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Textes de bipolaires
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lapassante



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MessagePosté le: Mer 17 Nov 2010 - 09:56    Sujet du message: Textes de bipolaires Répondre en citant

Revue du message précédent :

On dirait du Prévert, c'est très pur et limpide, j'aime beaucoup.
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MessagePosté le: Mer 17 Nov 2010 - 09:56    Sujet du message: Publicité

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Bipote Turquoise

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MessagePosté le: Dim 28 Nov 2010 - 16:23    Sujet du message: Textes de bipolaires Répondre en citant

Petite demoiselle couleur d’ébene
je traverse la vie
je n’ai plus de haine
je vous vois et vous souris

La douceur de nos soleils
laisse croire a chacun
que notre vie est une merveille
mais nous sommes remplis de chagri

Peuple meurtri par la folie des gens
tous droit venus de Gorée
le sang versé par nos parents
a fait de nous des étrangers

Dans la chaleur de notre sommeil
nous traversons les plaines Africaines
mais a chaque réveil
nous portons le poids de notre peine

Reconnu de personne
notre couleur est doré par le soleil
dans notre coeur un tambour résonne
et dans nos veines coule du miel
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Bipote Turquoise

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MessagePosté le: Dim 28 Nov 2010 - 16:29    Sujet du message: Textes de bipolaires Répondre en citant

Petite demoiselle couleur d’ébene
je traverse la vie
je n’ai plus de haine
je vous vois et vous souris

La douceur de nos soleils
laisse croire a chacun
que notre vie est une merveille
mais nous sommes remplis de chagrin

Peuple meurtri par la folie des gens
tous droit venus de Gorée
le sang versé par nos parents
a fait de nous des étrangers

Dans la chaleur de notre sommeil
nous traversons les plaines Africaines
mais a chaque réveil
nous portons le poids de notre peine

Reconnu de personne
notre couleur est doré par le soleil
dans notre coeur un tambour résonne
et dans nos veines coule du miel
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Messages: 129

MessagePosté le: Dim 28 Nov 2010 - 16:32    Sujet du message: Textes de bipolaires Répondre en citant

Un jour, le grand éléphant gris
nous rapportera la magie de nos grigris
et nous, peuple beni
nous retrouverons notre paradis

Sur notre terre dessechée
ou plus rien ne pousse
pas meme une gerbe de blé
nos enfants souffrent
mais ils savent qu’un jour le grand éléphant...

Quand pourrons nous fiérement
marcher sur notre terre
volée, pillée, massacrée
mais toujours tant aimée
ce sera le jour ou le grand éléphant...

Dans la moiteur de la mousson
une jeune beauté noire
offre le sein à son nourrisson
son enfant a le regard plein d’espoir
car il sait qu’un jour le grand éléphant...
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MessagePosté le: Dim 28 Nov 2010 - 19:12    Sujet du message: Le coucou suisse Répondre en citant

Un jour
Je trouverai
Abandonné
Un coucou
Suisse
Inponctuel
Farceur
Sans ordre
Dans ses rouages
Et des ses aiguilles
Egarés, un petit peu
Curieux
Refusant les volets clos
Insoumis, en sorte.
Ce jour là
Dans mon manteau
Je le cacherai
Peint en rose
Comme un flamand
Il commandera
Au temps
De ma maison
Ce sera n’importe quoi
Je le regarderai
Allongée
Le dos au sol
Pour voir passer
Le temps à l’envers
Le coucou rose
Rejoindra ma cigale des neiges
Celle qui chante
Dans le blizzard
Quand je la secoue
Et je la secoue beaucoup
Ma femme tronc en coquillage
Un robot – martien objecteur de conscience
Un coquelicot en soie Bleu
Dans une gerbe de blé totalement modifié
Une menine en plâtre pure
Sans visage
Une ménine alcoolique anonyme
Un petit soldat de plomb
Bien forcement, évidemment.
J’économise pour la danseuse
C’est chère les danseuses…

La tête a l’envers
Je regarde le monde
Fatraque du salon
Les chats passent
Leurs moustaches caressantes
Leurs queux frôlant
(la poussière qui dansent dans la lumière)
Ce petit cabinet des mystères, monstres, et merveille.
Made in Barbes

Mouler des cœurs en plâtre Mako
Calme les nerfs

Un manteau
De papier carambar devinette
Pour se protéger
D’autres questions
Sans réponses
Ou que j’ai oublié
Ou que je ne veux pas
Ou que je ne veux plus

Je dois me protéger
Je dois me protéger
Je dois me protéger
Disent-ils.

Oui
Mon monde oscille lentement
Elégamment
Au milieu d’étoiles de papiers
De palmiers en plastique
De fusées en fer blanc
De nuages en fleur de coton
Des anges
Et quelques vilains martiens pour niquer les anges
Paf dans les plumes !
Et tout se touille
La neige, les commettes, les plumes…
Le bazar in the sky
Suffit de secouer !
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Bipote Diamant

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MessagePosté le: Dim 28 Nov 2010 - 19:14    Sujet du message: le psychiatre Répondre en citant

Le psychiatre

Je lui dis :

-la vie,
Du chat dans la cour
Cette boite à lettre que personne ne vide
L’eau dans la gouttière
Goutte après goute
Dessine la flaque
ou passent les nuages
ou boivent les oiseaux
ou je trempe mes lacets
si maladroits
des écailles qui poussent sur ma peau
des bouts de verres
fichés
dans l’iris
la vie kaléidoscope
le soleil noir technicolor
le noir

-la mort
La mienne,
Pas seulement
Celle des autres
Triste ou pas trop
Des regrets qu’ils laisseront
De la solitude
Du soulagement parfois
Rire du mort
N’est pas rire de la mort
Mais je ne rie pas
Je ne pleure pas non plus
Je ne sais
S’il faut souffrir
Ou simplement
Prendre un verre
Sur la terrasse
Parler aux fantômes
Ou aux passants
Aux deux
Je suis la femme au verre d’absinthe

-parler travail
Du bleu pour ces lèvres vermillon
Que je n’aurais jamais
Ni sur la chaire
Ni sur la toile
Alors le bleu
Pour le blue
(Musical,
Je
Me
Rappelle
Plus
L’écriture.
Borderline-Bordelique
Jusque dans les lettres
Pas toujours dans le bon ordre
Alors
Je précise
Le blues
Il est musical
Moi je suis dysorthographique)
Toutes les veines sont bleues
Aussi, je crois,
Je n’ais pas vérifié
Manque de temps
Manques de rigueur
Du cobalt en tout cas
Pour
Ceux
Qui passent
Devant la terrasse
Et nous laissent avec nos désirs
La terrasse
Du verre d’absinthe
Le salon
(ô non je n’ai pas de jardin d’hivers
Palmiers et de perroquets
La neige verte sur la serre)
Le salon donc
De la bouteille qui casse
De la couleur qui coule
De la douleur qui couve
Gratuitement
La douleur
Comme l’art
Est gratuite docteur

