthétique, soulignant bien l'intérêt des prises en charge psychothérapeutes dans les troubles bipolaires. Il permet de clarifier les spécificité des différentes approches en faisant ressortir leur finalité.



N'oublions pas qu'il y a encore quelque années, l'indication d'un psychothérapie dans le troubles bipolaires ne figurait dans aucun manuel de thérapeutiques et que certains auteurs n'hésite pas à écrire qu'elle était même contre indiquée.


Mais depuis, les conceptions de la maladie bipolaires ont évoluée et l'aspect multideterminé du trouble a été mis en avant, en se référant au modèle bio-psychosocial, justifiant; a ce titre, une prise en charge globale, incluant le traitement biologique, psychologique, psychothérapeute, concernant ce dernier aspect même si l'on a reconnu l'impact de l'environnement sur la maladie, les possibilités d'agir sur ce dernier sont limitées. En revanche; il est possible de se protéger contre certaines situations stressantes ou tout du moins du moins d'en limiter l'impact.

A ce titre, la citation «puisqu'on ne peut changer la direction du vent; il faut apprendre à orienter les voiles» illustre bien ce propos et figure même en exergue de l'un des forums de patients souffrants de troubles bipolaires.


Le second aspect non moins important, que K M'Bailara et C Henry développent, est le fréquence des symptômes résiduels et des états subsyndromiques qui persistent entre les épisodes et font de cette maladie qui avait la particularité d'être périodique devient véritablement chronique, ne laissant aucun répit au patient et à son entourage.

Les remaniements de la personnalités sont fréquents au décours des épisodes surtout lorsqu'il se répètent et peuvent justifier à eux seuls, une approche psychothérapeutique spécifique.

Des problèmes de définition



La discussion sur le plan pratique pourrait s'organiser autour de plusieurs axes, ceux des définitions, de l'efficacité et de la faisabilité.

Nous nous limiterons à la définition de l'éducation thérapeutiques et des mesures psychoéducatives.

Le terme d'«éducation thérapeutique» a longtemps été diversement interprétée pas les praticiens: faire du patient un expert de sa maladie, diffuser les informations élémentaires sur cette dernière; faciliter une réflexion sur la pathologie, transmettre des connaissances pratiques......Chaque définitions aboutit à un objectif précis en recouvrant a une méthode plus ou moins spécifique.


Sous ce terme générique d'«éducation du patient», trois types d'activités peuvent être définies selon les critères de l'organisation mondiales de la santé(OMS):


L'éducation pour la santé du patient concerne la maladie, les comportements de santé et de mode de vie du patient, même ceux non concernés par ma maladie, dans une logique de culture sanitaire.


L'éducation du patient à sa maladie concerne les comportement de santé et de maladie liés à l'existence d'une maladie, notamment l'impact de celle ci sur des aspects non médicaux de la vie.

L'éducation thérapeutiques du patient touche à la partie de éducation directement liée au traitement (curatif ou préventif) constituant le rôle traditionnellement exclusif du soignant.


Depuis 1998 L'OMS a émis des recommandations sur l'éducation du patient en précisant la définition:»l'éducation thérapeutique du patient est un processus continu, intégré aux soins et centré sur le patient. Elle comprend des activités organisées de sensibilisations, d'information, d'apprentissage et d'accompagnement psychosociale qui concerne la maladie; le traitement prescrit et les établissemenst de soins, ainsi que les comportements de santé et de maladie du patient. Elle vise à aider le patient et ses proches a comprendre la maladie et le traitement, à coopérer avec les soignants, a vivre le plus sainement possible et à maintenir ou améliorer la qualité de sa vie. L'éducation devrait rendre le patient capable d'acquérir et de maintenir les ressources nécessaires pour gérer de façon optimal sa vie avec la maladie».


Fin 2007; la Haute autorité (HAS) a proposé un guide méthodologique permettant de structurer un programme d'éducation thérapeutiques dans le cadre des maladies chroniques. S'inspirant de al définitions de L'OMS, elle a précisé les finalités spécifiques: l'acquisition et le maintient par le patient de compétences d'auto soins, la mobilisations ou l'acquisition de compétences d'adaptation. L'appropriation de ces mesure d'auto soins, l'application de réglés d'hygiène de vie, l'implication de l'entourage dans la gestion de la maladie, des traitements et des répercussions qui en découlent permettent d'améliorer l'état de santé du patient et sa qualité» de vie ainsi que celle de sont entourage.


Nous voyons que cette approches psychothérapeutique ou tout du moins les objectif de ces approches:


  • Se connaître soi même, avoir confiance en soi

  • Savoir gérer ses émotions et maîtriser son stress

  • Développer un raisonnement créatif et une réflexion

  • Développer des compétences en matière de communication et de relations interpersonnelles.

  • Prendre des décisions et résoudre un problème.

  • Se fixer des buts à atteindre et faire des choix.

  • S'observer, s'évaluer et se renforcer



c'est ainsi que les termes «éducation thérapeutique» et «psychoéducation» se confondent et ques les définitions s'élargissent en intégrant, au fil des années, différentes approches.


Le terme de psychoéducation a été utilisé en 1980. D'abord proposée dans la schizophrénie, la psychoéducation avait pour objet de mieux contrôler les situations de stress par les membres de la famille grâce à une meilleur communication et d'élaborer des stratégies visant à résoudre les problèmes.


Elle peut se définir comme l'éducation ou la formation théorique et pratique axée sur la compréhension du trouble et de ses différents traitement afin de favoriser une réinsertion optimale du sujet; Au delà des objectif communs avec l'éducation thérapeutiques, la psychoéducation prend en compte le contrôle des facteurs déclenchant les principaux aspect psychopathologie du trouble, la qualité de la relation médecin patient. Il n'est pas surprenant qu'elle intègre les thérapies cognitivo-comportementales, les approches centrés sur la familles, les thérapies interpersonnelles et de régularisations des rythmes sociaux, ainsi du le programmes d'objectif personnels.

