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problème "existentiel" d'un conjoint

 
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Questions / Réponses
-> Aide aux proches.
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Pivoine1
Bipote Emeraude

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Joined: 31 Mar 2009
Posts: 30

PostPosted: Mon 14 Oct 2013 - 13:30    Post subject: problème "existentiel" d'un conjoint Reply with quote

Bonjour,

une petite question à tous les conjoints de bipotes dont le couple a résisté malgré cette fichue maladie .
Mon mari est dans une phase dépressive depuis plusieurs mois et remonte difficilement la pente ; il est suivi, va dans un centre de jour deux fois par semaine; mais il a du mal à s'occuper du quotidien .
J'ai l'impression d'être devenue une infirmière-cuisinière-gouvernante-jardinière-taxi et je ne sais plus où se trouve l'épouse,la compagne .
J' en ai parlé à mon mari, mais je culpabilise après car je me dis qu'il est malade, qu'il ne peut sans doute pas faire mieux pour participer .
Alors comment faites-vous ?
Merci .
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PostPosted: Mon 14 Oct 2013 - 13:30    Post subject: Publicité

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selven
Bipote Saphir

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Joined: 02 Jul 2013
Posts: 668

PostPosted: Mon 14 Oct 2013 - 15:03    Post subject: problème "existentiel" d'un conjoint Reply with quote

bonjour , tu as mis le doigt sur le problème des proches . la frontière entre femme es tout ce que tu décris es dangereuse . car tu es sa femme et une femme avant tout tu ne dois pas t oublié dans tout ça. je peut pas te répondre , mais fais attention a se genre de situation . courage d autre t aiderons surement mieux que moi
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maroslava
Bipote Emeraude

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Joined: 04 Jul 2012
Posts: 43

PostPosted: Tue 15 Oct 2013 - 17:51    Post subject: problème "existentiel" d'un conjoint Reply with quote

bonsoir pivoine, tu dois être courageuse et avoir un mental d'acier pour faire tout ce que tu fais ! Tu ne dois pas culpabiliser, et essayer de trouver du temps pour toi car à force ton image de femme va se ternir, comme tu l'as dit " j'ai l'impression d'être son infirmière"

Pour ma part j'ai parfois l'impression d'être une mère pour lui toujours à lui mettre des limites, le disputer, le punir et c'est malsain.
Une fois je lui ai dit je ne suis pas ta mère bon sang, il m'a répondu "dommage" JE ne me vois plus comme un objet de désir à force, mais comme une bouée affective sur laquelle il peut compter.

Là je sens qu'il est en monté de crise (élément déclencheur : une dispute sous l'emprise de l'alcool), depuis quelques temps on sortait de plus en plus, beaucoup d'alcool, et moi j'en ai eu marre trop de soirées = plus de vie de couple, je me suis éloignée de lui et samedi la soirée de trop il était ivre, je lui ai fais une simple remarque et lui s'est acharné verbalement sur moi.

Cette relation me fatigue énormément 8 ans ensemble rupture à répétitions, mots de plus en plus dur. Je l'aime, mais je sais pas combien de temps je vais tenir, ni comment réagir à cet orage qui arrive.
Depuis combien de temps es tu avec ton compagnon pivoine ? A t'il eu de la violence verbale en vers toi ?
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sharissa
Bipote Turquoise

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Joined: 09 Jan 2013
Posts: 177

PostPosted: Tue 15 Oct 2013 - 20:27    Post subject: problème "existentiel" d'un conjoint Reply with quote

n'y a t il personne autours de toi qui puisse t'aider pour te soulager un peu? histoire que tu puisse souffler un peu
peu être devriez vous aussi si ton mari va mieux vous prévoir un week end en amoureux dans un endroit autre que chez vous histoire de vous retrouvez entre amant histoire justement de retrouver ta place de femme peu être cela changera t il aussi les idées de ton mari
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Jacquote
Bipote Turquoise

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Joined: 28 Sep 2013
Posts: 142

PostPosted: Tue 15 Oct 2013 - 21:44    Post subject: problème "existentiel" d'un conjoint Reply with quote