Le psychiatre écoute
Rédige l’ordonnance
Prend la carte vitale
Sort l’agenda.
Bourré
Un peu lui aussi
Donc une date pour,
les mêmes mots,
Nous le savons déjà.
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MessagePosté le: Dim 28 Nov 2010 - 19:15    Sujet du message: la femme pauvre Répondre en citant

La femme pauvre
Sur la photo

Rêve

D’un géranium rouge sur le balcon
Avec un serein
Un bout de nain dans la pelouse
Des rideaux roses
Une promenade au bord de la mer
Avec une glace
Une crème pour ne plus vieillir
Une robe
Etre belle
Un verre en baccara violet
Qui tache la table de mauve
Sentir la douceur de la soie sur sa peau

Survivre n’est pas vivre
Voir passer ses désirs
Comme les avions dans le ciel
Si loin
Si hauts

Le tabac tue
La misère aussi
Et, cependant
Nuls
Politiques
Industriels
Banquiers
Ne respectent ce devoir d’information
Sur son dos.

Page 26 Télérama du 24 11
Précarité et pauvreté
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MessagePosté le: Lun 29 Nov 2010 - 11:23    Sujet du message: LE CRI Répondre en citant

Le cri

Sur la toile
L’homme se tient la tête
L’homme crie
Et son crie
Entre
Dans le monde
Le ciel
L’univers
Il entre
Comme les vagues
Et le cri envahit la toile
Comme la douleur envahit la tète
Reste le cri
Le premier
Parfois l’ultime
Pour exprimer
Pour cracher
Le mal
ô le mal
Sans visage
Sans pitié
Sans rémission
L’araignée qui ronge
Notre cervelle pâteuse
étouffera
de ses toiles noirs
Notre tout petit cœur
Comme le poitrinaire
Crache son poumon malade
cracher sa tête
son cœur
dans son cri
et envahir la terre, les étoiles, les arbres
de nos hurlements
a moins
a moins
que ses vagues
ne soient
la douleur
du monde qui nous rentre
dans notre épiderme
si fin
a moins que ce soit le monde qui entre en nous
et que nous soyons
trop
petit
pour
ce monde
marée basse
marée haute
la mer
part
et repart
laissant
des crabes morts
sur la plage déserté.
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MessagePosté le: Ven 10 Déc 2010 - 11:38    Sujet du message: femme de cristal Répondre en citant

La femme de cristal
Si fine
Qu’à travers
Se voit
Le cœur
Battant
Les décorations baccara
Sont épatantes
La femme cristal
Faite
De silice translucide
Et d’un peu de larmes
Et d’un peu d’enfer
Avec un zeste d’abandon one the rock
Like Martini
La femme de cristal
Passe
De mains en mains
Pour sa beauté
De bouche en bouche
Jusqu’à l’aube
La musique
Jazz forcement
De bouche
En bouche
Egalement
La femme de cristal
Finira renversée
Sur la table
Ou le carrelage
Piétinée
Parce qu’au fond
On se fout du cristal,
Sans blague !
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MessagePosté le: Mer 15 Déc 2010 - 07:35    Sujet du message: les urgences Répondre en citant

Il y a urgence
A dire
Qu’il n’y a plus d’urgences
Dans la course
Notre corps va plus vite
Le mal est plus efficace
La mort plus a son affaire
Les vautours plus pratiques
A compter
Le nombre de lit
Les sous d’une maladie
Le cout d’un vivant
Enfant
Femme
Homme
Vieillard
Aliéné
A compter leurs capitals
Surtout leurs absences de capital
L’hôpital
L’aide humanitaire
Cachent
Des couloirs vides
Des eaux pourris
Des mots creux
Des soins faméliques
Une froideur blanche
Ecoutez :
C’est le bruit des mouches
Le pleur d’un enfant
Le chant d’un deuil
Ecoutez :
Seuls les mots
Les maux
Raisonnent
Dans un vide thérapeutique
Assourdissant.
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fontaine
Bipote Diamant

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MessagePosté le: Mer 22 Déc 2010 - 10:49    Sujet du message: le matin Répondre en citant

Levée d’hivers,
C’est confus,
Car froid.
Terriblement froid
La peau
Sous la peau
La peur
La peur de la peur
Le vertige des aubes grises
La solitude du buveur de fond
Tenir,
Un bouchon,
En pensant au cap du radeau,
La vague ne fait pas de cadeau,
Et les mouettes ricanent dans le vent
Définir des objectifs
Tenir un corps qui prend
Les drinks
S’accroche aux petits parapluies des cocktails
Pour se protéger des cordes
Tangage
Equilibrage
C’est la mer
Et surtout le mal de mer
L’horizon n’en finit pas de fuir
Le savoir
Compter ses rames
C’est le matin
Il n’y aura pas d’île
Pas aujourd’hui
Juste tenir
Par ce que c’est le principe
Le Titanic
Semble conçu pour couler
Sur un air de valse
Un violon
Pour accompagner la déroute
Et l’inondation de quelques fondements
Au pire
Ce sera toujours pire
Alors croire
Au manuel de survie
Pour suicidaire.
C’est le matin
Négocier le début
Le début ,
du début de la journée.
Le plus dure :
D’avance connaitre les cartes océanes
Et avancer quand même.
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yoyo
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MessagePosté le: Mer 22 Déc 2010 - 17:07    Sujet du message: Textes de bipolaires Répondre en citant

Avachie comme une loque sur mon canapé fétiche
Les yeux rivés sur l'écran lumineux de la télévision
Je réalise tout d'un coup que je suis une potiche
Et que mon appart aurait besoin d'un coup de chiffon.

Après observation louche de mon meuble apothicaire
Je décide de le vider et de tout foutre par terre
Comment as-tu pu acheter ou conserver ces horreurs !
Parce que je décorais avec des idées de grandeur.