Objectif de la psychoéducation



Notre perception de la psychoéducation fait référence à quatre objectif principaux(ou finaux), lesquels ne pourront être atteint que par la réalisation d'objectif intermédiaires:


Objectif principaux (ou finaux)


  • Optimiser le traitement médicamenteux

  • Prévenir les récidives et diminuer le nombre et la durée des hospitalisations

  • Améliorer la qualité de vie du sujet dans touts ses dimensions( personnelle, familiale, professionnelles, relationnelle).

  • Favoriser, entretenir et consolider l'alliance thérapeutique



Objectifs intermédiaires


  • Favoriser l'acceptation du trouble et lutter contre la stigmatisation de al notion de maladie mentale s'y rattachant par l'information et le soutien du patient et de son entourage. L'ignorance contribue à entretenir, peur, discrimination, rejet, honte, culpabilité.

  • Améliorer la qualité de l'observance thérapeutique et prévenir le aubes de substances

  • Faciliter l'identification des symptômes annonciateurs d'une récidive, permettre de contrôler les situations de stress et aider à respecter les réglés l'hygiène de vie.

  • Améliorer les relations interpersonnelles et le fonctionnement social ans les périodes inter critiques( symptôme mineurs subsyndromiques et symptômes résiduels).



Ces mesures s'adressent préférentiellement à des patients normothymiques.
Néanmoins, elles peuvent être initiés en fin d'hospitalisation, au décours d'un épisode d'excitation ou de dépression.


En théorie, tout les patients devrais être les bénéficiaires de ce type de mesures, comme peuvent l'être tous les diabétiques, asthmatiques, hypertendus;cette approche peu coûteuse, en parfaite adéquation avec les objectif du programme du programme de lutte contre les maladie mentales, pourrait être facilement applicable et généralisable à l'ensemble des patines;En pratique, cette voie thérapeutiques reste encore limitée et plus particulièrement, réservée aux formes résistante, lorsque persistent les fluctuation d'humeur et des états subsyndromiques entre les épisodes et en cas de comorbidité. Il apparaît logique de proposer cette approche aux patient qui présente un premier accès, compte tenu de 'enjeu et de la nécessite de mette tout en œuvre dès le le premier épisode afin d'enrayer le processus évolutif: plus la prise ne charge est tardive, plus les risques de récidives, de résistance et de dé socialisation sont importants.

Il pourrait être proférer une prise en charge individuelle plutôt qu'en groupe en fonction des traits de la personnalité du sujet et des caractéristiques évolutives du trouble.


La constitution du groupe repose aussi sur certaines règles. Une consultation préalable est nécessaire afin de préciser les objectifs et constituer un ensemble homogène en excluant les personnalités trop psychorigides ou antisociales qui pourrait exercer une action négative sur la dynamique de groupe.


L'entourage est aussi concerné par ce type d'approche. Il peut être inclus au groupe ou en être dissocié, constitué par les conjoints, parents, enfants ou amis.


Notre expérience nous conduit à encourager le généralisation de cette approche qui rend des services manifeste aux patients, à leur entourage et aussi aux soignants.


Source revue scientifique Janssen-Cilag Interpsy N°9 Septembre 2008




Dernière édition par Bipote le Dim 31 Aoû 2008 - 07:16; édité 4 fois
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MessagePosté le: Mar 26 Aoû 2008 - 17:47    Sujet du message: Dossier Psychoéducation des troubles bipolaires Répondre en citant


Place des mesures psycho-éducatives dans la prise en charge des troubles bipolaires

C. Gay [1], ,H. Cuche [1]

[1] Clinique du Château, 11 bis, rue de la Porte Jaune, 92380 Garches.


Les thymorégulateurs ont considérablement amélioré le pronostic du trouble bipolaire, en limitant le nombre de récidives et en réduisant le risque de complications somatiques, psychiatriques, psychologiques et sociales. Néanmoins, un pourcentage important de patients continue à présenter des fluctuations thymiques du fait d’une mauvaise observance thérapeutique, de la persistance de facteurs déclenchants, précipitants ou d’entretien du trouble, du non-respect des règles d’hygiène de vie, mais aussi du fait du génie évolutif de certaines formes graves. Gitlin et al. ( [3]) montrent que 37 % des patients bipolaires ont une récidive la première année, 60 % la seconde et 73 % après cinq ans. La persistance de symptômes résiduels entre les épisodes est retrouvée dans un tiers des cas et donne à ce trouble une dimension chronique ( [4]). Pour Johnson et Miller, la normalisation thymique sera trois fois plus longue à obtenir chez des patients hospitalisés s’ils ont été confrontés à un événement pénible de vie ( [5]).


Les mesures psychoéducatives, dont le rôle a longtemps été sous-évalué dans les troubles bipolaires, font partie avec les thérapies cognitivo-comportementales, des traitements psychologiques les mieux documentés et pour lesquels il existe un niveau de preuve d’efficacité élevé. Les bénéfices de cette approche complémentaire sont multiples : reconnaissance précoce des symptômes qui annoncent une récidive, amélioration de la qualité de l’observance, meilleure gestion de la vie sociale, professionnelle et affective, contrôle des facteurs déclenchants et précipitants, respect des règles d’hygiène de vie… Les études publiées confirment ces données et rapportent une diminution du nombre de récidives et de rechutes, une diminution de la durée d’hospitalisation, un meilleur équilibre de la vie familiale, une amélioration de la qualité de vie.