Bonjour Pivoine,
En ce qui me concerne c'est moi la bipote, et mon pauvre mari n'en peut plus et par moments n'a pas été loin de craquer lui aussi. Quand je suis en période dépressive, au lit pendant des heures, ça peut encore aller, mais il en a vraiment marre de mes périodes agressives, jamais contente, l'accusant de tout et de rien. Heureusement, une fois calmée, on peut en discuter et je reconnais que tout le problème viens de moi (j'ai été diagnostiquée bi-polaire type 1 mixte il y a une dizaine de jours...et j'ai 60 ans !Mon mari 70 ans, nous sommes de jeunes mariés de 5 ans). Mon mari est un ange de patience et d'amour (et il a fait une analyse pendant 14 ans, ceci explique peut être cela ??), mais il m'avoue avoir parfois envie de me quitter. Nous en discutons franchement. De même j'ai pris 13 kilos en 1 an avec la dépamide et l'hospitalisation de ma mère pour Alzheimer, et il m'a avoué que ça le dégoutait de me voir manger comme ça (crises d'hyperphagie) et que j'avais vraiment un trop grop ventre. Je trouve plus sain de se dire les choses, je ne lui en veux pas. Bref, en ce qui me concerne j'ai peur qu'il finisse par partir un jour, j'ai encore un dernier espoir avec le lithium et la psycho-éducation, et je viens de lui offrir le livre écrit par Gay "comment vivre avec un maniaco-dépressif". Si un jour mon mari s'en va je ne lui en voudrai pas, je n'y suis pour rien, mais lui non plus ! En gros fais comme tu sens sans culpabilité, personne n'est obligé de sacrifier sa vie entière. Un autre exemple, quand je vais voir ma mère je reste 2 jours au lit après, anéantie, et bien je devrais aller la voir peut être moins souvent, ou moins longtemps, mais je n'y arrive pas, donc je te donne des conseils que je ne suis pas capable d'effectuer, naturellement. Allez, bon courage, on est tous avec toi, même les bipotes. Achète le livre de Gay, ça t'aidera peut être. Bisous. Jacquote
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Rysma
Bipote Turquoise

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Joined: 18 May 2013
Posts: 157

PostPosted: Wed 16 Oct 2013 - 06:43    Post subject: problème "existentiel" d'un conjoint Reply with quote

Bonjour Pivoine ! je te conseille également le livre cité au dessus, que je viens de donner à lire à mon compagnon.

Perso, je n'ai que des phases dépressives à déplorer et mon chéri n'arrive pas à comprendre qu'être au lit ou pleurer n'est pas un choix ou un manque de volonté !C'est déjà très dur à vivre alors se sentir incomprise et juger rajoute du mal être. Il voudrait m'aider mais s'y prend comme un manche ! Je viens de lui conseiller d'en parler avec son médecin traitant en qui il a confiance, peut être ça aidera. On ne se fréquente que depuis 10 mois et il "craque" régulièrement devant mes états d'âme (si on peut appeler ça comme ça ...).

L'amour peut aider à vouloir soutenir l'autre. Oui mais combien de temps ? Mon ex mari a divorcé au bout de 18 ans ...
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selven
Bipote Saphir

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Joined: 02 Jul 2013
Posts: 668

PostPosted: Wed 16 Oct 2013 - 10:02    Post subject: problème "existentiel" d'un conjoint Reply with quote

bonjour a vous tous , le livre dont vous parlez mon ex me l as acheté en plein down , ça n as pas sauvé notre couple pour autan , mais , il es vrai qu il y a beaucoup de bon conseil dedans . la vie avec un bipolaire n es pas un long fleuve tranquille , mais pas impossible non plus .il faut vraiment trouvé l équilibre .
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Jacquote
Bipote Turquoise

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Joined: 28 Sep 2013
Posts: 142

PostPosted: Wed 16 Oct 2013 - 11:05    Post subject: problème "existentiel" d'un conjoint Reply with quote

Bonjour Pivoine,

Il y a aussi un livre pour ton mari, que j'ai commandé, mais je ne me rappelle plus le titre exact,
il s'agit d'exercices de psycho-éducation, pour apprendre à gérer au mieux ses problèmes, sentir
venir les crises etc...il faut vraiment mettre toutes les chances de votre côté. Bon courage,
bisous
Jacquote
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épona
Bipote Turquoise

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Joined: 19 Sep 2013
Posts: 231

PostPosted: Wed 16 Oct 2013 - 13:42    Post subject: problème "existentiel" d'un conjoint Reply with quote

Bonjour Pivoine :)

Moi, je rejoins les pistes que te donnent Jacquote et tous les autres Bipotes au-dessus! ^^

Je sais , en tant que BP moi-même, à quel point c'est difficile de ne pas se laisser déborder par ces crises, qui peuvent survenir parfois brutalement ou prendre des formes imprévisibles dans nos relations, dans nos vies. Cela dit, s'il y a bien quelque chose qu'interdit le trouble bipolaire, c'est bien de rester dans une attitude attentiste et passive, de ne faire que subir la maladie dans ses manifestations! En somme, de cultiver une posture de malade dépassé par sa maladie sans essayer de s'en sortir par plusieurs moyens soit un peu de chimie, et toute une ré éducation comportementale, la psycho éducation, peut-être même philosophique, une nouvelle approche de sa vie au quotidien, de stratégies à mettre en place pour anticiper et mieux assumer les moments difficiles, épargner les proches, etc. Prendre les devant et organiser sa vie de manière rigoureuse et saine, en prévention des épisodes et des conséquences semble être un impératif.