Attaquons le choix difficile de brocanter ou jeter
Car je ne vois plus la chose utile de les conserver
Une fois ce travail accompli, le doute arrive......
Je replonge dans les cartons de façon maladive

Non tu ne vas pas douter, allons ton choix est bon !
Remets tout à sa place et referme vite le carton
Prends ta lampe de poche et descend à la cave
Empiler tout ce merdier qui t'enclave

Heureuse de mon travail accompli et bénéfique
Je sors promener mon chien en sifflotant
Que vois-je dans la vitrine, une déco magnifique
Mais je taille la route en dodelinant.....
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fontaine
Bipote Diamant

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MessagePosté le: Mer 29 Déc 2010 - 04:57    Sujet du message: réponse a yoyo Répondre en citant

ton petit texte est super et me fait penser a un autre que j'avais ranger ailleurs
collectionneuse
collectionneuse pour y ranger mes manies, mes obsessions, je suis noyée d'objets et cela n'est pas pres de s'arreter....
mon salon est une annexe de souk, que je garde.
gare à ton plumeau!

Le coucou suisse

Un jour
Je trouverai
Abandonné
Un coucou
Suisse
Inponctuel
Farceur
Sans ordre
Dans ses rouages
Et des ses aiguilles
Egarés, un petit peu
Curieux
Refusant les volets clos
Insoumis, en sorte.
Ce jour là
Dans mon manteau
Je le cacherai
Peint en rose
Comme un flamand
Il commandera
Au temps
De ma maison
Ce sera n’importe quoi
Je le regarderai
Allongée
Le dos au sol
Pour voir passer
Le temps à l’envers
Le coucou rose
Rejoindra ma cigale des neiges
Celle qui chante
Dans le blizzard
Quand je la secoue
Et je la secoue beaucoup
Ma femme tronc en coquillage
Un robot – martien objecteur de conscience
Un coquelicot en soie Bleu
Dans une gerbe de blé totalement modifié
Une menine en plâtre pure
Sans visage
Une ménine alcoolique anonyme
Un petit soldat de plomb
Bien forcement, évidemment.
J’économise pour la danseuse
C’est chère les danseuses…

La tête a l’envers
Je regarde le monde
Fatraque du salon
Les chats passent
Leurs moustaches caressantes
Leurs queux frôlant
(la poussière qui dansent dans la lumière)
Ce petit cabinet des mystères, monstres, et merveille.
Made in Barbes

Mouler des cœurs en plâtre Mako
Calme les nerfs

Un manteau
De papier carambar devinette
Pour se protéger
D’autres questions
Sans réponses
Ou que j’ai oublié
Ou que je ne veux pas
Ou que je ne veux plus

Je dois me protéger
Je dois me protéger
Je dois me protéger
Disent-ils.

Oui
Mon monde oscille lentement
Elégamment
Au milieu d’étoiles de papiers
De palmiers en plastique
De fusées en fer blanc
De nuages en fleur de coton
Des anges
Et quelques vilains martiens pour niquer les anges
Paf dans les plumes !
Et tout se touille
La neige, les commettes, les plumes…
Le bazar in the sky
Suffit de secouer !
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MessagePosté le: Mer 29 Déc 2010 - 04:58    Sujet du message: état mixte Répondre en citant

Vivre dans l’instant
Vivre au creux d’une minute
Dans le sens d’une aiguille
Au quatrième top
Il sera déjà trop tard
T’armerais-je encore ?
Mes oui sont de passages
Mes non en transit
Mon cerveau
Un échange d’aéroport
Plein des bruits
Des arrivés
Des départs
La main s’avance à l’aveugle
Pour reconnaitre
Le monde
Que je ne reconnais pas
Je me souviens
Je me souviens sans cesse
Une enfant prisonnière de ses fils
Une adulte morte né
Qui joue avec la pelote des Parques
Les saisons roulent
des fleurs du cerisiers tombent sur ma tête
je danse dans cette neige de pétale
Ce n’est pas le printemps
Juste le vent
la bourrasque du moment
et c’est beau
Tout vol
Leger, doux, odorant
pétales blancs et roses
les sourires
les jupes
dans une flaque
je regarde mon visage
Exister un moment
ais je dis j’aime ?
qu’ais je dis ?
je ne sais plus
Amnésique de sentiments
ton visage
ton sourire
ton baiser
J’oublierais au prochain top
Ma vie est une roulette
de casinos de bord de mer
la bille roule
je marche
J’arrête une photo
je continue
L’horloge automatique égraine ses tops
Mon cœur ses sentiments
qui tombent
tels des feuilles en automne
je regarde ma main
Forcement
Forcement
J’ai une histoire
Dans toutes ces lignes
Simplement
je ne sais pas la lire.
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lapassante
Bipote Turquoise

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MessagePosté le: Mer 29 Déc 2010 - 09:51    Sujet du message: Textes de bipolaires Répondre en citant

Récit du bois flotté et le roman inachevé

« Oui madame, on va voir ce qu’on peut faire ». J’ai essayé maintes fois de le déplacer ce superbe tronc d’arbre transformé en bois flotté. Quel mystérieux mécanisme transforme un simple bois en bois flotté? Je l’ignore et je suis trop fainéante pour me pencher scientifiquement sur la question. Tout est question d’air iodé, de vent, d’océan et tout doucement la magie de la nature fait des sculptures aux formes torturées.
Ce matin là, j’avais besoin de la voir elle, la mer… J’ai ralentis, j’ai regardé ce tronc d’arbre en me disant que j’aimerai l’avoir, le mettre en valeur, le sublimer. Il est là, au bord du chemin de terre, face à la plage, sa beauté n’est visible que par moi et par quelques promeneurs. Consciente de mon incapacité à le soulever (il doit peser 150kg), je ne m’arrête pas. Je suis rassurée qu’il soit encore là, à m’attendre. Cette création m’appartient, elle est patiente mais je crains toujours qu’un autre amoureux de bois puisse me devancer, me voler l’œuvre végétale.
« Peut-être qu’un cric pourrait aider? ». Ce matin-là, en passant devant MON tronc, j’ai vu deux hommes. Ils étaient jeunes, ce qui n’a rien d’exceptionnel en soi. Ce qui m’a décidée, c’est qu’ils étaient assis l’un et l’autre sur un lieu de pic-nic, à quelques pas de la mer, à quelques pas de mon arbre. Ils s’entrainaient à gonfler leurs muscles avec des altères. Sur le coup, cela m’a fait sourire. L’exercice physique….. Encore un sujet sur lequel j’ai une opinion très ambivalente: conscience de l’inutilité de ces efforts (ces hommes et ces femmes qui se battent avec leurs altères; les charpentiers, les maçons et les agents d’entretien se battent avec leurs outils pour simplement gagner leur croûte). Inutilité, vanité et pourtant… je ressens parfois l’envie de sculpter mon corps et de m’offrir un abonnement hors de prix pour une salle de sport. De toute façon, j’ai une opinion sur tout et jamais d’arguments tranchants.
« Excusez-moi messieurs, je vois que vous êtes très forts et justement je veux transporter un bois flotté mais il est très lourd »….. Je fais ma voix de femme forte en détresse. Ça fonctionne presque à tous les coups. Les hommes, ceux qui s’acharnent à se muscler, ils ne peuvent pas s’empêcher d’aider une jeune et jolie femme.. Je ne suis pas mariée mais ils s’acharnent à m’appeler « Madame » et à me vouvoyer même si je préfère les tutoyer. Et puis, lorsque j’ajoute innocemment quelques doutes quant à leur capacité physique (« Vous savez, c’est vraiment très très lourd, je ne sais pas si on va y arriver »), c’est dans la poche.
Nous avons donc fini par le transporter ce sacré tronc. Je me réjouis d’être une femme et d’être une mère. La présence du siège bébé dans ma voiture était une assurance pour moi, la certitude de ne pas subir une tentative de drague de la part des deux sauveurs. Après trente minutes de bataille acharnée, une partie du tronc est enfin dans le coffre de ma berlingot. Un des garçons s’assoit à califourchon sur le monstre, il risquerait de tomber au bout milieu de la route par le coffre grand ouvert, il tient en équilibre. Drôle de sensation… Deux hommes que je ne connais pas se démènent pour mon caprice de paysagiste amateur, je suis livrée à domicile et maintenant l’œuvre trône dans mon jardin, à la place que je lui avais rêvée, tout près du potager.