Définition et objectifs des mesures psycho-éducatives

Le terme d’éducation thérapeutique a été diversement interprété par les praticiens : faire du patient un expert de sa maladie, diffuser des informations élémentaires sur la maladie, faciliter une réflexion sur la pathologie, transmettre des connaissances pratiques.


Sous ce terme générique d’éducation du patient, trois types d’objectifs peuvent être regroupés (OMS) :


* L’éducation pour la santé du patient centrée sur la maladie, les comportements de santé et de mode de vie du patient.

* L’éducation du patient à sa maladie concerne les comportements de santé et de maladie relatifs au traitement, à la prévention des complications et rechutes et autres comportements liés à l’existence d’une maladie, notamment l’impact de celle-ci sur des aspects non médicaux de la vie.

* L’éducation thérapeutique du patient touche à la partie de l’éducation directement liée au traitement (curatif ou préventif) qui est le rôle traditionnellement exclusif du soignant.


Depuis 1998, l’OMS a émis des recommandations sur l’éducation du patient en précisant la définition : « l’éducation thérapeutique du patient est un processus continu, intégré aux soins et centré sur le patient. Elle comprend des activités organisées de sensibilisation, d’information, d’apprentissage et d’accompagnement psychosocial qui concernent la maladie, le traitement prescrit et les établissements de soins, ainsi que les comportements de santé et de maladie du patient. Elle vise à aider le patient et ses proches à comprendre la maladie et le traitement, à coopérer avec les soignants, à vivre le plus sainement possible et à maintenir ou améliorer la qualité de sa vie. L’éducation devrait rendre le patient capable d’acquérir et de maintenir les ressources nécessaires pour gérer de façon optimale sa vie avec la maladie ».


Son application dans différentes pathologies médicales chroniques comme le diabète, la maladie asthmatique, l’hypertension artérielle a prouvé son efficacité ; en réduisant la fréquence et l’intensité des crises et en améliorant la qualité de vie du sujet et de sa famille.


Le terme de psycho-éducation a été utilisé en 1980. D’abord proposée dans la schizophrénie, la psycho-éducation avait pour objet de mieux contrôler les situations de stress par les membres de la famille du fait d’une meilleure communication et d’élaborer des stratégies visant à résoudre les problèmes. Depuis ces vingt dernières années, l’indication s’est étendue à d’autres troubles psychiatriques dont les troubles de l’humeur et plus particulièrement les troubles bipolaires.


Elle peut se définir comme l’éducation ou la formation théorique et pratique axée sur la compréhension du trouble et de ses différents traitements afin de favoriser une réinsertion optimale du sujet. Au-delà des objectifs communs avec l’éducation thérapeutique ; la psycho-éducation prend en compte les causes et les conséquences de la maladie, le contrôle des facteurs déclenchants et les principaux aspects psychopathologiques du trouble, la qualité de la relation médecin-patient-famille.


Ce n’est que récemment que des recherches évaluant l’efficacité de cette approche thérapeutique ont été initiées. Ces dernières années, plusieurs travaux de référence ont été publiés dans des revues internationales à comité de lecture confirmant les observations empiriques et permettant de mieux préciser à la fois l’intérêt et les limites de la psycho-éducation.


L’abord psycho-éducatif tel qu’on le comprend vise quatre objectifs principaux (ou finaux) lesquels ne pourront être atteints que par la réalisation d’objectifs inter­médiaires:Ces objectifs dépassent largement le cadre de l’éducation thérapeutique et constituent une approche spécifique du trouble bipolaire, faisant référence non seulement à ses déterminants mais aussi à ses conséquences et aux pathologies associées qui constituent souvent des facteurs de résistance au traitement


Différentes approches de mesures psycho-éducatives ont été proposées ces dernières années. Néanmoins, si les objectifs et les modalités de travail en groupe sont en partie superposables et nettement influencés par les thérapies cognitivo-comportementales, le nombre de séances, la sélection des patients, la participation ou non de l’entourage apportent une spécificité à ces différentes approches.



Modalités pratiques


Les différents protocoles se déclinent globalement selon des modalités comparables.



Information générale sur le trouble bipolaire et ses traitements


Cette approche est le préalable indispensable à toutes les techniques. La nécessité d’une information ne s’entend pas uniquement sur un plan légal, tel qu’il est défini par la loi de mars 2002. De nombreuses pathologies médicales et psychiatriques justifient la diffusion d’une information auprès des patients, voire de leur entourage proche. La diffusion de cette information a été facilitée par le travail effectué par des associations de patients et la publication de plusieurs ouvrages de vulgarisation



Reconnaissance précoce des symptômes annonciateurs d’une rechute ou d’une récidive


Le patient (et sa famille si elle est incluse dans le programme) est entraîné à identifier les premiers symptômes qui annoncent une récidive maniaque ou dépressive, à adopter une conduite spécifique et à prévenir son thérapeute.



Respect des règles d’hygiène de vie, les rythmes sociaux


Les cassures des rythmes sociaux, le surmenage, les carences de sommeil, l’abus d’excitants, et d’alcool représentent quelques-uns des facteurs de vulnérabilité. L’application d’un programme de règles d’hygiène de vie contribue à limiter l’exposition à des causes déclenchantes ou précipitantes.



Amélioration des modes de fonctionnement psychosociaux et de la qualité de vie


Cette étape fondamentale consiste à aider le patient à vivre avec son trouble et à maintenir des liens familiaux et sociaux.



Entraînement à une auto-évaluation


Le patient est entraîné à évaluer son humeur (échelle visuelle analogique cotée de – 5 à + 5) et à suivre l’évolution de celle-ci sur un diagramme qui prend en compte les heures de sommeil, les événements particuliers, les posologies des traitements et leur dosage plasmatique s’il y a lieu.