Allez, disons que nous avons 1000 fois plus de raisons encore que les autres, de ne surtout pas nous laisser aller! :)

Et je pense que tout sujet BP conscient de l'être ne devrait jamais occulter cela, en particulier quand sa santé et son état engagent les autres, sa famille, son conjoint, ses enfants.
Je ne suis pas sûre que jouer le rôle d'infirmier ou d'assistant médical soit une fatalité. Peut-être qu'il y a des choses à creuser et des efforts à faire à des niveaux que l'on ignore que l'on connait mal.
Par exemple, dès qu'il y a normalisation ou stabilisation relative, poser des actes constructifs de suite, même si ce n'est pas grand chose. Profiter de moments de rémission provisoire pour engager une psycho éducation, prendre des dispositions au niveau du travail avec l'aide de son médecin ou d'un collègue de confiance, apprendre à analyser les facteurs déclencheurs d'épisode et à répondre le mieux possible à ces signes pour mieux vivre et assumer ces épisodes avec son entourage.

Je vais être un peu dure, mais je pense que tant que quelqu'un décide de peser de tout son poids sur quelqu'un sans se prendre en charge, il n'y a pas d'issue heureuse possible. D'autant plus que le fait de ne pas satisfaire son conjoint, de recevoir un reflet de nous-mêmes comme personne incompétente, sans énergie ni positivité, stérile, improductive, nous enfonce encore plus dans notre sentiment d'inutilité et de mal-être. Se donner l'excuse d'avoir le droit d'être ainsi, en conclusion, n'arrange rien. On se rassure sur le moment mais finalement, sur le long cours, cela nous nuit encore plus! Je vais peut-être choquer, mais je pense que même la détresse ne doit pas être une excuse à se désinvestir et à se laisser écraser sur le sol comme un avion qui aurait perdu son moteur. C'est tout le contraire, même si ça parait impossible.

Je pense aussi que le malade bipolaire doit apprendre à prendre conscience de ses ressors insoupçonnés. Nous avons des ressources, que ces mouvements d'humeurs et leurs conséquences masquent. Nous sommes distraits et pris en otage par ces humeurs et pourtant si faibles ou inconscients que nous croyons être, nous sommes plus que cela et possédons des ressors en nous qui peuvent nous permettre de reprendre un certain contrôle sur ces cycles et sur nos vies ( avec l'aide de la chimie, au moins au départ ).
Là aussi, la psycho éducation et la "mindfullness" donnent des pistes à explorer et les bases d'un travail de fond à amorcer. Et elles sont souvent plus éclairantes et sources de réactions réelles chez le malade qui a tendance à ne pas réagir positivement aux moralisations ou aux enthousiasmes de ses proches. En fait, quand on est mal, on se tricote sa toile d'échecs et tout ce qui gravite autour de nous, nous le tournons et l'exploitons plus ou moins consciemment pour nourrir nos schémas destructeurs. On a besoin de déclics et d'être touchés là où on ne s'y attendait pas, là où on n'avait pas encore mis au point tout un système de défense et de rejet contre toute tentative d'approche.

Pivoine, en dehors de tout sentiments de culpabilité et de peine bien légitimes et humains à l'idée de laisser ton conjoint qui t'épuise, je pense qu'il y a une question à se poser ( pour tout le monde d'ailleurs ) :
Quels sont les bénéfices réels pour le sujet malade quand je prends tout en charge à sa place ? Quand je dis tout, c'est à dire "lui-même" inclus. Vivre pour deux. Vivre, assumer et encaisser deux vies en même temps. La sienne propre et celle du conjoint qui se décharge. Surinvestissement et démission, voilà le schéma.
Donc je repose la question : Qu'est ce que vous pouvez souligner de positif ou comme progrès notoire dans les périodes où vous vous battez pour deux toute seule, face à un conjoint complètement désinvesti ?

Ayant traversé ce genre de période, douloureuse et parfois terrible, je me trouve bien placée pour témoigner. Et j'affirme que toutes les périodes pendant lesquelles j'ai entièrement subi sans profiter de périodes plus neutres pour prendre ma maladie à bras le corps, pendant lesquelles je me suis entièrement déchargée sur mes conjoints ou ma famille, je me suis peut-être donné l'illusion d'aller un peu mieux sur le moment ou d'éviter le pire, de survivre, mais en fait ce n'était pas le cas et je me fragilisais encore plus. Je n'ai rien construit pendant ces moments-là, je ne me suis pas battue, je ne me suis pas soigné, je n'ai pas réagi. Je me suis prouvée plus tard que même maigre sans plus de force pour manger, sans emploi et seule, je pouvais aller activement chercher des solutions et de l'aide mais de manière pro active. Alors bien sûr, c'est dur, fatiguant, parfois long et décourageant, en dents de scie. Et bien il faut quand même le faire! Amis Bipotes au fond du gouffre et qui ne croyez plus en vous, prenez conscience de vos forces insoupçonnées! Vraiment ! Agissez!