Le début de l’automne est ma saison préférée. Ici, en Vendée, tout redevient tel qu’il doit être, les touristes ont enfin déserté les plages. Le temps est suspendu entre chaud et froid. Des matins, des soirées fraiches, des après-midi ensoleillés. Quant à la mer, je crois l’avoir déjà dit: elle m’est vitale. J’ai été une excellente nageuse, à 12ans je nageais presque 1km en 20minutes, j’ai gardé précieusement le brevet de natation, comme une preuve de mes exploits passés. Aujourd’hui, la cigarette et autres ont détruit mon endurance, peut-être de façon définitive. Peu importe, il me reste encore l’essentiel: une relation sensuelle entre l’eau et moi, affective avec la mer.
Elle, elle est très loin de l’océan, elle n’a pas la chance de goûter les mêmes plaisirs. Je ne doute pas un seul instant qu’elle a ses propres plaisirs, là-bas dans son plat pays mais j’aimerai la sentir là, écouter ensemble le bruit lancinent des vagues se mêler aux rires des enfants. Elle n’est pas encore une femme libérée, comme dans la chanson des Cookies Dingler. Je veux me persuader que je le suis mais au fond de mon lit, il n’y a pas de macho qui s’endort et qui ne m’aimera pas plus loin que l’aurore et si c’était le cas je ne lui murmurerais pas des tonnes de « je t’aime », je lui dirai probablement: « Lève toi, je te fais un café, c‘était très bien mais j‘ai plein de trucs à faire aujourd‘hui. Tu ne peux pas rester » . J’ai appris à fermer mon cœur. Cadenassé, inaccessible sauf pour….. Non je ne veux pas parler de lui tout de suite, c’est un monstre.
Lecteurs, lectrices (si, par bonheur, ces quelques mots sont publiés un jour…..ce dont je doute fort), vous vous sentez surement désarçonnés par cette entrée en matière. Autobiographie? Oui en quelque sorte il s’agit d’une double autobiographie, pas de place pour la fiction tout ce que vous lirez ici, nous l’avons vécu, elle et moi, elle sans moi, moi sans elle. Ecrire à deux n’est pas une mince affaire, écrire seule non plus.
Parfois, je ne sais plus où je vais avec ce roman, je ne sais plus si j’ai le talent nécessaire, si je dois évoluer vers la fiction. Quelle fiction? Un roman policier évidemment. Je m’inspirerais d’un fait divers, à la manière d’Edgar Poe. Je n’aurais jamais le talent d’une Mo Hayder, il faut voir les choses de façon réaliste. Que puis-je dire sur moi-même? Jusqu’où aller dans…. J’allais dire la « délivrance ». Jusqu’où aller dans le délivremment de soi. Drôle de mot: « délivremment ». J’ignore si elle écrit comme il faut, où en est-elle? Ai-je vraiment besoin d’elle pour écrire? Elle s’est remise récemment avec son mec, un type qui a une gueule de maquereau. Moi, j’ai un passé et une vie très différente de la sienne. Je sais à quel point il est facile d’arriver au point de rupture, l’endroit précis et intime que l’on garde en soi et que le personnage lambda ignore porter en germe, le lieu où l’on peut tout faire et même devenir un criminel sans le savoir, ou plutôt sans s’en soucier car la vie, la sienne et celle des autres, importe si peu. J’ai vécu ça, je le vis encore dans mes plus noirs moments. Mon cerveau ne fonctionne pas comme le vôtre, il n’a que 2boutons: on/off. Le quotidien, c’est les montagnes russes, la vie n’est qu’une immense fête foraine. Tout y est: le grand 8 pour l’adrénaline, la maison hantée pour la peur, les carabines à plomb pour se croire infaillible (je suis excellente tireuse, les ballons ne font pas long feu au bout du fusil), les petits coins sombres où l’on se bat la nuit, où l’on boit pour oublier que la vie pèse. Je voulais mourir à la fleur de l’âge, j’ai presque 30ans, il serait peut-être temps de mourir… mais il y a Lui, mon enfant. Ce n’est pas un hasard, je ne crois plus au hasard. J’ai aimé Maupassant et Gogol, ce n’est pas le hasard. Ils ont connu la limite tangible entre raison et folie. Peut-être qu’ils me guident vers une autre forme de récit, non pas un roman mais une nouvelle.

Je ne sais plus où j’en suis. Gogol et Maupassant…. Quelle prétention!
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Malodie
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MessagePosté le: Mer 29 Déc 2010 - 09:56    Sujet du message: Textes de bipolaires Répondre en citant

Super, tu m as encore transportée. Je les vois nos deux accros de la gonflette. Et puis ce bois je l imagine. Génial, Lapassante, continues à nous faire voyager.
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lapassante
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MessagePosté le: Mer 29 Déc 2010 - 10:08    Sujet du message: Textes de bipolaires Répondre en citant

je trouve ce texte confus mais il y a une suite.... que je publierai peut-etre. Merci pour tes encouragements Malo
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Malodie
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MessagePosté le: Mer 29 Déc 2010 - 10:28    Sujet du message: Textes de bipolaires Répondre en citant

Tu sais ca me fait pensé à Nadja d André Breton. Il commence par "Qui suis-je", et il enchaine avec un texte qui part dans tous les sens, qui n a ni queue ni tete. Et on se rend compte que qui on est c est ca, c est ce méli mélo de situations, de sensations, de sentiments.... Bon je ne te cache pas que c était un adepte de la fumette et autres substances lol