Commentaires


L’approche psycho-éducative constitue un des éléments clefs de la prise en charge du trouble bipolaire. Elle ne peut néanmoins se substituer au traitement médicamenteux.


Elles s’inspirent principalement des techniques comportementales. Le nombre de séances est variable et dépend du nombre et du type d’objectifs. Il est limité à 5 ou 6 lorsqu’un seul thème a été préalablement défini tel par exemple l’identification des symptômes qui annoncent une rechute. Il peut s’étendre à plus de vingt séances lorsqu’il s’agit d’une prise en charge globale avec plusieurs objectifs.


Ces mesures s’adressent préférentiellement à des patients en phase normothymique. Elles pourraient, néanmoins, être initiées en fin d’hospitalisation au décours d’un épisode d’excitation ou de dépression.


En théorie, tous les patients devraient être accessibles à ce type de mesures, comme peuvent l’être tous les diabétiques, asthmatiques, hypertendus… Cette approche peu coûteuse, en parfaite adéquation avec les objectifs du programme de santé de lutte contre les maladies mentales, pourrait être facilement applicable et généralisable à l’ensemble des patients. En pratique, Il apparaîtrait logique de proposer cette mesure aux patients dès le premier accès, compte tenu de l’enjeu important et de la nécessité de mettre tout en œuvre dès le premier épisode afin d’enrayer le processus évolutif : plus la prise en charge est tardive, plus il y a de risques de récidive, de résistance et de désocialisation. Par ailleurs, il est admis que les bénéfices de cette approche sont inversement proportionnels au nombre antérieur d’épisodes.


Il pourra être préféré une prise en charge individuelle plutôt qu’en groupe en fonction de la personnalité du sujet et des caractéristiques évolutives du trouble.


Une consultation préalable est nécessaire afin de préciser, avec le patient, les objectifs et de constituer un groupe homogène en excluant des personnalités trop psychorigides ou antisociales qui pourraient exercer une action négative sur la dynamique du groupe. Le respect de la confidentialité, la ponctualité, l’assiduité constituent des règles élémentaires au bon fonctionnement du groupe


Ces mesures sont délivrées par un personnel entraîné aux thérapies de groupe (psychiatres, psychologues, infirmiers). Elles constituent un acte thérapeutique.


L’entourage proche est aussi concerné par ce type d’approche. Il peut être constitué par les conjoints, parents, enfants ou amis. Il peut être inclus au groupe de patients ou être intégré dans des groupes spécifiques d’accompagnants. Les programmes destinés à l’entourage se superposent à ceux des patients. La question relative à l’information des jeunes enfants doit se poser. Elle est adaptée en fonction de l’âge, du degré de maturité, de la nature du trouble des parents


À titre d’illustration, nous proposons en annexe le contenu du programme utilisé au sein de notre institution. Le contenu de la psychoéducation est exposé dans des feuillets remis à chaque séance et rassemblés dans un classeur que conserve chaque participant.



Conclusion


Les mesures psycho-éducatives occupent une place prépondérante dans la prise en charge des patients bipolaires. Elles dépassent largement le cadre de l’information transmise sur la maladie et ses traitements. Ces mesures, initialement proposées dans les troubles schizophréniques, pourraient être indiquées dans les autres troubles de l’humeur et les troubles anxieux.





Annexe



1re Séance : introduction


Objectifs :


Définition de la psycho-éducation


Présentation du groupe


Principes et règles de fonctionnement des thérapies de groupe


Généralités sur les troubles bipolaires



2e et 3e Séances : la dépression


Objectifs :


Connaître les symptômes de l’épisode dépressif, identifier les symptômes qui annoncent une récidive ou une rechute, être informé sur les différentes causes, les conséquences et les modalités évolutives du trouble dépressif, apprendre à s’auto-évaluer (questionnaire d’auto-évaluation, échelle analogique…)


Mise en situation (évaluation et cotation d’un état dépressif simulé)


Être capable de lister ses propres symptômes dépressifs


Pouvoir identifier les symptômes annonciateurs d’une rechute ou d’une récidive dépressive


Connaître les causes des états dépressifs


Être capable d’évaluer son humeur et les autres symptômes



4e Séance : traitements de la dépression


Objectifs :


Savoir distinguer un antidépresseur d’un tranquillisant, d’un thymorégulateur ou d’un neuroleptique


Connaître les différentes approches thérapeutiques de la dépression


Connaître les objectifs d’un traitement médicamenteux


Savoir distinguer un effet indésirable d’un accident de traitement


Signification et contrôle d’un effet indésirable


Connaître les indications d’un traitement par ECT


Être informé sur l’intérêt des psychothérapies


Connaître les précautions d’utilisation des antidépresseurs



5e Séance et 6e Séance : l’excitation maniaque et l’état mixte


Objectifs :


Connaître les symptômes d’un état d’excitation


Identifier les symptômes qui annoncent une récidive ou une rechute, être informé sur les différentes causes, les conséquences et les modalités évolutives de l’excitation, apprendre à s’auto-évaluer (questionnaire d’auto-évaluation, échelle analogique…)


Être capable de lister ses propres symptômes d’excitation


Pouvoir identifier les symptômes annonciateurs d’un état d’excitation


Être capable de préciser les causes d’un état d’excitation


Connaître les différences entre un état d’excitation et un état mixte


Mise en situation


Évaluer son humeur et les autres symptômes


Présentation du film « au sommet de la descente », analyse des symptômes, commentaires


Présentation du diagramme de suivi des troubles bipolaires


Première cotation de ce diagramme



7e Séance : traitement des états d’excitation et prévention des récidives


Objectifs :