Bisous
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selven
Bipote Saphir

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Joined: 02 Jul 2013
Posts: 668

PostPosted: Wed 16 Oct 2013 - 14:57    Post subject: problème "existentiel" d'un conjoint Reply with quote

bon résumé épona
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Rysma
Bipote Turquoise

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Joined: 18 May 2013
Posts: 157

PostPosted: Wed 16 Oct 2013 - 15:12    Post subject: problème "existentiel" d'un conjoint Reply with quote

WAHOU !!!! Epona !!! Quelle claque ! un truc qui fait bien réfléchir ! Chapeau ! j'en prends graine ...
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Jacquote
Bipote Turquoise

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Joined: 28 Sep 2013
Posts: 142

PostPosted: Wed 16 Oct 2013 - 18:36    Post subject: problème "existentiel" d'un conjoint Reply with quote

Bravo Epona pour ce gentil coup de gueule ! et comme tu as raison !
Amitiés
Jacquote
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Pivoine1
Bipote Emeraude

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Joined: 31 Mar 2009
Posts: 30

PostPosted: Wed 16 Oct 2013 - 23:58    Post subject: problème "existentiel" d'un conjoint Reply with quote

Bonsoir et merci pour vos réponses à tous.

Tout d'abord ,Maroslava, comme toi j' ai parfois l'impression d'être une bouée affective comme tu le dis si bien.Pour répondre à ta question, nous sommes ensemble depuis 21 ans , mon mari a fait sa première dépression il y a une douzaine d'années et est diagnostiqué bipolaire depuis 6 ans environ.
Lui aussi a eu des mots très durs envers moi, notre fille ou ma famille ( l'idée de partir m'a traversé l'esprit!), il se sentait supérieur et bien sur ne prenait pas ses médicaments; il les prenait plus facilement en phase dépressive.Ce qui fait que les couples durent, en plus de l'affectif, c'est je pense la facilité que le conjoint a, de mettre de coté tous ces propos agressifs ( il faut être honnête ,on ne les oublie pas complètement )pendant les périodes plus sereines et bien sur la régularité dans les traitements .


En ce qui concerne le livre de Gay, je l'ai lu il y a quelques années; je devrais peut-être le ressortir .
Je ne m'occupe pas que des corvées en tout genre, je fais aussi des activités pour moi, et je suis allée parfois voir une psychologue quand le besoin s'en faisait sentir.

Sinon, Jacquote, peux-tu me donner le titre du livre que tu as commandé? ce serait peut - être utile à mon mari; toute solutions ou toute idée nouvelle est bonne à prendre.

Epona, merci pour ton analyse côté bipote; ce que je trouve de positif à presque tout prendre en charge, c'est que je veux que la maison" tourne" le plus normalement possible ( je ne suis pas une maniaque du ménage et du rangement pour autant ....) mais je suis consciente que plus j'en fait plus mon mari a le sentiment de ne pas être à la hauteur. Je sais que ce n'est sastifaisant ni pour l'un ni pour l'autre.
Lorsqu'il fait un effort, j'essaie de le valoriser, de lui dire "tu vois tu es capable de faire ça.c'est bien ; ça m'a rendu service" mais ça ne dure pas.
Je suis peut-être trop impatiente et je voudrais qu'il sorte de son gouffre plus rapidement; Il faut que j'accepte qu'il fasse deux pas en avant et un en arrière ( ou l'inverse!!), mais c'est longgggggggg.
Mais bon , une fois en passant j'aimerais bien être une petite chose fragile qu'on ménage et non pas celle qui encaisse tout !!! Embarassed

Bon courage à tous
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maroslava
Bipote Emeraude

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Joined: 04 Jul 2012
Posts: 43

PostPosted: Thu 17 Oct 2013 - 00:50    Post subject: problème "existentiel" d'un conjoint Reply with quote

Bonsoir tout le monde, pivoine je te tire mon chapeau 21 ans avec ton compagnon! Moi j'en suis à 8, et je fatigue. Je l'aime mais les crises, les multiples ruptures, ses délires... contrairement à toi, il y'a certaines paroles blessantes que je n'arrive pas à mettre de côté. Elles raisonnent dans ma tête. Certaines marques.

Comment fais tu pour les mettre de côté? Moi je pense entamer une thérapie, avant j'étais pleine de vie, j'étais coquette. Il a brisé l'image que j'avais de ma féminité. Ses phrases blessantes, me rabaisser. Je me sens ridicule.

Je ne sais pas si je tiendrai 21 ans. Lors des crises, ou propos blessants comment réagis tu? Est ce que tu lui montre ton amour même lors des crises et piques de méchanceté?
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Jacquote
Bipote Turquoise

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Joined: 28 Sep 2013
Posts: 142

PostPosted: Thu 17 Oct 2013 - 09:37    Post subject: problème "existentiel" d'un conjoint Reply with quote

Bonjour Pivoine,
Le livre est mentionné sur le site, je fais un copier-coller : Nous félicitons grandement Laurence Jeunieaux qui a permit la traduction du livre " Le trouble bipolaire - Manuel d'exercices pour une meilleure qualité de vie"de Monica RAMIREZ BASCO, ouvrage original qui apporte des outils concrets vraiment utiles dans notre quotidien et nos remerciements vont d'abord à elle. (je l'ai commandé sur Amazon - je sais, c'est pas bien pour les petits libraires, mais en tant que bipote, peut pas attendre !).
Il y a des choses à voir sur le site en dehors du forum, des conseils, des idées, de l'art, et même des blagues psys pour nous remonter un peu le moral.
Je te souhaite bon courage, bisous
Jacquote
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MS
Bipote Turquoise

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Joined: 25 Nov 2010
Posts: 188

PostPosted: Thu 17 Oct 2013 - 10:15    Post subject: problème "existentiel" d'un conjoint Reply with quote

Je rejoins totalement Epona sur le fait qu'il faut demander à son conjoint bipo de se prendre en charge sur les choses qui le/la regarde : en gros une énorme partie de sa maladie.