Tout ca pour te dire de ne pas t inquiéter de ton style confus, personnellement c est ce que j aime. Du coup c est très personnelle, on a l impression d être dans ta tête, de vivre, de voir, de ressentir avec toi. C est bien mieux que les pavés statiques que nous ont pondus nos grand maitres de la littérature.
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fontaine
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MessagePosté le: Mar 15 Fév 2011 - 12:26    Sujet du message: champs de solitude, chant de solitude Répondre en citant

C’est l’assaut
Il est parti
Le matin il ferme la porte
Le soir il ouvre la porte
C’est le jour et c’est l’assaut
Il suffit d’une faille
De la vie qui m’échappe
Ou simplement de ce sentiment
De lendemain terrorisant d’incertitude
C’est l’assaut ,la brèche
Dans l’espace sans temps
De ma maison
De mon cœur
L’étreinte du cœur
hors raison
Et qui monte au cerveau
La course
A la pilule
De la pilule au cerveau
De la pensée qui danse
De neurone en neurone
Certainement dans une jungle
Terriblement compliquée
Ou se balade au sans nul doute,
le tarzan de mon enfance.
D’une contagion extra express
De tous les reflexes
Respirer pour respirer
Réfléchir pour vivre
Cesser de crier tel l’enfant
Je me cache dans l’arbre
Qui cache la forêt
Je me cache des croques mitaines
Dans ma fusée dorée
Aux fonds des mers
Je caresse les serpents marins
Etre le monstre
Ne pas être
Etre
L’ami ou l’ennemi
De ce qui nous broie
L’ami ou l’ennemi de sa folie
Mais le mal de cœur
Arrache ma poitrine
C’est une maladie
La solitude
Une maladie incendiaire
Qui m’a rendue sourde
A toute voix
Comme l’aveugle
Cherche à voir le soleil
De ses yeux clos
J’agite les mains
J’agite mes bronches
Comme ce poisson
Qui ne sait pas voler
La peur
La panique
Le manque d’air
Qui ira le plus vite ?
De mon mal
La pilule au fond de ma gorge
Le neurone
Le néant
Les mots que l’on imprime
La laine que l’on enroule
Le souvenir que l’on porte
La vie qui nous porte
Arrimée
Désarrimée
Désaxées
Qui ira le plus vite
Du vertige de la raison
Du gout du vertige qui monte aux lèvres
Le cerveau proche de son éclipse
Ou l’équinoxe
De milles voix de vivantes
Fortes
Simplement de leurs vies
et jettent
la bouée simple et blanche
à agripper, séré dans la tempête.
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Papillon60
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MessagePosté le: Dim 13 Mar 2011 - 12:48    Sujet du message: Textes de bipolaires Répondre en citant

Voici un de mes textes alors que j'étais en phase mixte


Soir désespoir

Le soleil semble me dire au revoir
Il laisse sa chance au soir
Ce moment où l'on regarde la lune avec espoir
Demandant aux anges qu'on ne cesse de broyer du noir
Une nuit, une lueur d'espoir
Penser à un lendemain moins dérisoire...
Les nuages semblent vouloir jouer avec moi
Ce teint grisâtre me met en émoi
Me fait perdre un peu la fois
Cet espace me semble tout d'un coup étroit
Je me retrouve face à moi
Laissant de coté ce qui fait que l'on est soi
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JM
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MessagePosté le: Jeu 17 Mar 2011 - 16:41    Sujet du message: Textes de bipolaires Répondre en citant

J'aime vos poèmes à tous, yoyo, le tien me parle étrangement !
Je propose à mon tour un petit texte écrit il y a quelques semaines...

"Mauvaise symbiose entre le corps et l'esprit
Ton pouls est un peu faible ta santé mentale en sursis
Dans la rue les mauvaises gens te dévisagent
Tu n'en peux plus, te sentir comme un lion en cage
Comme un fou en rage
Jamais comme un amant en nage

Comme le plus commun des nuages
Tu aspires à la transparence
L'anormalité à outrance
T'insupporte. Viens chez nous on t'ouvre la porte.
Et ouvre tes oreilles. On a du son qui te transporte,
J'espère que tu n'as pas sommeil.

Tu ne sais plus qui tu es, d'où tu viens ni où tu vas
Tout ce que tu sais c'est que tu t'y jettes à tout-va
A tâtons, la pénombre est dans ta tête
Tu navigues à vue mais le brouillard joue les vedettes
Le long de l'échine un frisson t'a parcouru
Quand tu t'es rendu compte que tu t'étais perdu
Les limbes sont l'écrin de ta conscience
Et malgré ton châtiment, tu n'as jamais craint la sentence
Qui fait dire à beaucoup, les langues mauvaises et de vipère
Que ça n'a pas dû être simple pour ta mère comme pour ton père
Après tout, qui sont ces gens pour te juger ?
A l'époque de l'Inquisition ils t'auraient mis sur un bûcher !

Alors frappe ! Bastonne ! Un bon coup dans la termitière
Histoire de remuer les plus fécales des matières:
L'intolérance et la peur de l'étranger;
Ce qui leur est inconnu les empêche d'avancer.
Grimace et crie, fais des tronches et fais en trop,
Partout où tu passes, fais les bondir, montre les crocs !
Qu'ils tremblent (un peu), et si seul tu n'y arrives pas,
Attends-nous on arrive on va les effrayer crois-moi !
Passée la première frayeur inévitable
Un jour enfin, ils t'inviteront à leur table
Ils verront que tu leur ressembles davantage
Que tu ne leur diffères. Le lion sortira de sa cage.
Le fou dissipera sa rage.