Savoir distinguer un thymorégulateur d’un tranquillisant, d’un antidépresseur ou d’un neuroleptique


Connaître les différentes approches thérapeutiques de l’état d’excitation


Connaître les objectifs d’un traitement thymorégulateur


Savoir distinguer un effet indésirable d’un accident de traitement


Signification et contrôle d’un effet indésirable


Être informé sur l’intérêt des psychothérapies


Connaître les précautions d’utilisation des thymorégulateurs



8e Séance : reconnaissance et évaluation du trouble


Objectifs :


Exercices visant à reconnaître les symptômes d’une récidive et ceux qui annoncent une rechute à partir de présentation de cas et de mise en situation


Calcul de son index de bipolarité


Évaluation de son humeur sur le diagramme


Évaluation de son humeur à partir d’échelles analogiques



9e Séance : règles d’hygiène de vie


Objectifs :


Le sommeil : connaître les conséquences d’une insomnie ou d’une hypersomnie et savoir comment faciliter son endormissement


Savoir respecter ses rythmes sociaux


Connaître les principaux excitants


Situation de surmenage, savoir les reconnaître et les contrôler


Mise en situation


Évaluation de son humeur sur le diagramme



10e Séance : contrôler la rechute ou la récidive


Objectifs :


Connaître les facteurs fragilisants, déclenchants et précipitants des rechutes


Savoir reconnaître ses propres facteurs déclenchants ou précipitants


Savoir contrôler l’impact des facteurs déclenchants


Exposition de cas à titre d’exemple


Mise en situation


Évaluation de son humeur sur le diagramme



11e séance : gestion de sa vie personnelle (familiale, sociale, professionnelle, sportive…). Résolution des problèmes


Objectifs :


Connaître les facteurs de dysfonctionnement au sein de la famille


Comment faciliter la communication, éviter les conflits


Comment parler de son trouble à ses enfants, son conjoint, ses parents


Vie sexuelle : difficultés, risques…


Savoir quoi dire à ses amis, choisir ses interlocuteurs


Mise en situation


Choix des études, d’une activité professionnelle


Comment organiser sa vie professionnelle


Choix de ses loisirs


Évaluation de son humeur sur le diagramme



12e Séance : contrôle de ses émotions


Objectifs :


Acquisition des principes de base de la relaxation


Apprendre à réévaluer des situations


Mise en situation


Évaluation de son humeur sur le diagramme



13e séance Abord cognitif


Objectifs


Savoir lutter contre ses pensées négatives


Mise en situation


Évaluation de son humeur sur le diagramme



14e séance : gestion de sa vie et acceptation


Objectifs :


Comment bien organiser ses journées


Comment accepter son trouble et comment le faire accepter aux autres


Mise en situation


Évaluation de son humeur sur le diagramme


15e Séance : intérêt de la psycho-éducation


Évaluation des 14 séances, critiques, commentaires, questionnaire de satisfaction


Présentation du carnet de suivi.


Une 16e séance est prévue 6 mois après afin d’évaluer à distance l’intérêt et l’efficacité de ces mesures thérapeutiques.





Références


[1]BAUER MS. McBRIDE L. Thérapie de groupe pour le trouble bipolaire : une approche structurée. Le programme d’objectifs personnels. Genève : Médecine et Hygiène, 2001.

[2]GAY C. Rôle des associations de patients bipolaires. Encéphale, 2001 ; sp III : 41-7.

[3]GITLIN MJ, SWENDSEN J, HELLER TL et al. Relapse and impairment in bipolar disorder. Am J Psychiatry 1995 ; 152 : 1635-40.

[4]GOLDBERG JF, HARROW M, GROSSMAN LS. Course and outcome in bipolar affective disorder : a longitudinal follow-up study. Am J Psychiatry 1995 ; 152 : 379-84.

[5]JOHNSON SL, MILLER I. Negative life events and time to recovery from episodes of bipolar disorder. J Abnorm Psychol 1997 ; 106 : 449-57.


L'Encéphale Vol 32, N° 4-C2 - août 2006 pp. 542-546 © C2 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.








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MessagePosté le: Dim 31 Aoû 2008 - 05:43    Sujet du message: Dossier Psychoéducation des troubles bipolaires Répondre en citant

    
     

Voici donc une liste tant attendue par bon nombre d'entre nous, nous souhaitons vraiment avoir oublié certains endroits et nous comptons aussi sur la bonne volonté, le courage de certain(e)s et l'esprit de solidarité de tous pour l'agrémenter.

De façon pratique, nous vous conseillons de contacter les endroits mentionnés et nous faire part de précisions ou de changement possible.

Si il n'existe pas d'endroit prés de chez vous, demandez à votre psychiatre, les centres experts, les associations, etc... dites vous que si vous ne cherchez pas cela ne viendra pas directement et obligatoirement à vous pour l'instant.

Il y aura toujours une solution, notre maladie n'est pas une fatalité et poser une question est toujours possible ici comme ailleurs.

Vous pouvez nous contacter via le forum ou directement par email Bipote @ gmail.com

Bien à vous!