C'est se responsabiliser et devenir conscient de son état, l'accepter au mieux et avancer au fur et à mesure.

Je suis actuellement en période de crise amoureuse avec ma femme, mais pour moi cela fait partie des moments où il faut recadrer les choses.
Pour moi cela veut dire tenter de séparer au mieux les problèmes familiaux -si enfants il y a-, les problèmes sociaux (argent, boulot, tâches quotidiennes, amis, parents/fratrie...), les problèmes de couple et les problèmes de bipolarité.

Souvent le tout est entremêlé est c'est bien normal. Par contre c'est un sacré boulot de s'écouter et s'entendre pour faire le tri. On a tendance à toujours tout remettre sur le dos de la maladie ou du bipolaire, mais je trouve que quand les sujets sont bien séparés on arrive à mieux les traiter.

Ensuite il y a ce que l'on accepte et ce que l'on accepte pas. Il y a des choix clairs à faire et il faut que le conjoint soit au courant avec nos choix, afin qu'il/elle se débrouille avec. Et là il n'y a pas d'histoire de bipolaire ou non, c'est chacun ses capacités et ses volontés.

L'amour reste un sentiment très beau mais qui peut nous emmener vers l'acceptation d'actes ou de situations qui ne nous plaisent pas. Au nom de l'amour, nous pouvons faire souffrir l'autre ou souffrir de l'autre. Je crois qu'il faut encore une fois trier dans ce qui nous fait du bien et ce qui ne nous correspond pas.

Mon principale écueil, et je vois une psychologue pour essayer de comprendre mes attitudes et mes blocages, se rapporte à la sensation d'être cruel quand je refuse certaines choses à ma femme. Souvent elle me traitera de "sans-coeur", de "brute", et je vais culpabiliser.
Je n'accepte pas certaines de ses demandes dans mon fort intérieur, et pourtant je m'exécute quand même, allant à contre-courant de ce que je suis. Ce n'est pas clair et responsable de ma part. C'est une des choses que j'ai décidé de changer en moi.
C'est contre productif, je m'y perds autant qu'elle ne reçoit que des efforts de ma part qui sont, dans le fond, hypocrites donc pas utiles. Cela se retourne toujours à un moment ou un autre contre nous.

Le pouvoir de dire "non" doit s'appliquer, à mon avis, dans les deux sens. Il doit être accepté par l'autre, par nous-même, comme un droit qui -je pense- consolide le couple et l'idée que l'on se respecte mutuellement.

On ne doit pas s'émousser et perdre du relief parce qu'on aimerait que l'autre nous aime ou nous voit comme "quelqu'un de bien".

On en revient à l'idée que le proche lui aussi a ses particularités, un état ou une personnalité qu'il doit accepter, et donc doit prendre ses responsabilités.

Et hop ! Par là-dessus il ne faut pas oublier que nous sommes tous humains, plein de questions, de failles et de doutes, et que la vie à deux permet d'en avoir moins, si on parle vrai tout en se respectant.
Et si tout cela paraît plus facile à dire qu'à faire, je pense que la patience nous permettra, plus tard, de juger que nous avions fait de bons choix.


MS
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épona
Bipote Turquoise

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Joined: 19 Sep 2013
Posts: 231

PostPosted: Thu 17 Oct 2013 - 14:07    Post subject: problème "existentiel" d'un conjoint Reply with quote

Bonjour à tous :)


Pivoine, tu as su garder le cap pendant 21 ans en dépit des souffrances et des soucis. C'est beau ! :) ... Tu dois certainement avoir bien des conseils à fournir aux autres conjoints de personnes atteintes du TB, ici et ailleurs. Tes témoignages pourraient être précieux à d'autres.
Peut-être que ce qu'il y a de difficile à vivre pour le conjoint d'un BP, c'est de devoir subir le choc et les conséquences de l'imprévisibilité de ces cycles qui génèrent de l'inconstance, des déséquilibres dans le quotidien. Je veux dire que pour une personne capable de se fixer un objectif et de l'exécuter d'une traite sans grands états d'âmes, il doit être frustrant et inquiétant de voir son quotidien coloré par l'incapacité de l'autre à exécuter ses obligations ou un quelconque objectif ainsi.