Mais tu ne deviendras jamais le simple et commun des nuages."
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MessagePosté le: Sam 26 Mar 2011 - 08:53    Sujet du message: L’autoportrait au photomaton Répondre en citant

Etre en vie étonne parfois
Etre adulte aussi
Même si sur ce dernier point
Je doute
Etre en vie donne des yeux d’enfants
Et parfois à l’instar de certains
Des très jeunes
Je voudrais parler avec ...Mes pieds
Ce n’est pas très sérieux
La gratuité appartient à l’enfance
Ou a ceux
Qui subissent d’étranges prolongations
Etre
Sous le soleil
Être
Sans payé le ticket
Et se demander comment
Le premier dérayage
La première plongée
La vie sous la surface
La vie sur la surface
Au cœur d’une bulle aérienne
Vivre comme les dauphins
Entre deux écumes
Faire un arrêt sur image
Rembrandt pris ses pinceaux
Moi ma monnaie
Afin de me rappeler à mon existence
Tant j’ai douté
Donner un visage à une voix
Enfin, habiter un corps

D’étranges animaux
Dont les yeux opales brillent la nuit
Fantasques et ronronnant
griffent les bergères
Pour proclamer leurs règnes
J’ai juré de griffer, massacrer chaque once de papiers
pour imprimer ma vie.
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yoyo
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MessagePosté le: Mar 26 Avr 2011 - 01:17    Sujet du message: Textes de bipolaires Répondre en citant

Encore un soir où je vais que me lever et manger des bonbons,
Encore un soir ou je vais rester debout à tourner en rond,
Encore un soir ou je vais danser avec le balai et le chiffon,
Encore un soir où mes yeux se tourneront au plafond,
Encore un soir ou comme occupation je vais compter les moutons,
Encore un soir ou je commercerais un livre tellement con,
Encore un soir ou à 1h du matin je vais lister mes courses chez "Auchon"

J’adorais la nuit, je commence à la détester…….
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Lili-md
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MessagePosté le: Sam 30 Avr 2011 - 00:54    Sujet du message: Le tourbillon Répondre en citant

Le tourbillon

Qu’est-ce-qui t’arrive, ma pauvre âme !

Tu ris puis verses des larmes

Tu vis et puis tu survis

A ces moment bleus ou gris



Le tourbillon qui t’emporte

Repart en claquant la porte

Fait place au vide, au néant

Qui te torture lentement



Quand donc ce mal cessera ?

Tu passes par tous les états

Un jour tu ris aux éclats

Puis, vidée, tu baisses les bras



Cet infernal tourbillon

Te fait glisser tout au fond

Te remonte et puis te grise

Et te replonge à sa guise.



Dernière édition par Lili-md le Sam 30 Avr 2011 - 10:27; édité 2 fois
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Lili-md
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MessagePosté le: Sam 30 Avr 2011 - 01:02    Sujet du message: Un peu, beaucoup, à la folie Répondre en citant

Un peu, beaucoup, à la folie

Mes jours se suivent et se ressemblent

Mon âme tourmentée souffre et tremble

Elle hurle en silence et faiblit

Un peu, beaucoup, à la folie

Ce mal ne me quitte plus jamais

Et fait de moi ce qui lui plaît

Il me laisse au bord de la vie

Un peu, beaucoup, à la folie

Le soir je plonge dans le sommeil

C'est mon refuge, ma mise en veille

C'est ma petite mort, mon répit

Un peu, beaucoup, à la folie

La journée je prends mes pilules

Pour qu'elles m'isolent dans ma bulle

J'ai besoin d'elles pour ma survie

Un peu, beaucoup, à la folie

C'est une survie artificielle

Je fais semblant, je joue à celle

Qui vous plaît, amère comédie

Un peu, beaucoup, à la folie

J'essaie d'être ce que vous voulez

De faire ce que vous attendez

Mais au fond de moi je péris

Un peu, beaucoup, à la folie



Dernière édition par Lili-md le Sam 30 Avr 2011 - 10:27; édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 30 Avr 2011 - 09:51    Sujet du message: échos ! Répondre en citant

Echo
Joie
Douleur
Ivresse

Les mots rebondissent
De failles en failles sur la montagne
Les mots rebondissent
A saute moutons
Entre les transhumances
De bas en haut
Pour le très bel été
De haut en bat
Pour le très sombre hiver
Echos
De mots
Griffés dans les nuages du ciel
Pour que les ombres des plaines
Deviennent les ombres des cimes
Mais des cimes
Echo
Des chants de la meute
Des chants des nuits
Suivis du chant du jour
Allo !
Le loup parle aux loups
Le chat aux chats
L’hirondelle aux hirondelles
L’abeille aux ruches, milles ruches des milliards de fleurs aux millions d’arbres
Nul doute
Les abeilles comptent mieux que moi
Nul doute
Les abeilles content mieux que moi, aussi
Mais je veux croire
Que le loup parle aux hirondelles
Et l’abeille aux chats piqués de curiosité
De veux croire
Que notre meute communique
Sur une onde
Une bien grande onde
Sur la terre comme au ciel
Que nos âmes communiquent
A l’unisson
Dans ces mots
Ces mots
Jetés en pâture
A l’écho
De loin en loin
Dans un incroyable tremblement
Jusqu’enfin
Un silence blanc, pur et minéral
calme l’univers.
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yoyo
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MessagePosté le: Sam 30 Avr 2011 - 21:36    Sujet du message: Textes de bipolaires Répondre en citant



Ce matin, je me lève et tout est beau,
Non ce n'est pas féerique,
Non ce n'est pas idyllique,
Mais le reflet du miroir est beau.

Mais que m'arrive t-il ?
Tout me semble tranquille !
Surtout ne soit pas nostalgique
Ce moment est tellement magique.

Enfin se reposer, la tête mais aussi les pieds !














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Lili-md
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MessagePosté le: Dim 22 Mai 2011 - 11:07    Sujet du message: B comme Bipolaire Répondre en citant

D comme Désespoir

E comme Envie de rien

P comme Pensées noires

R comme Rupture de liens

E comme Esseulée

S comme Suicidaire

S comme Souillée

I comme Infernal hiver

V comme Vaines espérances

E comme Encore la souffrance


S comme le grand Saut

U comme Un grand vide

I comme Infernal assaut

C comme Craquer

I comme Inconsolable

D comme Déterminée

E comme Envie d’arrêter


C comme C'est fini

O comme Ô ma douleur

M comme entre Mort et vie

A comme Attends ou fuis



R comme Renouveau

E comme Embellie

N comme Naître à nouveau

A comme Amour et vie

I comme Inespéré

T comme Tellement doux

R comme Respirer

E comme Envie de nous



B comme Blanc et noir

I comme Idées folles ou noires

P comme Phases maniaques

O comme futur Opaque

L comme Légèreté

A comme Alourdie

I comme Insomnie

R comme Rieuse et gaie

E comme Entre deux Eaux
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MessagePosté le: Dim 22 Mai 2011 - 16:59    Sujet du message: éolienne Répondre en citant

La voile se dresse
Et c’est comme une messe
A l’aventure
Le vent se gonfle
Le bateau fonce
Les vagues et l’écume
Le sel dans les yeux
Ces larmes salées
C’est donc la mer
Tout ce bleu
Pour sept jours
Et toutes cette chantilly
De plumes de goélette mêlées aux légers nuages
C’était bon
Sur le bord des lèvres
Restent encore un duvet blanc
Toute cette crème avalée
« dans la plus stricte intimité »
Jadis
Quand le pain était rare
Le pain était en ticket
Le dauphin si joli
Devrait y’avoir le bon
Pour tout les yeux amoureux
Et nos cœurs si sensibles
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yoyo
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MessagePosté le: Dim 22 Mai 2011 - 17:35    Sujet du message: Textes de bipolaires Répondre en citant

Miroir




La tête dans la caniveau
Je me dis "remets toi à niveau"
Je me relève bien droite
J'essuie mes mains toutes moites
Reste fière et déterminée
Pour oser tous les affronter
Tu as le droit d'être malade
N'hésites pas à leur faire une tocade
Aime toi pour être forte
Pour que ton ardeur ressorte
Afin de te voir dans un miroir
Et de te dire "bonsoir"
Je suis fière de toi nenette
Mon corps faisant une pirouette
Fonce ce serait chouette.