FRANCE


Dr Orth
Clinique Saint François
10, boulevard Pasteur
06046 Nice Cédex 1
Tél. 04 93 13 65 00 - Fax 04 93 13 65 49

Pr Jean-Michel Azorin
Hôpital Sainte Marguerite, AP-HM, CHU
13 Marseille
Tél : 04 91 74 40 82

Docteur Antoine PROSPERI
Centre Hospitalier de Montperrin
pôle 22
109, Avenue du Petit Barthélémy
13617 Aix en Provence Cedex 1
Téléphone : 04 42 16 18 59

Dr M. ABBAR
Service de Psychiatrie A de l'hôpital Caremeau,
rue du Professeur Debré
30029 NIMES
Tel : 04-66-68-34-26

Clinique d’AUFRERY
les Docteurs Giacchetti et Fréxinos
Pin-Balma - 31130 BALMA Tél. +33 (0)5 61 24 97 50
Consultation : 05.61.24.97.95Fax +33 (0)5 61 24 31 14
www.clinique-aufrery.com
http://bipolaires-aufrery.over-blog.com/
le blog réalisé par un groupe de patients bipolaires accompagné par l'équipe médicale de la clinique Aufrery.

Pr Antoniol
Mme M'bailara et Mme Zanouy,
Bâtiment Lescure
CH Charles Perrens
121, rue de la Béchade
33076 Bordeaux
N° de tel: 05 56 56 17 08 (ouvert en semaine sauf les mercredi)
Il faut rencontrer d'abord une des psychologues pour en bénéficier.

Pr Boulenger
Dr.Castelnau, Dr.COURTET

Service en Psychologie médicale de l'hôpital Lapeyronie
Chu-Montpellier, 371 Avenue Doyen Gaston Giraud
34295 Montpellier
Telf. 04 67 33 85 81

Dr Catherine Caparros
Clinique de Vontes-Esvres sur Indre
Vauguinier
37320 Esvres sur Indre
Tél. : 02 47 34 15 16

Professeur Thierry Bougerol,
CHU de Grenoble pavillon Dominique Villars
38 Grenoble
Troubles Bipolaires : L’Unafam38 met en place en 2009-2010 une formation destinée aux personnes stabilisées présentant un trouble bipolaire, accompagnées d’un membre de leur entourage (parent, conjoint(e), ami(e), enfant, fratrie…).
Les familles intéressées par ces formations sont invitées à se faire connaître rapidement à l’Unafam38 par courrier (Maison des Associations, 6 rue Berthe de Boissieux, 38000 Grenoble), ou par mail unafam38@free.fr.

Professeur J.P. KAHN
Service de Psychiatrie et Psychologie Clinique - PSM 1
CHU de Nancy - Hôpital Jeanne d’Arc
B.P. 90303
54201 TOUL Cedex
Tél : 03.83.65.63.37
Centre référence dans les maladies bipolaires avec la fondation FondaMental. Programme de psycho-éducation qui tourne depuis 4 ans. Pour plus de renseignements, vous pouvez prendre contact avec le Dr WERNER ou avec Mr. COHEN, psychologue, au 03.83.65.63.37.

Professeur P.-M. LLORCA
Faculté de Médecine et Pôle de Psychiatrie - CHU – Place Henri Dunant
63003 Clermont-Ferrand Cedex 1

le Dr Guillin et le Dr Bourgeois,
pole 3 au Centre Hospitalier du Rouvray
4 rue Paul Eluard
76300 Sotteville les Rouen.
02 32 95 12 34 (= standard de l’hôpital, demander l'un ou l'autre des médecins en précisant pôle 3).


Le Docteur Teles et le Docteur Karnicheff
Centre hospitalier Spécialisé d'Auxerre
4 avenue Pierre Scherrer
89 Auxerre
Docteur Teles au 0386943840 ou le Docteur Karnicheff au 0386943820

Dr. Duret Caroline
service hospitalo universitaire
Hopital Sainte Anne
1 rue Cabanis
75014 Paris 14
Tel. 01 45 65 81 50

Pr Jean-Pierre LEPINE
LARIBOISIERE - FERNAND-WIDAL
Groupement hospitalier universitaire Nord
2, rue Ambroise Paré
75475 Paris
Tel : 01 40 05 42 08


Dr Christian GAY
Clinique Médicale du Chateau de Garches
11 bis rue de la Porte Jaune
92380 GARCHES
http://www.clinique-garches.com/

Pr Marion Leboyer
Département Hospitalo-Universitaire de Psychiatrie
Groupe Hospitalier Chenevier-Mondor
40 rue de Mesly
94000 Créteil
Tel : 01 49 81 30 51

Visionner l'intervention du Dr Etain (La psychoéducation dans les troubles bipolaires)

Dr Mouaffak, le psychologue du réseau Olivier Valderrama et Mme Jacquart, infirmière.
Groupement hospitalier universitaire Sud BICETRE
Adresse géographique 78, rue du Général Leclerc
94 LE KREMLIN-BICETRE
Contact : Dr MouaffakTél : 01 45 21 22 78 ou mail : faycal.mouaffak@bct.aphp.fr
Olivier Valderrama Tél: 06 47 93 85 06 ou mail : ovalderrama-depsud@orange.fr


BELGIQUE

"Le Balancier"
CHP de Liège,
Rue Professeur Mahaim,
84 à 4000 Liège - Tél 04/.254.78.56
cellule.bipolaire@chp.be - www.chp.be
groupe de soutien pour patients bipolaires et leurs proches

"Le funambule" ASBL
Clos des frères Lumière,4bte 3
1090 Bruxelles
le.funambule.bx@yahoo.fr
groupe de soutien pour patients bipolaires et leurs proches

Centre européen de psychologie médicale
"PSY PLURIEL" www.psypluriel.be
62, rue des 3 arbres
1180 UCCLE
Tel : 02.3315665
(personnes de contact : Dr Souery, Sylvie Linotte, Maïté Delpierre)


Trialogue Charleroi
MODULE “Trialogue ”
Avenue Zoé Drion, 1 (Espace Santé)
6000 Charleroi. T 071/92.55.70
Particularités : possibilités de se déplacer au domicile si nécessaire, propositions de suivis psychothérapeutiques individuels pour patients bipolaires et leurs entourage, possibilité de psychoéducation individuelle pour patients et proches et existence d'un groupe de soutien pour patients et entourage une fois par mois