Voilà ce que je ressens : c'est bien difficile d'avancer et de se prendre en main quand le reflet de nous-mêmes que nous renvoient nos proches est tout simplement celui d'une réalité qui nous fait souffrir. C'est à dire, un énorme problème de performance, de productivité, d'efficience, de constance. Nous sommes réellement sans cesse parasités et court-circuités par ces fluctuations d'humeur qui s'attaquent à nos fonctions cérébrales les plus nobles et les plus importantes : la volonté, la mémoire, le dynamisme psycho-moteur. Nous pouvons décider de faire quelque chose et le vouloir avec force. Si la journée ou la semaine, le mois, sont pollués d'alternance d'humeurs contraires et déstabilisantes niveau réflexion, émotivité, affects, ce sera forcément les montagnes russes si on n'apprend pas un minimum dans le temps à avoir un certain contrôle dessus et à développer des stratégies dans le quotidien pour les canaliser un minimum. La compassion et la pitié, les comportements trop pédagogiques peuvent aussi être très mal vécus, ça a été mon cas, qui au fond, à la base, ne suis pas forcément plus inapte ou irresponsable qu'un autre individu mais qui suis seulement handicapée par une maladie qui ne me permet pas de me définir et d'agir comme il le faudrait. Un BP n'est pas un attardé mental. Le féliciter pour l'accomplissement de choses insignifiantes ne le flattent pas forcément et lui rappelle combien ce qu'il vient de réaliser est infime. Il faut à tous prix que ce sentiment de bienveillance vienne de lui-même! Je sais personnellement que quand j'ai décidé que je ne pouvais plus rien faire et que je suis nulle, mon conjoint peut me faire tous les mamours qu'il veut et insister sur le spectre de mes qualités et de mes compétences, ça ne change rien! Je ne sais si c'est pareil pour vous autres. Le sujet m'intéresse.

Ce qui est très dur je trouve, c'est que c'est une maladie qui n'engage pas l'identité. Elle ne parle pas de nous, même si elle est en nous et fait quelque part, donc, partie de nous. Et ce qu'elle nous fait faire ou ne pas faire, nous fait nous perdre de vue, nous perd , peut nous entraîner loin de ce que nous sommes vraiment fondamentalement, elle nous fait nous trahir! C'est extrêmement difficile à vivre face à ceux que l'on aime, je trouve, qui parfois ne savent plus non plus qui nous sommes vraiment du coup! D'où l'urgence, je pense, d'un traitement médicamenteux après diagnostic, pour stabiliser ces humeurs et nous donner le répit de nous retrouver nous-mêmes. Sans quoi la maladie nous ballote et nous entraîne très loin, au risque de nous perdre, de nous oublier. Elle est réellement envahissante.

C'est réellement le ressenti profond que j'en ai. Et avoir conscience de cela, apprendre à faire la part des choses en demeurant auto-vigilant peut être un premier pas vers une plus grande conscience de soi, de la maladie et de soi avec la maladie. On évite de se désespérer et de s'identifier à l'excès, de se condamner sur des excès ou des passages à vide. C'est prendre du recul, appréhender les choses de manière moins émotionnelle et intérieure, irrationnelle. Nos réactions à l'entourage s'en trouvent du coup un peu moins vives, à fleur de peau, disproportionnées. Plus on comprend, connaît et maîtrise, moins on est sur la défensive ou dans le refuge via des mécanismes de défense rigides qui nous poussent à lutter contre l'entourage et le monde qui nous entoure et ne nous aident pas à recevoir les messages comme on le devrait!
Je suis certaine qu'une personne BP qui n'a pas conscience de cela passe son temps à culpabiliser et à se flageller, quand elle n'est pas dans le déni ou l'égarement. On s'identifie trop à ces humeurs qui deviennent un peu les maîtresses absolues de nos vies à nos yeux comme à ceux des autres. Donc, je confirme, je pense qu'un engagement actif vers la conscience et une véritable prise en main dans le quotidien comme un traitement sur le long terme sont essentiels, vitaux pour nous et nos proches! C'est réellement se donner une chance de rémission et de vaincre en partie les tentatives de prise de pouvoir de la maladie sur nous, notre quotidien et notre devenir.

MS, je te suis tout à fait! Et d'ailleurs quand tu parles d'émoussement de soi, d'accepter des choses qu'au fond tu réprouves, tu n'es pas dans une attitude constructive et active, je pense. C'est ce que l'on appelle une attitude passive-agressive. Tu cèdes en apparence mais en fait, tu comptes les points par derrière, tu attends au tournant. J'ai été comme ça aussi. Par exemple, je me souviens quand mon père il y a 11 ans a refusé de prendre en compte ce que j'attendais de mes études de philosophie pour choisir une université adaptée. Au lieu de répondre à ses critiques et d'engager une véritable dialectique, je me suis tue et suis montée dans ma chambre. J'ai arraché tous mes extraits de livre, mes peintures, mes citations des murs. Bref, tout ce qui me représentait en somme. Et je me suis inscrite en fac de droit ( père avocat ) mais en me disant intérieurement : " ok, puisque c'est ce que tu veux ( en parlant de mon père ), on va bien voir ce que ça va donner". Hum ...