Yo
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MessagePosté le: Mar 31 Mai 2011 - 03:41    Sujet du message: Surréalisme Répondre en citant

http://youtu.be/_uXWmkliLhA


Les murs des vieux mariés
enferment
les souvenirs en confitures
Les jours heureux se racontent en bocal
Sous une grande cloche de cristal
Au centre, aux creux, toujours, je crois enfin, un arbre :
De dentelles et de dragées
De Coquillages exotiques et perles de verre
De croix gravées au cœur d’un pain
De cœurs brodés de fil d’argent
En cuivre martelés
en nacre découpés
Bien serrés
entre des fils de fer compliqués
unissant l’oiseau empaillé au le papillon transpercé
A l’abris de la poussière des jours
Ronronne un monde de papier et de tulle
De bric à braque
de choses précieuses et de touts petits riens

Sur le mur
Le poète tenait clouté
Masques d’Afrique
Et mains de gitanes
Le cœur d’une biche
La peau de l’eskimo
L’œil de la baleine
une pipe couleur pomme
Redoutablement
Philosophique.
Des totems encore
des réclames partout
Tout ce qui traine
dans nos salles d’ententes
Interminable de l’existence
Plus
Quelques de ces cloches
D’amours naïfs , clos et pudiques.

Sur le papier devant moi
Se dresse
Comme une pousse
D’herbe rebelle
Une équation de lettre
Pour quelques inconnus
Dont j’oublie la douceur
Les mots qui s’alignent
Comme jadis
Ce petit train d’ORTF
Aux wagons plein de nez, de notes
Ou de point d’exclamation
Des bouches ouvertes pour faire O
Comme obsélemment ovraissemblables
Ecrire :
Dans le ciel bleu glisse les nuages
Non !
En réalité,
Dans la mienne
Et c’est tout dire,
les nuages étourdies laissent glisser le ciel
la réalité sort d’une cocotte en papier
A moins que ce ne soit un avion
La réalité vole silencieuse comme un planeur
le petit train tourne, tordu et beau sur l’infini
quant aux nuages ?
ils gonflent énormément
pour se briser
avec fracas
Comme un verre de vodka
Expédier d’urgence
sur le premier mur venu.
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Bipote Diamant

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MessagePosté le: Mar 31 Mai 2011 - 03:52    Sujet du message: précisions sur la bibliothéque d'André Breton Répondre en citant

voici une photo de la bibliothéque



malheureusement l'etat n'a pas conservé l'intégralité de la bibliothéque (et collection) , un fragment peut être vu au musée d'art moderne Beaubourg
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MessagePosté le: Sam 4 Juin 2011 - 02:57    Sujet du message: zone grise Répondre en citant

Zone grise

Cette main sur ta peau
Cette tache sur la toile
Et cette explosion dans la tête
Cet excès de lumière dans mes yeux
Ce soleil fou qui danse
Sur fond d’ultramarine
Ce silence si sonore entre mes tempes
Ce flouté dans le cœur

L’encre dans ma paume
Ces dés dessinés à l’encre
Le chant des sirènes
Dans le souffle du vent
Ces dés que mes mains lancent
Ce vermillon flottant sur la mer
Ma mer perdue et violente
ces ancres arrachées et qui mordent le pavé
De millions de bateaux caravanes
Dans mon âme

Ces draps blancs perdus
La menthe fraiche coupée
Le souffle des matins d’hivers
Le doigt sur la vitre, glisse et dessine des v et des v volants et volants encore
Criant et tournoyant
Comme des yeux dans l’azur
L’orange pelées
Le verre qui tourne
Le verre de trop, comme cette conscience de plomb
Ces nuits arides comme des puits
C’est la zone grise

Quand ma vue se trouble
Quand mes mots se taisent
Quand je meurs pour t’entendre
Quand je respire dans le vide
La tête contre un arbre
Pour ne pas tomber
Dans la ville parallèle
Je suis ailleurs
mes soleils perdus au fond de voiles de deuils
Entre des soleils dingues et par la même forcement
Forcement beaux
Grands, forts et invincibles
Je suis hors zone
un ailleurs sans adresse
Je suis hors zone
En pose longue
Sous la lune
L’écho des sonars
Le chant des loups
Trace des ondes de sang
Qui battent mes tempes
Telle la peau des tambours
Raisonnent
Raisonnent
Toujours et toujours
Comme la pluie au Danemark
comme la pluie sur l’ocean
comme les abysses
s’abiment
les zones grises
aux gouts de sel.
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constance
Bipote Saphir

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MessagePosté le: Sam 4 Juin 2011 - 06:50    Sujet du message: Textes de bipolaires Répondre en citant

ta poésie anne me touche particulièrement : j'ai travaillé un moment pour un éditeur de poésie et ta poésie me semble vraiment digne d'être publiée avec les photos que tu fais cela ferait un bel ouvrage

en tout cas je te lis avec un grand plaisir : merci
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fontaine
Bipote Diamant

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MessagePosté le: Sam 4 Juin 2011 - 18:00    Sujet du message: Nelson Répondre en citant

Cette boule de poil
Flamboyante comme le renard
Cette boule de poil
Eclats de soleil contre mon cœur
Ses yeux Roosevelt amande
Ses yeux hors du monde
Regardaient le monde
Comme le chasseur
Comme le rêveur
Selon,
Le ronron paresseux
Le ronron tendre
Parfois,
Tes pates dans la neige
Tes pates sur le sable
Traçaient le détour
De l’incorrigible aventurier
De grandes chasses volières
De grandes chasses femelles
Tout autant,
Ces yeux clairs…
Mais je pleure
Petite boule
Petit deuil
Non pas !
Je suis l’enfant qui a perdu son chat
Et le château des ogres peut bien gronder
Je suis l’enfant qui a perdu son chat
Le monde s’effondre
L’espace d’un chagrin.
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why
Bipote Turquoise