Groupe psychoéducatif en 24 séances, les jeudis de 17h30 à19h30, réunissant patients et proches
Sensibilisation aux techniques cognitivocomportementales
Lieu : Salle de réunion du premier étage, Hopita Vincent Van Gogh
55, rue de l'Hopital
6030 Marchienne au Pont
Equipe : Dr Jeunieaux, dr Vanderkelen, Mmes Cortello, Legrand et Grosjean
Tel : 071.921650, personne de contact : Mme Cortello, cortello.béatrice@CHU-Charleroi.be

Similes Wallonie
Rue du Beau Mur 45 - 4030 Grivegnée.
T 04/344.45.45 / 0485317186 wallonie@similes.org

et bien sur http://www.psytoyens.be

Suisse

HPC-1633Marsens (merci à Kinie)
programme d'intervention auprès des familles ou proches de personnes atteintes d'un trouble bipolaire
Tout renseignement concernant l'organisation, le calendrier ou l’inscription au programme, peut être obtenu auprès de Christian Follack (follackc@fr.ch ou 026 305 77 36) ou Zoraima Albini (albiniz@fr.ch ou 026 305 77 42)


Section "Karl Jaspers" (responsable de la section : Prof. M. Preisig)
Consultation de Chauderon
Policlinique du Département de psychiatrie CHUV
Avenue d’Echallens 9
1004 Lausanne
Tél : ++41 (0)21 643.14.14
Fax : ++41 (0)21 643.14.99
E-mail : Martin.Preisig@chuv.ch

Le Psytrialogue
Ateliers d’échanges autour du vécu entre patients, ex-patients, proches et professionnels autour de thèmes choisis. Entrée libre et anonymat garanti.
Les MERCREDIS de 18H30 à 20H30, au Centre de jour et d’expression de Plainpalais (Association Parole), Rue du Vieux-Billard 1 (Association Parole)http://www.association-atb.org/



http://www.promentesana.ch/

PRO MENTE SANA est une association qui travaille pour la promotion de la santé mentale et pour la défense des droits et intérêts des personnes souffrant de troubles psychiques. Nous agissons pour la partie romande (partie de la suisse parlant français) et nous avons une sœur en suisse alémanique (partie de la suisse parlant allemand ) ou tessinoise (parlant italien) !
Pour ce faire, nous mettons entre autre à disposition diverses  publications et surtout deux services de conseil téléphoniques, l’un juridique et l’autre psychosocial, pour répondre de manière gratuite et anonyme aux questions des personnes concernées, proches ou professionnels et pour les conseiller et orienter vers les endroits adéquats pour leurs préoccupations.

PROGRAMME BIPOLAIRE
rue du 31 décembre 6-8, 1207 Genève
N° principal 022 718 45 11 - Fax 022 718 45 99

Médecins adjoints
Dr Jean-Michel Aubry, PD


Canada

Programme des troubles bipolaires
Rébecca Sablé, neuropsychologue :
514 761-6131, poste 3307
Pavillon Frank B. Common, 3e étage
6875, boul. LaSalle
Verdun (Québec)
514 761-6131, poste 3301
www.douglas.qc.ca

Les associations provinciales suivantes vous aideront à localiser la section locale la plus
proche de chez vous :

Mood Disorders Association of British Columbia
201 – 2730, promenade Commercial
Vancouver, BC V5N 5P4
(604) 873-0103

Depression and Manic Depression Association of Alberta
B.P. 64064
1528, 107e Avenue
Edmonton, AB T5K 2J5
1 888 757-7077

Mood Disorders Association of Manitoba
4 – 1000, avenue Notre Dame
Winnipeg, MB R3E 0N3
(204) 786-0987

Mood Disorders Association of Ontario & Toronto
222 – 40, boulevard Orchard View

Toronto, ON M4R 1B9
(416) 486-8046

AMI Québec
(Alliance pour les malades mentaux)
150 – 5253, boulevard Décarie
Montréal, QC H3W 3C3
(514) 486-1448

Association des dépressifs et des maniaco-dépressifs du Québec
801, rue Sherbrooke Est
Montréal, QC H2L 1K7
(514) 529-7552

et bien sur www.revivre.org


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MessagePosté le: Dim 3 Jan 2010 - 18:16    Sujet du message: Dossier Psychoéducation des troubles bipolaires Répondre en citant


Thérapies en psychiatrie
Peut-on évaluer les psychothérapies ?
Podcast : La psychoéducation est-elle une psychothérapie ?
Durée 16:56 mn

Pr Pierre-Michel Llorca
Clermont-Ferrand


Pr David Cohen
Paris



Dr Bruno Falissard
Paris



Dr Christian Gay
Garches




http://www.frequencepsy.com
     
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MessagePosté le: Mer 4 Aoû 2010 - 10:00    Sujet du message: Dossier Psychoéducation des troubles bipolaires Répondre en citant


Août 2010 - N° 74 Troubles bipolaires
Editorial
Il y a quelques décennies, les troubles bipolaires - alors appelés psychose maniaco-dépressive suite à la description d’Emil Kraepelin à la fin du XIXème siècle - restaient un diagnostic rarement posé, presque une...  Lire la suite


Que sont les troubles bipolaires?
Définition La nomenclature psychiatrique distingue le trouble bipolaire-I, caractérisé par l'apparition d'épisodes maniaques, et le trouble bipolaire-II, caractérisé par l'apparition d'épisodes hypomaniaques et dépressifs....  Lire la suite


Approches thérapeutiques des troubles bipolaires
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Témoignage
Comprendre et être compris… Cela fait plus de dix ans que les premiers symptômes d’un trouble bipolaire sont apparus chez moi. Bon nombre de catastrophes personnelles et professionnelles ont suivi ce diagnostic. Elles ont peut-être été...  Lire la suite

source: http://www.lefaitmedical.ch/fr/
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MessagePosté le: Sam 12 Fév 2011 - 10:53    Sujet du message: Dossier Psychoéducation des troubles bipolaires Répondre en citant

Psychoéducation

La psychoéducation est une approche psychothérapeutique qui fait partie des recommandations internationales de prise en charge mais reste encore trop marginale à l’heure actuelle en France.