Sinon, tu as raison ... Tout s'emmêle! Et je me demande si voir de la bipolarité partout est sain voire justifié! Le trouble bipolaire est une immense case médicale. Mais derrière cette immense case fourre-tout et ses spécificités, ses constantes, il y a l'individu, la personne. Et la personne est plus importante que le diagnostic.
Ce que tout le monde semble occulter trop souvent! Je trouve qu'on a souvent tendance, quand je lis les forums ou écoute les gens en général, à négliger ce que nous sommes vraiment au bénéfice d'explications cliniques préventives et rassurantes mais qui ne nous aident pas! Le but dans une vie comme le but de se faire soigner, je pense, n'est pas de se vivre comme un cas clinique chaque jour au gré d'analyses symptomatologiques. Le but, il me semble, est aussi restauratif! Restaurer la conscience soi, de soi dans l'action, de soi dans sa vie, de soi en vue de ses objectifs, de soi en tant qu'époux(se), frère ou sœur, parent . Il faut savoir dépasser le stade purement médical. Sinon, à quoi bon ? Et comme tu dis, il y a le TB ( et ses cycles, car finalement ce n'est rien de plus que cela ), le foyer, nos convictions profondes, notre personnalité de base. La tentation de trop s'identifier à la maladie est dangereuse. Elle ne permet pas non plus d'avancer à mon sens, mais tout ceci ne sont que des sentiments et des pensées personnelles/ N'étant ni médecin, ni chercheur, ni praticien, je me contente de partager des réflexions et mon vécu.

Bonne journée à tous,
Epo
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selven
Bipote Saphir

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Joined: 02 Jul 2013
Posts: 668

PostPosted: Fri 18 Oct 2013 - 09:38    Post subject: problème "existentiel" d'un conjoint Reply with quote

bonjour épona , félicitation moi j écris avec un doigt , il me fraudais un mois pour écrire tout ça Smile je pense ce qui es important c est l équilibre . l équilibre avec la maladie , soi même, avec les autres,et tout le reste . chacun doit trouvé le sien .
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MS
Bipote Turquoise

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Joined: 25 Nov 2010
Posts: 188

PostPosted: Fri 18 Oct 2013 - 11:06    Post subject: problème "existentiel" d'un conjoint Reply with quote

Epona,
je crois que je l'ai déjà dis ailleurs sur les forums, je pense que ce qui fait prendre trop de place à la maladie sont les répercussions de ses manifestations.

Le plus gros du travail, après avoir trouvé un traitement stabilisateur, me semble passer par la reconstruction de sa propre légitimité.

En gros, il va falloir se ré-expliquer à soi-même puis aux autres pourquoi on a eu des actes incompréhensibles, irrationnels, irresponsables, inconsidérés. Pour moi c'est la partie cachée de l'iceberg : sortir de la culpabilité demande de faire ses preuves et de s'expliquer sur des événements que la maladie nous a fait subir.

Le bipolaire porte la lourde charge d'avoir perdu le contrôle, mais bien que la maladie soit à incriminer, c'est à lui/elle qu'on demande des comptes.

Le chemin des bipolaires semble toujours être le même, à quelques cas différents :
- Première crise,
- Réactions de l'entourage, prise en charge ou non, inquiétudes,
- Suites avec nouvelles crises (maniaques ou dépressives), perte de confiance en soi, peur, repli, incompréhension des proches,
- Recherche du traitement, parfois déni de la maladie par le malade, parfois par les proches, peurs, identification à la maladie possible,
- Installation du traitement, peur qu'il ne fonctionne pas, peur du traitement à vie, début d'acceptation de la maladie,
- Débuts de stabilité mais dans un contexte de fragilité, peur d'avoir de nouveaux des crises, perte de confiance en soi après avoir subi toutes ces crises...

Et c'est dans ces dernières phase que commence, à mon avis, le travail le plus dur qui consiste à retrouver sa légitimité en tant que personne, et non plus rester dans un statut hérité malgré soi de "personne malade".

La peur des rechutes, qu'elle vienne du bipolaire ou des proches, tend à toujours rapprocher la maladie de tous les désirs exprimés, de toutes les tentatives de projets, des toutes les émotions partagées... La peur règne !

Et c'est certainement le moment de faire la part des choses, aussi bien pour le bipolaire que pour les proches, mais l'attitude qui veut que la maladie soit toujours remise dans l'équation est tenace.
Que ce soit parce que l'on cherche à éviter le stress (principe de précaution), à minimiser des propos ou des émotions (peur de l'influence de la maladie sur le jugement), à ne pas assumer une situation dans laquelle on est à défaut (un proche rejettera la faute sur un aspect de la maladie), il se fait rare de ne pas utiliser la maladie comme une explication à tout. Cela arrange bien du monde de la placer en responsable plutôt que de lutter contre elle.

En couple, où tout est partagé donc mélangé, je commence personnellement à y voir plus clair depuis que j'essaie de bien séparer les choses. Et finalement, passé un certain nombre d'années à connaître la maladie et à se documenter, on peut faire la part des choses sur une énorme majorité de questions et d'événements. C'est un travail à deux.