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MessagePosté le: Dim 5 Juin 2011 - 22:08    Sujet du message: Textes de bipolaires Répondre en citant

Bon perso je n'arrive à prendre le stylo que quand ça va super mal donc c'est assez dark je m'en excuse d'avance, voici un extrait de mes textes il date de 2007 ou 2006 je sais plus trop

Tu es parfois si proche de moi
Que je peux t'apercevoir
Beaucoup ne veulent pas te voir
Moi je danse, je danse avec toi

Certains ont peur quand est venu l'heure
Pourtant tu as ce pouvoir d'abréger les douleurs
Je t'ai domptée et apprivoisée
Quand mon être était ravagé

Pour l'instant c'est moi qui donne la cadence
Et je remarque toute ton élégance
Un jour c'est toi qui guideras
Et ce sera à moi de suivre tes pas

Je me laisserai aller dans tes bras
Tu m'emmèneras là-bas
J'espère juste une chose ce jour-là
Ne pas avoir peur de toi

Fidèle compagne de douleur
Tu te rappelles à moi avec ardeur
Ne plus sentir ton odeur
C'est sans doute cela le bonheur
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MessagePosté le: Mar 7 Juin 2011 - 05:57    Sujet du message: Textes de bipolaires Répondre en citant

je crois que j'écris par impulsion, par mini crise aussi.
peu importe, c'est bien de conserver tes textes et peut être de les relire pour trouver une dominante pour travailler ensuite " à froid"
ce qui est tres drole est que le texte que je viens d'écrire commence un peu comme toi...
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Bipote Diamant

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MessagePosté le: Mar 7 Juin 2011 - 05:57    Sujet du message: boite à neige Répondre en citant

Toujours et encore
Lorsque je te vois
Lorsque je t’aperçois ou te devine
Je voudrais agiter cette boule à neige
Pour nous réunir
Têtes en bas
Têtes en haut
Dansant au milieu de flocons d’argents
Doux et flous
Flottant dans un océan rose
Autour
De palmiers sauvages
De mouettes taquines
Ou de sphinx étourdis
Je voudrais agiter
Ce monde merveilleux
De plastiques plastoques
aux couleurs électriques

Tu es ce qui me transforme
Ce qui gonfle mon cœur de paillette papillon
Et s’envolent aux vents
Tu es ma sirène inespérée
Mon chant entre les dunes
Mon chant sous le soleil trop grand de l’océan

Tu es mon cœur rose saturée

Et repose aux milieux de violettes un peu noir

Tu es un bien
Tu es un mal
Car j’ai mal

Dans l’eau de rose exacerbé
Je bois une tasse éthylique
Dans la boule à neige glissent des glaçons
Au milieu des icebergs
Et je voyage en Titanic

De glaçon en glaçon
J’ai laissé notre boule à neige
Au fond du congélateur
Entre petits pois et brocolis
Et les yeux fixes d’une sardine.

Tu te pèles et moi aussi
Dans le monde
Flottent des enfants et des voitures
aux milieux de quelques Boeings blancs
tout le monde est perdu
sur la planète aux couleurs
Saturées de béton

Toi au frigo
Moi dans une salle d’attente
Tu te gèles et je me soigne
Le monde est froid sans nos rêves
Le monde est impossible aux rêveurs
En attendant l’heure du thé
Le sphinx et moi regardons la télé.
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dark phoenix
Bipote Turquoise

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MessagePosté le: Mer 8 Juin 2011 - 18:14    Sujet du message: Textes de bipolaires Répondre en citant

la fleur fanée


J’étais une fleur sur un tas de fumier

Je ne suis plus qu’une fleur fanée

Il aurait suffit d’un peu plus de précautions

Quelques attentions et de l’amour en engrais

Un mot doux, un compliment, mais non.

On l’a laissé tout simplement crever



« Oh si elle a poussé la c’est qu’elle est forte »

Disaient les gens, quand ils la voyaient.

« On se s’attarde pas sur une fleur de la sorte »

Disaient les mères aux enfants qui la voulaient

Alors, peu à peu, les pétales sont tombés

Son parfum, sa lumière, s’en sont allés.



Elle pourrira comme elle a poussé

Seule et sans personne pour s’en soucier.

( je sens que je vais adorer ce petit coin du forum
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Lili-md
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MessagePosté le: Mer 15 Juin 2011 - 02:10    Sujet du message: Enfin ! Répondre en citant

Enfin !

Après un si long chemin
Après un si dur travail
Que j’ai cru si souvent vain
Me voilà, vaille que vaille

Après de tristes années
Je peux le déposer
Aujourd’hui à tes pieds
Ce fardeau lourd à porter

Fais-en ce que tu veux
Je l’ai si longtemps trainé
Enfin j’en suis libérée
Fais-en ce que tu peux

Mais je ne t’en veux pas
Rassure toi, je te crois
Aussi victime que moi
Je te souhaite à la fois

La force et le courage
Pour porter seul à ton tour
Ce secret, ses dommages
Ce fardeau tellement lourd

J’espère que toi aussi
Tu sauras t’en libérer
Afin de pouvoir tourner
Cette page si noircie

Moi, je peux l’oublier
Avec moi-même être en paix
Et vivre, non plus survivre
Trouver l’envie , enfin !
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Bipote Diamant

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MessagePosté le: Jeu 16 Juin 2011 - 09:36    Sujet du message: cygne noir Répondre en citant

Je suis née dans le berceau d’un cygne
Son cou de serpent tremblant de malédictions
Pour l’intrus au regard aveugle
Je suis née au cœur de plumes blanches
Dans un marais si profond
Que nul ne voyait le fond

Eau noir des vases immergés
Les queues des nénuphars attrapa l’étourdie
Mes yeux d’aveugle s’ouvrirent dans l’eau noire
Je vis des noyés enfin reposés
Les yeux vers le ciel

Le reflet des ombres tremble doucement.
Sous moi
danse sur un cimetière
mais les nuages blancs des matins d’hivers
Gèlent l’oubli pour toujours

Je suis né dans un berceau de cygne
La beauté sort de l’oubli
Et Les fleurs d’Ophélie dérivent
Dans l’onde sans pitié

Il est des prix qui sont des envoutements
Il est des envoutements dont on ne peut se défaire
les fantômes murmurent à travers le vent
J’entends les mélancoliques paroles
Perdues aux vivants
Passent les fleurs d’Ophélie
féroces et cruelles

il n’est pas de refuge
Pour qui nage en eau trouble
Il n’est pas de repos

Je suis le cygne des chants perdus
Je suis le cygne des eaux mortes
Entre la brume et feux follets
Les songes m’empoissonnent.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:43    Sujet du message: Textes de bipolaires

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