La Fondation FondaMental promeut cette approche et s’appuie sur le réseau des Centres Experts pour :
• former les professionnels de santé (médecin, psychologue, infirmier, cadre de santé, psychiatre) pour devenir des animateurs « experts » de sessions de psychoéducation ;
• accompagner les malades et leurs proches en leur proposant un accompagnement en psychoéducation.
Pour accompagner ces actions, la Fondation FondaMental a réalisé des CD-Roms sur le sujet, diffusés dans le cadre du dispositif FondaMental Campus..

La psychoéducation s’adresse autant à la personne atteinte qu’aux membres de la famille. Elle vise à mieux faire connaître la maladie, à éduquer sur le rôle de la médication, à reconnaître les facteurs de risque et de protection, les signes précurseurs d’un épisode de maladie; à établir une régularité des habitudes de vie dans la vie de tous les jours; à développer des stratégies afin de se protéger des épisodes de maladie.

Cette approche a démontré son efficacité : diminution du taux de rechutes et meilleure adhérence au traitement médicamenteux…

Former les professionnels de santé
La Fondation FondaMental propose une formation à la psychoéducation (formation médicale continue) sur les troubles bipolaires dans le cadre de son dispositif FondaMental Campus et travaille à l’élaboration d’une formation à la psychoéducation sur la schizophrénie.

Cette formation s’adresse aux psychiatres libéraux ou de secteur, psychologues, infirmiers ou cadres de santé. Elle est d’une durée d’une journée (10h à 17h) et est éligible au titre du plan de formation continue de l’établissement employeur. Elle peut être prise en charge par subrogation par l’organisme paritaire collecteur agréé dont dépend l’établissement employeur.

Une convention de formation est adressée dès réception du bulletin d’inscription complété et une attestation de formation est délivrée à chaque participant à l’issue de la séance.

En savoir plus
Brochure de présentation de la formation
Bulletin d’inscription

Accompagner les malades et leurs proches
La Fondation FondaMental propose également, par l’intermédiaire des Centres Experts, des séances de psychoéducation distinctes aux patients et à leurs proches sur les troubles bipolaires. Un programme de psychoéducation sur la schizophrénie est en cours d’élaboration.

Les patients adressés à un Centre Expert sur les troubles bipolaires par leur médecin se voient proposer un programme de 12 séances de psychoéducation pour compléter le traitement médicamenteux et améliorer le pronostic de la maladie. Des séances peuvent également être  proposées aux proches selon les Centres.

http://www.fondation-fondamental.org
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MessagePosté le: Mar 13 Sep 2011 - 07:34    Sujet du message: Dossier Psychoéducation des troubles bipolaires Répondre en citant


Magazine de la santé du 08/09/2011
Reportage sur le programme de psychoéducation à la clinique de Garches.



La prise en charge des troubles bipolaires et de la schizophrénie

Getty Images/Steven Golem
La psychoéducation du trouble bipolaire fait partie des recommandations internationales de prise en charge, mais reste encore marginale à l’heure actuelle en France, bien que cette thérapie innovante soit efficace et relativement peu coûteuse. Plusieurs études scientifiques ont démontré son efficacité : diminution du taux de rechutes dépressives et maniaques, diminution de la durée des hospitalisations et meilleure adhérence au traitement médicamenteux… Comment ça marche ? Les médecins ont-ils accès à la formation ? Et les patients au traitement ?
Pour en parler:

  • Pr Chantal Henry, psychiatre à l’hôpital A. Chenevier à Créteil, responsable du Réseau des Centres Experts FondaMental.

  • Dr Bruno Etain, psychiatre, Hôpital A. Chenevier, Créteil, responsable du réseau des Centres Experts troubles bipolaires.

  • Dr Rutakayile Bizoza,psychiatre, psychothérapeute, professeur au Kigali Health Institut au Rwanda.




http://www.rfi.fr/emission/20110912-troubles-bipolaires-schizophrenie
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MessagePosté le: Sam 21 Sep 2013 - 10:23    Sujet du message: Dossier Psychoéducation des troubles bipolaires Répondre en citant

PSYCHOEDUCATION DES TROUBLES BIPOLAIRES


Une stratégie psychothérapeutique méconnue, peu diffusée et pourtant très efficace


La Fondation FondaMental lance, auprès des professionnels de santé, une formation à la psychoéducation des patients atteints de troubles bipolaires 


Sommaire
Communiqué de presse p3
Les troubles bipolaires
Etat des lieux p5
La psychoéducation
Un outil thérapeutique innovant et à l’efficacité thérapeutique prouvée p8
Interview de Chantal Henry, responsable des Centres Experts FondaMental p13
La formation FondaMental Campus p14
Interview du Dr Bruno Etain, psychiatre au CHU de Créteil, Hôpital A. Chenevier p15
Interview du Dr Christian Gay, psychiatre libéral p16
Annexe p18



Lire    La psychoéducation
Un outil thérapeutique innovant et à l’efficacité thérapeutique prouvée
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:32    Sujet du message: Dossier Psychoéducation des troubles bipolaires

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