Je vois surtout que ma femme avance beaucoup plus en confiance depuis que je me fie à elle, qu'elle participe au mieux qu'elle le peut et selon ses humeurs, plutôt que quand je la placardais trop rapidement et facilement dans la case "malade-qui-ne-peut-pas-prendre-de-décisions-sensées", ou que je lui demandais de correspondre à mes attentes d'un couple "normal".


Donc bon courage à tou(te)s, et surtout de l'espoir, du partage, car nous ne sommes pas si éloignés les uns des autres : nous voulons des vies vivables :-)

Je pense également que nous ne vivons pas des situations très originales, le fait d'avoir connu des événements douloureux et préjudiciables nous rend globalement assez fragiles, mais il faut tenir la distance et se tourner vers ce qui nous fait du bien.

MS
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épona
Bipote Turquoise

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Joined: 19 Sep 2013
Posts: 231

PostPosted: Sun 20 Oct 2013 - 09:34    Post subject: problème "existentiel" d'un conjoint Reply with quote

Coucou les Bipotes :)

Tout d'abord, merci Rysma, Jacquote et Selven pour votre réceptivité à mes messages qui n'en finissent pas. Je vous jure, je me soigne! ^^
Je vous demande cela comme un service, si vous considérez parfois que je suis beaucoup trop longue et pas assez clair ou synthétique, surtout dites-le moi ! Cela fait malheureusement partie de moi en partie, mais surtout de mes états hypo journaliers :( ... Je n'ai envie de perdre personne dans des monologues sans fin alors ... N'hésitez pas à me faire la réflexion, ça ne pourra qu'être constructif pou moi.
Et Selven, tu t'en sors super bien avec ton petit doigt! ^^ ... Pas besoin de pondre des pages pour dire des choses pleines de sens et intéressantes. :)

MS, un grand merci pour la clarté de ton intervention que je rejoins tout à fait! Le résumé schématique que tu fais du parcours "classique" du BP me paraît très juste. Je pense que Pivoine a de quoi piocher en terme d'indices et de pistes :)

Bonne journée à tous,
Amitiés,
Epo
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selven
Bipote Saphir

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Joined: 02 Jul 2013
Posts: 668

PostPosted: Sun 20 Oct 2013 - 11:14    Post subject: problème "existentiel" d'un conjoint Reply with quote

bonjour épona , je pense qu il ne faut pas perdre de vu la notion entraide et soutien . un jour on offre et un autre on demande .il faut partagé notre maladie a tendance a nous s isolé et perdre notre vision objective des choses .et surtout on as le droit d être en demande et après on partage le fruit de nos réflexions . courage a toi
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Pivoine1
Bipote Emeraude

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Joined: 31 Mar 2009
Posts: 30

PostPosted: Sun 20 Oct 2013 - 22:49    Post subject: problème "existentiel" d'un conjoint Reply with quote

Bonsoir,

j'ai effectivement de quoi piocher dans vos réponses;
vous savez fort bien analyser et surtout retranscrire , ce dont je ne suis pas capable .
Merci à vous.

Pivoine
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Pivoine1
Bipote Emeraude

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Joined: 31 Mar 2009
Posts: 30

PostPosted: Sun 20 Oct 2013 - 23:24    Post subject: problème "existentiel" d'un conjoint Reply with quote

maroslava wrote:
Bonsoir tout le monde, pivoine je te tire mon chapeau 21 ans avec ton compagnon! Moi j'en suis à 8, et je fatigue. Je l'aime mais les crises, les multiples ruptures, ses délires... contrairement à toi, il y'a certaines paroles blessantes que je n'arrive pas à mettre de côté. Elles raisonnent dans ma tête. Certaines marques.

Comment fais tu pour les mettre de côté? Moi je pense entamer une thérapie, avant j'étais pleine de vie, j'étais coquette. Il a brisé l'image que j'avais de ma féminité. Ses phrases blessantes, me rabaisser. Je me sens ridicule.

Je ne sais pas si je tiendrai 21 ans. Lors des crises, ou propos blessants comment réagis tu? Est ce que tu lui montre ton amour même lors des crises et piques de méchanceté?


Maroslava,

ça ne fait pas 21 ans que la maladie s'est invitée dans notre couple; nous avons eu des années sereines ; mon mari a fait des grosses crises que depuis 6-7 ans .
Pour mieux supporter, je m'isolais dans la maison et évitait de répondre, ou alors c'était lui qui partait se balader.
Sinon je suis partie parfois en weekend ou en vacances avec notre fille sans lui.
Et j'évitais les sujets de conversation sensibles pour ne pas l'irriter.
Mais les premières fois , je me suis posé des questions sur notre couple et j'ai répondu à son agressivité verbale, ce qui bien sur n'arrangeait rien.
Ce sont les périodes de répit qui font oublier et qui permettent de tenir.
Et aussi le travail qui revalorise.
Je travaille dans la santé, et lorsque les patients me remerciait, je me disais que je n'étais pas si nulle que ça, puisqu'on m'appréciait.
Bon courage à toi.

Pivoine
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